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Fantastique/Merveilleux
in-flight : Illusion
 Publié le 17/10/18  -  14 commentaires  -  9687 caractères  -  130 lectures    Autres textes du même auteur

S'il vous plaît, éteignez les étoiles.


Illusion



Je ne suis pas vampire, pas fantôme, pas Dieu. Je ne crois pas être fou. Ou alors un fou avec toute sa conscience. Un fou élevé au carré.


Je ne pourrais sans doute pas retracer mon arbre généalogique, connaître l’origine des quelque trois milliards de milliards d’atomes qui me composent. Je dois être constitué d’un atome de Marcus Garvey, un autre de Christophe Colomb, celui d’un pommier de l’Anjou, l’autre de l’arbre de Tule, un atome d’un grain de sable de Vendée ou des gratte-ciel de Shibam, un atome des laves de l’Etna, celui d’un poisson combattant, l’atome d’une blue note ou d’un astéroïde fonçant sur la Terre. Je ne devrais être qu’une escale dans le voyage de ces particules mais celles qui me constituent ne me quittent pas : la mort ne m’appelle pas.


Depuis longtemps, je m'interroge sur mon cas et doute même d'être né un jour : aucun souvenir d'une enfance marquant un début, aucun souvenir de l'odeur d'un père, du sein d'une mère. Comme venu au monde à l'âge que j'ai actuellement, « né » à l'âge auquel je ne mourrai jamais. J’ai arrêté de compter les jours, mis le calendrier à l’écart. Je ne disparaîtrai pas, je ne revivrai pas sous une forme différente ; je suis figé, comme une statue qui ne s’ignore pas. Rien ne semble me tuer, quelle que soit la volonté que j'y mets ; rien ne semble me briser, quelle que soit la hauteur de mon saut.


J’ai noué des contacts, bâti des amitiés, épuisé des amours, j'ai entendu le cri des nouveau-nés, le râle des moribonds, le métronome des talons du monde, j'ai connu le retour des soldats crédules, les corps abîmés, les âmes dévastées, j’ai observé la mort unir l’humanité, fédérer les consciences, générer la crainte ou l’empathie, j’ai vu l'ombre des arbres disparus, les pierres de monuments détruits, j'ai laissé mes empreintes sur toutes les terres et j'ai égaré mon cœur quelque part… La finitude des autres m'oblige à un déplacement constant, je passe ma vie à refaire ma vie, à mentir, à simuler la normalité, à organiser la cohérence avec une fausse identité, à raconter avec précision des événements antérieurs falsifiés. Le monde change, moi non. Je suis un esprit raisonné couvert d'une chair surnaturelle, une substance qui ne veut plus traverser les époques, un immortel avec des passions de mortel.


Je guette l'apparition d'une réponse à ce mystère, la solution de mon énigme, car dans cette chair d'unique exemplaire au monde – à ma connaissance – je pose un regard de résignation sur chaque chose. J'ai visité les contrées les plus reculées, j’ai posé le pied sur les terres les plus confidentielles, j’ai vu des choses uniques, je suis entré en contact avec toutes les populations, je me suis senti propriétaire de la planète entière… J'ai tant voyagé que j’ai l’impression d’avoir sculpté l’espace. Je suis devenu une sorte de clochard royal qui réfléchit à sa place entre le passé et l'avenir. Je ne sais plus moi-même si je suis servi par une patience démesurée qui me permet de supporter cette situation ou si je suis nourri par un désespoir infini. Tout s'est arrêté le jour où je sus que rien ne s'arrêterait, au fur et à mesure des heures, des jours, des je-ne-sais-quoi, j'ai cessé de regarder. De m'enchanter. Comment s’émerveiller du miracle de la vie sans avoir accès à la mort ? Qu'est-ce que j'attends ? Qu'est-ce que j'ai cessé d'attendre ?


Vie éternelle : ces deux mots sont une paire de menottes, mais j’ignore qui les a placées autour de mes poignets. Pour échapper à ces moments de captivité, je baisse les yeux et suis la route qui s’offre à moi.


Puis je marche des jours,

Avec le rivage pour cap.

Rendre visite à l'océan,

Transpercer sa surface.

Immerger ma solitude,

Retrouver l’espoir.


Après un vagabondage d’une gravité mélancolique, j’arrive sur la côte au moment où le soleil tire sa révérence : il brûle doucement comme un caramel chaud. Je lui demande pourquoi il tourne en rond, pourquoi il fait semblant de dormir. Vieux frère… Je reste un long moment face à lui et, à force d’observer cette boule de feu, je crois pleurer des cendres.


Mon regard se pose sur l’océan, il mène son combat obstiné, condamné aux petites morts et aux renaissances. Marée haute, marée basse, un combat éternel nourri de sacs et de ressacs. Vieux frère toi aussi… Pendant que les saisons passent, pendant que les monuments s'érodent, pendant que les arbres vieillissent, pendant que la Terre creuse ses sillons ; l’océan reste toujours le même, le temps semble n’avoir aucune prise sur lui. Je m'approche à petits pas, l'écume vient lécher mes pieds. Puis l'eau m'arrive au bassin. Besoin de m'océaniser, de me noyer tout doucement… Une vague puissante me submerge, je me laisse prendre. Renaissant sans cesse, je ne sais plus très bien pourquoi je continue à me tuer. C’est le destin d’un phénix malheureux.


Loin du rivage, c’est déjà le grand large. Dans les eaux profondes, j’admire les fonds marins tapissés de coraux, puis je perçois une succession de notes graves et cristallines ; l'océan chante, il m'enrobe de sa musique engloutie. Plus profond dans la matrice aquatique, il fredonne un chagrin heureux : ça ressemble à l’endroit où reposent tous les espoirs. La mélodie m’aspire dans les abysses, je m'enfonce tout en me sentant plus haut que le ciel, mon histoire plonge en lui dans une ascendante profondeur. Au milieu d'étranges créatures et de jardins sous-marins, je me noie dans un royaume peut-être fictif, mais sincère. On dirait l’infinie vérité.


Ici, les pendules s'endorment.

L'obscurité est mon guide.

Et le silence se tait.


Je me réveille dans un mouvement de flottaison inconfortable, mon ventre est appuyé sur une matière solide et arrondie. Ai-je dormi deux heures ? Deux siècles ? Un millénaire peut-être ? Je traverse les époques comme on change de trottoir. Le temps de reprendre mes esprits pour m'apercevoir que je navigue sur une tortue. Je me laisse guider sur sa carapace, elle semble connaître notre itinéraire. Nous voyageons ainsi jusqu’au crépuscule, escortés par des poissons-lunes et des raies mantas.


Nous finissons par accoster sur un petit morceau de terre, un atoll minuscule. Je jette un œil étonné vers la tortue, elle m’observe furtivement, avec ce regard un peu triste que lui a fourni la nature, puis replonge dans l’océan. Ce n'est pas la nuit noire, c'est la nuit bleue du matin. Un bleu saphir, quand l'obscurité s'incline face à l'aube, quand il y a la promesse d'un soleil levant. Mon îlot de fortune possède la surface d’une petite maison, c’est un paradis un peu triste dont je fais rapidement le tour.


Sur mon morceau de terre, j’ai l’impression d’attendre un train en gare au milieu de l’océan. L'aube ne cède toujours pas sa place, le ciel est teinté de la même couleur depuis bien longtemps, comme si le temps s'était trompé. Dans cet immense silence bleuté, j’ai l'étrange sensation d'être passé de l'autre côté de l'horizon, là où il n'y a de place pour personne. Là où c'est interdit. Je repense à la tortue et je guette l’apparition d’un signal, d’un appel ; quelqu’un ou quelque chose qui me donne une indication sur la suite des événements… Je lève la tête et soudain, je remarque un point lumineux qui brille d’une couleur différente : perchée sur une étoile, une fée joue à la balançoire. Elle regarde au loin l’étendue du cosmos tout en braquant son doigt vers l’océan. Je baisse les yeux et remarque une grande saillie nette et régulière, comme une frontière.


Mon pied traverse la clarté de l’eau et se pose sur un étrange relief qui scinde l'océan. C’est un chemin en pierre qui s'offre à moi. Pas de début, pas de fin, il est placé là comme s'il traversait un bocage. On dirait un vestige de l'Atlantide, la cicatrice d’un monde ancien. La fée continue de se balancer le doigt fixé vers l’océan, elle voudrait sans doute que je longe cette voie insolite, que j’explore cette route inconnue. Marcher « toute ma vie », sans me demander où se terminera mon voyage, c'est un objectif raisonnable vu ma situation. Tôt ou tard, je croiserai peut-être un égaré comme moi, un fugitif éternel, un invincible qui veut disparaître. Sur cette voie inconnue, tous les espoirs sont permis... Je ne suis peut-être qu'un spectre, qu'une idée, qu'un concept, une âme en peine, un esprit qui rôde. Sans doute ai-je déjà rendu les clés de l'existence, il est possible que je ne puisse pas mourir car je ne suis pas vivant. Ou bien, ce monde est déjà mort et… Et si j’avais été créé par eux, par les mortels ? Ces mortels qui veulent faire évoluer leur propre espèce. Et s’ils avaient modifié mes cellules pour créer un nouveau concept d’humanité ? S’ils m’avaient implanté cette conscience en y fixant de faux souvenirs et des images mentales ? Il est possible que je ne sois qu’un rebut de leurs macabres expériences en laboratoire, un prototype qui n’a pas tout à fait fonctionné, un chien errant de la science, un pantin désarticulé ! Un jouet abandonné !


Je reviens sur mes pas et m’allonge sur mon île. Face à ces questions, j’ai soudain l’impression que le ciel s'éloigne, que la nuit se perd. Que l'univers s'enroule sur lui-même dans un entrechoquement de matière, qu’il s’intériorise dans une complexité croissante. Je me referme sur moi-même, en position fœtale. Il est possible que je ne vive pas réellement ce que je vois, alors j’attends. J’attends la fin sur mon île. Dans une heure ou dans un millénaire…


Mais cette éternité continue de couler en moi, cette éternité sanguine.

S'il vous plaît, éteignez les étoiles.

Éteignez tout.


 
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   izabouille   
24/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est juste magnifique, quel voyage...!
Je ne sais pas quoi dire d'autre, j'ai vraiment adoré.
Les images sont très belles, on dirait que vous nous faites partager un rêve. D'ailleurs, ça ressemble plus à une longue prose qu'à une nouvelle, mais on s'en fiche, ce texte est très beau.
Merci de m'avoir fait voyager

   Sylvaine   
28/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Très beau texte, d'une grande tenue littéraire. Le sujet est original, le développement d'une poésie envoûtante, l'écriture impeccable. Le sujet était pourtant hérissé de difficultés, il invitait à se dissoudre dans l'abstrait; l'absence de péripétie notable, la solitude totale de personnage auraient pu engendrer l'ennui si le texte était moins maîtrisé. Mais vous avez évité tous les écueils, et donné à votre nouvelle la densité d'un poème et la profondeur d'un questionnement métaphysique.

   hersen   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il me semble que c'est une réécriture d'un texte d'il y a quelques temps, non ?

Cette fois, c'est magnifique, je ne sais même pas si cela s'appelle une nouvelle, c'est au-delà. Un conte philosophique teinté de fiction ?

Un grand bravo, In-flight !

   Luz   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir in-flight,

C'est une nouvelle, un long poème, magnifique.
Et oui, quel mystère de vivre ; et quel mystère de pouvoir exprimer ce doute avec un si grand art.
Et moi qui voulais bientôt proposer une nouvelle sur Oniris ; je pense que je vais plutôt continuer avec mes petits poèmes. La barre est haute...
Merci.

Luz

   Thimul   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte magnifique, poétique, doublé d'une réflexion sur la désespérance dans l'immortalité.
Car où est le plaisir sans la certitude de notre fin ?
Pas de tournure de phrases alambiquée, pas de discours compliqué, juste les mots justes qui donnent à ce texte une musicalité peu commune.
Moi ça m'a scotché.
Merci pour ce partage.

   plumette   
18/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour In Flight

je trouve ce texte "inspiré" Je ne saurais pas trop dire pourquoi, mais c'est un peu comme s'il venait d'ailleurs comme votre personnage immortel. J'ai déjà lu sur ce site une histoire d'immortalité et ne sait pas si vous en étiez déjà l'auteur... Cet immortel faisait des rencontres humaines bien précises. Le vôtre, dans ce texte est plongé dans la solitude de sa condition.
j'ai été transportée par le récit de ce que cet être a traversé ( ça commence par j'ai noué des contacts)

le questionnement sur la vie et la mort donne à ce texte une dimension philosophique dont le traitement poétique me semble très réussi.

Plumette

   Robot   
18/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Lecture commencée, impossible de me détacher de ce texte. Un mélange de SF et de mystère, un suspens façon Alan POË.

Cet éternel renaissant m'a tenu jusqu'au bout de sa pérégrination infinie. Un dieu qui s'ennuierait dans sa solitude. un dieu qui ne saurait pas pourquoi il existe, incapable de résoudre par lui même la raison de son immanence et de sa permanence.

Eteignez les étoiles demande-t-il. Croirait-il donc que l'homme en serait capable puisque celui-ci s'est doté des moyens de se détruire. Pas sûr cependant que l'homme soit assez puissant pour entraîner l'entité dans son anéantissement.

Un récit prenant qui interroge l'éternité.

Et alors, l'écriture, d'une justesse et d'une finesse: Brillantissime.

   Eva-Naissante   
19/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour In-Flight,

En effet, c'est remarquable...

Comme un chant lancinant, comme un rêve des profondeurs dont on ne parvient pas à se réveiller,

La qualité d'écriture est à la hauteur de cette histoire aussi déroutante qu'envoûtante,

Merci,

Eva-N.

   in-flight   
22/10/2018

   Pouet   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

oui, je me joins à ce concert de louanges mérité.

C'est très bien écrit, un côté un peu "hypnotique" qui colle bien à l'affaire.

J'ai trouvé un peu dommage, de surnommer "vieux frère" l'océan après l'avoir déjà fait avec le soleil. Mais bon c'est un détail sans importance.

Il m'a semblé aussi que la formulation: "dans cette chair d'unique exemplaire au monde" était un peu étrange et alambiquée, et puis il est question de "chair surnaturelle" juste avant.

Voilà de petites répétitions comme celle-ci à l'instar de ce passage: " j'ai cessé de regarder. De m'enchanter. Comment s’émerveiller du miracle de la vie sans avoir accès à la mort ? Qu'est-ce que j'attends ? Qu'est-ce que j'ai cessé d'attendre ?" où"cessé" est répété de façon rapprochée.

Enfin la phrase: "Loin du rivage, c’est déjà le grand large." m'est apparue un brin pléonasmique. Et dans le passage qui suit il y a trois fois "profondes/profond/profondeur" ...

Rien d'exhaustif là-dedans mais ce ne sont que de menus détails faciles à reprendre ou à laisser en l'état après tout, moi j'ai un peu tendance à traquer les répétitions surtout en poésie mais cela n'a peut-être pas lieu d'être.


Quoiqu'il en soit, un texte très certainement réussi.

   Lulu   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour In-Flight,

Je partage le plaisir de lecture évoqué par les autres, mais ne pouvais m'empêcher de l'exprimer à mon tour… Ce texte est vraiment très beau.

Je ne l'ai pas lu comme une nouvelle, même s'il y a bien une narration, un personnage, et bel et bien une histoire autour de lui… J'ai surtout perçu un poème du fait de la tonalité d'ensemble qui nous happe littéralement… Le ton est donné dès la première ligne avec ce Je qui exprime déjà une certaine profondeur et qui ne déçoit pas.

Comme d'autres l'ont remarqué, il y a une certaine poésie dans ces mots. C'est à la fois le personnage qui est poétique avec ses sentiments, ses impressions, "j'ai égaré mon coeur quelque part…" ou "je me suis senti propriétaire de la Terre entière", mais c'est aussi la narration en tant que telle, et donc le travail d'auteur avec une écriture impeccable, un rythme phrases superbe qui renforce la tonalité que j'évoquais au début.

Puis, il y a de belles trouvailles : "l'océan chante […] il fredonne un chagrin heureux"... par exemple… C'est vraiment très beau, et cela vient se glisser dans une rythmique d'ensemble qui se tient et qui va parfaitement avec l'esprit du personnage.

J'ai juste peu aimé l'expression "tirer sa révérence" dans "au moment où le soleil tire sa révérence". J'ai trouvé que pour un texte fort bien travaillé, et si chouette dans ses images et impressions, il était dommage de l'employer, s'agissant d'une expression fort commune. Mais je chipote…

L'ensemble qui interroge le personnage nous interpelle sur notre propre rapport au monde et au temps, et de façon simple, détournée, juste par le truchement d'un personnage qui nous parle et nous touche.

J'ai vraiment bien aimé cette lecture et aurai du plaisir à vous relire.

   Jano   
28/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il me semble avoir lu une version « lourde » de cette histoire il y a quelque temps. Je l'avais commentée en exprimant une certaine critique vis à vis d'évènements qui s'y déroulaient en trop grande abondance et des maladresses ici et là. Voici donc sa version épurée à forte orientation poétique. C'est bien plus agréable à lire, cependant j'avoue ne pas être tellement friand de ce type de récit que je classerais volontiers avec les poèmes en prose. Beau et contemplatif, il n'y a pas de doute, mais au détriment d'une intrigue, d'un scénario à rebondissement. Ici tout est linéaire, il ne se passe rien sinon les réflexions longues et désabusées d'un immortel. Et quand ça pourrait être intéressant au niveau science-fiction (une créature de laboratoire ?) vous n'exploitez pas le filon. Je crois qu'en fait il est difficile de bâtir une histoire cohérente en usant de ce style.

   Stephane   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,

Il y a une vraie profondeur d'écriture dans ce récit. Au début, je me demandais si cette conscience était comparable à Dieu et j'appréhendais un peu les clichés touchant au religieux, pour me rendre compte que ceux-ci avaient été habilement évités.

L'idée d'un "nouveau concept d'humanité" (sic dans le texte) engendré par l'homme est séduisant, et le questionnement de cet être fabuleux et éternel est passionnant.

Cette nouvelle est une merveille littéraire (à mon sens), et j'ai pris énormément de plaisir à la lire.

Stéphane

   AuteurFanatique   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
On sent tellement de passion, c'est un texte immortel... un texte fantastique mais qui pourtant fonctionne tout aussi bien en réalisme... il nous fait réfléchir sur tout, à commencer par nous-même, et au vrai sens de la Vie, avec un grand V.
Je suis admiratif, bravo.


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