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Poésie libre
solo974 : Immortelle douleur
 Publié le 19/02/19  -  14 commentaires  -  1419 caractères  -  227 lectures    Autres textes du même auteur


Immortelle douleur



elle était si jolie
boucles dorées
douces et si tendres

comment pouvais-je imaginer

j’aimais m’y blottir
pleurant à l’idée de la mort
et sur son cœur tendre des larmes je versais

comment pouvais-je imaginer

attendrie
et regard mordoré
elle consolait mes peurs

comment pouvais-je imaginer

elle me disait toujours
que mon âme blessée elle saurait soutenir
qu’elle serait toujours là, chagrins entrelacés

comment pouvais-je imaginer

mais un dimanche obscur
je la revois encore
ses larmes refouler

et je n’ai rien imaginé


son cœur d’or
n’aimait pas la tristesse
était rarement chagrin

et je n’ai rien imaginé

je n’ai pas su entendre
le mal qui te rongeait
et étreignait ton cœur

et je n’ai rien imaginé


incomprise gésine
d’un noir secret
un dimanche tu es partie

et je n’ai rien imaginé


Marie-Laure a mis fin à ses jours, au stade ultime de l’érotomanie qui la rongeait.


 
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   Corto   
24/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dès le premier vers j'ai fredonné la chanson d'Alain Barrière "Elle était si jolie Que je n'osais l'aimer". (refrain des années 1960).
Le poème se déroule harmonieusement entre amour et finalement remords.
Bien équilibrées les deux parties décrivent avec finesse la période heureuse "elle me disait toujours que mon âme blessée elle saurait soutenir" puis le dénouement formulé avec pudeur "un dimanche tu es partie et je n'ai rien imaginé".
Le secret de la vie intérieure règne tout au long du poème.
Bravo.

   STEPHANIE90   
26/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

une peine bien délicate et lourde à porter pour un être cher que l'on perd.
Vous la narrez avec délicatesse et douceur, tout en émotion dans cette belle poésie libre. J'aime beaucoup votre poème sur un sujet de société tabou. Bien trop sans doute, comme beaucoup d'autre...
Si ces quelques vers pouvaient ouvrir l'esprit de certains trop bien pensant. Mais souhaitons déjà à marie-Laure d'avoir ainsi trouvé la paix qu'elle n'a su trouvé en ce monde. Et à vous de retrouver la votre.

Merci et au plaisir de vous lire, et de découvrir qui est l'auteur ???

   domi   
29/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est un joli poème, mais qui interpelle tellement sur l'érotomanie que toute l'attention se porte sur cette maladie et qu'on se demande comment le narrateur a pu ne rien "remarqué" ...
On apprend que ceux qui en sont atteints en souffrent terriblement , ici au point de se suicider..
Peut-être eut-il mieux valu, "poétiquement parlant", ne rien préciser en exergue ?

   izabouille   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Solo,

Cette poésie magnifique raconte une bien triste histoire.
J'aime beaucoup la répétition des "comment pouvais-je imaginer" et ensuite "je n'ai rien imaginé" posés comme des refrains entre les strophes. On visualise bien la personne à laquelle elle s'adresse, pleine de joie de vivre, et pourtant...
J'ai moins compris le tutoiement final alors que vous parlez d'elle à la troisième personne dans les premières strophes, mais ça n'enlève rien à la beauté du texte qui est plein d'émotions.
Merci pour le partage.

Iza

   papipoete   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour solo
" je n'aurais jamais cru...elle, qui toujours souriait, consolait un chagrin, remettait en place une mèche blonde à mes cheveux ; je n'aurais jamais cru...que j'étais le miroir de ce qu'elle était ! je n'ai jamais imaginé qu'en elle couvait ce secret qui la rongeait, et puis un jour tu n'en pus supporter l'étreinte, et d'elle tu te libéras à jamais ! non, je n'aurais jamais cru ! "
NB en vous lisant, je rajoute dans ma tête un air d'Aznavour, qui colle bien à ces paroles...Votre poème commence si délicatement, et comme une écharpe de velours tient chaud à vos vers...mais le dénouement semble corde tendue à une potence, qui ne céda point .

   PIZZICATO   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'érotomanie est effectivement une maladie mentale grave aux effets dévastateurs. Adèle Hugo en sombra dans la folie.

Ce qui interpelle, ici, c'est qu'elle est présente (la maladie) au sein d'un couple.

Le narrateur semble avoir eu beaucoup d'attention pour sa compagne et manifesté un grand attachement ; ce qui n'est pas dans le processus habituel.
" je n’ai pas su entendre
le mal qui te rongeait
et étreignait ton cœur ".

" incomprise gésine
d’un noir secret
un dimanche tu es partie " Fort belle tournure pour dire...

   Pouet   
19/2/2019
Bjr,

un premier vers d'Alain Barrière, et un "comment pouvais-je imaginer" qui n'est pas sans rappeler Ferrat et sa montagne ardéchoise. Ça m'a marqué tout de suite, pas forcément positivement mais pourquoi pas après tout.

J'avoue que dans l'ensemble j'ai trouvé les vers bien sages, un brin convenus pour certains, il m'a manqué un poil d'originalité dans les tournures mais bon cela n'engage que moi.

Je ne suis pas particulièrement fan non plus du dernier vers "explicatif".

Vous l'aurez compris je n'ai pas trop adhéré à ce texte, ce qui reconnaissons-le n'est pas bien grave et n'enlève rien à sa qualité. J'aurais d'ailleurs tout aussi bien pu m'abstenir de vous le signifier.

Cordialement.

   Davide   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour solo974,

Le premier vers "elle était si jolie" m'immerge d'emblée dans la tendresse de la chanson d'Alain Barrière, que j'ai appris au piano quand j'étais enfant (et que j'aime beaucoup...). Merci pour ce clin d'œil.

Quelques remarques :
v.10, j'aurais mis "et LE regard mordoré"
v.14, je trouve que le verbe "soutenir" n'est pas très élégant dans le contexte ; "apaiser" ou "rassurer" eût été plus approprié.
v.23 et v.27, dommage pour la répétition de "chagrin" et "cœur", même si "chagrin" est utilisé comme adjectif.
v.29, je ne comprends pas l'utilisation du mot "gésine" ici ; ça détonne je trouve.
En revanche, quelques belles images : "chagrins entrelacés", "...ses larmes refouler".

Ce que j'ai compris : la femme dont s'éprend le narrateur semble souffrir d'érotomanie. Le poème est structuré en deux parties distinctes ; dans la première, c'est une femme belle et forte qui est dépeinte, celle qui console, tandis que dans la deuxième partie (attaquée par un "mais"), elle devient victime du mal qui la ronge, sombre dans le désespoir et meurt. Le narrateur épris d'amour ne comprend pas et assiste impuissant à la descente aux enfers de son aimée.

S'il est vrai que j'ai été gêné par quelques formulations un peu simplistes et par le manque de ponctuation (qui a parfois tendance à déranger ma lecture en poésie), l'évocation de la chanson d'Alain Barrière a éveillé en moi une "douce tendresse" pour la lecture, qui d'ailleurs sied au poème. De plus, je vois des qualités d'écriture et une belle sensibilité : l'auteur(e) a su faire passer la tendresse et la douleur avec émotion.

Merci !

Davide

   Robot   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Beaucoup de pudeur et de retenue dans ce poème composé de regrets et de tristesse. Les sentiments passent dans les vers de ces tercets qui valent par la simplicité de leur expression.

Un petit regret concernant certaines inversions peu utiles en composition libre.
Exemple: "et sur son cœur tendre des larmes (je versais)". Pourquoi pas simplement "et sur son cœur tendre je versais des larmes."

   Cristale   
20/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce que j'ai aimé, en lisant ce poème, c'est l'extrême délicatesse, la discrétion de par l'absence de lettres en majuscules, la pudeur des strophes de trois vers courts.

J'ai aimé l'effet miroir qui passe du "je" au "tu", du questionnement quant à l'impensable, à l'affirmation quant à l'évidence : terrible prise de conscience...
Belle écriture, toute en finesse.

J'aime beaucoup le fond, je plussoie le style.

Cristale

   hersen   
20/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Non pas que ce poème ne parle pas, mais je regrette un peu que le pathos soit trop prépondérant. car finalement, il masque ce que j'aurais aimé connaître d'elle en plus grande complétude.
Or, ici, la narratrice prend une très grande place, et peut-être que c'est un peu ce qui me tient à distance.

Naturellement, ce n'est que mon avis et je ne parle que du texte, et ma note ne juge absolument pas le côté touchant de cette histoire.
Car c'est bien là, peut-être, que je trouve que le bât blesse : c'est une histoire, ce qui souvent prend le pas sur la poésie.

Mais à te relire, Solo !

   senglar   
20/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour solo974,


Je n'ai pas trop compris certaines inversions :
"des larmes je versais" ("tendre des larmes...")
"mon âme blessée elle..."
"ses larmes refouler"

J'ai trouvé très belle la scansion "et je n'ai rien imaginé", obsédante, hypnotique.

Je n'ai pas compris en quoi l'érotomanie pouvait conduire à la mort ; mais il doit s'agir d'une lacune de ma part.

Sujet très noir, très douloureux ; il faut beaucoup de courage pour le traiter.

senglar

Vous m'avez permis de préciser, situer, resituer "gésine". Merci :)

Edition : je viens de lire les autres commentaires (toujours la cerise sur le gâteau après avoir envoyé le mien) Merci à Pizzicato :) effectivement avec l'exemple d'Adèle Hugo l'érotomanie est une maladie très, très grave qui peut conduire à la folie et à la mort.

   Donaldo75   
23/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Solo,

J'ai beaucoup aimé ce poème écrit comme une chanson; le thème est douloureux, même pour un lecteur qui ne connait pas l'histoire de Marie-Laure et ne peux pas imaginer ses souffrances et le regard des autres.

Tu n'es pas tombée dans les pièges habituels propres aux thèmes de la souffrance et de la mort.

Bravo !

Don

   solo974   
7/3/2019


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