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Humour/Détente
Acratopege : Bienséance [concours]
 Publié le 15/01/15  -  14 commentaires  -  6860 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

Quand la fiction dépasse la réalité !


Bienséance [concours]


Ce texte est une participation au concours n°18 : Le soutien-gorge de Mlle Lili (informations sur ce concours).




L’abbé Descloux entre dans la classe en faisant voler sa soutane. Son regard dur est tendu vers le plafond. Son crâne tonsuré, parcouru d’un alphabet de veines saillantes, brille de reflets bleus sous le néon. Les commissures grenues de sa grosse bouche dessinent sur son visage une sorte de sourire à l’envers. L’abbé sait que personne ne l’aime, mais il n’en a cure. On dirait même qu’il apprécie. Là, il ne prononce pas une seule parole. Raide comme une bitte d’amarrage, maigre à effrayer une anorexique, il circule au pas de gymnastique entre les rangées de pupitres, distribuant à chaque élève un feuillet sur lequel on peut lire :


École du Couvent des Saintes Agnelles

Classe de terminale

Épreuve annuelle de philosophie morale


Écrivez un texte descriptif, réflexif, théologique, historique et scientifique sur le thème suivant :


« Le soutien-gorge de Mlle Lili »

La forme est libre dans les limites de la bienséance qui doit en chaque instant régner dans une institution comme la nôtre, dont l’élévation spirituelle fait depuis des décennies des envieux dans toute la région et au-delà. Vous disposez de quatre heures, mesdemoiselles, pour rédiger un texte qui comprendra entre 5 000 et 20 000 caractères, espaces non comprises.


Vingt-cinq demoiselles en sarrau bleu à la Grand Meaulnes, coiffées de queues de cheval ou de couettes très sages, toutes portant les pantoufles réglementaires et tenant en main une plume gravée aux armes du Couvent des Saintes Agnelles, restent coites à la lecture de la consigne. Vingt-cinq demoiselles lancent à leur professeur honni un regard éperdu où se lit toute la détresse du monde. Elles s’attendaient à tout et n’importe quoi en cette matinée d’examen, mais pas à ça quand même ! Vingt-quatre demoiselles pâlissent d’effroi. Une seule rougit comme si la surveillante du dortoir l’avait prise sur le fait.


Toutes les têtes se tournent vers le visage écarlate de Lili. Quelques rires nerveux bondissent ici et là avant de s’éteindre très vite, mouchés par l’atmosphère glaciale que le père Descloux sait faire régner dans sa classe. Sauf à vouloir y laisser des plumes et davantage, on n’y rit qu’aux plaisanteries absconses distillées par le maître quand il se trouve dans un bon jour ! Par bonheur, la chose est plutôt rare.


Lili, sans conteste, est la plus mûre parmi ses camarades, la mieux formée, la mieux informée aussi sur les choses de l’amour quand bien même son expérience dans le domaine reste assez théorique et solitaire. Au cours des six derniers mois, Lili a gagné dix centimètres et sept kilogrammes. La brindille s’est transformée sous les yeux de ses camarades et de ses maîtres en une jeune fille pulpeuse au sourire d’ange. Ses parents, qui ne sont pas riches, ont dû renouveler toute sa garde-robe. En accord avec leurs convictions et les règles de l’École des Saintes Agnelles, ils ne lui ont acheté que jupes longues, chaussettes de laine et bustiers de chaisière, mais la silhouette frémissante de la jeune fille ne se laisse pas masquer si aisément. Lili, pour couronner le tout, lâche ses cheveux chaque fois qu’elle le peut. Et puis elle mettrait bien du rouge à lèvres et de la poudre si elle ne craignait pas les foudres d’en haut. De la mauvaise graine, vous dis-je !


« Mademoiselle Lili Putte, je vous en prie, cessez de faire des mines d’effarouchée ! Levez-vous et venez au tableau ! Vous voyez bien que vos camarades sont dans l’embarras. Nous allons les aider à prendre leur élan dans cette épreuve. Ce ne sera pas difficile : déshabillez-vous, Mlle Putte, et montrez-nous sans gêne l’objet qui suscite aujourd’hui notre intérêt. Un peu plus vite, s’il vous plaît ! Faut-il que je vous encourage ? Maintenant, dégrafez l’objet et faites-le circuler dans la classe. »


C’est un cauchemar ou bien ? C’est pas réel cette histoire. Mon Dieu, réveillez-moi ou je fais un malheur ! J’ai l’habitude de rêver des trucs sans queue ni tête quand j’ai fumé un peu trop, mais là, j’ai pas touché le plus petit pétard depuis au moins une semaine. Plus de fric, la fin du mois qui s’éloigne chaque jour un peu plus comme un arc-en-ciel quand on veut l’attraper par la queue, et plus une fille pour me faire crédit ! Elles me connaissent trop, les garces.


Pourtant je sais bien que c’est pas un rêve. La preuve, c’est ma joue qui brûle encore parce que l’abbé me l’a pincée comme un cinglé parce que je me déshabillais pas assez vite. Je suis sûre qu’elle est rouge et gonflée comme les autres fois, même s’il y a pas de miroir dans la classe pour vérifier. Parce qu’il a l’habitude, l’abbé, de nous dérouiller à tout bout de champ ! Le dénoncer, ça servirait à rien. Il est cul et chemise avec la mère supérieure. Je parle même pas de nos parents.


La deuxième preuve que c’est pas un rêve, c’est que maintenant toutes les copines commencent à se désaper comme un seul homme. Le haut et le bas : jamais j’oserais rêver une chose pareille avec ma bonne éducation ! Toutes on se rapproche de l’abbé avec du feu dans les yeux, pareilles à un nuage de moustiques qui se seraient donné le mot. On l’entoure, on se frotte contre lui en poussant des cris stridents, on le griffe avec nos ongles pointus, on essaie de l’embrasser sur la bouche. Lui, il sait plus quoi faire de son corps d’insecte en noir et blanc. Il dégrafe son col romain. Il essaie de dire quelque chose, mais aucun mot ne sort de sa bouche. En même temps, il bat des ailes pour nous tenir à distance. Mais tout à coup, quand on l’a presque renversé sur sa table, il nous bouscule et se précipite en hurlant vers la fenêtre. On y croit pas : il saute et s’envole jusque dans la cour trois étages plus bas.


Nous on se précipite aux fenêtres qui sont ouvertes à cause de la chaleur. On se penche pour regarder. D’en bas, ça doit faire bizarre toutes ces poitrines nues alignées comme à la parade, mais on s’en fout. L’abbé Descloux, on le voit tout de suite : il est couché sur le ventre, les bras en croix, la soutane relevée jusqu’à la taille. Il ne bouge pas du tout. Autour de lui, toutes les nonnes du couvent dansent en agitant leurs cornettes comme des vautours. Elles poussent des petits cris délicieux. Alors, toutes, on se met à rire si fort que le monde risque bien de se fendre en deux !


« Vous pensez que cette histoire va me traumatiser pour toujours, docteur ?

– Il est beaucoup trop tôt pour le dire, mademoiselle. Commencez déjà par vous déshabiller, que je puisse examiner la chose de plus près et me faire une première idée ! »



 
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   Asrya   
20/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Une idée fracassante, osée ; un "risque" qui ne m'a pas emballé.
C'est très bien écrit, les phrases sont maîtrisées, "propres" mais un peu défaites, un peu déliées.
Votre écrit se décompose en trois parties. Trois parties en si peu de mots, bon, c'est un parti pris qui pour moi n'est pas réussi.
J'ai également trouvé, au cours de la première partie, des changements de narration, du moins de style narratif qui ne m'ont pas embarqué.
Je retiendrai l'idée toutefois, plutôt inattendu ; audacieuse. Du caractère derrière cette dernière, elle a de quoi séduire. Malgré tout, je trouve que son développement manque d’allèchement ; et moi j'aime être alléché.

Merci pour ce souvenir coquino-pervers,
Une lecture distrayante malgré mon commentaire,
Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Anonyme   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Excellent ce clin d'œil au concours : "pour rédiger un texte qui comprendra entre 5000 et 20000 caractères, espaces non compris."

Fallait oser le faire ce nom là, j'ai bien rigolé : "Mademoiselle Lili Putte".

Un texte piquant, joliment écrit, mais j'ai quand même un petit regret. J'étais parti le sourire aux lèvres dans l'histoire puis le passage en italique a fait retomber le soufflé. Décrochage trop brutal je trouve. Surtout qu'avec l'impertinence dont vous faisiez preuve vous auriez pu continuer dans cet élan, sans passer par l'étape où on ne sait plus si c'est du rêve ou de la réalité. Les demoiselles hystériques qui défenestrent le curé, quitte à pousser le bouchon un peu loin, ça demeurait hilarant. Tandis que là on ne comprend plus trop, l'articulation n'est pas assez fluide jusqu'au bureau du médecin. Un médecin qui poursuit d'ailleurs le ton coquin de l'histoire !

   Anonyme   
15/1/2015
Bonjour Acratopege

Bienséance ? Que nenni !
C'est drôle comme ce soutien gorge inspire aux temps dépassés !
J'ai adoré ! Pour l'instant, c'est le meilleur et le plus jouissif des textes que j'ai eu à lire. La plume y a pris un grand plaisir, elle s'est lâchée, débridée tout en restant d'une sagesse exemplaire. Quel plaisir de se faire mener par le bout du nez et de se demander où l'auteur va m'emmener ! Pour une fois, une histoire qui n'a ni queue ni tête tient parfaitement la route. Beau travail !

   Robot   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un peu déconcerté par la construction du récit, j'ai relu une seconde fois pour en saisir toutes les subtilités.
Au final, il m'a semblé que la partie italique avait moins de saveur que le reste, comme s'il vous avait fallu trouver une astuce pour sortir du délire de la première partie. C'est dommage que vous n'ayez pas poursuivi sur votre lancée car les deux premiers alinéas en italiques rompent le charme. Ils auraient pu être supprimés - car le lecteur n'avait pas besoin de justification - et le récit se poursuivre à partir de "toutes les copines commencent à se désaper."
La récit finit par une invitation au divan très subtile chez un praticien qui me semble un psy libidineux.
J'ai passé un bon moment de lecture , un bon moment de relecture sur un récit de qualité.

   Francis   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une lecture accompagnée d'un sourire au coin des lèvres m'a emporté dans l'univers fantasmagorique d'un couvent dans lequel s'étiolent pères et saints ou paires de seins ! L'épreuve de philosophie morale, l'abbé, la Lili en pleine croissance...tout est croqué avec talent. Voici un scénario pour une bonne bande dessinée !
Merci.

   Automnale   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, Acratopege ! Comme cette histoire est drôle ! Le début, mené tambour battant, est remarquable ! Et justement, d'emblée, la lectrice (ou le lecteur) se demande bien où l'auteur va l'emmener... Le suspens est d'ailleurs maintenu jusqu'au point final... Et, cela, c'est épatant.

Le style, est-ce utile de le préciser, est tout aussi remarquable. Entre parenthèse, pourquoi avoir mis au féminin le mot "espaces" ?

Je n'aurais pas imaginé, sur un crâne, un alphabet de veines... Il faudra que, à la première occasion, je vérifie cette possibilité ! J'ai souri - et souri encore - en me représentant le malheureux abbé raide comme une bitte d'amarrage ! Quant à écrire un texte, entre autres théologique, sur le sujet donné, la tâche, en effet, me semble un peu ardu ! L'appellation "Ecole des Saintes Agnelles" n'est pas triste non plus !

Oh lala, l'histoire se termine mal, l'abbé Descloux restant couché sur le ventre, soutane relevée... Son corps d'insecte en noir et blanc ne bouge plus... Zut, alors !

Si je devais m'attarder sur les petits côtés, que je trouve négatifs, je dirais que le choix du patronyme de Lili est un peu poussé... Dans le même registre, vous avez fait fort - même si l'image ne manque pas de piquant - en décrivant les nonnes dansant devant feu l'abbé...

Bref, je me suis beaucoup amusée en lisant "Bienséance"... Et j'espère que mademoiselle Lili, qui n'est toutefois pas née de la dernière pluie, ne restera pas, à vie, traumatisée... Mais je me demande si le médecin, à qui elle confie son devenir, ne va pas l'entraîner dans d'autres aventures !

Merci, Acratopege, et grand bravo !

P.S.- Pour la marguerite, j'hésite vraiment entre "Beaucoup" et "Passionnément"...

Automnale

   Bidis   
16/1/2015
Cette nouvelle déjantée (surréaliste ?) me laisse perplexe au point de ne pouvoir pas vraiment mettre d’appréciation. J’aime beaucoup le surréalisme quand il est léger et interpellant, s’adresse à l’inconscient et fasse réfléchir. Ici, j’ai une impression d’agressivité qui me gêne, de sorte que même si je crois comprendre l’intention de l’auteur et apprécie son inventivité, si son écriture m'emporte et si j'ai lu ce texte d'une traite et sans ennui, je n’arrive pas à l'aimer vraiment. Il ne s’agit évidemment que d'un ressenti et non d'une critique.
Petites remarques :
- « Raide comme une bitte d’amarrage, maigre à effrayer une anorexique » : une bitte d’amarrage m’évoque plutôt plus un personnage rondelet, en tout cas certainement pas « maigre à effrayer un anorexique ».
- « comme si la surveillante du dortoir l’avait prise sur le fait » : quel fait ? le regard éperdu ? Je ne comprends pas.

   Edgard   
16/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Acratopège
Beaucoup plu, votre délire philosophico-moral. Bien écrit. Surprenant. Marrant. Gare au gorille !
Un peu dommage que vous ayez occis le curaillon. Je l’imaginais plutôt s’envoler avec sa soutane comme parachute et atterrir le cul en l’air dans un buisson avec rien sous la soutane ! La Lili, je ne l’aurais pas appelé Putte, mais Péri-Pat ou quelque chose d’allusif, de gentiment coquin, sans trop insister. D’acc pour dire que le § « C’est un cauchemar ou bien… » ne sert pas à grand-chose.
Mais je me suis bien marré. Je ne sais plus qui parle de BD mais il aurait fallu confier le scénar à Wolinski…ou Reiser…
Bravo pour la verve. Il ne manque pas grand-chose pour que ça entre à la Pléiade.

   Agueev   
19/1/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas adhéré à cette histoire. Le coup du sujet rappelant le concours est amusant mais le "Lili Putte" gâche une partie de l'histoire, en tout cas il m'a gâché le plaisir de lire la suite.

Les descriptions du pensionnat font un peu dans le cliché et le personnage de la rebelle aussi.

C'est dommage car j'aime l'idée générale et le passage délirant sur le saut à la Mike Brant.

   VinceB   
20/1/2015
Personnage et décors bien plantés. Une petite faiblesse à la fin du premier § sur "maigre à effrayer une anorexique" qui sonne comme une surenchère.
L'introduction du thème est amusante par son décalage avec le contexte et son clin d'oeil à Oniris, mais pas crédible dans un collège religieux de jeunes filles du moins introduit de cette façon. Il aurait fallut que la présentation de l'abbé nous prépare à ce genre de fantaisie. Petite faiblesse à mon goût dans le second paragraphe sur "des envieux dans toute la région et au-delà" expression un peu triviale dans la bouche d'un homme lettré.
"elles s'attendaient à tout et n'importe quoi", pris à la lettre, cela paraît peut probable dans un établissement aussi normé.
"Lili Putte" laisse pantois, la narration change de direction et de ton passant de l'humour au libertinage, je pense au divin marquis. La suite trés onirique le confirme ainsi que la chute (trop courte à mon goût).
Une autre expression qui me semble en dessous de la qualité d'écriture du texte "C'est pas réel cette histoire. Mon Dieu réveillez-moi ou je fais un malheur !"

Le libertinage n'est pas un genre facile et dans un espace publique plutôt sage et homogène comme celui-ci, ce n'est pas évident de s'y lancer.
Globalement je reste sur ma faim. Cela manque de développement et de liant entre les différentes partie du texte. Le ton hésite entre humour, érotisme de roman de gare (pas au sens péjoratif mais comme un genre à part entière) et onirisme.
Néanmoins merci pour ce texte coquin et bravo pour cette prise de risque.

   aldenor   
22/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
L’entrée de l’abbé est fracassante, avec sa soutane qui vole, son « sourire à l’envers », sa raideur et sa maigreur et ce qu’il en est dit...
Il propose aux élèves le thème de notre concours ! Excellent préambule. J’en ai tenu les bras du fauteuil pour ajuster ma posture et savourer la suite...
Ensuite, malheureusement, j’ai eu l’impression que l’auteur courrait après son préambule. C’est un rêve plat dans un autre rêve en italiques dans une confession... La construction est délirante.
J’en retire une impression d’après-coup dans l’intention. D’une superposition artificielle de délires, faute d’assumer le préambule.

   Acratopege   
23/1/2015
Voici où s'expriment ma gratitude et quelques réflexions en écho aux commentaires reçus à propos de mon texte:

http://www.oniris.be/forum/bienveillance-n-exclut-pas-gratitude-t20030s0.html#forumpost263988

   Janam   
30/1/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve ce récit bien écrit malgré des phrases quelquefois un peu lourdes.
Par contre je n'ai pas aimé "Lili Pute" que j'ai trouvé rédhibitoire, je crois que vous comprenez pourquoi : je suis un peu … pincé, et je trouve que la plaisanterie est parfaitement éculée, si j'ose dire.
Et puis, non, je n'ai pas aimé l'histoire non plus, trop de ficelles pour chercher à m'étonner là-dedans, mais ce n'est que mon ressenti, qui n'est pas forcément un critère.

   GillesP   
21/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'ai lu le début de la nouvelle avec délectation, en appréciant vraiment le comique de la situation. J'ai souri jusqu'au moment où toutes les jeunes filles se précipitent vers l'abbé et s'apprêtent quasiment à le violer. Après, je me suis attendu à une gradation dans le burlesque... qui n'est pas venue. Je trouve que vous auriez pu aller plus loin dans l'absurde, tout en gardant les deux répliques finales, qui instaurent une chute tout à fait bienvenue.

Comme d'autres lecteurs, je n'ai pas bien compris l'intérêt du passage sur le rêve. On est dans l'absurde, alors allons-y totalement. Par ailleurs, je trouve que ce genre d'interrogation d'un personnage soumis à une situation incroyable est très éculée: on trouve cela dans de nombreux récits fantastiques.
Au plaisir de vous relire.


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