Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Robby-one : Le temps passe hélas [concours]
 Publié le 13/05/22  -  12 commentaires  -  2651 caractères  -  116 lectures    Autres textes du même auteur

« Le temps qui passe » n’a pas de début, pas de fin. L’humanité quant à elle n’est qu’un instant dans cette éternité avec un début et très certainement une fin, même si le temps ne s’arrête jamais « et puis l’éternité ».


Le temps passe hélas [concours]



Ce texte est une participation au concours n°32 : Le temps dans tous ses états
(informations sur ce concours).





Le temps passe et lasse, hélas.

Nous existons depuis la nuit des temps,

les anciens s’appelaient Lucie ou Cro-Magnon,

ils parcouraient la terre et vivaient de la chasse,

recherchaient le Soleil, la brise ou le bon vent,

ils se mirent à la pêche, élevèrent des faucons,

des chiens et puis des vaches et aussi des moutons,

qu’ils menèrent avec eux et par monts et par vaux

avant de se poser enfin au bord de l’eau.

Ils bâtirent des villages et firent des enclos

pour parquer le bétail et garder les récoltes.

Ils devinrent prospères, enfin propriétaires

ils durent se fortifier, se garder des révoltes

des autres, restés nomades, situation précaire,

qui devinrent à leur tour sédentaires et prospères.

Les enfants purent grandir en toute sécurité

croissant, multipliant, en foules puis en nuées

repoussant les enclos jusqu’à faire des frontières

à chacun son pays, son royaume, sa patrie

qu’il fallait bien défendre, vint le temps des conflits,

des batailles, des châteaux et des armées guerrières,

qui s’affrontèrent d’abord avec de gros bâtons

des pierres, des lances, des arcs et des fusils,

pistolets, revolvers et surtout des canons,

des roquettes, des grenades et enfin des missiles

qui pointés sur l’ennemi firent la guerre impossible.

Le temps du nucléaire amena l’équilibre,

la paix sur terre et comme une joie de vivre.

Le bonheur au milieu des ogives atomiques,

le temps d’une ère nouvelle, le temps de la concorde

des arts, de la médecine, des sciences académiques,

des chercheurs, philosophes, politiques et psychiatres

qui ne virent pas venir le petit psychopathe

se hisser opiniâtre en haut de tous les ordres

jusqu’au bouton fatal qu’un jour il appuiera…

Un jour lointain viendra ou sortant d’un bunker,

ils se rencontreront, Cro-Magnon et Lucie.

Ensemble ils marcheront tout autour de la terre,

ils vivront de la chasse, profiteront de la vie

avant de se poser alors qu’ils seront las,

au bord de l’eau, trouvant que le temps passe.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
25/4/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une chronologie bien résumée de l'humanité dont on connait l'origine (Lucie ou Cro-Magnon?) mais dont on peine à imaginer la fin, tout à fait dans le thème du concours, mais pas trop dans l'esprit du titre "Le temps passe hélas", un peu décalé par rapport à l'incipit et au propos développé.

L'homme a tenté et tente en vain d'en maitriser l'évolution, mais sans jamais être totalement maitre de son destin, en lutte permanente qu'il est, à vouloir avancer, retarder l'échéance et empêcher les fous incontrôlables pouvant d'un simple geste conduire à son autodestruction.

Oui bien sûr, mais pense-t-on à l'astéroïde, à la nuée ardente crachée d'un volcan majeur ou au cataclysme naturel exceptionnel qui sans prévenir, peuvent, dans l'indifférence générale de l'univers, anéantir d'un coup d'un seul, notre si petite et insignifiante planète.

Pour l'heure, je n'ai rien d'autre à faire que vivre l'instant et applaudir à l'idée de ce texte qui force la réflexion et pousse à l'humilité.

L'écriture fluide, peut être un peu prosaïque ne manque pas de poésie, pourtant j'ai une perception d'inachevé dans la ponctuation aléatoire et les majuscules curieusement utilisées qui me dérange et tempère mon enthousiasme.

   Cristale   
27/4/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup cette façon de résumer l'histoire de l'Humanité tellement réaliste malheureusement en la période actuelle.

"qui ne virent pas venir le petit psychopathe
se hisser opiniâtre en haut de tous les ordres
jusqu’au bouton fatal qu’un jour il appuiera…."

Tout ça pour ça.
Et tout recommencera avec quelques survivants...

La fin du texte reprend l'histoire à son début et la magie opère.
Oui, un récit agréable très cinématographique.

Bonne chance pour le concours.
Cristale
en E.L.

   wancyrs   
28/4/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Salut,

Le jeu de mot du premier vers m'a presque éjecté de ce poème, et le reste ne vole pas assez haut pour moi. C'est une narration que je ne trouve pas poétique du tout, juste une énumération de ce qu'on sait tous déjà. J'aime néanmoins le concept de revenir - à la fin du texte - à Lucie et Cromagnon, réalisant une boucle ; juste cela, pour moi, sauve l'ensemble et évoque une intention poétique.

Bonne chance pour le concours !

   Myo   
28/4/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce texte manque de structure.
Cela ressemble plus à un récit sans réel rythme ni fluidité.
Pourtant l'idée de base est très intéressante avec cette fin qui ressemble à un nouveau départ.

Un écrit qui mériterait d'être retravaillé.

Merci du partage

Myo en EL

   AnnaPanizzi   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je partage un peu l'avis de mon prédécesseur, il y a vraiment une idée intéressante de nous résumer le parcours de l'humanité à votre façon, mais qui mériterait un gros travail de fond au point de vue de l'écriture. Ne serait-ce que pour effacer le côté naïf. Lucie qui est datée de 3 millions d'années avant l'autre, je crois, et Cro-mignon qui doit osciller environ 25 000 mille ans avant notre ère, si ces deux-là veulent aller prendre un burger chez l'oncle McDo, il va leur falloir la voiture de Marty McFly (on a les références qu'on peut...) Mais je salue le vouloir de l'auteur(e) Et puis ça change un peu !

Merci


Anna

   papipoete   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
bonjour
La vie écoulée depuis le premier homme, qui tel l'animal tuait les bêtes pour se nourrir se vêtir, et cherchait une compagne à conquérir pour agrandir la famille. Vint l'envie d'en avoir plus, plus grand troupeau, plus grand domaine en prenant aux autres...
NB il fallut bien que le rêve de posséder, commença un jour ; sous la menace de pierres de bâton de flèches... jusqu'au bouton de la bombe qui réduit la terre en poussière !
je trouve que cette narration qui va crescendo, est très bien rendue, et l'on ne s'ennuie pas un instant, on tremble au fur et à mesure de l'évolution du temps !
La fin du récit qui réunit à nouveau Lucie à Cromagnon, est particulièrement bien amenée.
en outre, ce libre est idéalement présenté ( majuscule en début de phrase et non de ligne ; une ponctuation juste ce qu'il faut, pour lire confortablement )
Une réussite ( le prix du concours en ligne de mire... )

   inconnu1   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Comme toujours je commenterai sur la technique et le style et sur le fond.

Sur la technique, pourquoi commenter puisque vous choisissez la forme libre donc sans contrainte. ? Je commente parce que justement, vous vous mettez des contraintes sans vouloir l'admettre. Ou je me trompe lourdement ou vous souhaitez qu'on lise votre poème suivant un certain rythme en particulier avec des dodécasyllabes. Vous allez même jusqu’à insérer des chevilles pour tenir le rythme : « des chiens et puis des vaches et aussi des moutons », ou alors distordre la syntaxe « jusqu’au bouton fatal qu’alors il appuiera ». On n’appuie pas un bouton mais sur un bouton. Je ne peux alors m'empêcher de penser que vous utilisez les règles comme bon vous semble, un peu par facilité. Par exemple : "ils bâtirent des villages et firent des enclos". A deux reprises vous ne prononcez pas le e muet avant de le prononcer dans la deuxième partie du vers. Je suis un peu gêné par ce côté "j'utilise les règles quand elles vont dans mon sens". Je reste un adepte de "100 fois sur le métier remettez votre ouvrage"

Pour ce qui est du fond, j'avoue être gêné par une vision un peu simpliste de la société qui risque de faire hurler les sociologues. Pour schématiser votre propos : l’homme et la femme se rencontrent, ils parcourent la terre, de manière nomade, puis domestiquent les animaux, ce qui les fait devenir sédentaires, ce qui crée la société. Ils s’enrichissent mais du coup, cela crée la révolte des nomades jaloux. Et comme la prospérité arrive, on fait des frontières, des royaumes… et comme il faut se défendre, on fait la guerre, donc on développe des armes jusqu’à l’arme nucléaire qui » amena la paix sur terre et comme une joie de vivre »… Bien sûr, nous sommes sans doute volontairement dans une caricature, mais je pense que la société et les conflits qui vont avec ont existé bien avant la sédentarité. N’oublions pas que l’homme est avant tout un animal, en particulier un primate qui a sans doute toujours vécu en groupe et que le conflit fait partie de la vie de groupe : conflit pour trouver la nourriture, conflit entre les mâles pour conquérir la femelle, conflit pour défendre son territoire de chasse. Donc faire peser la responsabilité du conflit sur la société moderne inverse la problématique sociologique. C'est pour moi l'erreur de Rousseau que j'admire pourtant que de penser que : "L'homme nait naturellement bon, c'est la société qui le déprave". Hélas non, l'homme est génétiquement déterminé pour vouloir devenir chef de meute et la protéger, ce qui est à l'origine de la jalousie et de l'esprit belliqueux. Malheureusement, c'est la loi de l'évolution suivant Darwin que j'admire aussi. C'est au contraire la société moderne qui peut tenter de limiter le côté "animal égocentrique" de l'homme pour lui faire découvrir des valeurs universelles. Je ne parle pas du vers sur l’arme nucléaire qui a amené la paix et la joie de vivre, car la menace nucléaire a surtout évité les conflits entre grande puissance, mais je ne pense pas que les vietnamiens, les irakiens… ont pensé que l’arme nucléaire les a protégés. Je ne parle même pas des guerres civiles…

Alors, là où j’ai été séduit, c’est par l’éternel recommencement et l’optimisme que vous mettez dans votre pessimisme. Si un conflit arrive, on régresse mais la force de la nature fait que le monde se régénèrera.

Bien à vous

   BlaseSaintLuc   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ça c'est du journalisme d'investigation comme on en fait plus, de l'inventivité, de la formule, une recherche historique tel un WikiLeaks du lieu commun ,une performance qui laisse sans voix .
Trêve de plaisanterie, si je veux ce genre d'info ,je vais sur internet.

PS : je modére un peu le commentaire, rajoutant que la vision d'ensemble du texte est très angélique, vision très simplifiée et hélas trop simpliste.

   Donaldo75   
15/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le jeu de mots du début m'a fait penser à celui du film de Gérard Oury "La Grande Vadrouille" où Bourvil dit à Louis de Funès: "il n'y a pas d'hélice hélas c'est là qu'est l'os". Marrant, non ?

Sinon, il y a une forme professorale dans ce texte du genre mon professeur d'histoire en classe de cinquième; c'est louable mais elle nuit à la poésie dont elle ne développe pas le souffle. Peut-être que coller à tout prix au thème - une contrainte, je le reconnais mais c'est ça l'esprit du concours - a inhibé la dimension poétique.

   Vilmon   
15/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Je ne sais pas. C'est un sommaire incomplet de l'histoire humaine. On voit l'évolution et le temps qui passe. Je n'ai pas senti de poésie. Il n'y a pas de recherche d'élégance à exprimer de façon originale. Et j'ai trouvé plutôt ordinaire de fermer la boucle en revenant aux origines. En fait on peut se questionner où trace-t-on l'origine de l'humain. Le Cro-Magnon est-il son origine ou la première cellule vivante?
Vilmon

   Cyrill   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J’ai bien aimé l’idée du poème, mais je trouve qu’il s’étire en longueur et en ennui pour moi, dois-je avouer.
Pour une poésie libre, il me semble que le dodécasyllabe est presque systématique, au risque parfois de chevilles grossières : et puis, et aussi, et enfin... Ce qui a pour effet un récit assez plat.
Et puis « passe et lasse hélas » pour démarrer le propos… Je pense qu’il aurait mieux valu éviter ce jeu de mots si appuyé et légèrement essoré.

   Polza   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien
À la fin de ma lecture je me suis que j’aurais beaucoup aimé avoir le narrateur/la narratrice de ce poème comme prof d’histoire tant ça passe vite et fait moins de choses à apprendre du coup. C’est un des points qui m’a quelque peu dérangé dans ce texte. J’aurais voulu un peu plus de matière, j’ai eu l’impression de ne pas pouvoir entrer pleinement dans l’histoire, qu’il manquait des morceaux. En même temps, en guise de préambule « Le temps passe et lasse, hélas » annonçait la couleur. Je n’ai pas trouvé que le jeu de mots servait spécialement le texte, je m’en serais éventuellement passé sans aucun problème. J’ai beaucoup aimé la notion d’éternel recommencement qui vient conclure le tout en forme de boucle. « 
qui ne virent pas venir le petit psychopathe » Je me suis dit dans ce passage qu’il y avait peut-être d’autres qualificatifs plus appropriés et expressifs que petit pour décrire un psychopathe. Finalement, bien que plutôt basé sur des considérations belliqueuses, j’ai trouvé ce poème plutôt frais et pétillant comme une bonne cuvée de champagne. Merci pour la coupe.


Oniris Copyright © 2007-2022