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Sentimental/Romanesque
costic : Saisons [concours]
 Publié le 22/11/13  -  13 commentaires  -  7290 caractères  -  77 lectures    Autres textes du même auteur

S’asseoir sur un banc, observer, faire chavirer quelques saisons.


Saisons [concours]


Ce texte est une participation au concours n°16 : Haïbun à thème (informations sur ce concours).



Après tout ce silence, il se peut que mes mots te paraissent étranges.

Je reviens dans le sud. Je choisis les cailloux et les coquelicots.

Mais ça ne t’étonnera peut-être pas, peut-être même t’y attendais-tu. C’est quand je suis revenue au jardin public, celui de notre enfance, que j’ai pensé à toi. Il portait bien son nom notre jardin : jardin de la révolution ! Nous y avons vécu quelques bouleversements, et quelques lunes en ont été témoin.

Et, tu te rends compte, on m’a cédé la place à l’ombre sur le banc !


Une ride file

fait surface et danse

se fixe et s’endort


Quand est-on supposé arriver à l’automne de nos vies ?

Caresses-tu comme moi le vieux rêve de tuer le temps ? Ne trouves-tu pas que les minutes sécrètent des poisons bien lents ?

Mais soyons prudentes, quand on se plaint du temps. Il peut nous entendre.

Les années, en particulier, ont un esprit d’alambic, elles ont tendance à se venger et distillent l’air de rien leurs crimes quotidiens.

En tout cas, je préfère être ici aujourd’hui.


Imagine, devant moi, dans ce jardin, des silhouettes inconnues interprètent quelques saisons. J’ai l’impression que mes printemps se télescopent. Attentive, je plonge sous la surface du cours des heures, des jours.

Je deviens cette petite fille là-bas.

Accroupie, je guette les fourmis en procession sous les lilas.

J’épie la fuite d’un écureuil dans la lumière.

Ma sœur, grand échalas, sèche comme un caillou, observe, puis elle rit à s'en faire hara-kiri. Ses lèvres ouvertes, fleurs de plumes, frémissent.

Elle se balance, je pousse. Ses cheveux fouettent puis nouent et dénouent la lumière. Sa nuque tranche délicatement l’air.

Je me balance. Elle pousse. Je dis plus fort. Je dis encore.

Je saute à pieds joints dans la flaque.

J’enfourche mon vélo, qui devient aussitôt cheval volant.


L’enfant s’élance

libre de toute chaîne

avale le ciel


Je suis aussi cette gamine qui refuse de partir, encore avide de la caresse de l’air.


La claque appliquée

m’arrache à mes chimères

empourpre ma joue


Un peu plus loin, un peu plus tard, je suis cette adolescente incertaine, je goûte un baiser, adossée au buisson.

Ma langue ruisselle de sueur. J’écoute des phrases truffées de diminutifs affectifs qui s’empressent, se juchent les uns sur les autres pour essayer de mettre le nez dehors.


Persiflons, de peur

des perversions piégeuses

des perspectives


Je suis dans ce fou rire en duo, et mon rire est une aiguille qui perce les ombres.


Un rien m’émoustille alors. N’importe quel demi-sourire, celui du facteur ou autre prospecteur. Celui de mon masseur rajustant délicatement le corset destiné à adoucir une scoliose rebelle me trouble outre mesure.

J’ai vingt ans, comme celle-ci qui passe, des gargouillis dans les pensées, le corps emmuré, endurant, le diable dans mes rêves.

Le diable et son baratin.

Bienveillant baratin qui me murmure : « Assez ! Oublie les « Gare aux loups » ! »

Évade-toi, saute le mur, défais-toi de ce moule, jette tous les carcans, oublie les petits bosseurs amoureux.

Alors je fais le mur, saute le pas.

Je rejoins un barman baroque, puis un baryton athlétique, un hindou industriel, un boxeur évangéliste, un affabulateur égaré, un précurseur éduqué, un garagiste fou, un marchand plus durable.

Encore plus tard, je deviens souveraine, sur mon banc, grosse d’un enfant. Mais je ne quitte pas des yeux celui-là, dont les joues, à fleur de soie, découpent deux pétales.

Mes désirs n’ont pas encore séché.

Des plaisirs enflent mon corps.

J’aime. Nous sommes au plus vert de la très familière douceur.


L’enfant dans mes bras

joue avec les nuages

roulant dans le ciel


Je redeviens cette tricoteuse appliquée. Le fil glisse. Les aiguilles coulissent dans un cliquetis qui me berce. La laine mousseuse s’échappe. Je souffle, me concentre. Toute ma bonne volonté se focalise sur le geste qui refuse de devenir automatique. Maintenant les brins commencent à se chamailler. Je mélange les étapes. Entre mes doigts la pelote s’embrouille, s’enchevêtre. Le miracle refuse de s’accomplir. Je visualise à nouveau l’image, celle que tu m’as montrée. Je fais le tour du puits, je perds une maille. Quand je lève les yeux, tu es là, éclairée toute entière dans une lumière bleue, comme tes yeux qui me sourient.

J’en suis sûre, mon écharpe, malgré ses trous, sera chaude, sera douce.

Plus loin, je suis elle, dans ce couple qui s’ennuie. Je suis dans le mou du temps.

Je pose ma main sur leur front, je fronce les sourcils, je cours.


Ma maison a trois fenêtres d’où j’observe le parc. J’arrose mes fleurs. Un balcon minuscule s’ouvre sur une rue plus sombre et morte, sans voix.

Encore plus loin, je suis la passagère de cet avion qui passe dans un ciel tendu et bleu.

Je t’écris du bout du monde. Mes repères filent, se brouillent, se superposent.

Je m’étonne de l’immensité d’un océan, de la simplicité trompeuse des îles sous le vent. Je croise des enfants, le fusil à l’épaule, qui s’abritent de la pluie sous des feuilles de bananiers.

Quand je reviens, le paysage a rétréci, l’horizon se réduit, ma ville a la proportion d’une boîte à chaussures.

Je ne me sens pas très bien. Il désapprouve.

Il faut se rendre à l’évidence, nous difformons l’amour.

Il faudrait rire de nos boiteries, de nos claudications.

Elles nous retiennent pourtant, à cloche-pied, mais ensemble.

Tu me regardes mal.

Il faut le reconnaître : nous passons notre temps à faire flamber notre sauvagerie.

Vous détournez les yeux de nos tristes batailles. Elles n’en finiront pas, quotidiennement, d’éterniser la guerre.

Une femme indifférente se promène, suspendue à un bras.

Une autre, là-bas, tient un livre. Les signes noirs se taisent. L’encre, étirée en longs dessins silencieux, reste secrète. Elle pose les lunettes sur son nez. Les mots se remettent à parler. Ils l’enlèvent.

Puis, des camions en convoi, aux gyrophares hurlants, tournent autour des grilles du jardin, aimantent les regards avides de cruautés ordinaires. Je m’accroche avec eux aux barreaux. Je me souviens.


Rappel aux humains

obligation de vivre

rire de rigueur


Le temps de la peur a un son, celui de ces sirènes urbaines qui nous font ouvrir les rideaux, nous figent un instant, alors que défilent des images de douleurs possibles, de douleurs présentes, incroyables. J’attends que l’ambulance passe et se perde plus loin dans la ville, pour recommencer à respirer. Respirer ? Facile ?


Respire, souffle

la mère mécanique

veille, te berce


Les enfants vagabondent plus loin. Je suis de retour dans un autre temps plus ralenti. Nous sommes aujourd’hui, je suis témoin volontaire de ces heures infinies. Je reste immobile sur mon banc à contempler un résumé de mon passé et le voisin me dit, ne t’en fais pas : la mort est de velours, douce comme la voix d’un amoureux sentimental.

Mais nous sommes encore au printemps.


 
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   Jano   
2/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
C'est peut-être bête de dire ça, mais je trouve que c'est un texte très féminin, plein de délicatesse et de douceur. Pas de fracas ni de tempête, juste un calme retour sur les étapes d'une existence.

Par contre je ne saisis pas bien à qui la narratrice s'adresse. Le "je", le "tu", parfois le "nous" se mélangent et prêtent à confusion. On dirait qu'elle a plusieurs interlocuteurs imaginaires. J'aurais aimé plus de clarté pour mieux apprécier l'ambiance.

Vous n'avez pas hésité à mettre un grand nombre de haïkus. Ca ne gêne pas la lecture et renforce l'impression de rêverie.

   Bidis   
22/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Jusqu’à « on m’a cédé la place à l’ombre sur le banc », le texte ne me séduit pas beaucoup ni ne m’accroche. Je trouve que s’il commençait avec le premier haïku, ce ne serait pas plus mal, surtout que celui-ci est très réussi, je trouve.
La suite par contre m’interpelle. Au moment de l’enfance, de la balançoire surtout, l’écriture décolle, la lecture s’envole et j’ai vraiment apprécié.
Petite remarque : je ne comprends pas « le vieux rêve de tuer le temps ? ». Le rêve commun est de passer le temps de la façon la plus agréable, excitante ou prolifique possible, et non de le tuer, il me semble.
Je trouve ravissant "mon rire est une aiguille qui perce les ombres" mais je n'aime pas, mais alors pas du tout, "Ma langue ruisselle de sueur."

   Robot   
22/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Certains des haïku m'ont particulièrement séduit.
Mon préféré:
"Rappel aux humains
obligation de vivre
rire de rigueur"
Par contre le 4ème manque de la légèreté appliquée aux autres.

Il m'a manqué de savoir à qui cette presque lettre est adressée. Peut-être à elle même me suis-je demandé.

Ce texte, en forme de bilan, est rédigé dans un style agréable et gracieux. J'ai été séduit par une lenteur qui n'est jamais ennuyeuse.
Bel ouvrage.

   senglar   
22/11/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Costic,


Beaucoup de poésie dans ce texte qui parle à l'âme, où un homme peut retrouver ses petits tout aussi bien qu'une femme ; la voilà donc cette fusion androgyne que j'ai tant cherchée, cette nouvelle m'aura été un Graal dont les "gyrophares ambulants" auront été mes Véhicules Sanitaires Couchés.

Heureusement et fort opportunément "... nous sommes encore au printemps."

On est toujours au printemps, il suffit de savoir apprivoiser les valises.

Merci :)

Senglar-Brabant

   Anonyme   
22/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De beaux aller-retour entre prose et poésie. Une réflexion sur le temps qui passe à partir de ce monde minuscule qu'est un jardin public. Avoir 20 ans comme cette fille qui passe, jouer à la balançoire et avaler le ciel, se voir céder la place sur le banc. C'est très joli, très nostalgique, un texte par petites touches. La chose floutée vient du fait qu'on ne sait pas vraiment quelle est la saison. L'auteur dit que c'est le printemps, le dit à la fin, ça aurait presque pu faire baisser ma note mais je ne peux être avare devant ce défilé d'images, ce vélo qui devient aussitôt cheval volant. Alors malgré l'incertitude : mais quelle est la saison, mon très bien ira à la luminosité de ce grand petit bout de poésie.

   Perle-Hingaud   
22/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dès les premières lignes, j’ai aimé. La douce nostalgie teintée d’humour, le rythme lent des phrases et leur musicalité.
Quelques broutilles :
- Je me suis un peu perdue dans les personnages à partir de « nous difformons l’amour. ». Jusque-là, « nos » me semblait se rapporter à « ma sœur et moi » (à qui s’adresse la narratrice, peut-être ? exemple : «C’est quand je suis revenue au jardin public, celui de notre enfance »), mais dans ce passage, « nos » semble se rapporter au compagnon de la narratrice. Je trouve que ce point brouille un peu la lecture.
- Il y a une phrase qui m’a fait rire (et je pense que ce n’était pas l’intention de l’auteur) : « Ma langue ruisselle de sueur ». Sérieusement ? À part un chien, non, je ne vois pas trop…
Dommage, parce qu’il y a de jolies formules, comme par exemple : « mon rire est une aiguille qui perce les ombres ».
Un texte pudique et profond, d’une grande sensibilité. Le premier haïku est mon préféré (je parle du sens, le compte des syllabes m’échappe).
Merci pour cette jolie lecture.

   MissNode   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un tour de force, pour moi :
- un texte qui est dans la "veine naturelle" de l'haïku, et la délicatesse des évocations, le soin porté à l'écriture, la vraie poésie fine distillée au fil des lignes que je m'en suis régalée !

- un texte qui parvient, tout en glissant et ne faisant qu'effleurer les récits de vie, à nous transmettre pourtant des tranches de vie entières et des portraits et des relations entre les êtres... en très peu de lignes finalement.

- un texte qui tient en haleine, presque, il semblerait un "travelling" et chaque personnage approché délivre sa tranche de vie dans la peau et avec les yeux du narrateur, toujours sur le fil du rasoir entre l'incompréhensible, et le sensible : durant deux phrases, je peux me dire "comprends rien" et la troisième va tout éclairer, y compris la nécessité des deux phrases soi-disant incompréhensibles.

j'arrête : tu l'auras compris, je suis fan.

   melancolique   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour costic,

J'ai beaucoup aimé ce texte, l'écriture est d'une grande sensibilité, et les images débordent de poésie. Toute une vie qu'on voit défiler dans un petit parc, des souvenirs évoqués sans pathos.

J'aime surtout le passage qui parle d'enfance, et puis de belles trouvailles comme:
"mon rire est une aiguille qui perce les ombres"
"J’en suis sûre, mon écharpe, malgré ses trous, sera chaude"
"Quand je reviens, le paysage a rétréci, l’horizon se réduit, ma ville a la proportion d’une boîte à chaussures."

Concernant les haïkus, ils sont beaux, à part le 4eme que je n'aime pas trop, mes préférés sont:
"La claque appliquée
m’arrache à mes chimères
empourpre ma joue"

Et

"L’enfant s’élance
libre de toute chaîne
avale le ciel"

Merci beaucoup pour cette lecture.
Au plaisir de vous relire.

   placebo   
26/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir costic,

J'avais lu le texte en EL, mais j'attendais de pouvoir le relire pour le commenter. J'ai pinaillé sur le style au début, et puis, les mots se déroulant, je me suis immergé.

Revenu : répétition. Bouleversement : un peu décalé. Des silhouettes inconnues interprètent : je trouve la construction étrange avec ce qui précède.

Ruisselant de sueur : amusant. L'ensemble du texte est réussi niveau poésie en prose.
Pour la poésie en haïkus, j'ai bien aimé, il y a des doubles sens, et le schéma de deux versions au 2eme et 3eme vers, c'est un pari remporté pour moi. Par contre, il manque une syllabe pour tous les vers se finissant par un e muet : je crois que je n'ai pas correctement expliqué en forum… :/

Un très joli texte en tout cas.
Bonne continuation,
placebo

   Margone_Muse   
27/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai largement préféré le début à la fin. A partir de la grand-mère qui tricote, le fil est plus ténu, difficile à suivre. L'observatrice est au balcon ? Sur un banc dans le parc ? Mais dans l'ensemble, l'idée est bonne et surtout très bien traitée. Il y a toute une douce nostalgie qui émane du texte, c'est joliment écrit avec de belles expressions :
"tuer le temps" --> joli détournement du sens.
"le vélo qui devient cheval volant"
"un peu plus loin, un peu plus tard"
L'écriture est poétique, élégante, entrainante.

Les haïkus font parfaitement corps avec la prose, ils laissent tantôt rêveur ; tantôt souriant.

Celui-ci, par contre :
"Persiflons (...) perspectives." --> trop de "p" (sûrement fait exprès mais pas esthétique je trouve) et pas spécialement limpide de sens. De tous, c'est celui que j'aime le moins.

Au final, une jolie rétrospective de la vie et un choix de thème intelligent.

Bravo pour cette contribution au concours :)

Margone

   toc-art   
30/11/2013
Bonjour,

Je trouve à ce texte une qualité qui m'apparait aussi un peu comme un défaut : une délicatesse que je trouve un peu trop appliquée, à la lisière de l'artificiel, sentiment renforcé par ces trop nombreux retours à la ligne, comme s'il fallait que le lecteur s'arrête sur chaque phrase et la trouve jolie. j'avoue que ça m'a agacé.

Le thème est par ailleurs assez convenu, le déroulé est un résumé assez fidèle de la vie de beaucoup, sans plus ni moins, je pense que j'aurais aimé être un peu surpris, trouver quelque chose de plus personnel, de plus intime, de plus identifiable comme appartenant à la seule narratrice qui, là, à mon sens, manque de relief, d'incarnation.

Ceci dit, cela s'accorde très bien à l'ambiance un peu rêveuse, apaisée, que vous avez voulu rendre et en cela, le pari est réussi, même si ça ne correspond pas à mes goûts de lecteur.

   Acratopege   
1/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un parc public, un banc, endroits idéaux pour la nostalgie et la remémoration. Votre texte délicat nous fait remonter le temps avec élégance et légèreté, dans une forme qui tient plus du poème que de la prose. Les nombreux haïkus sont posés comme des oiseaux sur les allées du parc des souvenirs...
J'ai seulement regretté une certaine inconstance du style, avec des passages à mon goût beaucoup moins réussi, comme:
"...j'écoute des phrases truffées de diminutifs adjectifs..."
et le le haïku qui suit "Persiflons...", qui ressemble pour moi à un cheveu sur la soupe...
Sinon, l'atmosphère de votre texte m'a fait penser aux romans de Yoko Ogawa, toujours délicats, avec des descriptions de la nature qui résonnent avec les sentiments et les pensées des personnages.
Comme d'autres, j'ai été un peu gêné par l'incertitude dans laquelle vous nous laissez quant à l'identité du/de la destinataire du texte, mais je me suis laissé embarquer quand même.

   aldenor   
2/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle écriture poétique. Mais revenir sur toute une vie par le biais de ce jardin public m’a paru excessif, du moins dans le contexte du concours : retourner.
Il s’ensuit un effet de dispersion. A mon sens, il valait mieux se cantonner à un épisode précis.
J’ai bien aimé le double sens cru/imagé de tuer le temps : « Caresses-tu comme moi le vieux rêve de tuer le temps ?


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