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Poésie libre
Pouet : Et la nuit qui s'en va
 Publié le 25/09/18  -  22 commentaires  -  772 caractères  -  311 lectures    Autres textes du même auteur


Et la nuit qui s'en va



L'instant versé par l'aube
sur tes paupières closes
s'écoule entre les draps
froissés
de notre amour.

Les étoiles se décollent
une à une du plafond,
sous la couette de nuages
une averse de songes,
dans l'édredon s'ébrouent
de petits séraphins.

Puis ton regard humecte le buvard du jour,
la lumière est striée par tes cils mica.

L'éveil se répand en une flaque d'agrume.

Des brisures de silence améthyste,
ta peau :
les larmes d'un tambour sur du papier de rose...


Il ne reste plus

rien,

pourtant je reste

là,

tes yeux entre mes

mains


et la nuit

qui s'en va.


 
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   Brume   
5/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Joli poème, mais le problème est que je l'ai adoré seulement jusqu'à :
- " la lumière est striée par tes cils mica. "
Et à partir de " Il ne reste plus " .
Malgré la banalité des images j'ai adoré cette plénitude. Des vers qui évoquent la douceur et l'instant suspendu.

Ensuite patatra vint cette image douteuse dont je m'y suis obligée rapidement à l'interpréter autrement :

- " L'éveil se répand en une flaque d'agrume " - personnellement je pense qu'il serait bien de remplacer le vers "flaque " par autre chose. Mais bon d'autres lecteurs aimeront sûrement cette image.

Le changement de rythme à partir de "Il ne reste plus " est très évocateur, changement de ton, changement d'émotion. Ces espaces entre chaque vers isolés expriment le non-dit, cette utilisation n'a rien de fantaisiste, au contraire, c'est à bon escient, une belle réussite.

   Provencao   
7/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle magnifique sensibilité, perception et profondeur dans vos mots choisis.

J'en ai aimé cette fragilité. Dans la fragilité les mots sont frappés au cœur; ils suffoquent.

Les mots "s'ébrouent, se décollent, se répandent" Ils cessent, éconduits, retranchés dans les profondeurs du "reste plus rien".
A sa place il y a "tes yeux entre mes mains", comme un relais ...

Et cet hôte inévitable, hôte malgré tout "et la nuit qui s'en va".

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vanessa   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Ha oui, voici un très beau poème dont les images sont poétiques et uniques.
Félicitations!
Et le poème s'étire, s'étire jusqu'au bout de la nuit.
Vraiment bravo !

   izabouille   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Les deux premières strophes sont très belles : "l'instant versé par l'aube", "les étoiles se décollent une à une...", "la couette de nuages", "l'averse de songes". J'ai moins aimé la suite : "la flaque d'agrume", "des brisures de silence d'améthyste" et "les larmes d'un tambour sur du papier de rose" donnent des images assez compliquées, du moins est-ce mon avis.

   Ombhre   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

un très beau texte, empli d'images parlantes, qui se lit et se relit avec plaisir. De beaux passages comme:
"Les étoiles se décollent
une à une du plafond,
sous la couette de nuages
une averse de songes,
dans l'édredon s'ébrouent
de petits séraphins."

ou
"L'éveil se répand en une flaque d'agrume."

On voit bien cet instant de l'éveil près de l'être aimé.

Quelques remarques toutefois:
- le "de notre amour" m'a semblé de trop, tellement il est sous-entendu par les vers qui le précèdent.
- La liaison des images:
"L'éveil se répand en une flaque d'agrume.

Des brisures de silence améthyste,
ta peau:
les larmes d'un tambour sur du papier de rose..." m'a semblé étrange. Je n'ai pas suivi l'auteur entre "flaque d'agrume" et "brisure de silence..." que j'ai trouvée "parachutée". Et l'image de tambour sur un papier rose m'est restée hermétique.

J'ai beaucoup aimé la chute, parfaite par rapport à l'ensemble du texte", même si le découpage en vers très courts m'a un peu dérangé, mais c'est un avis très personnel.

   bipol   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

je trouve que vos poèmes ont une touche très personnelle

voir atypique et me touchent beaucoup

cet instant après l'amour est remarquable

il me donne l'impression d'avoir été fait en pleine nature

ce qui le rend bucolique, quoi de plus romantique et existant

c'est mon impression personnelle

merci pour ce moment

   Yavanna   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne connais qu'un seul auteur pour adorer le mica au point d'en user autant dans l'écriture poétique :-)

Personnellement, j'ai une double lecture de ce poème.
"Les draps froissés" de notre amour peut évoquer effectivement un lit barbouillé d'amour au petit matin, mais il peut aussi être une métaphore d'un amour qui est en train de se froisser... je suppose que la lecture dépend de l'état d'esprit et du vécu du lecteur.

Idem pour les étoiles qui se décollent ou pour les brisures de silence... ce sont des images qui peuvent prêter à des interprétations différentes, positives ou négatives. D'autant qu'il y a ce "il ne reste plus rien" qui, lui aussi, est ambigu. Plus rien de la nuit d'amour écoulée, ou plus rien de l'amour ?

Quoi qu'il en soit, cela ne change rien aux sonorités du textes. Et puis c'est intéressant qu'il puisse être compris de deux façons différentes...

J'aime beaucoup la première strophe, surtout "l'instant versé par l'aube sur tes paupières closes"

La métaphore filée de la deuxième, les étoiles, les nuages, l'averse etc... j'en suis moins friande, mais c'est purement subjectif. C'est par contre probablement celle qui oriente le plus sûrement la lecture vers une interprétation "joyeuse" d'une nuit d'amour réussie, avec ces petits séraphins qui s'ébrouent :-)

J'adore le "regard qui humecte le buvard du jour"
et surtout "les larmes d'un tambour sur du papier de rose"

La fin, même si elle est en soi assez "banale" dans l'expression, gagne à cette disposition étalée qui distille et prolonge l'instant de façon subtile.

Une lecture agréable, même si je ne suis pas non plus transcendée. Merci.

   PIZZICATO   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles images pour exprimer cette sérénité après l'amour, au moment de " la nuit qui s'en va ".

J'ai beaucoup apprécié celles-ci :
" la lumière est striée par tes cils mica."
" pourtant je reste là,
tes yeux entre mes mains ".

Une lecture agréable.

   papipoete   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Pouet
L'amour s'en va, tout s'en va ... " les étoiles se décollent une à une du plafond " ; rien, il ne reste plus rien de " nous " et pourtant je reste ...
Nb la poésie libre encore une fois, fait merveille pour évoquer ces doux moments qui ne voient plus le jour ; la nuit qui désormais assombrit les rêves passés .
La seconde strophe est très jolie !

   leni   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
salut pouet le style est là et les images Vraiment devant un poème de poet jechasse les images


L'instant versé par l'aube
sur tes paupières closes
s'écoule entre les draps
froissés
de notre amour.
Cà commence fort J'aurais aimé avoir écrit ces vers

sous la couette de nuages

Puis ton regard humecte le buvard du jour,
la lumière est striée par tes cils miica

et les larmes d'un tambour

Ca finit tristounet ca ne fait rien
Je reste un Fan

Merci mon Icamarade LENI

   Fowltus   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

Je ne trouve pas que le saucissonnage des derniers vers soit judicieux, ou très heureux.
Pour moi le poème commence à la deuxième strophe, la première me paraissant très artificielle.
Ensuite de tendres trouvailles émaillent le poème.
J'aurais écrit 'sur l'édredon' plutôt que 'dans l'édredon', une subtilité m'échappant peut-être.
Quoi qu'il en soit, la lecture est agréable.
Merci.

   Quidonc   
26/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pourquoi ai je un sentiment de tristesse en lisant ces vers?
S'agit-il d'un amour disparu? S'agit-il d'un amour un peu coupable, mais de quoi?
Pourquoi cette ambiance de regret, cette nostalgie qui vous laisse une boule à l'estomac.
Et si la nuit s'en va, reviendra-elle?
Un poème pour moi baigné de mystère, ce qui ne fait qu'ajouter au caractère poétique de l'ensemble, au-de-là des mots, des images éthérée qui collent tellement bien au texte.

Merci

   emilia   
26/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quand arrive le moment de l’éveil au cœur de la relation à l’aimée qui permet de côtoyer les anges, à l’image de ces petits « séraphins » évoqués…, les sensations se déclinent fidèles aux émois éprouvés à travers le filtre d’un regard amoureux tourné vers l’autre, ce contact visuel et tactile qui le personnifie (tes paupières closes, ton regard humide, tes cils servant de trame à la lumière, ta peau, vivant « papier de rose »…) dans le plaisir de prolonger cet instant, de rester encore là, « tes yeux entre mes mains »… ; merci à vous pour ce partage…

   Cat   
27/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pouet est de retour, alléluia ! :))

J’adore ton univers, Pouet ! Il est taillé dans une extrême sensibilité qui me parle à me donner des frissons.

Ici, dans cette indolence d’une nuit qui s’en va, lorsque le poète contemple l’éveil de sa muse, ses mots adoucissent encore davantage l’amour tendre d’une poésie infiniment délicate et profonde…

Que c'est beau, et quelle musique ! « … ton regard humecte le buvard du jour,
La lumière est striée par tes cils mica. »

Il se dégage de ce poème les flonflons d’un sommeil qui s’effiloche à contre cœur sur le cru du jour qui se lève. Une ambiance où l’on hésite entre s’étirer voluptueusement sous la couette et tenir encore un peu les yeux fermés pour retenir les rêves sous l’édredon.

Très imagé ce vers magnifiques « les étoiles se décollent une à une du plafond… »

Et aussi « les larmes d'un tambour sur du papier de rose » qui m’émeuvent au-delà de l’explicable, piquée par la pointe de tristesse qui perce avec une telle douceur..

Merci pour ces quelques instants purs grappillés au bonheur.

A te relire


Cat

   Anonyme   
27/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème.

Des images originales

Et puis les deux dernières lignes sont sublimes et, paradoxalement, nous rattachent à cet instant.

Merci pour le partage.

   Castelmore   
27/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mica...

tout le monde connait ce silicate blanc ou noir présent dans certaines roches métamorphiques ...etc
Moins connue est la biréfringence du mica, utilisée dans les lames quart d'onde qui servent en polarimétrie à l'étude des vibrations lumineuses ...

Son utilisation sur des cils est donc parfaitement appropriée ...

Ce sera ma seule contribution à ce concert d'éloges ... tout ayant été dit avant moi ! (Jusques et y compris une certaine "réluctance" aux agrumes étalés au réveil .)

Merci

   Castelmore   
2/10/2018
Commentaire modéré

   Ananas   
28/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello Pouet,
Bon, ça fait terriblement écho à ce que j'ai écrit et posté et qui va suivre... donc je suis bêtement touchée par des correspondances qui se font entre ta nuit qui s'en va et mes baisers de l'aube...

Tu as toujours cette délicatesse dans le choix des mots, qui tombent juste, percutent la rétine et font déferler des images ... fortes.
Ta poésie est ici vraiment fluide et chaque terme associé aux autres prend son sens (d'ailleurs ton écrit est très sensuel ou sensé je ne sais pas comment dire, il fait appel aux sens)... merci !

   Donaldo75   
29/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Pouet,

C'est finement évoqué.
La poésie est dans les images, la douceur du ton.
Je lis dans ce poème du bon libre bien composé.

Merci

Don

   David   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pouet,

Le changement de rythme à la fin fait un belle effet, j'ai pensé à un bruit de pluie contre une fenêtre, ou les trois coups d'un levé de rideau au théâtre, en tout cas une rupture de l'harmonie ouaté qui précède, qui clôt joliment le poème.

   Robot   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle émotion que provoque la lecture de ce texte empreint de sensibilité et d'une tendresse évidente sur cet achèvement.

Des images qui portent le regard pour nous conduire vers ces mots qui s'écoulent au final comme les grains du sablier.


Vraiment très beau.

   wancyrs   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette incapacité de s'en aller lorsque plus rien ne subsiste, je crois que c'est l'apanage de beaucoup d'Hommes, voilà pourquoi ton texte me touche, autant que chaque image est un coup de pinceau qui à la fin donne le beau tableau dressé devant mes yeux. Merci !

   daphlanote   
1/11/2018
Bien le bonjour papier !

Sur ce texte je suis mitigée. J'ai un sentiment tenace d'ironie. De douce ironie certes...

Peut-être fé-je fausse route. Néanmoins je ne saisis pas ce qu'il en est réellement de ce texte. A mon goût il sous-exploite totalement les facultés créatrices de l'auteur. Auquel cas il me semble inconcevable que le premier degré ait été l'objectif de ce texte. Dès lors je ne le noterai pas ;) (Par contre je veux bien un mp sur le sujet...)


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