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Poésie néo-classique
Robot : Jour de novembre au cimetière
 Publié le 02/04/20  -  21 commentaires  -  760 caractères  -  246 lectures    Autres textes du même auteur


Jour de novembre au cimetière



Aussi mordant qu’un loup, d’un coup de dent hargneux,
Un grand vent de novembre écorche les visages,
Et le grésil fouettant en averses sauvages
Contraint les visiteurs à refermer les yeux.

Par brusques va-et-vient les soufflets ombrageux
Volent aux arbres gris le reste des feuillages.
À l’horizon bouché s’assemblent les nuages
Qui pleurent un brouillard, en grands lambeaux lépreux.

Un hommage aux défunts, à défaut de prière,
Gît dans les pots de grès noircis du cimetière :
Un chrysanthème meurt, triste bouquet d’accueil.

Il sied à ces moments un vêtement plus sobre !
Oublieux à présent des roux et ors d’octobre
L’automne s’est couvert d’un sombre habit de deuil.


 
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   Curwwod   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sonnet à l'atmosphère funêbre, presque brutale où tout le champ sémantique concourt à un décor froid, humide et violent. Tout est vécu par le locuteur comme abimé, dégradé, d'une profonde et poignante tristesse. L'homme est totalement absent de cette évocation où le paysage et le climat prennent toute la place donnant une impression de lieu déserté et désolant. Je préfère les tercets aux quatrains, surtout le dernier avec ces beaux derniers vers:

"Oublieux à présent des roux et ors d’octobre
L’automne s’est couvert d’un sombre habit de deuil."

   papipoete   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
Il n'y a plus de saisons...mais ce 1er novembre, le ciel ne fait pas les choses à moitié ! Le froid et le vent se sont alliés, pour rendre cette visite aux morts, glaciale, à faire venir au coin des yeux des larmes grelotées...
NB le cimetière tel qu'il doit paraître, en songeant à nos chers défunts, que recouvre simple terre ou caveau monumental !
L'automne pour la circonstance, s'est " couvert d'un sombre habit de deuil " et le chrysanthème lui aussi s'est mis au diapason des gisants, il est mort...
une visite bien douloureuse de nos défunts, sous la plume de l'auteur, qui montre le temps méchant ce jour-là, comme pour nous faire souffrir, au bord d'une chère sépulture !
les 7e et 8e vers montrent bien le décor, " nuit et brouillard "
le tercet final semble laconique, et pourtant, il n'y a rien à rajouter !
techniquement, un sonnet presque parfait, mais le hiatus du 5e vers ( va/et ) empêche la forme classique ! quel dommage !
papipoète

   Mokhtar   
20/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Triste, lourd, glauque, très ambiancé ce sonnet classique dans la forme et le ton.
Parfaite harmonie entre la nature et les cœurs, gris ou noirs.
Le dernier tercet est superbe, mais tout le texte est d'excellent niveau.
A lire pour alimenter, poétiquement, la déprime.
Une petite flèche basse pour l'hiatus du vers 13.

Excellent travail, technique sûre sans faiblesse. Bravo

   Hananke   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Même si le thème du cimetière et de la Toussaint est usé jusqu'à
la corde, on prend un certain plaisir à lire cette nouvelle version.
Notamment avec les tercets.
Les quatrains, quant à eux, même s'ils présentent des images fortes
comme ce loup mordant et les soufflets ombrageux, sont plus
conventionnels.
Un sonnet qui se lit avec plaisir.

   Melusine   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Evidemment, dès le titre, on ne s'attend pas à une démonstration de hip hop.
Tout de suite l'air est plombé par un ciel en phase avec le lieu.

C'est tout le talent de Robot qui s'exprime là :

"À l’horizon bouché s’assemblent les nuages
Qui pleurent un brouillard, en grands lambeaux lépreux."

"Gît dans les pots de grès noircis du cimetière :
Un chrysanthème meurt, triste bouquet d’accueil."

Chaque mot minutieusement choisi nous fait descendre toujours un peu plus dans la mélancolie ambiante, jusqu'à la dernière strophe qui clôt le tout avec maestria.

   Lebarde   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot

Un vrai temps de « Toussaint » : à coup sûr : tant dans le ciel que dans les cœurs moroses.
Ne plus espérer le moindre rayon de soleil et les journées raccourcissent irrémédiablement.
Vous avez parfaitement rendu cette atmosphère triste de circonstance.

«  un grand vent de novembre écorche le visage
....
Contraint les visiteurs à fermer les yeux »

Tout est dit dans ces deux vers.

Ah le pot de chrysanthème. Chacun sait que les premières gelées lui sont fatales et l’hommage aux défunts est souvent de courte durée jusqu’aux hortensias des rameaux!!

Beau sonnet d'ambiance qui aurait mérité le classique sans ces maudits hiatus: va-et-vient ( en est ce vraiment un ?), et « et ors « ( celui la ne pouvait passer!)

Merci pour ce poème comme je les aime.

Lebarde

   sympa   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Robot,

Une visite bien lugubre de ce cimetière, en accord avec la tristesse des lieux et le
temps de Toussaint . Cette athmosphère très bien décrite n'est pas pour me déplaire.

"Un hommage aux défunts, à défaut de prière,
Gît dans les pots de grès noircis du cimetière :
Un chrysanthème meurt, triste bouquet d’accueil."

Je retiens en particulier ce tercet avec l'image du chrysanthème qui se meurt ainsi que le dernier vers du second.

"L’automne s’est couvert d’un sombre habit de deuil", très beau.

   Davide   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Robot,

Un sonnet dont la réussite tient, à mon sens, d'une atmosphère adroitement investie, du premier au dernier vers : novembre, en habit de deuil, s'inaugure dans la solennité du champ lexical de la "maussaderie". Tout y est sombre, de la météo bien grise à la torpeur des visages… Qui plus est, beaucoup de consonnes percutantes, à l'image de "coups de dents", notamment dans les quatrains, accompagnées par le souffle venteux des [s], des [f] et des [v].

Aux quatrains essentiellement descriptifs succèdent des tercets plus imagés ; ainsi, l'ensemble s'équilibre. Un bien beau tercet final, dénouement qui s'impose de lui-même, fataliste et contemplatif, où l'automne personnifié se dépare de ses feuillages diaprés.

J'ai juste été embêté par le mot "lépreux", un peu trop épicé, connoté peut-être, dans le morne ombreux de ce troublant paysage automnal.

Un beau travail. Une belle lecture. Merci !

   dream   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Robot, bonsoir

Dans un lyrisme aux accents lancinants soufflés par un climat lourd et sombre dans un décor austère en gris et noir à la fois, le poète nous convie à ressentir comme jamais la tristesse de ce jour de novembre dédié aux défunts.

Et à cause de cette tristesse et la mélancolie de ces lieux, il est bien difficile de ressortir indemne de cette belle lecture qui, sous l’influence de cette foutue émotion ne cesse de remuer mon épigastre dans un frémissement douloureux.

Des vers que je trouve admirables :

« Gît dans les pots de grès noircis du cimetière :
Un chrysanthème se meurt, triste bouquet d’accueil. »

« L’automne s’est couvert d’un sombre habit de deuil. »

Un grand Merci et un immense Bravo !

dream

   Provencao   
3/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Par brusques va-et-vient les soufflets ombrageux
Volent aux arbres gris le reste des feuillages.
À l’horizon bouché s’assemblent les nuages
Qui pleurent un brouillard, en grands lambeaux lépreux."

MERCI appuyé pour ses sublimes vers.
Quelques réflexions personnelles:


Faut-il accorer" le va-et-vient des soufflets ombrageux" de la mort ?

Pour "l'horizon bouché" tragique, l'hommage aux défunts dans la conscience de la mort est -il l'idéal de la lutte des extrêmes, de la belligérance toujours reconduite de l’absolue évidence et de l’absolue ambiguïté, l’ambigu étant le plus absolu?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Cristale   
3/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Aussi mordant qu’un loup, d’un coup de dent hargneux,
Un grand vent de novembre écorche les visages,"

Le décor est planté et j'avoue avoir remonté ma couette en lisant ce poème.

Ambiance glaciale d'un "jour de novembre", nuances de gris sur paysage macabre tracé du seul regard du narrateur observateur qui semble se détacher de celui des visiteurs aux yeux fermés.

Pas de "je" dans ce poème où s'expriment librement tous les ressentis en un tableau visuel, sonore et palpable.

Une belle description qui, bien qu'évoquant un endroit sinistre, dessine les reliefs animés d'une saison indifférente à la présence humaine.

Je crois savoir que lors d'expressions toutes faites : çà et là, peu à peu, va-et-vient etc. ces hiatus sont tolérés.
Pour moi il n'y a donc pas de faute à "Par brusques va-et-vient" puisque c'est une exception à la règle.
Par contre aucune exception pour "et or" qui m'a piégée plus d'une fois :)

Bravo et merci Robot.

Cristale

   Vincente   
3/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Poème en deuil, "sobre" comme le "vêtement" dépouillé de "l'automne" (très belle image), il colle à l'ambiance évoquée de façon étroite, et profite de la scansion paisible et harmonieuse du sonnet, mode rassurant face "aux soufflets ombrageux" du moment tourmenté.
Le traitement apporte ainsi une "interprétation" assez singulière à ces passages au cimetière en novembre que nous sommes nombreux "à visiter" dans l'automne, dans les conditions décrites, mais dont peu sauraient manier la plume de la sorte.

J'ai bien aimé l'ensemble de la proposition. Si je devais préciser ce qui a pu limiter mon adhésion, je parlerais du côté "propret" de l'évocation, belle mais assez sage, à part dans trois passages (la moitié du poème tout de même…) : les deux premiers vers et la deuxième strophe, plus forts et au lyrisme plus "emporté", et l'image inspirée dans les deux vers finaux.

   Anje   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et ors... Et oui, le t de et ne se lie pas hélas. Sinon, ce sonnet est quasiment parfait. En le lisant, on relève son col et l'on enfonce la tête dans le cou. Il fait froid, il fait sombre et humide. Comme l'usage veut le deuil.

   Donaldo75   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Moi qui aime tant les sonnets, je ne peux qu’applaudir au tien, un version sombre et funèbre de ce genre. Rien n’est de trop, il n’y a pas de surcharge ni dans la tonalité, ni dans l’usage des adjectifs, ni dans la coloration. En même temps, disent mes petits neurones critiques, comment surcharger le gris ? Eh bien, je leur réponds que c’est possible et que ce n’est pas le sujet. Ici, le dernier vers résume bien l’ensemble, donne bien à ce mois de novembre – que personnellement je n’aime pas – sa dimension presque mortuaire.

Bravo !

Don

   Miguel   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'austérité du temps de la Toussaint est parfaitement rendue, je la retrouve comme dans la vraie vie. Je suis tout à fait dans ces sentiments et dans cette perception à cette période-là. Le mariage de l'atmosphère du cimetière et de celle du moment est parfait. Si c'est le "va-et-vient" qui prive ce texte de la section classique, c'est exagéré. Une telle expression relève du mot composé, et l'hiatus à l'intérieur d'un mot est permis.

   emilia   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème à contretemps en ces beaux jours de printemps, mais il est vrai que la fin de l’automne « sied mieux à un moment de deuil… », « le grand vent mordant de novembre, les nuages pleurant un brouillard… », la nature est au diapason avec « les pots noircis du cimetière » et « le chrysanthème mort », lui aussi : sombre et triste grisaille reflétant les sentiments de désolation…

   Robot   
5/4/2020
Remerciements et à propos de jour de novembre

Ci-dessous
www.oniris.be/forum/retour-sur-jour-de-novembre-t27992s0.html#forumpost386255

   Stephane   
5/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

L'automne (que je déteste tant), est ici magnifié par les éléments qui le caractérisent, à savoir la grisaille et le vent. A cela s'ajoutent les nuages et quelques "lambeaux lépreux" (pour reprendre vos propres termes) de brouillard.

Les rimes de ce sonnet néo-classique se fondent admirablement dans le texte et c'est déjà en soi un tour de force, tant l'objectif est difficile à atteindre.

L'évocation de la mort jusque "dans les pots de grès noircis du cimetière" (sic dans le texte) est admirable.

Une belle réussite, merci.

Stéphane

   Michel64   
6/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la lecture de ce poème on se surprend à relever son col pour s'emmitoufler.
La tempête, l'automne habillé de deuil et le cimetière en décrépitude donnent au tableau une ambiance triste et froide comme la mort. En cela ce poème est une réussite.
Les deux derniers vers sont mes préférés.
Merci pour ce partage.

   assagui   
7/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour,

ce que nous décrit Robot c'est un jour de novembre, d'après Toussaint où les allées sont bien plus vides, où les chrysanthèmes même sont livides. C'est un jour où le ciel est si sombre qu'il ne laisse aucune chance à la terre de recueillir une ombre.

   Myo   
26/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une atmosphère pesante et grise bien rendue par la description du décor et des intempéries.

Dommage ces quelques hiatus qui rendent la lecture un peu moins fluide.

J'aime beaucoup..


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