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Poésie libre
STEPHANIE90 : Face-à-face analogique
 Publié le 17/02/20  -  13 commentaires  -  2350 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

Juste une illusion métaphorique. Conscience ou inconscience ?


Face-à-face analogique




Particules neuronales
en interférences

intuitives


Un libre espace
aux multiples présents révolus
transit de données bêta
s’agite en pantomime
sous l’ombre suspendue
du temps en cavale

Sous le clavier impatient
les touches frissonnent
sous l’effleurage de la pulpe des doigts
immobilisée
pour une course à la réflexion
dans les volutes d’une police
– sous tension –


Entrelacements
et arabesques de scénarios

compatibles


De valeureux exercices
aux antipodes les uns des autres
aux temps plus qu’imparfaits
simplement passés en pointillés

Des problèmes s’exposaient à tâtons
des probabilités s’aguichaient en corps à cœur
des solutions se frôlaient en se jaugeant
puis s’empoignaient avec plus ou moins de passion
et des personnages
en squatteurs d’histoires
se chevauchaient sur la trame sentimentale
soudain instable
de la base primaire
et primitive


Autour du séant de la matière
des parenthèses hasardeuses

tactiques sans pied ni tête


Juste des idées atypiques
dans ces incises
hors contexte
Quelques instants subjectifs
et un certain plaisir
qui se voient évaporés
sitôt l’action relatée
vers les pages de l’oubli

Des doutes
sur les détails de l’analyse
si peu ou tellement trop
sensitive
mais tellement
fougueuse


Jetés au vent de la conscience
quelques électrons jouent au morpion
parfois en solitaire
sous les rayons magnétiques


Une entité
bohème
dans une réalité
au futur
toujours conditionnel

Si le bonheur n’était que chimérique
face au danger de bug informatique
« l’élément perturbateur » en veille
dans le disque dur de l’ordinateur
trop émotif
graverait probablement
dès sa remise en fonction
une nouvelle programmation
de son système alpha


Une peine à perpétuité
jusqu’à l’arrêt définitif des battements

du cœur de la machine Humanoïde


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
17/2/2020
bonjour STEPHANIE
tout texte, du moment qu'il a son sésame pour la publication, mérite le détour du lecteur qui sera, ou non séduit, emballé, touché par le propos de l'auteur.
Je ne puis me permettre de dire, si ce " face-à-face analogique " a grande valeur ou non, puisque je ne comprend rien à son développement !
Mais devant la somme de travail intellectuel, que le résultat représente et sa mise en page ( balises HTML ), je dis bravo !
je suis sûr que ce texte trouvera un lectorat " compétent ", pour en tirer toute la substance !
Mais, étonné...je me dis : où va-t-elle chercher tout ça ?

   Stephane   
17/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour STEPHANIE90,

Votre poème me fait penser à "Toutes les machines ont un coeur" de Maëlle que j'écoute en boucle depuis un moment déjà.

J'aime les poèmes qui sortent des sentiers battus en traitant de sujets actuels comme ce "Face-à-face analogique" que vous décrivez avec talent.

De la naissance (conception) de la machine humanoïde à sa mort, les strophes s'enchaînent à une allure vertigineuse. D'abord simples particules élémentaires intuitives, des arabesques naissent et s'entrelacent dans des enchaînements de scénarios probables quoi que incertains. Puis des électrons primordiaux surgit une sorte de conscience qui ne demande qu'à s'éveiller. Peut-être est-ce déjà un premier sentiment qui survient comme un "élément perturbateur" dans cette machine formidablement complexe et douée d'une sorte d'émotion, proche de ce qu'on pourrait appeler une forme d'existence humanoïde.

Une bien belle aventure pour décrire un avenir peut-être pas si éloigné que ça.

Un grand bravo !

Stéphane

   Walter_Gilligan   
17/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Stéphanie90
J'ai littéralement adoré, je me suis laissé emporté par les particules neuronales en interférences intuitives.
C'est riche dans le cœur du sujet abordé et à la lecture on sent une écriture maîtrisé avec un zeste de laisser-aller tout en finesse.
De très belles formules pour un message qui me parle.
Merci pour ce partage dans la machine humanoïde

   Lirian   
17/2/2020
Bonjour STEPHANIE90,

Désolé mais mon système émotionnel ne s'est pas activé. Je n'ai pas trouvé dans votre proposition une touche... de poésie. Avouez que pour un poème c'est bêta. Comme souligné, et très visiblement, le travail de rédaction est conséquent mais il me manque du lien poétique dans l'arborescence de votre texte. L'ensemble m'apparait reptilien, froid.
Sans doute ai-je buggé?

   eskisse   
17/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Stéphanie

Un poème pour le moins original par son thème et sa forme.
J'avoue ne pas avoir tout compris du premier coup; les commentaires des oniriens m'y ont aidée.

J'ai aimé l'emploi d'un vocabulaire des sensations ( " effleurage"," frissonnent", " se frôlaient" ) pour évoquer la naissance de cet humanoïde.
Et puis certaines expressions me semblent bien trouvées comme par exemple : " des probabilités s'aguichaient en corps à coeur" ou " des problèmes s'exposaient à tâtons"

Cette description des systèmes informatiques est effectuée de manière très travaillée avec sa "pantomime" et ses " volutes".

Dommage que l'ensemble ne m'ait pas été évident à la première lecture. Je ne suis peut-être pas assez geek...

   Provencao   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Des problèmes s’exposaient à tâtons
des probabilités s’aguichaient en corps à cœur
des solutions se frôlaient en se jaugeant
puis s’empoignaient avec plus ou moins de passion
et des personnages
en squatteurs d’histoires
se chevauchaient sur la trame sentimentale
soudain instable
de la base primaire
et primitive"

J'ai bien aimé ce libre espace qui invite tout un chacun à modifier la manière de percevoir certaines réalités.


Certes, percevoir, comprendre et analyser, c'est surtout croire en nos perceptions et ainsi nous rendre attentif dans le sens large du terme.

Merci pour cette réflexion....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Robot   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le cerveau de l'homme analysé comme un logiciel ou une mémoire d'ordinateur.
Un thème un peu philosophique: Comment naît la conscience de soi.
Une approche originale pour un sujet peu commun. L'écriture n'a pas fait dans la facilité, c'est travaillé et réfléchi.

   Pouet   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

malgré la longueur (relative) du texte, j'ai lu d'une traite sans décrocher. Je dirais que j'y ai même trouvé un petit côté "hypnotique" à la lecture, peut-être à l'instar d'un écran, d'un défilé d'images.

J'ai bien aimé ce qui est dit, ce mélange de sensation et de technologie, de froideur et de chaleur.

Tout serait-il écrit dans le disque dur du destin?

   Vincente   
18/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dissidence poétique face à l'homme-machine.

Un regard analogique, énigmatique, original, où l'organique, à gauche sur la page, interfère avec le technique, au centre sur la page (tiens il n'y a rien à droite, pas de divin ou de surnaturel ne s'installe donc dans ce lieu vacant qui leur semble dédié… ?). Mais les termes en "gras" comme des affectations improbables de la machine viennent semer le trouble dans l'esprit du lecteur. Quelle machine est "intuitive"par exemple, ou laquelle aurait des "tactiques sans pied ni tête" ???

Par le dernier "vers" (ça fait tout drôle d'employer ce mot pour évoquer une expression mutante comme celle en marche dans ce poème, à mi-chemin entre délire analytique, réflexion scientifique et concept philosophique !), on tient la délivrance, est né un "cœur dans la machine Humanoïde" (en plus avec un "H" majuscule, l'auteur a plus qu'une petite idée de son propos, "L'humanoïde" est donc la façon dont il voit "l'Homme" augmenté de sa machine "à penser", à quand nos pensées illimitées… ?

   Davide   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Stéphanie,

Cette plongée dans le "cerveau-sensible" d'un ordinateur, je l'ai lue comme une dénonciation de la déshumanisation de l'être humain, mais j'avoue ne pas en être certain. L'exergue n'est pas clair quant à l'intention de l'auteure ; seuls le "Face-à-face" du titre et la conclusion m'ont orienté en ce sens.

L'écriture factuelle, surchargée, incisive, quoique très éparpillée (partie à gauche), se lit avec plaisir, tant on sent qu'elle est sertie d'humour ; mais d'un humour très second degré. Disque dur en surchauffe, implosion imminente du système… Et s'il fallait une nouvelle programmation ?

J'ai bien aimé cette strophe, de la course des doigts sur le clavier jusqu'à l'arrivée de la police (de caractère ?) :

"Sous le clavier impatient
les touches frissonnent
sous l’effleurage de la pulpe des doigts
immobilisée
pour une course à la réflexion
dans les volutes d’une police
– sous tension –"

Est-ce l'homme-machine de "Blade Runner" :
https://www.youtube.com/watch?v=0HOu10zrVtU

"Il y a pire que la mort, c'est d'être insensible."

Un texte fort intéressant, pour lequel j'aurais apprécié un exergue plus "contextualisant". Merci Stéphanie !

   BlaseSaintLuc   
25/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
https://youtu.be/42fkia349_Y

lien sur la philo de ce qu'est la conscience de soit .

La liberté politique c'est le pouvoir de faire tout ce qui ne nuit pas aux autres, et la liberté philosophique c'est de pouvoir justifier rationnellement et moralement nos choix.

en "Poétique " c'est peut être ton poème .

je crois que le temps n'existe pas , c'est une illusion pour nous faire croire à nos propres existences !

trop de nœuds dans le texte pour pondre un commentaire plus neuronalement aboutis

   Lariviere   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé cette analyse analogique du flux et de l'influx "du cœur de la machine Humanoïde" en l'an de grâce 2020, très intéressante à lire et assez captivante en effet, hypnotique comme le voulait certainement les intentions de l'autrice(euse) pour faire coller le mieux fond et forme.

J'ai trouvé ça très bon sur le fond, c'est à dire à la fois sur le thème et surtout, sur son traitement.

Le vers de fin cité plus haut, conclu comme il se doit en donnant la clef et le sujet du poème. Je ne peux d'ailleurs que partager pas mal d'impressions (en pixels ou non...)...

Mon petit bémol sur le fond, serait peut être sur quelques passages un peu trop raconté et peut être à raccourcir (tout en prenant garde bien sur au tempo d'ensemble) et aussi, sur la possibilité de muscler un peu la poétique, bien que je comprenne tout à fait que le traitement "analogique" du thème empêche de facto pas mal d'utilisation "d'effet stylistique" classique... mais parfois, c'est juste une question de dosage.

En tous cas merci pour le thème et pour cette agréable lecture.

   solo974   
31/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour STEPHANIE90,
J'ai beaucoup aimé votre poème, qui prête à réflexion.
La mise en page, étonnante et spectaculaire, constitue un gros plus selon moi.
J'ai tout particulièrement aimé ce passage, qui allie poésie et "réflexion", justement :
"Sous le clavier impatient
les touches frissonnent
sous l’effleurage de la pulpe des doigts
immobilisée
pour une course à la réflexion
dans les volutes d’une police
– sous tension –"
J'ai également adoré la chute.
Un grand bravo à vous et au plaisir de vous relire.


Oniris Copyright © 2007-2020