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| Ornicar
3/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je trouve effectivement à ce poème un caractère léger, printanier, aérien qui fait son charme.
Est-ce à cause de la présence de tout cet "air" qui m'entoure : "ciel", "vide", "vertiges", "nuée", "vide" ? Comme les jalons d'un mince fil narratif qui nous retiendrait à la vie et dans le même temps nous pousserait à lâcher prise, faire un saut dans le vaste inconnu, nous jeter "dans le vide du monde". Cette dernière image, style saut en parachute à dix mille pieds, clot de fort belle manière ce poème tout en mouvements. De l'envol des sentiments qui suit la rencontre ("L’air soulève nos ailes") au saut final ("Nos corps s’élancent") en passant par la peur, les phases d'hésitation, le doute ("Mes jambes vacillent", "Tu t’accroches à mes pas", "Ta main... s’agrippe"), les mouvements libérateurs s'opposent aux mouvements de retenue et de crispation. La certitude de ce qui est connu est si rassurante. N'est-elle pas préférable aux fascinants "vertiges" - ou visages - de l'inconnu, fut-ce celui d'un amour naissant ? Ainsi, jusqu'à la chute qui n'aura jamais aussi bien porté son nom, ces deux corps donnent le sentiment d'avancer sur un chemin escarpé, parsemé d'embûches à flanc de montagne. Au final, pas mal de choses à dire et à tirer de ce petit poème à priori sans prétention avec ses mots tout simples et sans esbrouffe. Mon appréciation globale ne tient pas compte de l'étrangeté du vers 2 ("Tes bras à de mon cou") qui semble tenir davantage d'une omission ou d'une coquille que de la maladresse. Faut-il lire : "Tes bras à mon cou" ? "Tes bras autour de mon cou" ? On verra bien à la publication. Car je ne doute pas que ce poème sera publié. Mention pour le titre inspiré ("Appel d'air"), en phase avec son sujet et sa dynamique. Peut-être manque-t-il encore à ces vers un soupçon de folie pour que je me sente totalement happé et... aspiré. Ornicar |
| Passant75
3/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Le poème cherche à faire ressentir un vertige amoureux, très physique, presque dangereux. Certaines images sont réussies. « Ta main seule nous retient » ou « nos corps s’élancent » donnent une tension concrète, on sent presque la chute.
Mais je reste parfois à distance. Le poème s’appuie sur des images assez attendues comme le vide, le ciel, les ailes, le vertige, ce qui limite son originalité. J’aurais aimé être surpris davantage, avoir une image vraiment inattendue qui marque. Il y a aussi des petites maladresses qui cassent le rythme, notamment « Tes bras à de mon cou », qui fait sortir du texte au lieu d’y plonger. Malgré cela, au final, il y a une cohérence d’atmosphère Je retiens surtout cette idée d’un amour qui tient à presque rien, suspendu au bord du vide, c’est simple, mais ça reste efficace. |
| BlaseSaintLuc
19/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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"Tes bras à de mon cou," sans rire ?
Autant le reste est lisible, autant là, c'est ... Bizarre ! On peut jouer avec les mots, leur donner l'air de rien, l'air de quelque chose, les accompagner d'une petite musique, un sens, si c'est l'amour, faut être audible, sinon l'oiseau rare ne va pas se laisser prendre... Je n'accroche pas. Ps: je n'ai pas fait l'effort de la correction ( évidente pourtant)avec " tes bras à mon cou" et une relecture attentive ça change pas mal l'aspect du texte! |
| Cyrill
11/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Les images qui me sont venues d’emblée à la lecture de ce poème sont des peintures de Chagall. Chaque vers m’apparaît comme un petit ballon gonflé à l’hélium. J’assiste à une quête de liberté qui ne va pas sans hésitations, ni sans périls, en témoignent les « Pluie de pierres, / Gouttes de sang ».
les assonances en i : aspire, vide, glisse, avide, vertiges, équilibre… sont pléthore et contribuent par je ne sais quelle association d’esprit à cette impression de légèreté dangereuse qui ressort de ce poème tout en mouvements ascendants et descendants, en ombres et lumières. |
| Donaldo75
11/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un poème très réussi, qui me donne envie de commenter dans le peu de temps que j’ai en ce moment. Petite coquille au deuxième vers ? Sinon, ce poème est incarné grâce à l’usage de la première personne du singulier. J’aime bien l’idée de marcher au bord du vide. La notion d’équilibre est déclinée tout au long des vers et se ressent même dans la tonalité du poème.
« Dévouées aux vertiges, Nos âmes s’adonnent Aux jeux dangereux Des grands prodiges. » J’aime beaucoup ce quatrain. Il symbolise l’élan donné par ce poème dans ma lecture. Bravo ! |
| Lariviere
11/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
J'ai beaucoup aimé ce poème. Il est puissant et réussi à retranscrire en peu de mot finalement, une atmosphère de sérénité profonde et de lâcher prise, cette légèreté même dans le chaos du monde que seul un couple d'amoureux peut ressentir quand plus rien d'autre ne compte que l'amour et que cet amour donne des ailes. Dans ses images, dans son rythme, dans ses vers courts qui disent beaucoup, dans son vocabulaire "merveilleux, j'ai trouvé que cette atmosphère aérienne, cet élan de vie dans son intensité, sa tonalité à la fois grave et chaude, ressemblait beaucoup à l'atmosphère des toiles de M. Chagall et particulièrement ce petit chef d'oeuvre, parmi tant d'autres : https://fr.pinterest.com/pin/898749669363909171/ Ca tombe bien, j'adore Chagall... Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Boutet
19/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour
C'est léger et plaisant à lire même si je n'ai pas tout compris, surtout la fin. Mais bon, pas spécialiste de la poésie libérée, je trouve ce poème agréable à l'oeil et l'esprit. |
| Polza
19/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je suis personnellement friand de ce genre de poésie.
C’est léger comme un appel d’air et le mot vide est employé deux fois comme pour nous rappeler que le vide ne contient rien et qu’il est en conséquence aérien… « L’air soulève nos ailes, » dès les premiers mots vous me plongez dans un style lyrique teinté d’onirisme, j’aime ! Je ne vais pas tout décortiquer, mais j’ai trouvé l’ensemble d’une beauté méditative… Il y a en même temps un ancrage à la terre avec presque une peur du vide et en même temps le désir de s’élancer dans ce même vide, de voler, ce qui arrive en fin de compte… Ce poème dit ce qu’il faut, ni plus ni moins, il me laisse la porte ouverte au rêve et à l’imagination et ça me convient parfaitement… Éditions Je rejoins Cyrill et Lariviere concernant l’évocation de Marc Chagall que j’admire également. Je songe d’ailleurs sérieusement à me commander une copie peinte d’un de ses tableaux, je n’ai malheureusement pas les moyens d’acheter un original ! |
| Provencao
19/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Vasistas,
Une sérénité profonde, forte et qui ne demande qu'à s'épanouir. J'ai été très touchée, secouée et je dirais peinée par :"Nos corps s’élancent Dans le vide du monde." Au plaisir de vous lire Cordialement |





