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Poésie libre
Pluriels1 : Chanson de l'Arbre qui mangea le Lion
 Publié le 25/12/12  -  7 commentaires  -  2901 caractères  -  77 lectures    Autres textes du même auteur

Les jeux d'un père avec son fils en toute complicité.


Chanson de l'Arbre qui mangea le Lion



Mayombé – oh – Mayombé ! l'enfant en l'air, oh !



Écoute, Petit Pain de Singe, écoute le conte du Lion qui fut mangé,
Oui – la la la la – mangé par l'Arbre,
Un arbre, ça n'a pas de dents ?
Peut-être… mais… celui-ci mangea le Lion,
Oh ! – oh ! – oh ! l'enfant en l'air, oh !



C'était un matin après la pluie et Lion était très fatigué,
– la la la – il dormait sous un houppier mais mal car trempé,
Et lourd car il rêvait qu'il avait avalé - lé - lé
Un - un - un éléphant ?
Un buffle ? Un crocodile ? Dis-moi, toi, dis-moi,
Un… un… un hippopotame,
C'est vrai, Petit Pain, un hippopotame, c'est vrai.



Mayombé – oh ! – Mayombé ! l'enfant en l'air, oh !




Lion était gros d'avoir dans son ventre – la la la, c'est vrai –
Tout un hippopotame mangé, oui mangé,
Alors il eut envie d'aller boire pour bien digérer - ré - ré
Car il était lourd, lourd, lourd, lourd l'hippopotame,
Écoute un peu,
Oh – oh – oh ! l'enfant en l'air, oh !



Alors Lion se réveilla, se leva, marcha, marcha, marcha – oh !
Vers le fleuve Kongo tout près,
Et là – la la la, Petit Pain de Singe, oh !
Il eut peur, oui, il eut peur, oui - oui - oui, vrai !
Lion eut peur, oh !
De quoi, dis-moi, oh ! l'enfant en l'air de nouveau, oh !



Mayombé – eh ! Mayombé – eh ! l'enfant encore en l'air, eh !



De quoi eut peur Lion ?
De quoi ? D'un petit caméléon vert qui fit du bruit sous les feuilles,
Oui, sous les feuilles – vrai – devant Lion très gros, très lourd,
– n'oublie pas, Petit Pain – très lourd de l'hippopotame mangé – eh !



Lion alors de peur – de la peur qu'il eut – oui, de peur, vrai !
Lion fit un bond sur le côté mais la terre était mouillée,
Souviens-toi, Petit Pain de Singe, il avait plu ce matin-là,
Oui, je l'ai dit, il avait plu,
Alors Lion glissa, glissa – la la la, ah !



Mayombé – oh ! – Mayombé ! l'enfant en l'air, oh !



Lion glissa où ? Petit Pain ?
Lion glissa dans l'Arbre Creux – oui, je ne mens pas, oh !
Lion glissa – c'est vrai, demande au marabout qui l'a vu tomber,
qui s'est envolé - lé - lé et qui est venu me le dire, vrai !
Lion glissa dans l'Arbre creusé par les termites,
Juste là, oui dans le trou et n'en put plus ressortir, oh ! la la la,
Et mourut là dans l'Arbre mangé,
Mangé par l'Arbre, oui,
Dans l'Arbre mangé, Petit Pain de Singe.



Mayombé – oh ! – Mayombé ! l'enfant en l'air, oh !
Mayombé – ah ! – Mayombé ! l'enfant en l'air à nouveau, ah !
Mayombé – l'enfant en l'air encore, l'enfant en l'air.


 
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   Labrisse   
7/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De cette jolie comptine, pleine de (bon) sens je me suis souvenu de la belette et du grenier de Jean De Lafontaine… ou l’animal entré par un trou de la porte n’en pouvait plus sortir, puni de trop de bombance
Ce qui m’emporte le plus de cette lecture en est sa morale qui fait mouche, le « régionalisme Africain » qui apporte une teinte chaleureuse, coloriée et sentimentale, quelques expressions du chant venant ponctuer l’inter-strophe comme autant de refrains à des couplets. Il y à cet attribut très remarquable et (pour les cultures septentrionales) du griot, dans cette syntaxe, ou le dialogue et le monologue sont exprimés sans discontinuité, disert et dynamique par les reprises d’échos (ex : avalé-lé-lé, Un-un-un éléphant) et de canons, ou parler pour garder et parler pour transmettre est de même disposition… Tous les plans sont égaux, par exemple, l’incantation, la réponse, la situation de l’auditoire, le narrateur lui-même… Tout cela est livré très « brut de décoffrage » et ca fonctionne… car cette syntaxe va droit sur l’effet.

Est-ce un résultat du style de l’auteur, ou est-ce dû à un positionnement culturel ?

Toujours en est –il que dans ce conte tout n’est que délice à raconter et tout va en truculence, en impatience … Pour que nos Petits d’Hommes à qui l’on dit des histoires, écarquillent grand les yeux contre la nuit qui porte les sables du sommeil et nous supplient de leurs petites voix :

Encore ! Encore ! Encore !

   framato   
8/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà une poésie à oraliser quasi obligatoirement. Poésie conte, j'ai aimé le rythme, entendu la voix, je suis tombé dans l'arbre avec lion et j'ai vu l'enfant en l'air, je l'ai entendu me saluer Mayombé ! Quand je suis arrivé à la fin, je suis mort (avec l'arbre et le lion, puis je suis monté en l'air et maintenant j'ai un problème : je ne veux plus redescendre !

   Anonyme   
9/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est intéressant. J'enlèverais bien un peu de ponctuation, je calmerais le ton. L'histoire du lion est jolie, ça fait comptine.

Avec le même type de personnage animal, chez Le Seuil, on trouve en ce moment un petit bouquin qui s'appelle Les lions ne mangent pas de croquettes. Je ne l'ai pas lu mais je trouve le titre joli et ce poème m'a fait penser à ce titre.

   brabant   
25/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Pluriels1,


'hé ! Eh ! Heh ! Vous vous lâchez/débridez là, Pluriels1, Vous le poète millimétrique (C'est un compliment hein !) ; pas accoutumé à vous voir comme ça...

A lire avec une âme d'enfant.

Bien que ce soit voulu et que ce soit la technique de ce type de poème, j'ai trouvé ça un peu (trop) répétitif.
De plus sans savoir pourquoi je n'ai pas retrouvé la magie de l'Afrique, envoûtante. Le texte fait trop énumération, accumulation, démonstration.

Mais nul doute que, bien dit, ça doit marcher avec des enfants ! D'accord pour la comptine, quoique trop narratif, trop explicatif pour ça AMHA.

:)

   Artexflow   
28/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pluriels1,

Ah ! En voilà une bien jolie comptine, une sympathique fable !

Pourquoi l'avoir classée dans Poésie Libre ? Je l'aurais bien vue... Bah, dans les chansons !
Le commentaire (excellent) de Labrisse m'a d'ailleurs plutôt perturbé, je me suis demandé "alors, finalement, c'est une chanson, ou pas ?"

Bon, finalement, la question ne se pose pas trop, parce que, que cette chanson en soit une ou pas, à la lecture, ça se chante, qu'on le veuille ou non d'ailleurs, tout cela est forcé, enfin, induit, par les répétitions, les exclamations, globalement, on pourrait dire tout simplement par la musicalité exemplaire de ce poème.
Félicitations pour cela en tous cas.

Je me demande juste comment noter, parce que, s'il est évident que c'est réussi, on ne peut pas dire non plus que la portée du texte soit hallucinante, ni que ce soit comparable avec n'importe quel poème "sérieux".

Je noterai le texte par rapport au texte, et je n'ai pas grand chose à dire de négatif, pour moi c'est parfaitement réussi, c'est tout simple (tout bête HUHUHU), la chute est bonne, la musique... D'ailleurs, toutes ces répétitions, ça m'a permis de ne pas noter l'absence (relative) de rimes !

Voilà, pas grand chose à dire de plus en fait. Ca m'a plu, et je vous remercie.

Au fait, Mayombé, ça veut dire quoi ?

Je ne mets pas + parce que ça reste très "pour les enfants".

   Titato   
6/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Alors j'ai a-d-o-r-é ce poème - chant - conte tribal - comptine, vivant, vivifiant, plein de vie, au son d'un tambour qu'il m'a plu d'entendre, et d'une voix joueuse pour l'homme disant à l'enfant, à se faire une bien belle bulle d'eux.

Je vous remercie grandement pour ce beau moment de lecture, lecture à laquelle je reviendrais.

Cordialement.

   tchouang   
9/3/2013
bonjour. j'ai stoppé ma lecture à la fin de la deuxième strophe. désolé je ne note pas. ce texte est une comptine pour enfant, une chansonnette. bref je ne comprends pas ce qu'il fait dans cette catégorie...


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