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Poésie néo-classique
sdbs : Onkalo
 Publié le 27/11/11  -  9 commentaires  -  619 caractères  -  260 lectures    Autres textes du même auteur

Comme un temple secret.


Onkalo



Parti loin au-delà de l'algèbre du monde,
Il rit encor, le fou, dans l'hélium éclatant,
Des couleurs dont il peint le cortège du temps,
L'or amer de nos joies, tristesses infécondes.

Mais sous les étendues que la neige a noircies,
Sous la sève qui dort, sous la terre engelée,
Ils enseveliront le don de Prométhée
Que puisse l'engloutir le ventre de l'oubli !

Aux millions de matins, d'aurores irréelles,
Je préfère la nuit, fournaise de métal :
Étendu sous la mort, je serai la vestale
De ce sombre brasier de cendres éternelles.


 
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   wancyrs   
7/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
j'avoue que je ne savais pas l'existence de ce site - Onkalo - avant ce texte, alors je pense que les mots ne suffiront à dire ce qui se construit... ensevelir des déchets radio-actif pour 100 000 ans...

Le texte paraît hermétique, à l'instar de la première strophe que je ne comprends pas bien, même si algèbre fait allusion à la mathématique, ou la physique nécessaire à construire le complexe Onkalo, et que l'hélium, gaz rare nous rapproche de la chimie, donc radio-activité.

La neige ici nous situe où devrait se construire cet abri nucléaire, Finlande et Suède, et ensevelir nous dit que l'abri serait souterrain.

Pas beaucoup d'émotions, c'est froid, un peu comme ce projet, et j'apprécie juste la découverte que m'a permise ma lecture.

   placebo   
8/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J'avais trouvé le texte bien rythmé, les mots plutôt bons bien qu'un peu grandiloquents (millions, éclatant, éternelles), mais j'avais ressenti peu d'émotions.

Un petit temps plus tard, j'ai fait la recherche du nom utilisé en titre et ça s'éclaire bien.

Bon, mettons tous les débats de côté pour nous concentrer sur le texte :)

Au niveau métrique ça me semble bon, choix compréhensible d'élider systématiquement les diérèses. oubli/noircies est faible et avec la structure embrassée on perd un peu le chanté, je trouve (prométhée/engelée pose moins de problème)

J'ai relu le texte beaucoup de fois. Je trouvé définitivement que la fin en fait trop. Peut-être diluer un peu, mettre deux strophes, plus posées. Pourquoi pas façon "survivre après une catastrophe" sans moralisation, par exemple, juste le constat ?

Bonne continuation,
placebo

   Anonyme   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’ai d’abord une question à poser : que signifient les parenthèses qui encadrent certains mots ? Quelle valeur doit-on leur accorder ?
Au passage, je suis perplexe devant l’adjectif « engelée » qui, évidemment, veut désigner la Finlande, mais ne correspond à rien que je connaisse et que j’ai pu rechercher dans mes dictionnaires.
Cela dit, j’ai trouvé dans ce texte, une certaine propension à la vision pessimiste (quasi nihiliste) de notre monde, même si le premier quatrain semble assez enjoué. Mais il est des joies qui masquent la tristesse, on le sait bien.
Et je ne puis croire que le projet Onkalo puisse être assimilé à un renoncement au don de Prométhée : le Feu ! Symbolique de la Connaissance, ce don bienheureux et maudit à la fois ne peut être résumé au seul aspect nucléaire de l’évolution de l’humanité.
Mais admettons la vision du poète ! Ce serait donc le retour à l’obscurantisme le plus noir, le plus primitif !
Alors, bien sûr, je puis comprendre la préférence pour la « fournaise de métal » de la nuit ! Une manière d’en appeler aux flammes de Satan ! Mais Vestale… gardienne donc de ce Feu ? N’y a-t-il pas là un paradoxe ?
Au passage, je verrais bien un « e » à « étendu », puisqu’il s’agit d’une vestale.

   Lagomys   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sujet des plus actuels traité de façon anachronique dans un genre exigeant.
Bien sûr on l’aurait plutôt envisagé sous une écriture plus moderne et ce détournement du classicisme égratigne, pour mon plaisir, certain conformisme frileux.
Un défi audacieux tout en paradoxes qui me plait : on imagine ce grec antique transposé dans notre enfer nucléaire…
De belles paraboles : « sous la terre engelée » (néologisme pour la métrique ? Accordé, le mot parle bien !) et « les étendues (sous-entendu rasées) que la neige a noircies » sommeille « ce sombre brasier de cendres éternelles »; "je serai la vestale" du "don de Prométhée".
Des images dans le thème : « algèbre du monde », « don de Prométhée », « fournaise de métal », en revanche je n’ai pas compris « la sève qui dort » si on parle de radioactivité.
Enfin, j’aime la première strophe bien que je n’en comprenne pas la ponctuation mais je suis plus mitigé sur l’image: « étendu sous la mort ».
Un poème engagé très convainquant et j'aurais apprécié une quatrième strophe.

   Charivari   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Vraiment dommage que vous n'expliquiez pas qu'Onkalo est un site nucléaire pour y amasser des déchets radioactifs... Pour l'éternité !
Sans cette information, le poème paraît abscons, hermétique, mais en connaissant le thème, pas du tout.
Franchement j'aurais mis niveau appréciation "très bien" s'il y avait eu une mention du thème en avant propos, et "exceptionnel" si cette explication était glissée dans le poème même, de manière cohérente avec le reste du texte.

Je trouve le sujet excellent, original, et le recours à la mythlogie classique (le mythe de Prométhée entre autres) mêlé à des termes ultra-modernes, tout à fait pertinent. De très belles images, comme "au-delà de l'algèbre du monde", "le ventre de l'oubli". La prosodie est bonne, le texte coule tout seul. Donc : dommage... Heureusement que d'autres commentateurs expliquent ce qu'est Onkalo, sinon, je serais passé complètement à côté.

   Raoul   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé ce texte bref, abrupt et d'une belle densité. J'ai aimé cet hermétisme qui incite le lecteur à aller chercher un peu, je trouve que cela fonctionne bien avec l'opacité du sujet.
Il y a dans le texte une tenue de ton déclamatoire (d'une sorte de Nostradamus des temps modernes et d'oracle de Pytie tirant les augures) assez obscure qui fonctionne plutôt bien.
Je trouve l'"engelé" extrêmement bien trouvé, ça enrichi d'un vrai sens la signification du mot de départ. De même, "sève, or, hélium, métal, cendre, algèbre et temps" parviennent à créer une alchimie puissante -et assez minéral au final- qui agit comme un rouleau compresseur.
Je suis moins convaincu par les ref. à la mythologie romaine (nordique ou viking ?). La proximité d'"engelée" et "enseveliront" m'a gêné à l'oreille, mais merci pour cette lecture.

   Anonyme   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il aurait été judicieux de placer en incipit la signification d'Onkalo pour les ignares comme moi (lol) mais maintenant je sais.

Partir au-delà de l'algèbre du monde (j'aime beaucoup)
Un thème d'actualité que la consommation massive de notre siècle ne résoudra jamais...
La dernière strophe me porte à la réflexion
Au plaisir de vous relire.

   pieralun   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je partage l'avis de Charivari sur la nécessité de connaître la spécificité d'Onkalo pour apprécier le texte. Bon! il y a Google tout de même.

J'aime la 1ere strophe.....sauf "tristesses infécondes" qui ressemble à une cheville, tant pour le nombre de pieds que pour la rime.

Très beaux 5e et 6eme vers. En revanche, je ne comprend pas la syntaxe pour le 8eme vers: "Que puisse l'engloutir le ventre de l'oubli ! " c'est un souhait de l'auteur? fallait-il " : " ou " ; " après Prométhée? de plus, ce n'est pas très joli.

Troisième strophe, le sens m'échappe un peu. "je " est-il l'auteur, et si oui, pourquoi cette prise de position pour ce qui peut être qualifié de tous les noms, sauf d'une tradition.

   vicon   
28/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup ce texte qui donne vraiment le vertige du temps, le vertige de l'objet. Je trouve le traitement mythique, le choix des mots, la forme du rimé, très pertinents : quelque chose de très contemporain et de très archaïque - ce qui est souvent la force des grandes œuvres.
Malheureusement, à ma deuxième lecture, votre poème s'est un peu effiloché. Je regrette notamment un coté trop démonstratif, trop dramatique. L'arrivée du "Je préfère la nuit", je l'ai trouvé plutot malvenue - tout comme l'injonction "Que puisse l'engloutir" : on rentre dans le lyrisme et, fatalement, l'objet s'efface pour laisser place au poète. Finalement, l'impression qui s'en est dégagée pour moi est que le site d'Onkalo n'était après tout qu'une métaphore pour un refuge un peu gloaque, et que le sujet n'était pas lui mais "je"...
Ca reste très bien écrit, le vertige persiste, mais avec à mon gout un petit peu moins d'ampleur...

En vous remerciant,
V.


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