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Poésie classique
Vincendix : Ô temps suspends ton vol !
 Publié le 01/01/18  -  22 commentaires  -  1006 caractères  -  336 lectures    Autres textes du même auteur

Une fantaisie sur le temps qui passe trop vite ! (Avec quelques « éclats » de vers intemporels.)


Ô temps suspends ton vol !



Ô temps suspends ton vol et bloque la trotteuse,
Cette inlassable aiguille, avide, dévoreuse,
Laisse-moi profiter des heures de soleil,
Des roses du matin au parfum sans pareil.

Arrachant les feuillets de mon éphéméride,
Ajoutant sur mon front une nouvelle ride,
Tu gommes chaque jour de mon calendrier
Et marches sans répit pour me contrarier.

Interromps ton voyage et pose ta valise,
Fais taire cette cloche au sommet de l’église,
Cache ton jaquemart au masque grimaçant,
Arrête ta pendule au tic-tac agaçant.

Laisse-moi des hivers pour lire tous les livres,
Des printemps, des étés à bord de bateaux ivres,
Ô temps repose-toi, tes ailes de géant
Me transportent trop vite aux portes du néant.

Ne laisse pas couler entre tes mains le sable,
Écoute ma prière, allez sois raisonnable,
Me reste tant à faire, à voir tant de séjours,
Ô temps suspends ton vol et prolonge les jours.


 
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   Eccar   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Ah j'ai adoré ce texte qui se lit d'une traite, à peine le temps de se poser que c'est déjà la fin et tout du long on aimerait bien dire: " Ô Temps suspend ton vol !" Assez plaisanter, ce poème est magnifique et avoue toutes nos angoisses sur ce temps qui court et veut nous envoyer au dehors de la cour. Ces références à tous ces objets qui marquent cet invisible ennemi, à ces poèmes qui l'ont aussi si bellement mentionné, tout ceci bien mêlés, écrits d'une main sûre, voilà du très bon travail, très original pour un thème qui ne l'est plus depuis longtemps, des lustres, et même... si j'osais, depuis la nuit des temps.
"des étés à bord de bateaux ivres"; "tes ailes de géant..." il fallait oser et c'est, pour moi,une réussite.
Bravo à vous.
Au plaisir de vous relire.

( après lecture de l'incipit, bravo pour les " éclats" de vers...)

Après re-lecture à la publication, j'ai retrouvé votre poème avec un très grand plaisir. J'ai découvert le mot "jaquemart" qui représente vraiment bien le temps qui cherche à marteler la vie jusqu'à ce que mort s'ensuive. Votre texte est plein de délicieuses trouvailles, d'images fortes.
En bref, après re-lecture, il me semble parfait donc j'apprécie plus fort.
Un grand bravo renouvelé.

Eccar

   Brume   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Je ne vais pas commenter les techniques de la poésie classique je n'y connais rien je laisse cela aux connaisseurs.

Thème du temps qui passe mainte fois lu, et vous avez réussi de ne pas tomber dans la banalité et d'y peindre votre touche personnelle.
Chacune de vos complaintes est un plaisir à lire car vous m'emmenez dans votre vie rythmée par le temps.
Le/la narrateur.trice ne sombre pas dans l'anxiété, au contraire il/elle s'adresse à la trotteuse avide, dévoreuse, avec force et légèreté à la fois.
Votre écriture est vraiment sublime.

Par contre les Ô, expression moche, pleine d'emphase, ce n'est pas possible !

   PIZZICATO   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Avec " la trotteuse, cette inlassable aiguille, avide, dévoreuse, " qui pourrait représenter l'allégorie du Temps qui s'écoule, ainsi que ces " éclats de vers ", ce poème évite les poncifs et le pathos sur ce sujet éternel.
L'humour a sa part, également.
" Arrête ta pendule au tic-tac agaçant "
" Ô temps repose-toi " " allez soit raisonnable ".

Une lecture plaisante nonobstant le fond.

Une petite coquille : " SOIT raisonnable "

   leni   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Vincendix
Tu apostrophes le temps sur un ton guilleret Comme si tu voulais lui dire ça suffit Ce ton me plait C'est un clin d’œil au temps Bloque la trotteuse

Arrachant les feuillets de mon éphéméride,
Ajoutant sur mon front une nouvelle ride,
Tu gommes chaque jour de mon calendrier


Interromps ton voyage et pose ta valise,
Fais taire cette cloche au sommet de l’église,


IL y a une belle unité dans la façon de dire

J'aime beaucoup Salut très cordial Leni

   papipoete   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Vincendix
Oh temps, freine un peu ! regarde, nous voilà déjà en 2018 ! Tu vas trop vite pour moi, je n'ai pas loisir de faire tout ce que je voudrais ! A la maison, la pendule n'en finit pas de décompter les heures et au dehors, c'est le clocher qui prend le relai ; qui me rabâche qu'il faut me dépêcher de faire ci, et ça e t encore plus vite ! je t'en supplie grand maître des sabliers, laisse-moi du temps ...
NB une prière que l'on voudrait voir exaucée pour l'auteur, tant les signes gommant les feuillets de l'éphéméride, se manifestent partout autour de lui ! L'avant-dernier quatrain semble avoir été écrit à genoux au pied d'un orant, et se distingue particulièrement !
Dans l'avant-dernier vers, " me reste " sans " il/me reste " ne risque-t-il pas de choquer les puristes ?

   Hananke   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour et meilleurs voeux.

L'idée de reprendre un vers célèbre pour débuter ce poème
sur le même thème est bonne même si ce thème est ressassé
jusqu'à plus soif.
C'est bien écrit mais je dirais presque trop classique et cette énumération de vers même plaisants est vraiment beaucoup trop
roborative :
A partir du deuxième quatrain, tous les vers commence pratiquement
par un verbe, participe présent, infinitif ou impératif.
Ce qui fait que l'ensemble devient vite ennuyeux.

Dommage, les idées sont bonnes, mais le texte souffre à mon avis
d'une écriture beaucoup trop linéaire.

   Miguel   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On a plaisir à retrouver des références, et on tremble d'en laisser passer par ignorance, tant elles sont joliment intégrées au poème. J'aime assez le décalage entre la solennité de certains emprunts et le ton distancié, familier, des apports de l'auteur. Cette angoisse universelle du temps qui passe est exprimée ici de manière un peu récréative et ça fait du bien, ça dédramatise. Enfin un petit poème qui semble ne pas trop se prendre au sérieux et qui n'en est pas moins, à mon sens, fort réussi.

   Alexandre   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Vincent et Bonne Année !

Beaucoup aimé ce poème sans doute sans prétention mais non dénué d'un charme certain que lui confèrent entre autres ces "éclats de vers"... Thème certes mille fois rebattu mais dont je ne me lasse pas quand il est traité sous cet angle...
Une très bonne entrée classique à l'aube de cette année nouvelle que je te souhaite heureuse et prolifique pour notre plus grand plaisir...

   Bidis   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un clin d'oeil à Lamartine, une pensée vers Baudelaire et le poème s'écoule comme une plage de temps.
"Laisse-moi des hivers pour lire tous les livres", voilà qui me parle évidemment.
Un très beau texte. J'apprécie.

   Arthaume   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,

Eh bien je dois dire que j’ai beaucoup, beaucoup aimé votre texte qui quand on le lit nous transporte et qu’on ne voit plus le temps qui passe comme si « sa pendule au tic-tac agaçant s’était reposée. »

Quelle culture, Rimbaud et Baudelaire doivent rougir de plaisir. Un très beau poème sur un sujet banal, mais toujours aussi passionnant peu importe l’auteur. On sent l’influence de Baudelaire dans ce poème. Les « Ô temps suspends ton vol », et « Ô temps repose-toi » pourraient de mon humble avis être de belles citations. L’auteur a réussi pour les lecteurs, lectrices à suspendre le vol du temps. Merci !

   Damy   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Prendre le titre du Lac, il faut oser ! De même que les petits clins d’œil à Rimbaud et Baudelaire.
Mais, pour les gens heureux, votre poème a sa propre valeur et il me plait bien.
Pour les gens malheureux, on souhaiterait que la trotteuse se transforme en bolide.
Comment interpréter ces vers du Lac de Lamartine, qui, me semble-t-il, pense à eux:
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux." ?

   Vincendix   
2/1/2018

   Francois   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Poème plaisant, fluide, sur un sujet ressassé, traité avec originalité.

J'aime beaucoup, par exemple :
"Arrachant les feuillets de mon éphéméride,
Ajoutant sur mon front une nouvelle ride,
Tu gommes chaque jour de mon calendrier
Et marches sans répit pour me contrarier."

Les allusions à Lamartine, RImbaud, Baudelaire sont bien trouvées.

J'aime un peu moins la succession des impératifs, qui laissent une impression de monotonie.
"Me reste tant à faire"... Elision de "Il" pour des questions de métrique, je suppose...

Mais cela reste un beau et profond texte.

   jfmoods   
2/1/2018
Ce poème en alexandrins est composé de cinq quatrains en alexandrins, à rimes suivies, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

Je lirais plutôt ainsi le vers 18...

" Écoute ma prière, allez sois raisonnable," -> Écoute ma prière, allez, sois raisonnable !

Le titre (premier hémistiche du vers 21 du poème "Le lac" de Lamartine) pose clairement l'enjeu du texte.

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I) L'outrage des années

1) Un poète taraudé

Une thématique insinuante, forte, abondante se déploie de manière obsessionnelle sous la plume du poète (champ lexical du temps qui s'écoule et de la durée : "trotteuse", "heures", "chaque jour", "calendrier", "cette cloche au sommet de l’église", "jaquemart", "pendule au tic-tac agaçant", "les jours", énumération : "des hivers... / Des printemps, des étés").

2) La violence infligée

Des personnifications ("Cette inlassable aiguille, avide, dévoreuse", "jaquemart au masque grimaçant"), des participiales ("Arrachant" / "Ajoutant"), des verbes ("Tu gommes", "marches sans répit", "Me transportent trop vite") et un détournement baudelairien ("tes ailes de géant") mettent en exergue la fragilité de l'homme face à l'agression subie.

II) Un appel à la mansuétude

1) Une demande insistante

Par le biais de l'apostrophe (anaphore : "Ô temps" aux vers 1 et 20, impératif : "suspends ton vol" x 2, "Laisse-moi" x 2, "bloque", "Interromps ton voyage", "pose ta valise", "Fais taire", "Cache", "Arrête", "repose-toi", "Ne laisse pas couler entre tes mains le sable", "Écoute ma prière", "sois raisonnable", "prolonge"), le poète plaide pour le ralentissement du flux.

2) Le foisonnement de la vie

Soumis à un nombre indéfini de sollicitations (marqueurs de quantité : "Me reste tant à faire, à voir tant de séjours"), il espère être en mesure de combler encore longtemps son corps ("profiter des heures de soleil, / Des roses du matin au parfum sans pareil") et son esprit (hyperbole :"lire tous les livres", métaphore rimbaldienne : "à bord de bateaux ivres").

Merci pour ce partage !

   Louison   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé vous lire, la seconde strophe me touche particulièrement. Les petits clins d'oeil aux célèbres poètes ajoutent un charme à votre texte.

Bref un réel plaisir pour moi ce matin de découvrir ce poème qui dit toute la nostalgie du temps qui passe trop vite.

   troupi   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Vincent.

Le temps, sujet inépuisable, cette fois avec une originalité qui apporte un plus. Ces éclats de vers sont bien choisis. J'ai aimé.
Les alexandrins s'écoulent à la lecture avec un naturel qui évoque parfaitement la fuite du temps.
Que dire de plus que j'ai trouvé très agréable ce poème sur le temps qui nous impacte tous. Hélas.

   emilia   
3/1/2018
Tic…tac…, la pendule a fait tic…, la pendule a fait tac…, mais il n’est peut-être pas trop tard pour poser un petit commentaire… Pierre Gamarra traite avec humour cette pendule qui connaît « l’arithmétique » et a « plus d’un tour dans son sac »… Il faut bien que le poète apprivoise le Temps de façon lyrique ou humoristique pour surmonter l’angoisse du sablier qui s’écoule « sans répit » au rythme d’un balancier inexorable, et le narrateur voudrait bien jouer le rôle du maître des horloges qui donne ses ordres à l’impératif mais à la façon d’une imprécation, d’une supplique : « interromps, pose, fais taire, cache, arrête, laisse-moi, repose-toi, écoute ma prière… » Qui d’autre qu’un poète peut demander au Temps d’être « raisonnable » et de lui accorder la liberté de « prolonger les jours »… ? En ce premier Jour de l’An, à l’heure des vœux, des souhaits divers et autres résolutions, cette prière est plaisante à lire et entendre ; merci à vous pour cet agréable et sympathique partage en souhaitant que vos vœux soient exaucés…

   plumette   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
le premier vers de ce poème m'a donné le sourire et l'envie de poursuivre.
"bloque la trotteuse "est une injonction quasi triviale qui vient en contrepoint avec ce demi vers emprunté à notre inconscient collectif poétique.
il y a comme une supplication amusée du poète qui tout en traitant un sujet fort sérieux, ne se prend pas au sérieux.

un vrai bon moment! Le poète a encore de la ressource et des désirs.
Super pour commencer l'an 2018!

Plumette

   Capricorne   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,
un thème que maints auteurs ont vulgarisé mais que l'on redécouvre toujours sous des aspects nouveaux.
j'ai eu grand plaisir de suivre ta plume dans l'énoncé de tes arguments dont j'ai particulièrement apprécie leur légèreté de ton, qui bannit la dramatisation du temps qui passe inexorablement.
j'ai bien aimé la qualité des alexandrins qui adoucit encore plus le sujet.
Je vais avoir quatre-vingt deux ans dans moins de dix jours
mais me refuse à partager ta prière même si comme toi, j'ai le sentiment que le temps passe trop vite. Vouloir arrêter la course du soleil comme Josué ne me parait pas possible.

Merci pour ce plaisir poétique.

   Donaldo75   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Impeccable, comme toujours, ta poésie classique sonne bien avec le thème, ce temps qui nous échappe invariablement, même si nous essayons souvent de lui échapper, de le remonter à contre-courant, ou juste de l'ignorer.

Bravo !

   Mokhtar   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est difficile d'apporter du nouveau en commentant ce texte. Beaucoup a été dit.
L'inclusion habile de vers "culte" constitue un hommage aux maitres.
Et aussi une "performance technique". L'insertion ne doit pas être être un placage, mais s'efforcer de se glisser dans le texte en faisant vraiment sens. Je pense qu'ici c'est réussi.
Je m'en serais voulu de ne pas figurer dans la liste des nombreux défenseurs de ce poème.
Et si mon commentaire est bref, c'est parce que je manque de temps.

   Quidonc   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un poème qui me fait penser au "lac" de Lamartine. La course contre le temps. Mais si la fin est inéluctable, doit-on la craindre ou la regrétter.

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Merci pour ce partage


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