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Poésie libre
Stephane : Urban city
 Publié le 09/03/20  -  13 commentaires  -  6473 caractères  -  107 lectures    Autres textes du même auteur


Urban city



1-

Assis là sur mon toit à contempler la lune
et plus loin les étoiles sous la voûte alcaline
quand d’autres passent leur nuit à dormir sous la couette

Au loin la nuit crépite de lumières parsemées
– flic-floc incessant de néons fragmentés –
et trente mètres plus bas les vautours traînent leurs guêtres
à sniffer de la coke en guise d’adrénaline
injections d’héroïne
barètes de cannabis distribuées à tout-va
et d’autres errent pour oublier le jour
tanguent à siphonner l’alcool
des Budweiser en brassées et des Stella ambrées
et de l’or Corona en extra

Je pense
Prends donc un black coffee pour épancher ta gnôle
sur le lit d’un trottoir aux reflets bleu pétrole
et laisse-moi l’cul assis à user mon falzar
si tu veux pas d’un coup que j’aille t’botter les fesses

Me levant dru à observer le vide
domine l’abîme
La mauvaise herbe cet homme-là
et celui-ci
mériteraient bien une bonne leçon
comme les chiens savent le faire
à tous ceux qui leur jette des pierres

J’ai dit
Offrez-moi un clébard j’en ferai un limier
qu’ira r’nifler toutes les ordures du coin
pour leur mordre le cul

En bon veilleur de nuit je trimballe ma carcasse
une matraque au côté et lampe torche à la main
à l’affût des rôdeurs
qui traînent


2-

D’autres nuits
sur le même toit de l’éternelle cité
je pense
chacun son bitume

Cette fois tous les phares brillent au loin
et la ville s’embrase de mille feux
mais en bas c’est Beyrouth
et les poubelles brûlent de cocktails Molotov

Vise un peu ma parka et mes solides rangers
moi je suis qu’un vigile qui observe au loin les étoiles

Mais l’absinthe coule à flots et le désordre règne
ici-bas

Ça c’est pas mon problème si la lie se déchaîne
car en bas c’est la jungle
les dealers à tout-va et leur foutu business
marché à ciel ouvert
rodéos déchirants
fusils à canons sciés
Laisse-moi encore un peu respirer la fraîcheur
et sonder la beauté dans les flots argentés
de ton âme asphyxiée

Même les flics rechignent à mettre leur nez partout
à mettre le nez dedans
sauf pour accompagner toutes les sirènes hurlantes
des camions à peau rouge et les lanceurs de pluie
Bataille rangée c’est la curée
Et moi je rêve de la route 66
de Santa Monica et de Beverly Hills
accoudé au muret cimenteux, poussiéreux
à observer l’orgie
car ici c’est Beyrouth


3-

Accepte le deal qu’on m’a dit
Monte sur ta tour et veille
en sourdine
La lampe torche c’est pour prévenir la meute
au cas où la flicaille rappliquerait sans prévenir
Des signaux lumineux distillés sans fumée
pas comme tous ces Apaches au temps des chercheurs d’or
Tomahawk à la hanche
Ici la fumée plane en volutes sournoises
se confond à l’éther et les oiseaux qui piaillent
fuient le ciel incendiaire pour pas tourner des ailes
et virer à bâbord
Alors je reste coi et j’attends en silence
bien assis sur mon toit à contempler parfois
une lune ascendante lézardée de nuées
obscènes

Un jour je descendrai de ce foutu perchoir
j’irai goûter l’asphalte mais pour l’heure ça mitraille
c’est zone de guérilla dans la marée urbaine
comme toute zone de non-droit
ici-bas où ailleurs y a pas d’échappatoire
faut croire

L’idiome sacré des anges c’est pas pour ma prison
Le monde se contractant en entités sécables
le couperet filiforme dans les méandres forme
les runes et les totems à l’encre des vocables
crachés au macadam sous des tas de gravats
faut voir


4-

Dites pas qu’les pigeons chient partout
eux au moins viennent me voir

Si près du ciel on a parfois envie d’un envol en plein air
Pourtant les ailes poussent pas sur les branches
même si les feuilles tombent
à l’automne

Chaque mécanique à sa logique
celle-ci n’est ni pire ni meilleure
elle est ce que tout être en fait
ou ce que tout autre peut en faire
selon sa propre loi
ou sa foi

Un jour j’ai tué un homme
la pointe du surin luisante du sang s’écoulant du corps inerte
Une mort stupide
comme tant d’autres
après six pintes de bière ingurgitées cul sec
Shots de colère
Légitime défense a plaidé l’avocat
Un an avec sursis
Nulle fierté à cela

Tuer le caïd
l’idée m’a effleuré
Mais ici toute mort est inutile
selon certaine loi établie
Un homme meurt
un autre le remplace
sans une once d’hésitation
l’ordre ainsi rétabli
Le temps reprend son cours

J’aime la symphonie des pigeons lorsqu’ils roucoulent
leurs ailes ployées, soyeuses, attirent les caresses
leur cou s’agite
dit oui
même s’ils pensent le contraire

Assis sur mon perchoir je leur ressemble un peu


5-

La bâche cingle comme une gifle sous mon toit d’infortune
Et soudain plane comme une odeur de poudre
que le vent chasse avant que la marée n’éructe son regain de tension
comme si rien n’avait jamais été

La nuit perle en fines gouttelettes
sur mes joues crevassées du temps passé
exempt de toute damnation

La pluie redouble
fouette mon visage
lave les plaies
En bas le furoncle a répandu son pus
s’écoulant au milieu des artères jusqu’aux pieds des façades
tel un champ pétrolifère vomissant son magma
Les vautours ont déserté
faute de proies
Quelle rosée plus saine que le sang des tueurs
sur chaque corps flétri gisant à marée basse
L’atoll perdu aux pieds des tours le béton armé plombe le sol
d’où l’encre lubrifiante lave les plaies laissées à l’agonie

Sous le vernis la poudre a liquéfié les veines
Ne reste que la pluie pour laver les souillures
Et dans ce no man’s land le regard effaré
je glisse sur l’asphalte du trentième rugissant

Sirènes hurlantes
Phares sidérants
J’emprunte la route 66
En passant par Santa Monica
puis par Beverly Hills
Jusqu’à Beyrouth


 
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   Queribus   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une toute première remarque me vient à l'esprit en lisant votre texte: il est beaucoup trop long et l'on n'en voit pas la fin. C'est un peu dommage d'autant plus que l'ensemble me parait très intéressant au niveau des idées et de la forme avec de belles images poétiques (ce serait trop long de les citer toutes) et une écriture "moderne" que je je trouve plutôt réussi; je trouve à votre texte une certaine cohérence et un enchainement réussi. Vous m'avez fait penser à certains poètes américains (Jack Kérouac et Allan Ginsberg).

En conclusion, votre texte me semble plutôt réussi mais trop long pour un site de poésie où la longueur d'un poème est limitée.

Bien à vous.

   Robot   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Alors que j'avais apprécié l'originalité de Pandaemonium, le présent texte m'a beaucoup moins séduit.
Je le trouve un peu trop raconté, ce qui fini par lasser sur la longueur car le récit linéaire manque de rebondissements. Je reconnais bien volontiers quelques passages où la poésie se manifeste mais sur l'ensemble je la trouve noyée dans ce texte qui s'apparente plus à une nouvelle en vers qu'à une véritable poésie.
S'il y avait une ponctuation, on pourrait d'ailleurs aisément remettre ce texte en prose ordinaire. Ce qui a mon sens démontre qu'une mise en vers ne suffit pas à construire un poème.

   ANIMAL   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un guetteur solitaire sur son toit qui raconte sa vie, son histoire, son ressenti. Il veille pour la tranquillité des trafiquants de son quartier et il pense, il voit, il entend et ne dit rien.
Texte très réaliste et très désabusé. L'état d'une situation que le narrateur ressent comme irrémédiable et qui finit en drame, évidemment. C'est d'ailleurs un drame tout du long.
J'ai bien aimé ce texte, certes un peu long mais qui ferait une belle chanson en 5 couplets. Ce poème aurait aussi eu sa place en prose poétique.
Quoiqu'il en soit, ce voyage au coeur d'un bastion du crime est bien narré et le lecteur en sort convaincu qu'il ne doit pas s'égarer dans ce genre d'endroit, sauf s'il est fournisseur ou client et à ses risques et périls.
Une vision internationale et intéressante des plaies du monde moderne.

   Lebarde   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Stéphane

Un titre court qui fait pléonasme, un texte très long dont l’absence de ponctuation accentue la longueur qui elle, indispose et incite à repousser la lecture à plus tard.
Un sujet certes intéressant mais au traitement redonnant jusqu'à en devenir soporifique.
Une versification artificielle seulement là pour faire entrer le texte dans une catégorique poésie alors qu’il aurait pu constituer une honnête prose.
Des images ou descriptions qui accumulent le réalisme « glauque », noir et sordide, loin de ce que ma sensibilité « buccolique » maladive peut supporter.
J'arrête là mon commentaire avant qu’il devienne encore plus long que votre poésie.
Vous avez compris il y a avec ce texte beaucoup de marc dans mon café.

Désolé.

À une prochaine fois.

Lebarde

   claiborne   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé ce texte, me rappelant une époque où je vivais au 4ème étage d’un immeuble situé dans une cité d’une grande ville de France. Souvent j’observais de ma fenêtre le chaos d’en bas. La longueur du récit ne m’a pas rebuté, c’est écrit de façon moderne mélangeant les genres.
Forcement quand un texte nous ramène à un vécu, nous ramène dans nos souvenirs qu'ils soient bons ou mauvais, ça touche dans le mille. Merci et bravo.

   papipoete   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Stephane
un sujet où ne volent ni les petits oiseaux, ni ne poussent les violettes près du caniveau ; ça sniffe de toute part ! ça picole pas de l'eau ! ça pique les veines d'aiguilles sales ! ça râle sur le passant ! ça voudrait refaire le monde et ça rêve d'horizons sans fin route 66...
NB on s'accroche à votre plume pleine de secousses, on a peur de tomber...par terre " c'est la faute à Voltaire ! "
Cependant, votre encre très âcre, sait se faire câline quelques fois...mais je ne crois pas que ce soit votre voeu, en écrivant ce poème long, trop long pour retenir toute l'attention du lecteur !
Je ne jette pas de pierre, ni ne pourfend les héros de ce texte, mais ayant eu à fréquenter " à l'insu de mon plein-gré " ce milieu, et parvenu à sauver de cette jungle, un être si cher à mon coeur, j'ai un certain ressentiment à vous lire jusqu'à la fin, et dans les moindres détails !
mais j'imagine que ce " monde " ne vous est que trop connu, et que de votre plume, bien des mots furent douloureux à écrire ?

   Corto   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
OUaahh ! Quel souffle ! Quelle ambiance !
On est ici dans le rude, les myosotis séduisant le jasmin sont très loin.

En lisant ce poème j'ai cru entendre "Quand on arrive en ville", morceau célèbre inclus dans l'Opéra-rock StarMania.

Ici les descriptions sont foisonnantes, rugueuses, souvent crues comme une "zone de guérilla dans la marée urbaine".

Le déclassement, la frustration, la violence organisée, les bas-fonds imbibés d'alcool et de drogue, tout est là pour épaissir ce tableau qui ne pardonne rien.

"c’est pas mon problème si la lie se déchaîne
car en bas c’est la jungle" semble résumer la philosophie du narrateur.

Il semble s'en accommoder car dans sa tête déjà
" Sirènes hurlantes
Phares sidérants
J’emprunte la route 66
En passant par Santa Monica
puis par Beverly Hills
Jusqu’à Beyrouth ".

Une telle fulgurance mérite respect.

Le loubard a même ses moments de réconfort
"J’aime la symphonie des pigeons lorsqu’ils roucoulent
leurs ailes ployées, soyeuses, attirent les caresses
leur cou s’agite
dit oui
même s’ils pensent le contraire
Assis sur mon perchoir je leur ressemble un peu".

Le loubard serait-il presque un peu poète ?

Bravo à l'auteur.

   Stephane   
9/3/2020

   hersen   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème a le grand mérite de me dépayser complètement, moi qui ne suis pas une citadine ni oiseau de nuit.

Il y a un mélange de vocabulaire qui déstabilise, je trouve en fait ce texte très difficile à commenter, car il est si riche qu'il mérite beaucoup de temps pour en épouser les méandres.
C'est un texte sur lequel je reviendrai, car j'en ai vraiment aimé la lecture.

c'est un texte à apprivoiser, en fait. je ne peux pas mieux dire.

Merci de la lecture !

   Donaldo75   
10/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Stephane,

Au commencement, il y eu une lecture en diagonale, forme moderne de paresse intellectuelle quand le nombre de caractères affiché dépasse la capacité à se concentrer du sujet. En dépit de cette aridité du lecteur, il émergea de son cerveau une intuition, celle d’un texte intéressant et probablement à relire.

« Assis là sur mon toit à contempler la lune
et plus loin les étoiles sous la voûte alcaline
quand d’autres passent leur nuit à dormir sous la couette »

Ce qui suit ces trois vers tranche avec la poésie que je lis traditionnellement sur Oniris et je ne vais pas m’en plaindre. Je ne serais pas étonné si les références aux drogues et autres sources d’addiction recevaient parfois un accueil négatif, parce que certains commentateurs sont chatouilleux sur des sujets qui pourtant existent bien dans le monde réel.

« J’ai dit
Offrez-moi un clébard j’en ferai un limier
qu’ira r’nifler toutes les ordures du coin
pour leur mordre le cul »

J’ai adoré ce passage ; il est tellement parlant, imagé, presque populaire à la titi parisien. La première partie se termine dans cette ambiance et ce n’est pas plus mal de conserver un goût de cinéma réaliste dans ce poème.

Je ne vais pas rédiger un long commentaire composé parce que 1/ j’ai la flemme, 2/ ça me saoule, 3/ je ne suis pas un analytique à la base, 4/ d’autres le font nettement mieux que moi et en plus ça leur fait plaisir. Ceci étant dit et toutes choses étant égales par ailleurs – cette dernière formule me fait halluciner, quand je pense qu’elle est enseignée dans les cours d’économie générale, du moins à mon époque qu’était le vingtième siècle – les cinq parties sont assez différentes dans la construction mais conservent la même tonalité déclinée différemment. C’est quand même la première que je préfère, et de loin, pour sa tonalité moins narrative que les autres, moins argumentée ou discourue, et surtout moins bavarde.

« Sirènes hurlantes
Phares sidérants
J’emprunte la route 66
En passant par Santa Monica
puis par Beverly Hills
Jusqu’à Beyrouth »

La fin est très cinématographique par les références qu’elle renvoie ; elle conclut bien un ensemble assez disparate, pas mal bavard quand même – mais il n’y a pas de mal à se faire du bien, disait une grande philosophe du Pas-de-Calais – et en imprime la tonalité dans un dernier effort de lecture d’un commentateur éreinté par l’exercice.

   Pouet   
10/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

il y a du souffle là-dedans. Le mélange des styles dans l'écriture est très intéressant. Le langage parler ne sonne pas très actuel, on est plus proche de l'argot et des emplois des années 70/80, que de la façon de s'exprimer en 2020 dans les cités. C'est peut-être voulu et puis ce n'est pas dérangeant, cela donne un charme supplémentaire.

J'ai un peu pensé à Forest Whitaker dans le film Ghost dog, sur son toit et s'occupant de ses pigeons. Pour le côté surplombant du regard, pour le côté justicier, pour le côté solitaire.

Il y a plein de passages forts dans l'évocation et l'écriture.

Par exemple:

"L’idiome sacré des anges c’est pas pour ma prison
Le monde se contractant en entités sécables
le couperet filiforme dans les méandres forme
les runes et les totems à l’encre des vocables
crachés au macadam sous des tas de gravats"

Malgré la longueur, j'ai pris un grand plaisir à lire ceci.



Mon petit moins sera pour la vision un peu binaire, un peu cliché par moment (Beyrouth, jungle, deal, voitures qui brûlent etc...)
La cité ce n'est pas que ça.

Au plaisir

   sauvage   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà une poésie qui a du souffle, de l'ampleur ! Poésie actuelle, dans son vocabulaire, dans son thème, sa non-volonté de séduire le lecteur, de l'emporter dans un ailleurs, juste un cri du cœur et une vision depuis la tour d'ivoire d'un poète. L'objectif n'est pas de vociférer la bien-pensance, la bienveillance, l'altruisme car « Chaque mécanique a sa logique / celle-ci n'est ni pire ni meilleure / elle est ce que tout être en fait / ou ce que tout autre peut en faire / selon sa propre loi / ou sa foi ».
Pas de morale, une société et son fonctionnement décrite sans pudeur. Une langue rapide, volatile, loin d'une langue de bois.

Merci mille fois au poète de proposer une « mise en mots » différente. Cela est inspirant !

   Recanatese   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Stephane,

Le rythme des premiers vers, en alexandrins (ou presque mais on s'en balance) et leur contenu évoquent de prime abord le poète romantique rêvant sous la lune. Très bonne entrée en matière, je trouve. Ce qui suit n'en est que plus brutal.

Bien aimé le fait d'avoir placé ce personnage à mi-chemin entre le bitume et les étoiles. Une certaine ambivalence en ressort, qui se traduit aussi bien dans les mots que dans le rythme. Malgré l'ambiance sombre,, un véritable souffle poétique parcours votre texte. Bon, pour avoir vécu plusieurs années dans une cité "sensible" de région parisienne au 13ème étage d'une tour, je vous avoue ne pas avoir fait un constat aussi effroyable, même si tout n'était pas rose.
Je suis d'accord avec un précédent commentateur qui vous trouve des affinités avec Ginsberg. J'ajouterais Bukowski, pour l'atmosphère.
Je pense toutefois que le découpage des vers est perfectible (un calvaire en ce qui me concerne, qui m'empêche de proposer quoi que ce soit en libre!) Certaines strophes m'ont en effet paru trop chargées, là où d'autres sont de franches réussites, notamment la fin des 4ème et 5ème partie.
Sinon, je me suis demandé si ce texte aurait pu être proposé en "récit poétique" mais je ne suis pas sûr d'en connaître tous les critères.
Quoi qu'il en soit, en l'état, j'ai beaucoup apprécié votre poésie et l'ai relue avec plaisir.

Au plaisir de vous relire.

Recanatese


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