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Poésie néo-classique
Vincendix : Le chemin solitaire
 Publié le 19/11/18  -  21 commentaires  -  1027 caractères  -  475 lectures    Autres textes du même auteur

Ce texte a été écrit en utilisant quelques titres ou parties de titres d’un auteur que j’apprécie.


Le chemin solitaire



Demain, je reprendrai mon chemin solitaire
Le chant d’un rossignol me parlera de toi,
Le vent sera si doux et la brume si claire
Que les rais du soleil raviveront ma foi.

Avant que mon chagrin éteigne la lumière
Et que mon cœur plaintif ranime les douleurs,
Je t’écris aujourd’hui du fond de ma chaumière
À l’aube du sommeil pour éponger les pleurs.

La pensée est une eau sans cesse jaillissante,
Dans mes rêves je vois ton visage partout,
Le soir après la pluie, à l’heure languissante,
Au tiède après-midi tant que je suis debout.

Le souvenir revient comme un torrent sauvage
Transportant dans ses flots l’indicible malheur,
Le temps n’a point terni ta souveraine image
Je vois encor tes yeux et leur tendre couleur.

Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide,
La maison dort déjà, bientôt tombe la nuit,
Le nez sur le carreau glacial et humide,
Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit.


 
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   Gemini   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Question pour un champion : quel auteur ?
Non seulement des reprises de titres, mais on retrouve aussi (un peu bien sûr) du style de Hugo. Cette façon de toujours intégrer la nature dans ses comparaisons, images et métaphores, et de laisser à son lecteur l'impression d'avoir fait une balade sylvestre. Cette humanité qui, quoique débordante, est toujours mesurée. Et puis, en homme croyant, cette présence divine qui plane au-dessus de tout pour mieux le justifier.
Je retrouve tout cela ici, bien que j'admette ne pas avoir beaucoup trouvé de titres pleins. Mais il peut y avoir aussi des extraits. Disons que le « Demain » du v1, et le « A l’aube » du v8 ont pu m’égarer (surtout que votre poème traite du thème de la perte – mais là, par séparation semble-t-il).
Pour l’écrit, v5, j’aurais mis un explétif à « éteigne », ce qui n’aurait nui en rien à la métrique. J’ai buté sur « les pleurs » v8, en pensant qu’après trois possessifs dans le quatrain vous vous sentiez obligé de passer au défini. Pour moi, ce n’aurait pas gêné, au contraire.
Dans la construction du troisième quatrain, il me semble qu’il faudrait finir la phrase sur « jaillissante », pour mieux saisir la seconde qui ne s’articule qu’autour du verbe « voir ». Il y a d’ailleurs plusieurs problèmes de ponctuation qui coupent la lecture dans presque tous les quatrains, sauf, étrangement, au dernier.
La prosodie est juste (en hommage au Maître ?). Je ne vois que la consonne d’appui partout/debout qui pourrait être critiquée (quoiqu’on trouve cette même rime dans « Lui » des Orientales).
Si c’est bien de Hugo qu’il s’agit, je trouve que vous auriez pu caser ça là un trimètre, et vous permettre quelques enjambements et rejets pour déniaiser vos (beaux et bons) alexandrins.
Lecture bien agréable.

   Miguel   
9/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Chaque vers est une réussite ; je n'en trouve pas de faible, et certains sont remarquablement tournés. Chaque vers est un petit chant mélancolique et tendre, et l'ensemble, d'un lyrisme frémissant et tout en retenue, donne une élégie superbe.

   BlaseSaintLuc   
10/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
le rossignol , m'a tout de suite retenu , puis envouté , je me suis laissé faire .

"La pensée est une eau sans cesse jaillissante,"

sublime: le soleil éclair ce texte d'une clarté sublime.

   Annick   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème me fait penser à celui de Hugo "Demain dès l'aube" de par les thèmes évoqués : l'absence, le cheminement solitaire, le monologue intérieur, (le poète s'adressant en pensée à la personne aimée : "tu"), l'emploi du futur dans le premier quatrain également.
J'ai retrouvé pas mal de mots communs comme : Demain, À l’aube, pensée, bruit, soir, arrive(rais), toi...

Il y a aussi du Hugo dans vos poèmes, de par la délicatesse et la pureté de l'écriture.
J'ai aimé les images de nature comme le reflet d'un paysage intérieur.

Que dire de plus à part que j'ai beaucoup apprécié la lecture suave et tendrement amère.

Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide,
La maison dort déjà, bientôt tombe la nuit,
Le nez sur le carreau glacial et humide,
Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit.

   PIZZICATO   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Même si inspiré de titres existant, ce poème en lui-même est harmonieux, d'une musicalité bien présente.

Une belle écriture et des images qui le sont autant.

Le ton est mélancolique, mais peut-on ne pas l'être sur un " chemin solitaire " ?

Un superbe quatrain final.

   papipoete   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Vincendix
Demain sera un autre jour, un jour de plus sans toi ... mais la lumière du soleil me fera relever la tête, face à ces heures de solitude où le chant du rossignol est le sifflet, que je n'ai plus au bout de la bouche pour montrer ma joie !
Puis viendra le soir avec sa nuit, qui ravive la source des larmes, au bord des paupières, et me fait songer à la vieillesse qui me prend par le bout du coeur ... sans toi .
NB étant ignare en littérature, je ne puis reconnaître les oeuvres, dont l'auteur put s'inspirer, mais l'ensemble de cette complainte est écrite de main de maître, et bien des vers me laissent songeur !
" avant que mon chagrin éteigne la lumière " et la dernière strophe rutile particulièrement !
une forme " néo-classique " sans faille !

   Francois   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le poème est émouvant et joliment écrit. Il raconte, avec pudeur, la solitude, les souvenirs, la mélancolie...
Je pense à Hugo ("Demain, dès l'aube" ou "Tristesse d'Olympio", mais je me trompe peut-être ?)

J'aime beaucoup la première strophe, ainsi que la dernière :
"Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide,
La maison dort déjà, bientôt tombe la nuit,
Le nez sur le carreau glacial et humide,
Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit"

Je regrette juste certains adjectifs, un peu trop "prévisibles" :
"mon coeur plaintif"
"l’indicible malheur"
"ta souveraine image"

Mais cela reste un bien beau texte.

   leni   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjpour VINCENT
PUZZLE de titres existants JE serais bien incapable de le dire Peu m'importe j'ai cherché les images qui me plaisent et le ne suis pas déçu


Avant que mon chagrin éteigne la lumière
Et que mon cœur plaintif ranime les douleurs,
Je t’écris aujourd’hui du fond de ma chaumière
À l’aube du sommeil pour éponger les pleurs.

j'aime la sonorité des mots

et lcette idée me plait

La pensée est une eau sans cesse jaillissante,


Le souvenir revient comme un torrent sauvage
JOLI


etvoici le bouquet final

Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide,
La maison dort déjà, bientôt tombe la nuit,
Le nez sur le carreau glacial et humide,
Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit.

C"est dit simplement tout comme bonjour
excellent moment
PUIS-JE me permettre une remarque pour la sonorité j'aurais dit

Les chats ont bu leur lait leur écuelle est vide
Et la maison s'endort je vois tomber la nuit

MERCI AMITIES Gaston

   ikran   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour !

vos vers et la couleur qu'ils dégagent révèlent, à ce que je trouve, une grande sensibilité et une grande connaissance de cette dernière. Vous guidez la résonance sensible avec le rythme, la méthode et le calme qu'il faut attendre d'une telle situation. Le dernier vers, le tout dernier (mais pas pour la route) m'a fait penser à Jacques Brel et à sa pendule au salon, qui nous attend...

   domi   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique fluidité, beau classicisme.
Dès le premier mot on pense à Hugo, c'est un hommage plein de respect et d'amour, et aussi une création personnelle.
Assez subjuguée. Merci

   sympa   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Vincendix,
Votre poème est une merveille !
Des le premier vers, on a envie d'aller plus loin .
La lecture est fluide, agréable, et l'émotion est bien présente.
Le dernier quatrain est superbe!
Merci beaucoup cher poète.

   AuteurFanatique   
19/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est une lecture agréable. Point.
Bien évidemment, j'imagine le travail derrière ce texte, et je le respecte grandement, mais je trouve que le texte est un peu "banal" et manque de quelque chose.
A retravailler je trouve.

   jfmoods   
20/11/2018
Cinq quatrains en alexandrins, à rimes croisées, pauvres, suffisantes et riches, tour à tour féminines et masculines, majoritairement consonantiques.

Un poème, c'est d'abord une atmosphère. C'est un voyage dans l'espace et dans le temps.

Ce n'est pas tant dans l'espace du dehors que dans celui du dedans que se déplace le poète qui se confie ici à l'Absente ("Je t’écris"). Car le dehors, quoi qu'on fasse, renvoie toujours au dedans, au creuset du deuil ("Le chant d’un rossignol me parlera de toi, / Le vent sera si doux et la brume si claire / Que les rais du soleil raviveront ma foi"). Voyage circulaire qui part du foyer ("ma chaumière", "La maison") vers une nature complice pour revenir invariablement vers le foyer, univers intime aux figurants obligés ("Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide"), mais dont la figure tutélaire a disparu.

Ce voyage, circulaire, est répété journellement ("Demain, je reprendrai mon chemin solitaire"). Un jour pousse l'autre. Attendre, attendre que le temps fasse son oeuvre ("Le nez sur le carreau glacial et humide, / Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit."). Attendre que le coeur, un jour, cesse de battre. D'ici-là, arpenter le domaine intérieur. Car le temps traversé est tout entier enraciné dans le souvenir. Le poète abreuve sa soif à cette source souterraine, source inépuisable, vectrice de joie et de souffrance ("La pensée est une eau sans cesse jaillissante", "je vois ton visage partout, / Le soir après la pluie, à l’heure languissante, / Au tiède après-midi tant que je suis debout", "Le souvenir revient comme un torrent sauvage / Transportant dans ses flots l’indicible malheur"). Mémoire préservée que l'on peut rappeler indéfiniment à soi ("Le temps n’a point terni ta souveraine image / Je vois encor tes yeux et leur tendre couleur").

Dans cette conception du temps où veille et sommeil se superposent, oeuvrant de concert à la résurrection du passé ("Dans mes rêves je vois ton visage partout"), il existe un moment charnière, infiniment douloureux à traverser : c'est celui qui précède l'endormissement, quand se cristallise l'insupportable poids de l'affliction ("Avant que mon chagrin éteigne la lumière / Et que mon cœur plaintif ranime les douleurs"). À ce moment critique, les mots adressés à l'Absente vont soutenir celui qui s'effondre ("Je t’écris [...] / À l’aube du sommeil pour éponger les pleurs"), le faire durer un jour de plus.

Merci pour ce partage !

   Cristale   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis gâtée ce matin par ce que je nomme Poésie.
Deux textes d'excellente qualité dont le vôtre Vincent qui me charme par son lyrisme et sa musicalité.

J'admire ces vers harmonieux, les références au grand maître Hugo,
le bel équilibre entre syntaxe et versification.

Que j'aime les auteurs qui comme Vincent brodent leurs poèmes avec grand soin et passion.

Merci Poète.

   widjet   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Des poésies comme ça, j'en redemande.
C'est doux, globalement harmonieux, sans chercher à en mettre plein les mirettes.
Rien n'est assené ou martelé, c'est simple - et non simpliste - dans le sens noble du terme.

De la pudeur et de la tristesse, sans pathos.

Merci

PS : j'aurais plutôt dit "le chant DU rossignol"

   Vincendix   
20/11/2018

   Francis   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dehors,La vie est là, simple et tranquille : le chant du rossignol, un rayon de soleil, le souffle du vent, le voile léger d'une brume matinale. Dans mon cœur meurtri, les souvenirs comblent un grand vide (l'écuelle est vide) et mes pensées me ramènent à toi. La solitude, l'absence engendrent une mélancolie, une plainte exprimée avec pudeur. Un beau moment de poésie sous votre plume.

   Donaldo75   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Voici encore une fois un poème réussi que tu donnes au lecteur fervent de poésie. La forme est toujours aussi bien travaillée, les images sont progressives et convergent vers le thème.

"Le lait des chats est bu, leur écuelle est vide,
La maison dort déjà, bientôt tombe la nuit,
Le nez sur le carreau glacial et humide,
Je pense à la vieillesse… elle arrive sans bruit."

J'ai beaucoup aimé ce quatrain final; il a été particulièrement bien amené par les précédents.

Bravo !

Donaldo

   Quidonc   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Vincendix,

Je ne suis pas expert, loin de là, mais j'ai aimé la nostalgie qui se dégage de votre texte. L'être aimé est parti mais son souvenir est vivace, douloureux et tendre à la foi. Et puis une ombre divine qui plane au dessus mais qui reste une interrogation, une incompréhension, une déception peut-être qui me fait penser à Verlaine.

Merci pour ce partage

   emilia   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L’auteur évoqué pourrait être Charles Guérin dont le vers titre « la pensée est une eau sans cesse jaillissante » contribue à l’éblouissement du lecteur ainsi que « la souveraine image (qui) « en tous lieux peuple sa solitude », sur le ton élégiaque « d’une heure languissante » qui témoigne du « chagrin », d’un « cœur plaintif » exprimant la douleur de l’absence, « l’indicible malheur » qui hante le poète quand, parallèlement à la nuit qui tombe, « la vieillesse… arrive sans bruit… » au son de doux alexandrins qui chantent harmonieusement tout en remarquant l’originalité de cette forme d’oxymore « à l’aube du sommeil » qui semble souligner l’obsession cyclique et incessante du rêveur qui l’affronte du matin jusqu’au soir… ; merci à vous pour cette agréable lecture…

   Obi178   
25/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Rien à dire de spécial, si ce n'est que l'ensemble me parait convenu et que la chute me laisse dubitatif...


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