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Poésie libre
Zeste : Blue note [Sélection GL]
 Publié le 17/08/19  -  11 commentaires  -  315 caractères  -  181 lectures    Autres textes du même auteur

« [...] Par ailleurs, on évoque aussi souvent un sens dialectal (région de La Nouvelle-Orléans) obscène au verbe anglais to jazz : copuler. Certains lexicologues renvoient à un argot en usage vers 1880 dans cette même région qui signifierait « exciter » – avec une connotation rythmique et érotique. » (in jeune Afrique)


Blue note [Sélection GL]



Elle bat la mesure...
C’est la nuit qui se pare.
De bois, de cuivre, de laiton,
et d’aurores à venir...

Le smog des cigares.
Un air de Havane.
Mon âme qui renaît de ton corps.
Les noires et les blanches,
c’est mes mains sur tes hanches,
et l’archet polisson.


 
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   VictorO   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème court mais intéressant car il joue sur les sens et les interprétations des mots : "elle bat la mesure", "les noires et les blanches" (les notes de musique mais aussi les femmes ?), "c'est mes mains sur tes hanches" (anches?), "et l'archet polisson". L'incipit est en ce sens très utile à la compréhension.

   Corto   
23/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On sent une ambiance festive et malicieuse dans ce poème. Bien sûr l'exergue nous en a éclairé la voie.
On commence à se déhancher au rythme du jazz heureux en son pays.

La nuit va être longue et chaude dans l'ambiance enfumée. Image réussie avec "Un air de Havane." qui évoque (pardonnez cette envolée) le 'Dieu est un fumeur de havanes' belle provocation de Gainsbourg.

Les corps se touchent, plus si affinités, "noires et blanches" au son de la partition ou de l'improvisation des musiciens.

Et l'on ne finira pas la nuit envoûtée sans "mes mains sur tes hanches, et l’archet polisson".

Le double sens attribué à chaque vers, à chaque image est très réussi, faisant de ce texte court une évocation tendre et rythmée, une sorte de communion entre musique, audace et fête.

Bravo à l'auteur.

NB: remarque mineure: je ne vois pas l'utilité du "qui" au vers 7.

   Eclaircie   
27/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un poème court, bien rythme, sensuel, pour évoquer le Jazz.

Les couleurs, le bleu de la nuit, le noir et le blanc des touches et des peaux il me semble, apportent des zones aux éclairages divers.

J'ai aimé le procédé qui consiste à fixer les images en utilisant à minima un verbe ou deux, dont le verbe être, si vaste et renaître qui m'évoque le futur.

Je regrette que le poème soit si court, peut-être.

Merci du partage,
Éclaircie

   Raoul   
28/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
L'idée qui gouverne l'écriture est sympathique mais... Trop bref, trop maniéré, que de choses commencées et pas aboutis !
Des points de suspensions... un peu trop faciles.
La seule rime du texte, convenue et prévisible.
Pour moi, la phrase musicale que devrait être ce texte ne tient pas, quand au(x) sens, trop enfumé(s).
Le jazz c'est sensuel, imagé, incarné puisque c'était le seul moment libre de la vie très laborieuse des musiciens, là on est dans du minimalisme où rien n'est dit. Pour moi, ce poème n'est pas assez senti : on n'a pas l'odeur de la sueur alcoolisée et du désir, ni l'odeur des cigares, on n'a qu'une image d'Épinal (si je puis dire).
Trop soft. Trop sage. Pas assez parti.
Une autre fois, certainement.

   papipoete   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Zeste
la note bat la mesure, et le musicien fait corps avec son instrument, une contrebasse tout près de son corps, qu'il caresse des doigts ou de l'archet.
NB la première strophe bien que " mini ", plante bien le décor où ça brille du cuivre des trompettes et autres saxos, et retentit du bois de piano, et percussions.
la seconde évoque l'érotisme de la " Blue note " quand les formes de l'instrument sont celles d'une femme " dans le smog des cigares "...

   Lebarde   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Zeste.

Pour être lu, il vaut mieux être court, certes, mais là il faut aussi lire l'incipit et lui est plus long que le poème! Heureusement d'ailleurs.

Oui bien sûr j'ai bien noté les deux ou trois images à double sens; elles sont subtiles, élégantes, sensuelles, délicatement écrites mais tellement brèves et tout juste suggestives que j'ai quand même beaucoup de mal à m'enthousiasmer.
Ce poème aurait pu être parfait en développant à peine plus le propos.

Pour moi c'est dommage, vous aviez pourtant su par le passé faire preuve " d'une concision plus longue " qui m'avait charmé.

Lebarde un peu déçu

   Vincente   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il faut savoir lire entre les lignes dans ce poème, entre la note bleue et l'espace qui l'inviterait. L'auteur nous lance quelques ardentes invitations à nous réjouir, mais il compte sur nous pour l'auto-réaliser depuis notre imagination.

Le risque est d'à peine nous effleurer ; pour ma part, j'ai aimé parcourir ces dix vers et voir le plaisir me gagner. J'étais une cible un peu facile car j'aime cette musique "jazzée", je doute que d'autres moins "prévenus" y trouvent le bonheur convoité.

J'aime beaucoup :
"Les noires et les blanches,
c’est mes mains sur tes hanches,
et l’archet polisson.
"
Voilà un tiers du poème joliment indiscutable.

   ours   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Zeste,

J'ai bien aimé le rythme de votre poème, il se chanterait aisément ce qui est plutôt très positif étant donné le thème. Ceci dit j'ai un peu buté sur le dernier vers de la première strophe qui ne me semble pas forcément nécessaire. Evidemment le propos aurait mérité d'être traité plus longuement avec peut-être un peu d’excès, car comme vous le soulignez dans l'exergue, les origines du Jazz sont éminemment sulfureuses.

Cependant l'écriture est belle et sonne, il y a je pense un très bon potentiel.

Au plaisir de vous lire !

   troupi   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour un sujet aussi vaste que le jazz je trouve le poème un peu court et surtout le titre n'est pas expliqué.
C'est quoi une blue note ? J'aurais aimé savoir.
C'est elle qui bat la mesure ?
Si c'est la nuit qui se pare de bois, de cuivre, de laiton et d'aurores à venir je ne comprends pas le "." après "pare".

"Les noires et les blanches,
c’est mes mains sur tes hanches,
et l’archet polisson." Un peu énigmatique pour moi.

La construction me semble aléatoire et devrait être revue mais il y a quelques belles idées à garder.

   senglar   
17/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Zeste,


Merci pour l'incipit, je ne m'étais jamais réellement interrogé sur le sens du mot "jazz" que je comprends désormais beaucoup mieux... Je verrai désormais une part de coquinerie dans sa lancinance, gare au harcèlement ! Car le jazz est entêtant.

Obsédant

Je ne l'écouterai plus de la même façon :)

Il minaude, il crie, il hurle, il ulule un certain malaise, un manque, un mal-être mais porte donc en lui la solution, titiller, faire vivre le serpent, susciter et amener le bien-être.

Ben oui, j'avais pas tout à fait compris, mal entendu, le jazz n'est pas le blues.


"smog" pour un air de Havane, l'image est parlante, elle enivre. On imagine des planeurs, de doux rêveurs, des esthètes dans cette fumée-là.

Un noir pour une blanche, voilà qui fut sulfureux à une certaine époque heureusement révolue.
Ô jazz musique magique qui établit l'égalité, l'unicité.
Les hanches vont rosir aux dix anches des doigts de kératine enchantés. Vibrato qui scande la mesure de l'aurore à venir.

Légendaire Nouvelle-Orléans...


Merci pour cette initiation/révélation en ce qui me concerne !

Senglar

   STEPHANIE90   
18/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Zeste,

voilà que j'ai le blues...
Je suis un peu déçu, le titre et surtout l'incipit aussi long que votre poésie me promettait mont et merveille mais je reste sur ma faim.
"Elle bat la mesure" > Qui ?
Deuxième strophe, trois vers de trois petites phrases planté là dans la Havane. Je ne comprend pas trop pourquoi aucun développement ?
Les noires et les blanches > belle trouvaille car notes et couleurs de peaux ici s'accoquinent (sourire).
"c’est mes mains sur tes hanches, et l’archet polisson" > Que c'est beau, mais dommage, c'est déjà fini et je n'ai eu que les préliminaires...
Mais c'est bien écrit, juste vraiment trop courte cette note !
Merci pour la lecture,

Stéphanie


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