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Sentimental/Romanesque
macaron : Des yeux inoubliables [concours]
 Publié le 21/09/15  -  15 commentaires  -  8291 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

Attention, il faut suivre ! Un petit voyage dans le temps et par le monde.


Des yeux inoubliables [concours]


Ce texte est une participation au concours n°19 : T'as de beaux yeux, tu sais ! (informations sur ce concours).



Septembre 2014

L’arc-en-ciel aux chutes d’Iguaçu, côté brésilien ; et le regard de cette enfant guarani à la gare routière Retiro à Buenos Aires. Elle avait posé ses yeux sur moi, étranger de passage, des yeux sombres qui s’harmonisaient joliment avec une peau hâlée et des cheveux noirs. Son regard insistant m’interrogeait sûrement, mais je ne comprenais pas sa demande. Je pensai à un reproche, vu l’état de pauvreté de sa famille, et peut-être à une attente d’un geste de bonté de ma part. J’aurais pu lui donner un peu d’argent, je n’en ai pas eu le courage.

Il faut du temps pour se remettre d’un long voyage. De la beauté des paysages à la singularité de ses occupants, nous devons digérer ce monde entrevu, et puis l’oublier tout à fait pour reprendre notre place dans le quotidien inexorable. Rester là-bas par la pensée, avec l’obsession de la nostalgie serait une erreur. J’ai un ami, Franck, parti un jour en Russie pour quelques vacances…


***


Juin 2006

Ce n’était pas dans son habitude de nous lâcher pour les vacances, aussi, quand il nous annonça son intention de se rendre en Russie cet été-là, un grand silence stoppa net notre entrain à imaginer nos aventures en Croatie. Une nouvelle destination, en club évidemment, pas chère, et des filles de rêve à volonté, paraît-il.


– Mec, tu ne vas pas nous faire ça ? Qu’est-ce que tu vas foutre chez les russkofs ?

– Sans blague Franck, tu pars seul… avec une meuf ?

– Seul, une envie qui me taraude depuis un moment. Et puis, vos clubs de merde, moi, j’en peux plus.

– Oh l’autre, il fait la fine bouche ! Tu n’étais pas le dernier à t’éclater mon salaud !


Tout à fait exact, le plus prompt à délirer, à trouver un jeu débile, une connerie à faire. Nous étions plus près de la trentaine que de nos vingt ans, et nous profitions, encore, d’un peu d’argent frais et d’une liberté provisoire, avant de passer aux choses sérieuses.

J’étais allé chez Franck quelques jours avant son départ pour la Russie. Un moment que je n’y avais pas mis les pieds. La décoration de son appartement, chamboulée, ostentatoire, affichait son goût pour le grand pays orthodoxe : ici un samovar, là, une balalaïka accrochée au mur, quelques cadres représentant le Kremlin, des églises colorées, le poster d’un lac, je suppose le lac Baïkal.


***


La Croatie… quelle tuerie ! On peut dire que l’on ne s’est pas ennuyés. Le pays… ouais, pas mal je crois, des choses à voir sans doute. Enfin, bronzés et détendus, nous avons repris nos vieilles habitudes. Franck aussi est rentré. Il s’est laissé pousser la barbe, il est devenu très calme avec un étrange sourire aux lèvres. Il parle peu de son voyage, mais il parle russe dès qu’une occasion s’impose, des petits mots communs, quelques expressions courantes. D’ailleurs, il s’est inscrit à un cours de langue, il apprend vite, avec une motivation étonnante. L’hiver est arrivé sans que l’on s’en aperçoive. Qu’est-ce que l’on a rigolé, la première fois qu’il s’est pointé au bar avec sa chapka ! Lui ne semblait pas comprendre, autre part, toujours le petit sourire en coin. Et puis un soir, il nous annonça qu’il s’envolait le lendemain pour Moscou.


– Mec, tu es dingue, en plein hiver !

– Franck, on ne te saisit plus, tu as tellement changé. C’est quoi cette passion pour la Russie ?

– Vous ne comprendriez pas. C’est important pour moi. Un jour, je vous raconterai…


***


Il demandait de le rappeler, c’était urgent, à propos de son fils. Ce message sur mon portable me fit prendre conscience qu’un mois s’était écoulé depuis le départ de Franck. Nous avions convenu d’un rendez-vous dans un café près de la gare.


– Je suis inquiet pour Franck, m’annonça-t-il fraîchement, il ne m’avait pas parlé d’un nouveau départ pour la Russie. Vous avez de ses nouvelles ?


Ils se ressemblaient. Je retrouvais même quelques attitudes de mon ami chez cet homme que je ne connaissais pas.


– Non, je pense à lui parfois, si mystérieux ces derniers temps. Il a une idée en tête, c’est sûr, mais laquelle ?

– Oh, tout cela est de ma faute, je lui ai dit la vérité à propos de sa mère. C’est un homme à présent, il peut faire face. Enfin, je le crois.


Je fis celui qui ne comprenait pas.


– Par où commencer ? s’interrogea-t-il, embarrassé. J’ai rencontré Évelyne quand Franck avait trois ans, sa mère… ce n’est pas facile… un conte de fée qui finit en cauchemar. Voilà, nous sommes tombés follement amoureux, Irina et moi, lors de l’un de mes séjours à Moscou. À l’époque, j’étais dans l’import-export, elle, interprète dans le grand hôtel réservé aux étrangers. Les relations extérieures de l’URSS s’étaient adoucies, surtout avec les USA, grâce au traité de limitation des armes nucléaires. Elle a obtenu une autorisation de sortie sans véritable prise de tête, à notre grand étonnement. Nous nous sommes mariés en soixante-dix-sept, Franck est né en soixante-dix-huit.


Les mots ne venaient pas aisément, je devinai la suite, un retour au pays pour une raison quelconque et l’impossibilité d’en ressortir.


– Fin février quatre-vingt, le père d’Irina gravement malade, elle dut rejoindre sa famille, le temps de l’agonie, de l’enterrement. Elle est repartie pour la France, sa sœur Helena me l’a confirmé. Que s’est-il passé ensuite ? L’URSS s’était de nouveau repliée sur elle-même après l’invasion de l’Afghanistan fin soixante-dix-neuf. Mes recherches, très laborieuses, n’ont pas abouti. Elle n’est jamais réapparue.


Il avait arrangé pour Franck un mensonge, plus supportable pour un jeune enfant. Le divorce avec sa mère, la difficulté de communiquer avec un pays fermé, le choix de la France pour son avenir. Franck avait fini par « oublier » sa mère.

Il sortit de son portefeuille une vieille photographie.


– Elle était très belle, des yeux inoubliables.


***


Des nouvelles de Franck nous sont parvenues, une petite semaine après mon entrevue avec son père, de la manière la plus directe et la plus surprenante. Le journal télévisé du 3 février 2007 ouvrait par cette information : un jeune Français arrêté en Russie pour association de malfaiteurs, complot contre l’État. Une certaine Svetlana Prokovna appartenant à un groupe dissident, fichée par les services de sécurité, était à ses côtés sur les quelques images diffusées par la télévision russe. Ils risquaient vingt ans d’emprisonnement. J’appelai Laurent, son père, la ligne était occupée. De notre bande, seul Kevin me répondit.


– Mec, je n’y crois pas. Dans quel merdier, il est allé se foutre !

– Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’aider ? Organiser une manif, s’enchaîner à l’ambassade de Russie ?

– T’es ouf ! Tu n’as jamais entendu parler d’un ministère des Affaires étrangères ?


Il avait raison Kevin, la machine était déjà en branle, le Quai d’Orsay venait de publier un communiqué. L’affaire a retenu quelque temps l’attention du public, Laurent est parti pour Moscou. Et puis un beau jour, ils sont revenus, Franck et Svetlana. Svetlana est une authentique dissidente au régime de Poutine, engagée, courageuse, luttant pour une véritable démocratie dans son pays. L’histoire de sa tante, disparue au début de l’année quatre-vingt, lui a donné le goût de la lutte. Elle est la cousine de Franck.


***


Septembre 2014

L’aéroport de Buenos Aires est bien calme à côté de Roissy-Charles-de-Gaulle. Nous rentrons avec un petit pincement au cœur, la tête encore pleine de ces paysages merveilleux, de ces gens charmants et rieurs. Nos deux p'tits bouts sont restés chez ma mère, nous avons hâte de les embrasser. En attendant le départ, je fais défiler les vues sur mon appareil photo : un méli-mélo de cascades, ruines, maisons colorées. Les chutes d’Iguaçu sont impressionnantes tandis que les ruines des Missionnes nous entraînent très loin dans le passé. J’aime beaucoup celle-ci, à La Boca, prise à ton insu ; tu suivais d’un regard amusé ce couple de danseurs de tango. Svetlana, tu as les yeux de ta tante Irina : bleus, profonds… inoubliables !


 
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   Anonyme   
30/8/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Je confirme l'incipit, il n'est pas facile d'emboiter les différents éléments de l'histoire. Surtout la fin, faut-il comprendre que le narrateur s'est mis avec la cousine de Franck ? L'ensemble est un peu confus, disparate, par rapport à mon interrogation je ne vois pas l'intérêt de cette liaison pour le développement de l'intrigue.
Et surtout, le thème du concours passe trop à l'arrière-plan, les yeux sont loin d'être le pivot du récit, comme si vous ne saviez pas trop où les placer. On sent bien d'ailleurs avec la toute dernière phrase que vous tentez de les rendre davantage appparents.

   wancyrs   
1/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Belle histoire, même si de l'intrigue il se dégage cette forte impression du déjà vu ; c'est l'écriture fluide, se lisant sans encombre qui sauve le reste. La chute est surprenante et un peu décevante ; pour "une authentique dissidente au régime de Poutine, engagée, courageuse, luttant pour une véritable démocratie dans son pays... ", Svetlana se calme une fois loin de son pays et fonde même une famille, ce qui détonne un peu avec ce qu'elle est censée être. Mais nous sommes en sentimental/romanesque, cet écart est très pardonnable.

Il y a un vrai travail de recherche sur les informations divulguées dans le texte, et j'aime bien la forme du récit, son découpage crée un effet scènes de cinéma.

Dans l'ensemble j'ai aimé. Merci !

   Bidis   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai fait une petite confusion entre la Croatie et le Brésil et surtout, je n'ai pas trop compris la chute, à qui s'adresse le narrateur. A Frank ? Je n’avais pas compris que ce personnage se trouvait aussi au Brésil. Mais à part ça j'ai beaucoup aimé ce texte. J'ai même eu les larmes aux yeux. Sans doute parce que je sais l'horreur qu'était la terreur sous le communisme, les gens qui disparaissaient et l’intolérable torture que représentait leur disparition pour leurs proches et pour leurs amis.
Les grands malheurs peuvent donner beaucoup de mystère et de profondeur aux regards, mais en plus quand les yeux sont beaux…

   cervantes   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
L'emboitement des différents voyages ne me semble pas apporter un supplément à l'histoire et un peu comme dans le film le concert, j'aurais préféré une révélation artistique ou politique de cette intrigue.
Le sujet est néanmoins original trop "langue parlée" dans sa forme.

   Anonyme   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Une fois n'est pas coutume, j'avoue n'avoir rien compris... Quel rapport entre cet enfant guarani et le reste de l'histoire ? Ca avait bien commencé mais ensuite, j'ai complètement perdu le fil.

De plus, je n'ai pas aimé les dialogues, la façon de s'exprimer.

Je n'ai pas du tout accroché. J'espère que vous ne m'en voudrez pas...

Wall-E

   Pepito   
22/9/2015
Bonjour Macaron,

Forme : bonne écriture, rien de particulier à souligner.

Découpage : dommage d’être obligé de transformer l'incipit en mode d'emploi. Mais, ici, je comprends très bien votre problème. Hors lecture linéaire, point de salut. ;=)

Fond : aucun rapport avec le concours, sauf de vagues "yeux bleus" rapportés à la va-vite, mais ce n'est pas rédhibitoire pour moi.

Ce texte est surtout intéressant par son sujet. Les nouvelles mêlant voyage et Politique sont si rares sur Oniris. Alors qu'elles traitent du monde qui nous entoure et surtout, de ses ennuis.
Le traitement du sujet est certes manichéen, mais a le grand mérite d'exister.

Merci pour la lecture.

Pepito

   Agueev   
22/9/2015
Etant marié à une belle femme russe aux yeux bleus... et étant proche de la Russie pour m'y rendre très régulièrement, cette nouvelle aurait pu me plaire. Pourtant sur la forme, je reste dubitatif car il faut se concentrer pour suivre le déroulement de l'histoire et de certaines situations (qui parle, qui est avec qui, etc...). Et d'une façon plus personnelle, le cliché d'un Poutine dictateur est fatiguant, lorsque l'on connait bien la Russie, les russes la vision qu'ils ont de leur pays et de leur dirigeant.
Enfin le thème des yeux reste anecdotique dans l'histoire.

   ameliamo   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
C’est une nouvelle bien écrite, mais l’auteur a usité une façon cinématographique, en fragmentant le texte brusquement sans une véritable liaison entre ces fragments. Le fait que des souvenirs sont placés dans un espace exotique par lui-même, mais sans aucune tangence avec le sujet, il constitue un désavantage pour le texte. Revienne d’affirmer que c’est bien écrit, ce texte, presque professionnel.

   alvinabec   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour macaron,
La quête de la mère disparue puis retrouvée par le prisme de la cousine engagée comme sa tante me plaît bien.
Peut-être pour la compréhension de l'histoire aurait-on pu en savoir davantage sur les motivations de Francky qui d'un seul coup quitte ses potes et la promesse d'un été chaud bouillant pour une destination moins glam'. Comment lui germe cette idée de traverser l'Oural?
Les réminiscences au décours d'un voyage sont plaisantes entre Argentine d'aujourd'hui et Russie de la décennie précédente.
Il me semble qu'il y a un problème de focalisation dans le texte, on ne sait pas toujours qui s'exprime d'où difficulté à suivre l'évolution des personnages. La chute m'a paru abstruse.
A vous lire...

   Automnale   
23/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Puisque ce récit ressemble à un véritable puzzle, tentons de récapituler.

Après avoir découvert les chutes d’Iguaçu, côté Brésil, le narrateur se trouve à la gare routière de Buenos Aires. Il commence à évoquer son ami Franck.

Quelques années au préalable, une bande de copains, dont lui-même (le narrateur), envisageait d’allait s’éclater, dans un club de vacances, en Croatie. Contrairement à ses habitudes, l’ami Franck, préférant s’envoler pour la Russie, ne fera pas partie du voyage.

Un peu plus tard, en France, l’hiver sévit. Quelle rigolade de voir Franck se pointer, au bar, avec sa chapka ! Ce dernier repart en Russie. Son père, inquiet, se confie… Irina, la mère de Franck, aux yeux inoubliables, était d’origine Russe. Pour raisons familiales, elle retourna dans son pays… Nul ne la reverra plus… Et Franck ? Accusé de complot contre l’Etat, il est rapatrié grâce à l’intervention du Quai d’Orsay. C’est accompagné de Svetlana, sa jolie cousine, qu’il revient.

Retour à Buenos Aires, à l'aéroport cette fois... Le narrateur vient de passer des jours heureux avec Svetlana, la jolie cousine.

Cette histoire m’a donné le sentiment qu’il pouvait s’agir des grandes lignes d’un roman. Si tel n’est pas le cas, il y a, là, matière…

Très légers détails :
- Ne manque-t-il pas un "s" à : "Je pensais à un reproche..." ?
- « Lui ne semblait pas comprendre, autre part, toujours le petit sourire en coin »… (n’est-ce pas davantage un langage parlé que littéraire ?).
- « Sans véritable prise de tête » (expression, à mes yeux, rédhibitoire).

Je ne me suis pas du tout ennuyée en lisant ce texte, bien écrit, qui a le mérite de nous faire voyager. Et, devant mon ordinateur, j’aime cela ! En outre, les dialogues, crédibles, rendent la narration bien vivante.

Si je positionne ma flèche vers le bas, c’est qu’il ne m’a pas été si facile d’emboîter les pièces du puzzle (quand bien même étions-nous prévenus !).

Merci, Macaron. Nous n’oublierons pas les yeux de la tante Irina…

   AlexC   
23/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour macaron,

Votre introduction, réflexion sur les nostalgies inhérentes aux retours de voyage, m’avait emballé. Je me suis dis, chic, enfin un texte concours avec un peu d’épaisseur… et puis finalement non. Vous partez sur un sujet totalement différent, la passion mystérieuse d’un ami pour la Russie, expliquée au demeurant par son lien du sang et non par une quelconque expérience personnelle qui ferait écho à vos premiers propos. Du coup, l’ensemble manque de cohérence à mon goût et de substance aussi puisque la partie qui aurait été intéressante (la découverte de ses origines, le questionnement sur la disparition sa mère, la situation socio-politique de la Russie, etc) n’est ici même pas évoquée.

En ce sens, le regard extérieur du narrateur, qui finalement nous raconte l’anecdote derrière la rencontre avec sa femme, limite grandement l’intérêt global du texte je trouve.

Enfin la chute m’a laissé de marbre. Trop facile, trop forcée, et sans réel rapport avec la première partie (la nostalgie du voyage) et la seconde (l’ami sur les traces de sa mère révolutionnaire).



Quelques remarques :
-“Il demandait de le rappeler, c’était urgent, à propos de son fils.” Difficile de deviner je trouve à la première lecture que c’est ici le père de Franck qui parle.
-J’aurais bien vu Svetlana aurait aussi pu être la soeur de Franck, encore plus “twisté”, mais ça n’aurait pas vraiment changé grand chose.

Je tique :
“l’obsession de la nostalgie”
“J’ai un ami, Franck, parti un jour en Russie pour quelques vacances."
“un grand silence stoppa net notre entrain à imaginer nos aventures en Croatie.”
“un peu d’argent frais”
“Lui ne semblait pas comprendre, autre part, toujours le petit sourire en coin.”
“sans véritable prise de tête”


A vous relire prochainement.

Alex

ps : concernant le concours, les yeux ne me semblent pas être au centre du récit, il y a trois références (à peine plus que dans un texte hors concours) et surtout aucune uniformité, fil rouge. Ce sont d’abord les yeux sombres de la jeune fille argentine, puis les yeux inoubliables d’Irina et enfin ceux de Svetlana qui font timidement le lien...

   Blacksad   
23/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Je me suis perdu dans ce récit... bon, c'était annoncé en même temps. Mais ce qui m'embête, c'est que je n'ai pas eu envie de faire l'effort de rattacher les morceaux. Paresse légendaire ou bien l'histoire qui ne m'a pas suffisamment captivé, au choix...

Bref, je n'ai pas accroché, pas tant au niveau de l'écriture, plutôt agréable, mais plutôt sur l'intrigue pas vraiment palpitante à mon goût et qui plus est noyée dans un découpage ardu.

Au plaisir de redécouvrir votre belle plume sur un autre texte !

PS : à l'instar de plusieurs autres commentaires, je trouve que le thème du concours est traité de bien loin...

   carbona   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Votre texte suscite de l'intérêt : qu'arrive-t-il à Franck ? On a envie de savoir et on lit avec plaisir.

ça y est j'ai compris, je croyais jusque là à un changement de narrateur et en relisant je comprends : c'est le narrateur qui s'est marié avec Svetlana, j'ai cru au départ que c'était Frank qui s'était marié avec sa cousine, oups !

Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas saisi dès la première lecture, peut-être une ou deux phrases pour faciliter les transitions permettraient une meilleure compréhension ou glisser quelques infos dans le premier paragraphe histoire de mettre le lecteur en haleine et de cadrer l'intrigue.

Merci pour ce texte.

   Perle-Hingaud   
25/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour macaron,

J’ai un faible pour les histoires qui ne racontent pas « qu’une » histoire sentimentale. C’est le cas de votre nouvelle : dépaysement géographique, ancrage dans la politique : des éléments qui, ajoutés à votre écriture, sont prenants. La structure du récit est sympa, elle donne du rythme.

Quelques remarques sur l’intrigue :
Je n'ai pas bien compris: le père est toujours marié à cette russe qui a disparu ? Pourquoi et surtout comment en avoir fait un secret, si justement il la recherchait ? Je suppose que ça a duré des années, avec des contacts officiels ? Et puisqu'elle est repartie en France, d'après la sœur, pourquoi la rechercher uniquement en Russie ? Ce n’est pas la disparition qui me trouble (c’est tout à fait crédible) mais la façon dont le père l’a vécue et présentée. C’est trop rapidement développé pour que je puisse y adhérer, je crois.

Merci pour cette lecture !

   toc-art   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Je n'ai pas lu les contraintes du concours pour lequel ce texte a été présenté. Mes remarques seront peut être inappropriées.
J'aime beaucoup les histoires puzzle et le fait de devoir raccrocher les morceaux me plait. Il me semble cependant que le premier paragraphe n'apporte pas grand chose à l'intrigue, sauf à introduire le personnage de Franck. Mais ce qui me gêne c'est que vous dites alors qu'il n'est jamais bon d'être nostalgique d'un voyage. Or, à la réflexion, l'intérêt persistant de franck pour la Russie est plutôt une bonne chose puisqu'il lui permet de retrouver sa famille russe et donne in fine au narrateur l'occasion de rencontrer sa compagne.
Après, pour en revenir au 1er paragraphe, je comprends qu'il vous permet aussi de fermer la boucle en y revenant dans la chute mais là, pour le coup, je trouve la ficelle un peu grosse et je sens trop votre intention d'auteur.
J'ai préféré le style adopté ici par rapport à celui utilisé dans votre dernier opus et, si je n'adhère pas totalement à l'histoire qui est traitée de façon un peu superficielle, je trouve le tout mieux réussi.


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