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Embouteillage - Galerie de personnages
Maître Pattie l'Orthophage
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Bonjour !

Je vous propose un jeu d'écriture (versant nouvelles) qui peut devenir un réservoir d'idées ou un défi d'écriture.

Imaginez un embouteillage (la raison importe peu, choisissez celle qui vous convient ou n'en choisissez pas).
Un personnage. Dans une voiture ou pas. Humain ou pas. Et écrivez.

Règles:

- La Charte d'Oniris s'applique partout sur Oniris.
- Ça ne doit pas être une nouvelle aboutie. (Ça, merci de le poster avec le formulaire d'envoi !)
- Votre post doit permettre d'imaginer votre personnage et doit pouvoir aboutir à une suite ou à un début.
- Il ne peut y avoir qu'un seul personnage principal à la fois dans chaque post de ce fil.
- Vous pouvez participer autant de fois que vous le souhaitez.
- Vous acceptez qu'un autre Onirien reprenne votre idée de personnage (en vous informant à l'avance, quand même), et si ça aboutit à une nouvelle publiée sous son nom (avec un lien vers votre post), youpi !
- Vous allez faire de votre mieux pour utiliser l'idée d'un autre pour aboutir à une nouvelle de vous (avec un lien vers le post à l'origine).
- Vous avez le droit d'écrire une nouvelle aboutie à partir de votre propre idée de départ, et de la poster avec le formulaire d'envoi. Ça respecte l'anonymat, puisque n'importe qui peut piocher dans ce réservoir.
- Si plusieurs Oniriens choisissent le même personnage pour écrire une nouvelle aboutie, youpi ! ça sera intéressant de voir la diversité de traitement.

Contribution du : 11/01 11:41:46
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
Maître Pattie l'Orthophage
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Esteban

Ce que j'aime, moi, dans la vie, c'est les chèvres. Je ne peux plus en parler à papa et maman parce que eux, dans la vie, ce qu'ils aiment, c'est les chèvres.

Ils les aiment tellement, qu'ils ont décidé de tout lâcher, le boulot de graphiste de maman, le boulot d'ingénieur en agronomie de papa, et cap sur une vieille ferme, pour mettre en route un élevage. Et moi. Moi, ils me voulaient depuis longtemps, mais jamais j'arrivais. Et dès qu'ils se sont installés à la ferme, paf, me voilà ! Normal : je savais déjà que j'aimais les chèvres, alors j'allais pas débarquer tant qu'il n'y en avait pas.
On était trop bien, là-bas tous les trois. Bon, il caillait vraiment l'hiver. Cette baraque est pleine de trous, disait maman en rigolant. Mais papa avait retapé une pièce, on y mangeait, on y dormait, on s'y lavait dans une grande bassine. C'était comme l'image sur le Moyen Age dans le livre d'Histoire.

Les chèvres, c'était trop bien. J'avais le droit de suivre papa quand il leur donnait à manger et qu'il les nettoyait, mais interdiction d'entrer dans le labo du fromage. Des histoires d'hygiène. Alors quand il faisait le fromage, je rejoignais maman, mais c'était pas rigolo. Elle était toujours sur l'ordinateur ou au téléphone, et c'était pas la joie.
Petit à petit, elle a commencé à s'éteindre. J'ai dit que c'était normal, que si elle passait davantage de temps avec les chèvres, elle irait mieux, mais elle a répondu sèchement que si on voulait les garder, les chèvres, il fallait bien que quelqu'un fasse le taf. Garder les chèvres. N'importe quoi. Comme si elles allaient vouloir partir, les chèvres, bien soignées comme elles étaient chez nous.

Et puis papa aussi a commencé à s'éteindre. Et puis ils ont commencé à vendre les chèvres. Là, j'ai beaucoup pleuré, et puis j'ai décidé de ne plus leur parler. Ensuite, ils ont vendu la ferme. Alors, j'ai décidé de ne plus manger. Mais j'avais trop faim, alors j'ai continué à ne plus leur parler.

Maintenant on est dans le camion de déménagement, avec nos affaires à l'arrière, direction la grande ville. Papa est tendu, parce que l'embouteillage va nous empêcher de rendre le camion à temps, et qu'on n'a pas besoin de perdre de l'argent en ce moment. Maman parle, beaucoup, dit qu'il y aura tout le confort, une chambre pour moi, et une salle de bains aussi, avec de l'eau chaude. Et moi, je me tais, parce qu'il y aura zéro chèvres, là-bas.

Contribution du : 11/01 11:42:06
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
Maître Onirien
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Pattie J'ai voulu poster ma petite nouvelle par la voie normale, le formulaire d'envoi, elle a été refusée, raison: trop courte. Je mets donc ma participation à ce jeu d'écriture ici, au-dessous de votre texte. Embouteillage Un des élèves, Esteban, nous a parlé en classe des chèvres de ses parents. Alors m’est revenue en mémoire une chèvre que mes parents avaient aussi, quand j’étais petite et qu’on habitait dans la campagne. Elle n’avait pas vraiment un nom, on disait « la biquette » quand on parlait d’elle. Comme on avait vu qu’elle léchait avec gourmandise le salpêtre sur les vieux murs burinés de la ferme, on lui tendait une poignée de sel et c’était rigolo de sentir cette langue chaude nous lécher le creux de la main. La biquette avait fait un petit chevreau qui m’amusait beaucoup quand il sautait, très haut, frappant le mur de la ferme de ses quatre sabots à la fois. Elle avait beaucoup de lait et son petit ne tétait pas très fort, alors maman la trayait un peu tous les jours, et moi j’aimais trop boire de ce lait, frais-tiré, chaud et mousseux… Et maman disait « c’est curieux il y a de moins en moins de lait ». Elle a compris pourquoi, le jour où elle a vu la chèvre se téter elle-même. C’est incroyable, mais c’est pourtant vrai, je l’ai vu aussi. Elle écartait ses pattes, pliait son corps jusqu’à ce que son museau arrive à ses mamelles, et elle se tétait goulûment. Ma mère, ingénieuse, avait fabriqué un petit sac en tissu, un soutien-gorge en somme, dans lequel elle enfermait les mamelles, resserré en haut par un élastique. Mais pour décourager biquette, bernique! Elle saisissait le tissu avec ses dents, tirait sur l’intrus pour s’en débarrasser et continuait à téter son lait. Son petit a quand même réussi à grandir, et quand mes parents ont jugé qu’il était assez rondelet, ils ont voulu le tuer pour le manger mais ne se sentaient pas capables de faire eux-mêmes cet acte monstrueux. Mon père a dit : « je vais aller chercher l’oncle Charles, comme il est chasseur, il a l’habitude de tuer des bêtes ! » Et moi de m’écrier « je viens aussi », car je voulais implorer l’oncle Charles de laisser vivre ce pauvre chevreau. Nous voilà donc sur la route, papa et moi dans son van. Au bout de quelques kilomètres, la circulation ralentit peu à peu, puis s’arrête tout à fait. Il faut patienter. Commence alors un concert de klaxons. Comme toujours, des voitures nous doublent, essayant idiotement de forcer le passage, ce qui provoque le plus gros embouteillage jamais vu par ici. Beaucoup d’invectives et de noms d’oiseaux sont lancés par les chauffeurs surchauffés. Tandis que l’embouteillage prend des proportions inimaginables papa, et ses petits hochements de tête impatientés, me donne vraiment envie de rire, mais je n’ose pas !...

Contribution du : 12/01 20:47:45
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
Maître Pattie l'Orthophage
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Merci Embellie ! Ce qui serait bien, ce serait de retravailler votre texte pour trouver les points d'accroche pour ajouter le nombre de caractères nécessaires pour le formulaire d'envoi. Enrichir une description en utilisant les 5 sens, ajouter des détails de l'action, ajouter des dialogues plutôt que de raconter, ajouter des rythmes binaires, ternaires... En ôtant la contrainte de l'embouteillage, vous pouvez nous faire rencontrer l'oncle, trouver une chute, peut-être faire que l'enfant tire une leçon de vie.

Contribution du : 13/01 07:37:29
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
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[Afin qu'il soit mieux lisible, je reposte ici le post d'embellie dont la mise en page oublie de façon incompréhensible les sauts de ligne en se mettant en défaut - nous n'avons pas réussi à comprendre pourquoi arrive ce petit bug. Vincente]

Pattie

J'ai voulu poster ma petite nouvelle par la voie normale, le formulaire d'envoi, elle a été refusée, raison: trop courte.
Je mets donc ma participation à ce jeu d'écriture ici, au-dessous de votre texte.

Embouteillage

Un des élèves, Esteban, nous a parlé en classe des chèvres de ses parents. Alors m’est revenue en mémoire une chèvre que mes parents avaient aussi, quand j’étais petite et qu’on habitait dans la campagne. Elle n’avait pas vraiment un nom, on disait « la biquette » quand on parlait d’elle. Comme on avait vu qu’elle léchait avec gourmandise le salpêtre sur les vieux murs burinés de la ferme, on lui tendait une poignée de sel et c’était rigolo de sentir cette langue chaude nous lécher le creux de la main.


La biquette avait fait un petit chevreau qui m’amusait beaucoup quand il sautait, très haut, frappant le mur de la ferme de ses quatre sabots à la fois. Elle avait beaucoup de lait et son petit ne tétait pas très fort, alors maman la trayait un peu tous les jours, et moi j’aimais trop boire de ce lait, frais-tiré, chaud et mousseux… Et maman disait « c’est curieux il y a de moins en moins de lait ». Elle a compris pourquoi, le jour où elle a vu la chèvre se téter elle-même. C’est incroyable, mais c’est pourtant vrai, je l’ai vu aussi. Elle écartait ses pattes, pliait son corps jusqu’à ce que son museau arrive à ses mamelles, et elle se tétait goulûment. Ma mère, ingénieuse, avait fabriqué un petit sac en tissu, un soutien-gorge en somme, dans lequel elle enfermait les mamelles, resserré en haut par un élastique. Mais pour décourager biquette, bernique! Elle saisissait le tissu avec ses dents, tirait sur l’intrus pour s’en débarrasser et continuait à téter son lait.


Son petit a quand même réussi à grandir, et quand mes parents ont jugé qu’il était assez rondelet, ils ont voulu le tuer pour le manger mais ne se sentaient pas capables de faire eux-mêmes cet acte monstrueux. Mon père a dit : « je vais aller chercher l’oncle Charles, comme il est chasseur, il a l’habitude de tuer des bêtes ! » Et moi de m’écrier « je viens aussi », car je voulais implorer l’oncle Charles de laisser vivre ce pauvre chevreau.


Nous voilà donc sur la route, papa et moi dans son van. Au bout de quelques kilomètres, la circulation ralentit peu à peu, puis s’arrête tout à fait. Il faut patienter. Commence alors un concert de klaxons. Comme toujours, des voitures nous doublent, essayant idiotement de forcer le passage, ce qui provoque le plus gros embouteillage jamais vu par ici. Beaucoup d’invectives et de noms d’oiseaux sont lancés par les chauffeurs surchauffés. Tandis que l’embouteillage prend des proportions inimaginables papa, et ses petits hochements de tête impatientés, me donne vraiment envie de rire, mais je n’ose pas !...

Contribution du : 13/01 13:11:57
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
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Andy

Andy regarda fixement sa montre. La trotteuse dorée n’avançait pratiquement plus, comme figée dans le cadran rouge. A sa gauche sur la banquette fatiguée, une grosse dame blonde à tête de poulpe se mirait dans un petit miroir carré, comme si d’autres céphalopodes allaient l’inviter au bal des bernard-l’hermite au fond de l’océan afin de se reproduire tous ensemble sous le regard pacifique de Neptune. A sa droite, un petit homme visqueux au complet ajusté serrait son attaché-case contre son bas-ventre turgescent tout en roulant des yeux à contempler la femelle octopode d’un air entendu. Andy fouilla dans sa poche et en sortit une petite pilule jaune.

« Mesdames et messieurs, nous aurons trente minutes de retard. Excusez-nous de ce désagrément. »

Andy se retourna. Des dizaines de volapuks à face de craie riaient bruyamment à l’arrière de l’autobus. Andy pensa à la Régie Autonome des Transports Parisiens et ses publicités sur la diversité, la super carte Navigo rechargeable par tous temps et encore plein de trucs du genre à donner envie de fuir la région Ile de France. Il imagina également Cerise dans sa robe à pois verts en train de vendre une assurance-décès à un couple de vieux crapauds morts d’amour en train de monter un cercueil Ikéa dans une cuisine Aviva. Cette nouvelle image lui donna soudainement envie de vomir son Banga. Sa voisine de gauche le regarda comme s’il venait de tuer le Christ et ses apôtres à coups de Kalashnikov. Excité par les gros yeux de la mémère à cheveux jaunes, le petit homme visqueux lui proposa la botte d’un geste sans équivoque. Andy fouilla de nouveau dans sa poche.

« Monsieur, voyons, tout de même, je suis une femme mariée ! »

Andy tenta de sortir de cet imbroglio, ne voulant pas assister à un accouplement impromptu sous les applaudissements d’une horde de volapuks dont les faciès ridés viraient soudain au bistre. Il avala une seconde pilule jaune puis téléporta son esprit dans les rues de Katmandou. Là-bas, les vaches sacrées mâchouillaient tranquillement des graines de sésame au son des sitars loin des troupeaux de volapuks à grosses lunettes d’écailles venus photographier des statues de Bouddha. Là-bas, les dames patronnesses à tête d’octopode n’enfantaient pas des larves hurlantes de petits hommes visqueux. Là-bas, la trotteuse tournait dans l’autre sens, le bon, le trigonométrique dont parlait sans jamais s’arrêter son professeur de mathématiques quand il était adolescent pas si longtemps que ça. Là-bas, les carrés rentraient dans des ronds et donnaient un plaisir autrement plus subtil.

« Jeune homme, tout va bien ? »

Andy sentit son estomac lancer le premier avertissement, quand les entrailles déclarent la fin de la récréation, le début des embrouilles, celles des transports en commun un après-midi de juillet sur le périphérique parisien au milieu de carcasses roulantes conduites par de ternes volapuks coincés dans le marasme du trafic parisien. Une pilule jaune essaya de sortir de son duodénum dans le sens inverse de celui préconisé par la police des viscères. Andy la réfréna, elle n’avait pas encore livré l’intégralité de son calice, de son remède contre la réalité des volapuks, des grosses dames blondes et de leur compagnon visqueux collé comme le mâle de la baudroie à sa femelle poisson. Il avala sa salive devenue trop salée, un bout de Mer Morte perdu loin du Jourdain.

« Chauffeur, arrêtez le bus ! »

Andy se marra intérieurement parce que stopper un bus des transports franciliens coincé dans un embouteillage sur le périphérique parisien ressemblait à un tableau de Magritte. Ceci n’était pas un bus, ni un autocar, un trolley ou quelque mobile à quatre roues engagées sur un long ruban circulaire d’asphalte brûlant. Non, c’était le début des carrés et des ronds les uns dans les autres, la fin des trotteuses et des volapuks, des tonnes de pilules jaunes et roses dans un verre de Banga. Andy regarda devant lui et perçut la silhouette d’un gars à casquette carrée comme dans ses souvenirs des albums de Tintin et Milou où des soldats bordures envahissaient la Syldavie au grand dam d’Ottokar. Il entendit la grosse dame crier des mots aigus dans une langue étrangère pleine de hiéroglyphes. Il sentit le petit homme visqueux muer sa peau d’attaché-case en écorce rugueuse. Les volapuks allaient s’envoler dans le ciel brûlant, quelque part entre la Porte de Vincennes et la Porte de Montreuil, là où Carrefour se disputait la cochonnaille avec Auchan, où les bazars improvisés vendaient des smartphones au goût de pomme à des jeunes gens émerveillés par des prix imbattables, où les jeunes syriennes s’offraient à des tarifs improbables aux touristes égarés. C’était donc ça le Nirvana dont parlaient tout le temps Allen Ginsberg et Timothy Leary, des gars d’un autre temps, quand Jim Morrison chantait le dieu serpent, le crotale, le désert et son ami la fin.

« Bah, c’est dégueulasse et ça sent mauvais. Il va falloir nettoyer votre attaché-case ! »

Contribution du : 13/01 20:02:08
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
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Timothée

Il fait chaud papa crie après les autres voitures maman crie après papa roxy aboie je regarde la route elle brille avec le soleil on dirait la nappe cirée de mamie jeanne à noël avec les petits bonhommes en papier les sapins décorés les bonbons roses à la guimauve.

J’ai soif envie de faire pipi.

Papa crie après les gilets jaunes maman dit c’est pas eux ils sont même pas là c’est n’importe quoi des trucs de vieux tout ça que nous on devrait faire pareil se mettre sur les ronds-points demander de l’argent à jupiter le monde est devenu fou c’était bien mieux avant les gens font n’importe quoi où va-t-on il demande.

C’est qui jupiter ?

C’est un gars à grosse tête me dit maman tellement grosse qu’elle passe plus par la porte papa se marre c’est bien la première fois depuis longtemps qu’on a quitté l’autoroute comme nous a dit l’oncle marcel même si c’est pas le frère de maman et de papa juste un copain qui vient le mercredi après-midi voir maman quand papa est à brest même que c’est un secret papa doit pas savoir.

Pourquoi il a une grosse tête ?

Papa dit c’est parce qu’il est allé très longtemps à l’école avec sa femme quand il était petit bien plus longtemps que lui ou marcel ou maman alors il se croit plus malin que les autres on a été bien stupides de croire en ses carabistouilles il vaut pas mieux que jean-luc maman crie contre papa elle est pas d’accord avec lui jean-luc c’est pas un menteur elle aurait pas dû écouter papa.

J’ai mal à la tête.
Roxy aboie.
Papa jure.
Maman crie.
Je pleure.
Papa il est méchant.

Je préfère marcel il me donne des bonbons je lis des illustrés il met de la musique me caresse les cheveux prend maman par la main dit des trucs en anglais je comprendrai un jour maman a les yeux pleins d’étoiles je suis content quand elle sourit pour de vrai.

Contribution du : 14/01 23:30:30
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Re : Embouteillage - Galerie de personnages
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Allez, hop, je remonte le sujet.

Contribution du : Hier 15:50:36
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