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Poésie libre
Proseuse : Avant, j'étais ventriloque !
 Publié le 04/03/17  -  23 commentaires  -  2158 caractères  -  362 lectures    Autres textes du même auteur

Le plaisir d'écrire passe par la liberté des mots.


Avant, j'étais ventriloque !



Je n’ai plus mes voix de gorge
Qui montaient de je ne sais où
Ces voix de ventriloque
Galets en bouche et mots chiffons

Cet air rauque et sauvage
Qui me débordait les poumons
Soupirs de poète et même jurons
Je n’ai plus ces voix de gorge
Que vainement ma plume cherchait
Phonèmes pressés et mystérieux langage
Qui battaient dans mes veines
Haut-le-cœur qu’un mauvais sang pulsait

Ces plaintes ténébreuses
Pattes de mouches ou hiéroglyphes
Rengaines obscures et lancinantes
Aux accents si graves de pierre
Sûrement, je le sais, si je me laisse faire
Mon âme en deviendra muette
Et je ne serai plus qu’étrangère à ma langue !

Alors, d’un audacieux soupir
Entre deux soubresauts de silence
Profitant de l’insolence d’un hoquet
J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves…

Maintenant, les mots ivres d’être
Me viennent aux bords des lèvres
Je mâche doux et articule sans peine
Autant d’airs à fleur d’aubaine
Que de rimes belles de brume
D'odes en grains de songe
Que de parfums aux extraits de lyrisme
Ou de saveurs fruitées de promesses
Et tout à dessein, dans l’heure
M’enseigne les verbes aimer
Les uns aux temps plus que certains,
Les autres sans plus de conditions
Pour qu'ainsi, à ma manière,
Je tente de les conjuguer tous

Attendez-moi donc, Poètes
Et laissez-vous aimer…
Quand enfin, se tait mon ventre
Galets des néants promis à la potence
Falots en mains, vertige au cœur
C’est là que j’en suis
Et c’est de tout là-bas que je viens
Je vais, j'avance encore et encore
Mais, je marche si doucement !

J’avance aux travers de mes ombres
Là où se chuchotent les mondes
Où parfois, tel un piège
Cachée aux confins de l’ignorance
La haine même se vautre
Alors ?… alors,
Mot à mot, je chemine
Et dans la confusion de mes lacunes,
Dans les péripéties de mes non-dits
Petit à petit, j’apprends, je crois
À parler… plume !


 
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   Anonyme   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne suis pas adulateur en règle générale des poèmes relatant la difficulté ou non d'écrire, or là, j'ai aimé suivre votre cheminement intérieur, l'avant et l'après, la cheville entre les deux étant cette voix des rêves que vous décidez de suivre (ou cette voie des rêves que vous entendez retranscrire). Le 'je' de votre poème (et qui pourrait me rebuter) est entouré ou dilué par de belles images, par des associations de mots intéressantes. L'ensemble se lit très agréablement avec en prime le frisson de lire quelque chose qui est dit autrement. Ce n'est pas si courant.
J'émets un bémol au vers 'Des parfums aux extraits de lyrisme', que je trouve 'too much', et puis cela tombe mal (pour moi!), au dernier vers 'A parler … plume !'. (Plume que l'on voit partout).
Je voyais plus 'A parler l'encre'
Bref, vous n'êtes pas le moins du monde étrangère a votre langue.
Bravo, merci.
egfrild.

   silvieta   
15/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Le segment de phrase qui m'a le plus marquée par la force de ses images et juxtapositions envoûtantes c'est : "galets en bouche et mots chiffons".

Je ne sais pas exactement où nichent les métaphores, mais ce poème sans rimes, de conception résolument moderne recèle de belles images qui nous entraînent en un tourbillon.

Je l'aurais pourtant préféré un peu plus court afin de pouvoir davantage m'en imprégner, et, peut-être, le comprendre.

   Luz   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'aime énormément, je ne saurais dire exactement pourquoi.
Peut-être parce que je voudrais bien être arrivé à ce point de l'écriture : "libérer la parole et oser la voix des rêves…"
C'est très beau, entrainant ; ça à l'air si facile d'écrire ainsi...
On dirai un texte écrit d'un seul jet.
Merci beaucoup.
Luz

   Anonyme   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo, j'ai fait un beau voyage dans l'intimité de votre âme :))

Je me suis permis de commenter mon ressenti au fil du poème : ce ne sont là que choses supposées bien entendu mais n'est-ce pas précisément ce qui fait le charme de la poésie de n'imposer aucune contrainte au lecteur qui se "débrouille" comme il le peut avec ce qu'il lit ? :))

"Je n’ai plus mes voix de gorge"

J'aime beaucoup votre manière d'exposer le propos dans le premier quatrain. Je prends cette "mise au point" comme très vraie et ressentie ; ce n'est pas là une clause de style mais le constat que fait la poétesse à l'instant où afflue le ressenti.


"Cet air rauque et sauvage
[...]qu’un mauvais sang pulsait"

Dans ce second quatrain on précise le thème par un exposé rigoureux qui ne fait pas l'économie de références choisies avec soin et pertinence avec ce "mauvais sang" qui donne un éclairage très sensible au propos.


"Sûrement, je le sais, si je me laisse faire
[...] je ne serai plus qu’étrangère à ma langue !"

A ce premier exposé suit la révolte de celle qui sait qu'il existe en elle des armes de combat, qui le pressent (et nous le pressentons avec elle). Elle n'envisage pas la défaite et nous armons nos bras nous aussi.


"J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves…"

Voilà révélée l'arme sortie de son fourreau ; nous voici prévenus, elle osera "la voix des rêves" et plus encore elle a déjà commencé puisqu'elle écrit "j'ai osé"

"Maintenant, les mots ivres d’être
[…]Je tente de les conjuguer tous"

Voici la bataille ouverte et révélées ses péripéties.

Puis, enhardie, elle harangue ses frères en poésie pour leur enjoindre de ne pas presser le pas et de l'attendre.

"Attendez-moi donc, Poètes"
[…]je marche si doucement !

Enfin la première bataille et sa fin prometteuse l'incite à reconnaître les bienfaits de son sursaut ! Elle a surmonté le vide et repris place sur le banc auprès de ses frères et sœurs en poésie. Peut-être même les ombres sont-elles celles d'un Walhalla où ne se presseraient que les mânes des poètes défunts...qui sait ?

"J’avance aux travers de mes ombres
[…]
Mot à mot, je chemine
Et dans la confusion de mes lacunes,
Dans les péripéties de mes non-dits
Petit à petit, j’apprends, je crois
À parler… plume !"

   leni   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Proseuse
J'ai aimé sans réserve ce texte a une belle unité L'homme a parlé quand une mutation a fait descendre le pharynx dans le thorax Il a dit ba be bi bo bu Puis sans doute sont arrivés les ventriloques dont vous êtes une descendante Les galets dans la bouche ont donné du relief à la voix Démosthène?Mais suivons votre description

ûrement, je le sais, si je me laisse faire
Mon âme en deviendra muette
Et je ne serai plus qu’étrangère à ma langue !

ET ET

J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves…
L0 le tour est joué Bravo!

VOUS finissez à parler plume! JOLI

Et dans la confusion de mes lacunes,
Dans les péripéties de mes non-dits
Petit à petit, j’apprends, je crois
À parler… plume ! très bien construit Merci pour cette évasion

Salut amical LENI

   Francis   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme vous, j'aimerais tellement "être libéré par l'insolence d'un hoquet " ! J'ai beaucoup aimé ce texte qui nous conduit des mots chiffons, d'odes en grains de songe jusqu'au parler...plume. Briser la censure intérieure, les chaînes grammaticales et laisser remonter les mots comme des bulles de champagne. Merci pour ce partage.

   papipoete   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Proseuse,
Avant, les mots ne sortaient pas de ma bouche, comme pris dans un guttural embouteillage .
Maintenant, profitant de " l'insolence d'un hoquet ", ils me viennent aux lèvres, et comme le ferait ma plume, ils s'écrivent et conjuguent les verbes " aimer " .
NB c'est écrit dans un vocabulaire qui semble couler aussi clair qu'un ruisseau, et pourtant chaque ligne mérite la contemplation ; celle que l'on ne comprend pas aussi, mais sa fabrication cousue par une " petite-main " force l'admiration !
" Proseuse " me semble bien modeste comme pseudonyme, je verrais bien " fée des mots " !
Les vers de la 5e strophe me semblent irréels tant ils me subjuguent !
De la haute-couture !

   hersen   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème sur le recherche en écriture est toujours périlleux car justement, comment dire ?

"Ces voix de ventriloque
galets en bouche et mots chiffons"

est si évocateur !

Pour le propos qu'il doit servir, je trouve ce poème un peu trop long, certains endroits auraient gagné à être plus concis. " voix de gorge" excellemment bien trouvé, est malheureusement présent deux fois, sans rien apporter de plus à la description de cette voix.

"A parler...plume". Plume comme léger, plume comme écrire, je ne suis pas tout à fait convaincue. Car peut-être aurait-il fallu justement un peu s'éloigner de cette plume sur la fin, quand les mots sont bien au-delà de cette plume, justement.

   Cristale   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Proseuse

Les mots sortent de la brume, un chant vibre en liberté, l'encre coule de la plume et le ventre enfin se tait.
Un tant soit peu le ramage étire dans sa longueur les rémiges d'un plumage enivré de son bonheur :)

La voix du poète est claire et m'a fait apprécier, de son joli vocabulaire, un hymne orchestral discret.
Délicate l’assonance fait chanter le bout des vers, et moi, lisant votre stance, humble dans votre univers, je ne saurai que vous dire, ô belle auteure : bravo ! et, du plaisir à vous lire : un grand merci. Kénavo !

Cristale

   Anonyme   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Proseuse,

Le monde est injuste. Tatayet est à l’Olympia…

Soyons clairs, il y a deux grands poètes sur le site, Vous et… je suis désolé pour ceux qui m’aiment bien et qui doivent se sucer les doigts entre les dents.

Je jetterais volontiers tous mes alexandrins pour quelques unes de vos proses, comme « Autant d’airs à fleur d’aubaine ».

Je crois que la poésie que j’aime, riche et discrète, est là toute entière, dans ces quelques mots. Elle est dans cet écho « silence/insolence » qu’un piètre poète aurait mis à la rime, tout emplumé du croupion. Vous, vous semblez presque vous en excuser, vous le cachez dans un hoquet. Elle est dans cette humilité « Attendez-moi donc, Poètes », qui renvoie à leur néant les rimailleurs. J’aime cette générosité qui n’est pas déductible des impôts de la bonne conscience poétique.

J’ai bien un petit renvoi ou deux, comme « Que de parfums aux extraits de lyrisme/Ou de saveurs fruitées de promesses», ou « d’odes en grains de songe », dont la fleuriste s’est débarrassée au milieu du bouquet, mais le pêché est la porte de mon paradis.

Voilà, Proseuse, je suis raide dingue de vos mots, et pardon de l’avoir si mal exprimé.

Ludi
à l’école, même le samedi.

   HadrienM   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je ne cesse d'être impressionné par ta poésie. Le lecteur est confronté ici à une métamorphose ontologique et poétique. Comment ne pas terriblement aimer tes mots ?

Le rythme est subtil, l'écriture ample, intelligente, en mesure de produire de véritables images (ces fameuses imagines agentes). C'est somptueux.

Le lecteur, s'il connaît déjà un peu tes vers, retrouve encore cette puissance dans l'inspiration littéraire. On y retrouve une réelle sensibilité, une attention esthétique et une puissance de feu poétique.

Feu liégeois. C'est vraiment superbe. Chancelière des lettres.

Félicitations.

Bien à toi,

   Robot   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est vraiment un très beau texte.
On se laisse prendre par les mots sans que l'écriture vienne peser sur l'enchantement de cette lecture vraiment prenante.

Un de mes passages préférés:

"Entre deux soubresauts de silence
Profitant de l’insolence d’un hoquet
J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves…"

Si je devais exprimer un regret c'est ce non choix entre ponctuer ou non. Vous ponctuez comme au hasard et par endroit on a l'impression que cette ponctuation vous l'avez oubliée.
Et puis, s'agissant d'un texte libre, je ne crois pas utiles les majuscules en début de vers quand elles ne correspondent pas au début d'une phrase. Ce qui rejoint ma remarque sur la ponctuation.

Mon appréciation ne tient pas compte de ces deux observations. Ici, je ne me suis intéressé qu'au récit et à sa rédaction.

   Francois   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un beau texte sur l'acte d'écrire et tous les tourments/joies qu'il procure. Pourquoi écrit-on ? Pourquoi n'écrit-on plus ? Qu'est-ce que l'inspiration ? Est-on si libre que cela ? Rimbaud disait "Je est un autre"...

J'aime beaucoup
"J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves"…
ou
"Maintenant, les mots ivres d’être
Me viennent aux bords des lèvres
Je mâche doux et articule sans peine
Autant d’airs à fleur d’aubaine
Que de rimes belles de brume
D'odes en grains de songe"

Peut-être ne faudrait-il aucune ponctuation ou majuscule ?

Mais très beau poème !

   Anonyme   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand ce que l'on a de plus profond en soi arrive peu à peu à s'exprimer, de la plus belle des manières... Il n'y a pas un vers de ce poème qui n'interpelle pas le lecteur par son originalité, sa sincérité et sa force...
Une poésie qui fait son chemin à partir des sources même du langage, l'écriture est d'abord parole intérieure de mieux en mieux prononcée avant que ne puisse s'exprimer enfin "la voix des rêves"...
J'ai beaucoup aimé :
Ces voix de ventriloque
Galets en bouche et mots chiffons
"Phonèmes pressés et mystérieux langage", "deux soubresauts de silences", Ces plaintes ténébreuses Pattes de mouches ou hiéroglyphes", l'insolence d'un hoquet", "les mots ivres d'être", "Autant d'airs à fleur d'aubaine", "rimes belles de brume","odes en grains de songe" et bien sûr"Et j'ai osé la voix des rêves" et " j'apprends, je crois... A parler ... plume!
Mille bravos donc, Proseuse.

   Proseuse   
4/3/2017

   Anonyme   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Proseuse, qu'espérer dire mieux derrière quinze commentaires, qui vous sont acquis, et dont chacun d'eux vantent vos mérites.
A part Fillon qui aurait bien aimer n'en posséder que serait-ce, que la moitié, il ne me reste même pas l'autre, mais malgré tout, ce n'est pas une raison pour que je ne vous attribue pas une bonne note (Les plumes ne permettent-elles pas de voler loin, et mieux ?).

   Brume   
5/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Proseuse,

Une fois de plus je suis époustouflée par ce souffle qui cette fois ne vient pas des éléments mais de la gorge, du ventre, des poumons, du plexus et tous se faufilent frénétiquement dans les veines de la plume.

Dès la 4ème strophe je suis emportée dans un tumulte de mots sublimes et parfumés. C'est fou cette sensation de légèreté que je ressens, la lecture de votre poème me fait le même effet que votre précédent "Jusqu'au-delà des maintenant".

Concernant la ponctuation je ne suis pas d'accord avec la remarque d'un commentateur. Quand on veut y mettre du souffle il ne faut pas mettre des ponctuations partout, il faut savoir les utiliser à bon escient. Sinon vous vous rendez compte, il y aurait des points d'exclamations partout, ça serait inesthétique et ça couperait l'élan désiré. Au contraire je trouve que vous les utilisez très bien, ce "Alors?...vers la fin est - c'est peut-être bête - mais je le trouve sexy dans son intonation.

Je n'ai jamais lu une aussi belle ode aux mots. Quelle force!
Trop joli.

   Sodapop   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Le thème de ce poème n'est pas forcément trop ce dont j'aime travailler en poésie. Pourtant, j'ai pris du plaisir à le lire.
La rythmique est vraiment bien posée, ce qui rend la lecture très fluide. On ne s'ennui pas dans la progression des vers.
Très personnellement, j'aurais aimé que ce poème soit plus concis, pour aller à l'essentiel, il en aurait été je pense encore plus percutant et ceci aurait donné encore plus de corps au message que tu souhaites passer. Je le redis, il s'agit là d'une remarque très personnelle et ceci peut être vu différemment, tout dépend de l'angle de vue... :-)
J'apprécie vraiment la versification très libre, qui laisse de toute façon beaucoup plus de liberté. Que ce soit pour l'auteur comme pour le lecteur.
Bravo en tout cas, encore une fois Proseuse.

   Pouet   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un poème dont on ressent la sincérité, c'est un gros plus me concernant.

Après je n'adhère pas forcément à tout, il y a parfois quelques vers qui viennent un poil pondérer mon enthousiasme comme le "de je ne sais où" du début ou "qui battait dans mes veines" un peu plus loin, par exemple.

Mais je ne vais m'arrêter là et ne pas décortiquer plus que cela, je vais plutôt me laisser porter par les mots, par le souffle de l'auteur.

Alors quoi, le fond, je ne sais pas bien si je l'ai compris. J'ai pensé à un "lacher-prise" concernant l'écriture. Il n'y a plus de "voix de ventriloque", donc moi je comprends qu'on n'écrit plus avec son ventre, ses tripes, mais avec sa tête, son inconscient ("voix des rêves"). Ce qui peut paraître un peu paradoxal quand on considère le ton du texte. Il me semble qu'on aime (aussi) avec ses tripes. Mais ce n'est sans doute pas le message qu'a voulu faire passer le poète.

J'aime beaucoup le dernier vers.

Un poème qui parle d'amour, d'écriture, d'amour de l'écriture, de façon touchante.

J'ai apprécié l'ensemble.

Cordialement.

   Bartik   
13/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Superbe poème très bien construit. J'apprécie particulièrement le passage à la deuxième partie:" J’ai libéré la parole
Et j’ai osé la voix des rêves…"

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte qui me touche, qui m’aurait encore plus touché il y a quelques années quand parfois j’étais aussi ventriloque…
C’est foisonnant d’images et parle justement de l’écriture, d’une certaine écriture sur les vagues de laquelle je vous souhaite bon vent !

Corbivan

   Anonyme   
2/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
suite à votre passage dans mon sujet dans le forum
c'était un peu facile de venir vous commenter tout de suite après..
un peu téléguidé et prémédité
j'espère que vous voudrez bien m'en excuser ^^

anyway,
j'apprécie votre texte ventriloquace
le ventre est cocasse, j'ai eu un moment dans ma vie (et c'est vrai)
où j'écoutais plus mon ventre que ma tête
pas ses gargouillements non,
mais ses balbutiements de Balbutie
ce pays de petits bébés qui parle comme il en a envie..
babebibobu

le ventre, plus guttural que la gorge
qui définit lui-même ses creux et ses remplis
comme un Gargantua et ses plis
qui s'exprime parfois avec loquacité
comme si la bouche était descendue voir en bas

   Davide   
30/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Proseuse,

Quelle merveille !
Je lis et relis ce texte depuis un moment (depuis la publication de "Le mauvais rêve", en fait), et chaque fois, la lecture finie, une petite larme perle au coin de mes yeux.
Et je suis sincère, entièrement sincère, loin de moi l'idée d'exagérer, même d'un chouia, mon enthousiasme !

Je me garderai de parler des autres poèmes de l'auteur(e) publiés sur Oniris, tous écrits avec cette même truculence (il n'y a finalement que "Le mauvais rêve" que je n'ai pas apprécié) !

Si l'admiration que je porte à la beauté stupéfiante de cette "plume" (comprenons : écriture) pouvait inciter l'auteur(e) à partager d'autres textes de la même trempe, j'en serais (plus que) comblé !

Merci Proseuse, c'est magnifique...

Davide,
très ému


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