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| Passant75
7/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai trouvé ce texte sobre et cohérent dans sa manière d’évoquer la sidération après un choc brutal, voire la mort, dans le cas de jeunes victimes d’accidents de voiture. Le mot « figés » est bien choisi, parce qu’il désigne autant les morts que ceux qui restent physiquement ou psychiquement arrêtés après l’impact.
J’ai particulièrement aimé « C’est l’intérieur qui brûle, / la pierre est déjà froide », deux vers qui opposent douleur intime et froideur définitive. Le jeu de mots « La tôle ou la taule » est également intéressant, il permet une lecture à la fois physique et existentielle. La répétition finale, « Où vont les figés ? / Où vont les figés. », m’a aussi semblé réussie. La question revient comme une pensée obsédante, sans réponse possible. Le passage du point d’interrogation au point final transforme la question en constat … figé. En revanche, le poème reste parfois un peu conceptuel. Il évoque davantage la sidération qu’il ne la fait réellement ressentir dans la chair. Certaines images comme le vide, le froid ou le silence ne sont guère originales. Au final, malgré cela, le texte laisse une trace par sa retenue, sa densité et son refus du pathos. |
| Ornicar
7/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Oui, où vont-ils ces "figés" qui dans la fleur de l'âge fichent leur vie en l'air et en terre ?
Ce texte semble faire écho à la mort tragique de quatre jeunes gens âgés de 17 ans survenue il y a peu sur une route d'Ardèche. Pas de recul ni de fioritures ici. Mais un texte brut, sec, lapidaire comme "la pierre déjà froide" pour dire en peu de mots l'indicible, la jeunesse, l'extrème violence du choc, les vies brisées, la sidération : "affamés de vie", "frappés de vitesse", "la tôle ou la taule". Un texte qui fait mal et frappe juste. Qui fait mal parce qu'il frappe juste. Je sens que l'auteur de ces vers est aussi remué et perturbé que moi. A cette aune, l'écriture est donc incontestablement réussie. Pourtant, je ne peux pas vraiment dire que j'aime ce texte car il me dérange en m'obligeant à penser à ce à quoi je ne veux pas repenser. Je lis et je voudrais fuir mais ne peux me détacher de cette confrontation avec l'horreur avant d'être parvenu au bout. Est-ce parce qu'il est encore trop tôt ? A l'issue de ma lecture ne peux m'empêcher de penser aux proches des victimes, à tous ceux qui restent. A destination de l'auteur(e), mon appréciation bancale traduit l'ambiguïté des émotions et sentiments contradictoires qui m'ont traversé. Ornicar |
| EtienneNorvins
25/5/2026
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Texte dense au style elliptique, presque fragmentaire, ce qui provoque en effet une impression de sidération.
L'obscurité volontaire ouvre à plusieurs interprétations : pour ma part, sans avoir lu l'incipit (qui "spoile" trop souvent la lecture...), il m'a semblé (Tôle de l'habitat précaire / Taule de la délinquance) qu'il s'agissait de l'exclusion sociale, de la marginalisation qui arrête tant de jeunes dans leur élan vers l'existence, et les enferme dans un cercle absurde et vicieux que rend dramatiquement bien le dernier distique : les voici cloués, vides, pierres vivantes abandonnées en chemin et déjà froides mais brûlantes a l'intérieur... Du coup, il m'a presque semblé sentir la colère rageuse sur laquelle cela ouvre, jusqu'à des actes de violence aveugle... Il apparaît que je me suis fourvoyé et qu'il s'agit d'accidents de la route et non de la vie ? Je vais donc m'abstenir d'apprécier plus avant... |
| LeChevalier
25/5/2026
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Félicitations pour votre première publication sur le site !
Je l'ai lue avec beaucoup de curiosité. Même si je regrette la faible étendue du texte, je trouve le thème intéressant. Je ne comprends pas bien la distinction que vous faites entre « tôle » et « taule » qui me semblent être des orthographes alternatives d'un seul mot. Je comprends un peu mieux les deux dernières phases : elles jouent sur l'homonymie, en français, entre pronoms interrogatifs et relatifs : donc la question et la réponse ne se distinguent que par l'intonation (retranscrite par le point d'interrogation ou simple). Enfin, je serais bien content si au bout de quelque temps vous ouvriez un sujet sur le forum pour nous expliquer vos intentions qui me paraissent un peu difficiles à percer. |
| BlaseSaintLuc
25/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Parfois commenté, c'est très difficile, mais l'on ne me force pas, alors j'y vais!
« La tôle ou la taule » ? Les mots sont ici, mais semble-t-il, pas les corps. Quelque chose, quelqu'un, plusieurs ? Mais tout est figé. Le vide est entré ! Pleurons les figés ! Pourquoi la question ne se répète pas ? « Où vont les figés ? Où vont les figés . » C'est poétique, oui. Ça n'est pas théâtral, pas de pathos exagéré. (pour le thème qui est grave) La musique est très silencieuse, un texte qui ne fait pas dans l'excès. J'aurais voulu voir la vitesse et le drame. |




