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Poésie contemporaine
Zorino : Le lilas de mes jeunes années
 Publié le 03/06/19  -  22 commentaires  -  808 caractères  -  345 lectures    Autres textes du même auteur


Le lilas de mes jeunes années



J'ai planté un lilas l'an dernier près de toi.
Aujourd'hui son parfum, qui jadis t'enivrait,
Habille ma verdeur d'un pardessus d'émois,
Escamotant ainsi le poids de mes regrets.

Les mains égratignées, je me revois gamin
Escalader le pied de cet ami fidèle,
Régnant tel un Seigneur dans notre grand jardin,
Et où se baisotaient parfois des hirondelles.

À la belle saison l'arbuste sifflotait.
Un nuage fragrant éveillait mon bonheur,
Et c'est le cœur léger que je le visitais
Pour cueillir avec soin un bouquet de douceur.

Je m'empressais alors de t'en faire cadeau.
Dans tes yeux maternels je contemplais ta joie,
Et les miens se noyaient dans quelques perles d'eau
Qui coulent ce matin sur ce triste lilas.


 
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   BlaseSaintLuc   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dés la première lecture ce texte dégage une émotion, que c'est beau, plein de tendresse, de nostalgie, de bonheur, mes yeux s'embuent de larmes à la relecture, c'est que je suis sensible...
Ce n'est pas gentil de faire pleurer les gens !

Bravo pour ce texte si sincère.

   Annick   
11/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce lilas est le lien entre l'enfant devenu adulte et la mère qu'il a perdue : un lilas qui dissipe la douleur de la perte, un lilas-souvenir, comme un terrain de jeu ou comme un cadeau, un lilas comme la représentation de l'amour qui relie passé et présent, où la joie d'antan se mêle aux larmes de tristesse. Tout y est délicat, comme idéalisé.

Le souvenir heureux et la douleur présente se respirent comme un parfum.

Le quatrain préféré :

À la belle saison l'arbuste sifflotait.
Un nuage fragrant éveillait mon bonheur,
Et c'est le cœur léger que je le visitais
Pour cueillir avec soin un bouquet de douceur.

   embellie   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème sur le souvenir. Rien de tel qu'une senteur pour raviver dans notre esprit les images du passé. Ici, l'auteur met en relief, dans le premier quatrain, la puissance évocatrice du parfum du lilas, sa capacité à faire surgir des souvenirs d'enfance " les mains égratignées je me revois gamin " dont il parle tout au long du poème. Il est nostalgique de sa cohabitation heureuse avec cet arbuste "un nuage fragrant" "un bouquet de douceur" "escalader le pied de cet ami fidèle".
Il est à remarquer que le rappel de ce passé est relaté d'une manière gaie, " où se baisotaient parfois des hirondelles" "à la belle saison l'arbuste sifflotait" mais pour finir, ses souvenirs le poussent à évoquer l'amour maternel et là l'émotion est telle qu'il lui vient des larmes aux yeux. Ecrit émouvant de sincérité.

   Gabrielle   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand lilas rime avec nostalgie...

Le narrateur, à travers un bouquet de fleurs, revoie se jouer devant lui une partie de son enfance avec nostalgie.

Ici, la fleur est synonyme d'innocence et de douceur, également d'amour filial.

Le lecteur se laisse séduire par le subtil parfum des jeunes années qui plait tant quand il embaume les coeurs.

Merci à vous pour ce joli bouquet d'arômes.

Bien à vous.

   papipoete   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Zorino
Pour me souvenir, encore plus de toi Maman, j'ai planté là tout près de toi, un arbre mais pas n'importe le quel : un lilas, tel celui de notre jardin d'antan, où je venais au Printemps cueillir un bouquet pour toi Maman ! T'en souvient-il de ce bosquet odorant, qui en plus chantait, les oiseaux heureux s'y perchaient par deux, comme des amoureux. Mais notre lilas d'avant est vieux, et ce matin les perles de rosée qui roulent de ses branches, sont mes larmes ici déposées, en pensant à toi Maman...
NB le lilas n'était pas rancunier, se faisant tailler à coups de serpe, pour toujours renaître et offrir ses grappes, toujours plus enivrantes !
De belles images colorées en mauve, planent dans ce poème au vocabulaire aussi simple qu'émouvant ( un nuage fragrant éveillait mon bonheur ) et mes yeux...( se noyaient dans quelques perles d'eau )
Chaque age avait sa fleur à offrir ; tout petit la pâquerette ; plus tard un bouquet de violettes... les merveilleux cyclamens... une poignée de jonquilles ; mais aujourd'hui peut-être un bouquet virtuel sur la dernière SAMSUNG ,
Je ne sais si le lilas embaume Milan, mais suis certain qu'un poète milanais le cultive dans une parcelle de son coeur !

   Hananke   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un bon texte nostalgique. Qui n'a jamais eu un lilas dans son jardin ?

Dommage que quelques tournures désagréables viennent assombrir
la nostalgie comme :
le pardessus d'émois, pas très poétique, un pardessus dans ce sens.
Et où se baisotaient : l'enchaînement est affreux à l'oreille.

Le reste ne manque pas de charmes, notamment le dernier quatrain,
lui, bien tourné.
Au final et comme souvent, un texte qui pourrait être amélioré
avec peu d'efforts.

   sympa   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Aujourd'hui lundi n'est pas un jour sans émotions et sans souvenirs, pour mon plus grand plaisir je dois l'avouer.
C'est une très belle poésie émouvante, attendrissante.
Et ce dernier quatrain, splendide, touchant.
Merci pour cette belle lecture.

   Robot   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte qui m'a retenu de bout en bout par la fluidité de ses vers. A peine si j'ai été gêné par le "et ou" du huitième vers, mais celà n'a pas diminué mon intérêt pour la lecture de ce beau poème dont le quatrain final est empli d'amour et de tristesse aussi.

   Raoul   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'aime plutôt ce poème sur le souvenir, ses minuscules clefs sensorielles, ce lilas arbre de la simplicité, comme un compagnon d'évidence et d'enfance, petit casse cou, arbre des jardins populaires. Le choix d'en parler en alexandrins est bien senti, je trouve, la structure générale du poème aussi, pour son côté sensible, doux, inéfable.
Sur l'écriture elle même, Perso, je la trouve un peu trop linéaire, ne réservant pas assez de délicatesses, de quelques détours, même si des images délicates viennent apporter la précision qui me manque un peu à la lecture. Une aspérité qui m'a fait tiquer par exemple, c'est le "Et où", et quelques aménagements un peu trop voyants.
Pour moi, il faudrait polir un tout petit peu plus le texte pour l'alléger de sa trop perceptible grammaire.
Le poème est sensible et nécessaire à l'auteur.
J'aime bien. A vous relire.

   PIZZICATO   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand des flagrances font se réveiller et se bousculer des souvenirs, d'enfance de surcroît.
Ici, le parfum de ce lilas engendre la mélancolie, celle d'une trop lourde absence.

" cet ami fidèle,
Régnant tel un Seigneur dans notre grand jardin ".

Une lecture émouvante.

   Lebarde   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le lilas diffuse une fragrance enivrante , puissante et tellement identifiable pour tous qui depuis le jeune âge s’impose à nos narines et s’associe à des images de jardins de grands mères ( ou de curé) et des sentiments toujours plein de douceur , que ce poème évoque merveilleusement.
Joli poème contemporain ( pourquoi contemporain ? À oui , défaut de rimes « joie/lilas » ? dans la dernière strophe) servit par des alexandrins délicats et bien rythmés.
Certains vers m’ont paru un peu maladroits ( le v3 et le v8) sans ternir pour autant le plaisir que j’ai eu à le lire.
Bravo,

Lebarde

   myndie   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Zorino,

on se connaît un peu, on se comprend beaucoup sur le thème ici traité.
Je sais comme il te tient à cœur et j'ai en mémoire le flot d'émotion qu'avait suscité en toi ce poème que j'avais dédié à ma propre mère.
J'ai aussi en mémoire le cadeau que tu m'as fait, la musique dont tu l'as somptueusement habillé.
Voilà pourquoi aujourd'hui je n'ai nulle envie de décortiquer ton poème, de disserter sur sa mise en vers, sa construction, son rythme ou je ne sais quoi d'autre.
J'ai juste envie de me laisser envahir à mon tour par la tristesse qui en émane car elle est délicieuse.
C'est cette même tristesse qui submerge tout le reste quand nos souvenirs se font envahissants, obnubilants, possessifs, impérieux.

Ton poème est une mélopée poignante à la douceur incomparable.
Je regrette simplement de n'avoir pas le talent qu'il faudrait pour te faire ce même cadeau et le mettre en musique.
Heureusement, ça tu sais faire...

myndie, sorte de Peter Pan

   senglar   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Zorino,


Curieux ! Le lilas est une fleur qui a jalonné ci et là les étapes importantes de mon existence :
Blanc, c'est l'innocence infantile
Mauve, ce sont les premiers émois amoureux
Blanc ou mauve, c'est la fragrance du souvenir

Mon grand-père avait un bel arbuste de lilas blanc dans son jardin, qui faisait la joie de ma mère - comme de la vôtre assurément - Nous allions nous accrocher à ce lilas - comme vous dans ce poème - et nous abîmions le jardin. Mon grand-père, pourtant un brave homme, coupa le lilas. Ce qui fit pleurer ma mère. Pareillement vous fîtes pleurer votre mère mais de joie en lui offrant des bouquets de lilas.

Bêtement, devenu adulte, je reproduisis le comportement de mon grand-père et fis pleurer autour de moi. Pourtant on dit que je suis un brave homme comme lui.
Intelligemment, vous avez planté de votre côté un lilas près de la tombe de votre mère. Elle doit sourire dans l'au-delà.
Vous savez quoi, dès qu'il refleurira, car j'en ai replanté deux et fissa, j'irai porter de gros bouquets de lilas sur la tombe de la mienne.

Merci pour ce poème touchant, empli de nostalgie, équilibré, serein, qui a une une couleur, qui est très réussi, qui a parlé à mon coeur, Ô lilas de l'amour et des amours, évoqué en chansons, lilas de toujours, d'aujourd'hui et d'antan, je vais trinquer au Dieu Pan.

Joli cadeau qui m'a révélé à moi-même des choses jusque indistinctes, le mot "Partage" ici n'est pas vain :)))


Senglar

Edition : Je viens de lire les autres com. Très pertinente cette observation sur la fragrance puissante, capiteuse, enivrante, somptueuse du lilas, le parfum du lilas est aussi parlant qu'une couleur :)
Hic !

Lol

   Cristale   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est joli, fleuri, plein de nostalgie et le parfum de lilas qui émane de ce poème adoucit ce soir de Mai...ah non, nous sommes déjà en Juin.
J'imagine aisément, pour l'avoir connue, l'émotion maternelle de celle qui recevait ce bouquet et soignait de ses baisers les petites mains égratignées.
Le rythme est chantant mais venant de vous cela ne pourrait être autrement, comme si vous aviez murmuré ce poème, vos doigts ne quittant les touches du piano que pour écrire ces vers au fil de vos pensées et de votre musique.

J'aurais écrit "se bécotaient" plutôt que "se baisotaient".

Contemporain, je ne saurais rien dire sur la technique mais l'ensemble est harmonieux, empreint d'une grand sensibilité.

Larmes et perles d'eau rendront plus belles encore les fleurs de votre triste lilas.

Merci Zorino pour ce bouquet d'émotions.
Cristale

   emilia   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli bouquet de lilas odorant pour évoquer l’amour d’un fils à sa mère disparue et tendrement aimée, qui ne craignait pas, enfant, …de braver le danger de l’escalade pour voir briller la joie dans ses yeux, remplacée aujourd’hui par la tristesse de l’absence et de ce bonheur qui n’est plus… ; merci à vous pour ce partage si simple, si vrai et émouvant…

   hersen   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des fleurs, on en a tous offert à sa mère ou reçu de ses enfants si on en a.

les fleurs, c'est magique. ça fait sourire et ça fait pleurer et surtout, ça véhicule un tas de souvenirs !

peut-être aurais-tu pu sortir davantage des chemins composés d'elle, en fait, j'étais sûre qu'il y aurait des larmes à la fin :) mais ce n'est ni un reproche ni une critique, juste une envie d'être surprise.

Et quand on parle de sa mère, on se moque un peu de ce qu'en pensera hersen, et on a bien raison.

Un poème qui me fait me demander...et mes enfants, se rappelleront-ils des roses sauvages à moitié écrasées qu'ils m'ont offertes une fois, en revenant tout débraillés et égratignés ? pas sûr !!! contrairement à toi !

merci pour ce parfum de lilas.

   Davide   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Zorino,

J'adore le lilas, c'est - après la glycine - ma fleur préférée. Pour deux raisons. Mais... c'est un secret !

Un vocabulaire simple (hormis ce "fragrant", joli et rare d'emploi) pour évoquer tendrement ces quelques souvenirs.
J'ai adoré ce "bouquet de douceur" et les deux vers qui closent le poème, avec "ces perles d'eau", comme un euphémisme, une manière poétique de rendre la peine supportable.

Un petit + pour ce "lilas" qui apparaît dans le premier vers et le dernier vers, donnant l'impression toute particulière de quelque chose de précieux, comme si le poème était un diamant enchâssé dans une bague.

Seul point négatif, j'ai buté sur le vers suivant : "Et où se baisotaient parfois des hirondelles."
D'une part, je ne comprends pas ce "Et" qui me semble incorrect au vu de la syntaxe du vers précédent, d'autre part, le mot "baisotaient" n'est pas - selon moi - du meilleur effet.

Mais, dans l'ensemble, une lecture fort agréable,

Merci Zorino,

Davide

   jfmoods   
4/6/2019
Ce poème est composé de 4 quatrains en alexandrins, à rimes croisées, pauvres et suffisantes, presque exclusivement masculines et vocaliques.

L'évocation du lilas, figure tutélaire bienveillante ("cet ami fidèle, / Régnant tel un Seigneur dans notre grand jardin") qui réinvestit chez le locuteur l'image du bonheur ("Et c'est le cœur léger que je le visitais"), la plénitude sensorielle de l'enfance ("Habille ma verdeur d'un pardessus d'émois", "Un nuage fragrant éveillait mon bonheur", "Les mains égratignées", "cueillir avec soin un bouquet de douceur", "se baisotaient parfois des hirondelles", "l'arbuste sifflotait"), entretient le souvenir d'une femme tendrement aimée ("son parfum [...] t'enivrait", "Je m'empressais alors de t'en faire cadeau", "Dans tes yeux maternels je contemplais ta joie / Et les miens se noyaient") dont la perte demeure douloureuse ("le poids de mes regrets", "quelques perles d'eau / Qui coulent ce matin sur ce triste lilas").

Merci pour ce partage !

   Zorino   
4/6/2019
Pour les remerciements, c'est ici

   STEPHANIE90   
4/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Zorino,

un joli bouquet de tendresse que cette poésie qu'une mère serait comblée de recevoir de la main de son fils. C'était la fête des mères il y a peu et je suis sure qu'elle aura été touché en plein cœur.

Seul petit hic, se verbe baisotaient aurait pu contrarié maman, mais heureusement l'honneur est sauf, deux lettres "ot" se sont incrustées pour sauver les apparences. Et c'est bien connu, les mamans pardonnent tout à leur enfant.

Merci pour le partage de ce bouquet de douceur,
StéphaNIe

   Morpheus   
12/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une douce sincérité et une belle nostalgie accompagne ton texte... Le gout du souvenir, les caresses de l'enfance... Et peut-être en arrière plan la tristesse d'avoir grandis.

J'ai littéralement vu ces moments emprunt d'une grande justesse

   Pierrick   
24/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ces parfums enfouis dans la mémoire et qui, soudain, ressurgissent. C'est classique mais toujours porteur d'émotions quand c'est bien écrit. Vous captez notre attention avec subtilité, douceur et sans tomber dans le pathos et les poncifs propres à ce type de texte. En effet, l'écriture est maîtrisée, droite dans ses bottes et sans surplus. Le seul gros bémol qui gâche un peu la fête est ce "baisotaient" très très lourd. Dommage. Pour le reste, c'est très plaisant, sobre et efficace.


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