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Poésie contemporaine
Robot : L’île déserte
 Publié le 17/09/21  -  13 commentaires  -  713 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

Rimes alternées.


L’île déserte



Si belle semblable à la fleur,
Mon ardeur tant épanouie
Se ferme au soleil et se meurt
À présent que tu es partie.

Reste une terre où les eaux vives
Ont disparu soudainement
En abandonnant sur les rives
Les limons de nos bons moments.

Je me tiens là, comme le chien
Qu’aux vacances l’on abandonne ;
Mais qui, si le maître revient,
Sait par avance qu’il pardonne.

Demeure toujours en mon âme
La rivière de mes soupirs,
Et je la remonte à la rame
En quête de mes souvenirs.

Regards tournés vers l’horizon
D’une improbable découverte
J’espère en toute déraison
Ton retour vers l’île déserte.


 
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   socque   
30/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Malgré le sujet rebattu qui aurait tendance à m'agacer, je trouve du charme à ce poème, une douceur, sans doute parce qu'il me paraît exempt d'aigreur. Les vers sont bien balancés selon moi, le rythme d'octosyllabes me plaît. Le sentiment est étale, pas de grandes envolées, une souffrance palpable mais stoïque… Bref, de l'allure à mon avis. Le dernier quatrain me semble clore parfaitement.

   Lebarde   
31/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belles images pour évoquer les souvenirs d’une « amie » ayant suscité de plaisantes ardeurs, qui après son départ laisse derrière elle des terres asséchées.
Espérance d’un retour « vers l’île déserte » :
« Je me tiens là, comme le chien;
Qu’aux vacances l’on abandonne
Mais qui, si le maître revient,
Saut par avance qu’il pardonne »

J’apprécie la simplicité de l’écriture, la fluidité et l’élégance de ce poème en octosyllabes;
Je regrette les rimes « fleur/meurt », « soudainement/moments », « chien/revient », la ponctuation approximative et puis ce risible « semblable/à « .

Bon sujet et belle poésie néo néanmoins.

En EL
Lebarde

   Miguel   
1/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau texte, très émouvant, fait de simplicité et d'authenticité. Les images sont neuves et fortes, les vers mélodieux. Un chant lyrique, une élégie où l'espoir cependant, rend la douleur supportable. Cet espoir est-il vraiment "en toute déraison" ? Car le coeur à qui serait adressée une telle supplique ne pourrait qu'en être touché, et revenir.

   GiL   
2/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cinq quatrains pour raconter le départ de l'être aimé, le sentiment de manque, la quête des souvenirs et l'espoir sans illusion d'un invraisemblable retour, chaque quatrain faisant l'objet d'une métaphore ou d'une image facile, déclinée avec naturel.

Est-ce l'emploi de l'octosyllabe, le schéma (faussement ?) ingénu du poème ou le vocabulaire simple qui lui confère ce charme spontané ? En tous cas, charmant, c'est ainsi que je l'ai perçu d'emblée. Et j'avoue n'être pas beaucoup plus avancé dans mon analyse après plusieurs lectures...


Donc, sans vraiment savoir pourquoi, j'aime bien ce poème. Merci pour cet agréable moment de lecture et de commentaire.

   Queribus   
7/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème comme je les aime: de la simplicité, un langage direct, des mots bien choisis et une prosodie sans faille. Le sujet, classique des classiques, n'en était pas moins redoutable; vous avez su, avec habileté, éviter les pièges de la grandiloquence et du tout venant pour trouver un son très personnel avec de belles images poétiques: "Mon ardeur tant épanouie se ferme au soleil", ""les limons de nos bons moments", ""La rivière de mes soupirs", ""J'espère en toute déraison"".

En résumé de l'excellent travail pour commencer la journée.

Bien à vous.

   Vero   
17/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

J'ai beaucoup aimé ce poème plein d'espoir d'un jour retrouver celle qui fut tant aimée et rappelle tout autant des souvenirs .
Nostalgie et espoir tout en simplicité, nul besoin de se casser la tête pour comprendre.

Je retiens en particulier ces quatrains:

Je me tiens là, comme le chien
Qu’aux vacances l’on abandonne ;
Mais qui, si le maître revient,
Sait par avance qu’il pardonne.

Demeure toujours en mon âme
La rivière de mes soupirs,
Et je la remonte à la rame
En quête de mes souvenirs.

   papipoete   
17/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Robot
Tu étais mon soleil même lorsque le ciel faisait des siennes ; aujourd'hui, le ciel est si bleu pourtant et dans mon coeur, c'est nuages et grisaille depuis que tu es partie ! Et pourtant, je t'attendrai et si tu me reviens, ne crains pas ni mon regard ni mes reproches, je serai là sur le pas de la porte...
NB quand amour rime avec toujours, quoiqu'il arrive tel un chien abandonné qui viendra faire la fête à son lâche maître, le héros esseulé tel Robinson sur son île, vivra de ses tendres souvenirs, comme croix cochée sur le calendrier de son coeur...
La première image évoquant un tournesol désorienté, qui se ferme au soleil au contraire de son éveil, est particulièrement évocatrice de cet état d'esprit que bien des Roméo connurent un jour passé...
la 3e strophe, fort touchante est ma préférée.
pourquoi " contemporain " plutôt que " néo-classique ? " peut-être la diérèse de " épanouie ? " qu'il fallut dire en " synérèse ? " ; je ne sais

   emilia   
17/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De belles métaphores parsèment cette élégie au départ de l’aimée (la fleur qui se ferme et se meurt/la disparition des eaux vives/l’évocation du chien en attente de son maître/les soupirs de regrets dans la quête des souvenirs/la déraison de l’espérance d’un retour…) quand l’île enchantée de l’amour n’est plus qu’une île désertée… ; merci à vous pour ce partage sentimental porteur d’un fol espoir exprimé dans ces deux verbes situés en tête de strophe comme s’ils s’adressaient en message subliminal à celle qui est partie « Reste/Demeure » car « J’espère » encore…

   Donaldo75   
17/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir Robot,

L’exergue m’a bien fait marrer, du genre il fallait en placer un pour être en mesure d’envoyer le texte en proposition. Bon, je ferme la parenthèse. Sinon, le poème est bien composé mais il ne m’a pas fait m’envoler dans des cieux inexplorés par mes pauvres synapses nocturnes. C’est plutôt sage, comme l’incipit – zut, j’ai réouvert la parenthèse – avec des rimes alternées qui sentent le bon élève en composition poétique.

« Demeure toujours en mon âme
La rivière de mes soupirs,
Et je la remonte à la rame
En quête de mes souvenirs. »

Ce quatrain et celui qui le précède vont dans le sens de mon commentaire ; la rime est propre mais les images pas toujours au top de l’inspiration me semble-t-il. Ou alors, c’est moi qui remonte à la rame la rivière de mon commentaire.

   Cyrill   
20/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé le ton, entre l'amertume et l'espoir contre toute raison.
Les métaphores eau vs désert m'ont plu par leur simplicité et leur ordonnancement, c'est fluide, ça coule tout seul.
Le chien abandonné, que tu as déjà abordé en tant que sujet principal d'un autre poème, m'a fait te reconnaître :-), et m'a également fait penser à Brel (l'ombre de ton chien). Ce passage est poignant !
C'est un beau poème, qui reste léger malgré la tristesse (contenue), et je suis certain que les octosyllabes y sont pour quelque chose aussi.
Merci !

   Robot   
22/9/2021

   Cat   
26/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Robot romantique ? Je m'en doutais un peu. ^^

Comment ne pas succomber alors à cette nostalgie poignante et sincère qui s'invite dans chaque strophe soufflant sur cette île déserte.

Ce vers, surtout « Mais qui, si le maître revient, Sait par avance qu'il pardonne » où se lit toute la détresse contenue dignement, et le chagrin désabusé de celui qui espère tant « ton retour vers l'île déserte ».

Je ne connais rien à la métrique, mais ici je retrouve pourtant la petite musique qui berce le cœur, due certainement aux rimes croisées. Elle insuffle le bon tempo à la douce résignation qui transparaît en filigrane entre les lignes.

Un drame vieux comme l'amour, mais auquel tu as conféré tout ton savoir faire de poète.

Merci, Robot.


Cat

   solo974   
29/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Robot,
Si le thème de la séparation abordé dans ton poème n'est pas original en soi, tu as su m'émouvoir avec la deuxième strophe :
"Reste une terre où les eaux vives
Ont disparu soudainement
En abandonnant sur les rives
Les limons de nos bons moments."
La dernière, en revanche, m'a paru un peu convenue.
Bien à toi et au plaisir de te relire.


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