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Sentimental/Romanesque
SQUEEN : Béatitude [concours]
 Publié le 14/09/17  -  20 commentaires  -  9280 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

« Quel que soit le cercle d'enfer dans lequel nous vivons, je pense que nous sommes libres de le briser. » Jean-Paul Sartre


Béatitude [concours]


Ce texte est une participation au concours n°22 : Inversons-nous !

(informations sur ce concours).




« Quel que soit le cercle d'enfer dans lequel nous vivons, je pense que nous sommes libres de le briser. » Jean-Paul Sartre



« L’omniscience est un point de vue comme un autre. »


« L’enfer c’est les autres. » En vieillissant, je supporte de moins en moins la bêtise des autres. Ils sont tous encroûtés dans leurs jugements. Je ne sais pas comment, ils font, justement, les autres, pour se supporter. Tous plus cons les uns que les autres. Enfin, pour les uns je ne sais pas, je ne suis pas sûr : peut-être qu’ils sont un peu moins cons. Passons, « l’enfer c’est les autres », ça au moins c’est sûr. Je pense que tout le monde doit être à peu près d‘accord sur cette affirmation, qui se vérifie tous les jours, en tout cas moi, je la vérifie tous les jours.


J’ai donc décidé, pas plus tard que ce matin, de m’exclure du monde : je m’en vais. Je prends mes cliques et mes claques et je m’en vais. Je me libère. Enfin, finalement, les claques, je les laisse, voyager léger c’est mieux. Je quitte femme et enfants, leur indifférence à mon égard, malgré mon abnégation au travail pour leur maintenir ce train de vie, pour leur payer des vacances dont ils ne sont même pas satisfaits, ne m’est plus supportable. Je quitte ma famille, cet enfer banal : je ne veux plus faire comme tout le monde ! Le nivellement par le bas de ma vie doit s’arrêter, il faut que je reprenne de la hauteur, et pour ça, il faut que je me déleste. Sans pitié.


Et, il y a Leïla, et, elle m’attend. Elle est douce, attentive, reconnaissante, gentille. Elle n’a que moi. Leïla, je l’ai rencontrée il y a quelques mois, elle avait l’air perdu et cherchait un refuge, une épaule. Elle m’a abordé, dans la rue, les larmes aux yeux. Elle est très jeune et plutôt jolie. J’ai voulu l’aider. Vraiment au début, je voulais sincèrement l’aider. Elle m’a raconté son histoire : abandonnée à la naissance. Elle m’a expliqué les maisons d’accueil, les familles d’accueil pas toujours accueillantes, les fugues, les galères. Et puis, dix-huit ans. La majorité, la liberté imposée et décevante. Les nouvelles galères, les mauvaises rencontres, la rue. Quand je l’ai récupérée, elle n’était pas en très bon état. Je l’ai installée dans mon petit studio du centre-ville. Elle s’y est reposée, requinquée, elle a repris vie. De jolie, elle est devenue belle. Quand elle m’a embrassé la première fois, je pense que c’était pour m’exprimer de la gratitude. J’ai bien aimé qu’elle me soit reconnaissante, j’ai bien aimé, aussi, sa manière de me le montrer.


Je lui ai évidemment dit que j’étais trop vieux pour elle, mais elle a continué à me remercier. Si bien, que pendant des mois, je suis venu presque tous les jours la voir, prétextant des rendez-vous d’affaire. Inutile précaution : ma femme est totalement indifférente à ma personne ! Et puis, il y a quelques jours, Leïla m’a annoncé qu’elle était enceinte. Pour elle, il était évidemment impossible de ne pas « le » garder. Elle avait attendu longtemps avant de me l’annoncer. Elle craignait ma réaction sans doute.


De fait, je n’ai pas, tout de suite, su que faire, je ne m’y attendais pas. Dans mon esprit, faire l’amour et procréer sont deux choses bien distinctes ; allez savoir pourquoi ? L’habitude de cloisonner. La surprise passée et après quelques jours de réflexion, j’ai pris cette décision géniale : je pars la rejoindre, nous allons vivre loin d’ici, à deux et bientôt à trois. Je ne vais donner d’explication à personne, je quitte tout, je vais, vers la vie, vers l’amour. J’ai mis du temps à me décider. Là, je suis sûr de moi. J’ai vidé mes comptes et ça fait un joli pactole. Pour démarrer en tout cas. D’ici quelques mois, quand ce sera plus calme, je reviendrai pour vendre l’appartement. Avec Leïla, je vais être heureux, enfin. Me sentir indispensable à quelqu’un. Choisir le bonheur à quarante-huit ans, il est plus que temps… Comme j’ai hâte de lui annoncer la nouvelle, elle ne s’y attend sans doute pas. Je lui ai envoyé de l’argent, il y a quelques jours, pour qu’elle puisse patienter. Comme nous allons être heureux tous les trois.


La béatitude de l’accomplissement de soi. Voilà ce que je ressens, cette émotion ressemble à une joie de petit garçon découvrant le cadeau qu’il espérait tant, et qui, loin de le décevoir est encore mieux en « vrai ». Pourquoi avait-il fallu que je m’enferme pendant toutes ces années dans ce carcan d’idées reçues, de bonheur standardisé, dans cette fabrique à frustration, ce cercueil à exaltation qu’est « la famille », surtout la mienne. Il faut que je me laisse être moi-même, le regard des autres, à partir d’aujourd’hui, je m’en fous.


Ma femme n’a jamais fait l’effort de me comprendre, mais là, elle va voir. Des reproches, c’est uniquement sous cette forme qu’elle s’adresse à moi, maintenant. Comment va-t-elle faire sans moi ? Peu m’importe, en fait. Je ne veux pas mourir sans avoir essayé le grand amour. Et puis on est misanthrope ou on ne l’est pas ! Pourquoi je ne serais pas égoïste, après tout, j’ai assez donné, sacrifié. Tout le monde ne pense qu’à soi : pourquoi pas moi ? J’ai droit au bonheur, merde !


Quand je lui ai annoncé que je partais, que je quittais tout et elle avec, ma femme m’a simplement lancé son regard de mépris le plus total comme elle seule peut le faire. Calmement, elle m’a informé que si je la quittais il ne me faudrait jamais revenir, que les serrures de la maison seraient changées.


De toute façon, serrures ou pas, ils ne vont pas pouvoir la garder, la maison : sans mon salaire, ils ne peuvent pas rembourser les mensualités. Ma femme n’a jamais travaillé, ça lui fera du bien de s’y mettre. Je vais bouleverser leur petit train-train, ça va leur faire drôle.


Je n’ai jamais été aussi bien avec quelqu’un qu’avec Leïla. Sur le plan sexuel surtout, on dirait que Leïla sait mieux que moi ce qui me plaît. C’est important de se comprendre et de s’apprécier physiquement. Elle est parfaite, et là où on va il n’y aura pas grand-monde pour s’offusquer de notre différence d’âge. Pas grand monde tout court, en fait. Et puis vingt-huit ans, ce n’est pas si énorme. Il suffira que je me remette à faire du sport, à manger sainement. Il ne faut pas que j’oublie mon vélo !


Mes deux enfants sont grands maintenant, j’ai tellement travaillé que j’ai l’impression de ne pas les avoir vus grandir, ma femme évidemment, elle, elle en a profité. On dirait qu’ils ne sont qu’à elle, qu’elle les a faits toute seule ! Toujours à me reprocher de ne pas l’aider à la maison, mais elle fait toujours tout, avant que j’aie le temps de m’y mettre, uniquement pour pouvoir me le reprocher ensuite. Et puis, elle devrait me demander ce qu’elle veut que je fasse pour l’aider : je ne peux pas deviner, si elle ne dit rien ! Comment voulez-vous, par exemple, que je sache qu’il faut monter le petit tas de vêtements (?) qui se trouvent sur les premières marches de l’escalier ? Et pour en faire quoi, une fois en haut ? Chaque fois que j’essaie de m’impliquer un peu, elle me rabaisse : ce n’est jamais bon. Elle a dressé nos enfants contre moi, ils prennent toujours son parti. D’après elle, j’aurais « démissionné » de notre famille. Parce que ramener de l’argent pour la faire vivre, cette famille, c’est démissionner ?


Je serai beaucoup plus présent avec ce bébé, je vais m’en occuper, ce sera génial. Je vais pouvoir enfin être un vrai père ! Il faut commencer à s’investir dès la naissance, autrement c’est foutu ! J’espère que ce sera un garçon, une fille c’est bien aussi, mais un garçon ce sera plus facile pour moi. J’ai vraiment envie de m’impliquer dans son éducation, cette fois-ci. D’être là, il m’est donné une chance de réussir ce que j’ai raté la première fois, il faut que je la saisisse.


Recommencer à zéro. La première partie de ma vie n’était qu’un brouillon. J’ai enfin le courage de chiffonner la feuille de mon existence, et de la jeter à la corbeille… Panier réussi ! Tiens, je vais peut-être me mettre à écrire : j’ai toujours voulu être écrivain. C’est le bon moment je crois, « écrivain » ça sonne bien. Il faut que j’en parle à Leïla, je pourrais écrire et m’occuper du bébé… Elle pourrait se trouver un petit boulot aussi, pour s’occuper. Pourquoi pas serveuse ? En descendant vers le sud, on va se faire un genre de lune de miel, s’arrêter dans des chambres d’hôtes ou d’hôtels. Se trouver des petits restos sympas. Apprendre à se connaître mieux.

Bon, j’y suis, j’ai un peu le trac. J’entends les roulements de tambour… Plus que quelques marches, je ne vais quand même pas atteindre ce moment historique en ascenseur !


C’est quoi ce bout de papier sur la porte ? « Roger, merci pour tout. C’était très gentil de m’avoir logée. Je vais beaucoup mieux maintenant. Je pense que je vais pouvoir m’occuper du bébé et de moi. C’est grâce à toi. Merci encore. P.S. : J’ai bien compris que le chèque que tu m’as envoyé, te libère de toute obligation envers nous : ne t’inquiète pas, je ne te réclamerai rien pour le bébé… Tu n’entendras plus parler de nous. Leïla. »


 
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   Bidis   
4/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce texte se laisse lire, sans plus. L'histoire est assez conventionnelle et l'on en devine trop rapidement la chute. Et je n'ai pas trouvé l'écriture suffisamment belle pour pallier au manque d'originalité.
J'ai relevé deux ou trois choses :
- "les maisons d’accueil, les familles d’accueil" : petite répétition
- "Et puis on est misanthrope ou on ne l’est pas !" : théoriquement un misanthrope cherche la solitude et se rabat au mieux sur un animal de compagnie. Ici, le personnage lui, quitte une femme pour une autre. Ce n’est pas cela la misanthropie.
- "ils ne vont pas pouvoir la garder, la maison" : les mœurs ont changé, la morale aussi, mais les lois demeurent qui protègent femme et enfants. Quid de la pension alimentaire ? Même si elle n’est pas requise pour les enfants s'ils sont majeurs (on ne dit rien à cet égard), il reste que l’épouse a des droits. Si ce n’est pas le cas (notre époque devient si étrange !), il faudrait tout de même spécifier ce qu’il en est.

   Jano   
6/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon, d'emblée le contexte n'est pas trop crédible. Une jeune et jolie femme qui aborde un inconnu dans la rue, celui-ci qui l'héberge et s'en amourache jusqu'à tout plaquer, un peu tiré par les cheveux tout ça !
Le reste du récit me parait excessivement démonstratif, appuie trop sur les déboires éculés de la vie conjugale. Finalement cet homme avait toutes les raisons de s'en aller, davantage de nuances auraient rendu l'affaire plus compliquée, plus intéressante à suivre. C'est ici où l'on se rend compte que l'auteur est une femme, imaginant des reproches standardisés de la part de l'homme.
Par contre j'ai aimé la fin gentiment cruelle, je ne m'y attendais pas du tout et je trouve que c'est bien vu.

(Attention aux répétitions, ça alourdit le style : "Je ne sais pas comment, ils font, justement, les autres, pour se supporter. Tous plus cons les uns que les autres.")

   hersen   
7/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
En lisant ce long défilement de plaintes, j'avais juste un espoir, un seul : que Leila se casse bien loin. Ouf, c'est fait !

Sinon, j'avoue que j'ai adoré l'interprétation que le narrateur donne de "l'enfer, c'est les autres", enfin, quand je dis adoré, j'ai compris que ça donnait le ton.

Dans ce texte, nous allons de cliché en cliché, je dirais sans vergogne de la part de l'auteur. Un condensé.

L'auteur aurait dû prendre un peu de hauteur et s'extirper de ce ton lancinant, d'une écriture plate et sans surprise.

Une petite mention spéciale pour Roger, 48 ans et père de famille, pour qui procréer et faire l'amour sont deux choses différentes et ne comprend pas la grossesse de sa jeune amie.

Saperlipipette ! Le planning familial a de beaux (?) jours devant lui.

Je suis désolée pour l'auteur, mais je n'ai absolument pas aimé ce texte. Je lui trouve un grand manque de profondeur.

   wancyrs   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
La ponctuation dense dans le texte a gênée un peu ma lecture ; je me sentais coupé à chaque moment. Étais-ce pour créer un effet cinématographique ? En dehors de cela le reste se tient bien et est cohérent, hormis ce "Comment voulez-vous, par exemple, que je sache qu’il faut monter le petit tas de vêtements ( ?) qui se trouvent sur les premières marches de l’escalier ? Et pour en faire quoi, une fois en haut ?..." que j'ai trouvé un peu exagéré. Puis, dans le dernier paragraphe, avait-on besoin d'attirer explicitement notre regard sur la porte ? "C’est quoi ce bout de papier sur la porte ?" est la phrase de trop dans ce paragraphe. Elle tue notre imagination.

L'histoire n'est pas nouvelle, alors pas de surprise pour la chute. J'aime beaucoup les passages du langage intérieur de l'homme, c'est avec cela que l'histoire créée un zeste d'originalité.

Merci pour le partage

   Donaldo75   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

L'histoire du loser de base, voici ce que je viens de lire. Tout dans le personnage le rend antipathique au fur et à mesure qu'il raconte sa vie. Dès le départ, on sent qu'il se sent plus fort avec plus faible, plus démuni que lui. De plus, le regard de sa femme s'explique aux quelques anecdotes ou exemples qu'il donne.

La chute est juste et pas vraiment inattendue. On a envie de dire "bien fait pour ta gueule, Roger, tu n'as que ce que tu mérites". Comme lui dirait sa femme si elle le voyait déconfit devant la porte de son studio.

Le rapport avec le thème du concours, me direz-vous ? Il n'est pas évident, je l'avoue.

J'ai bien aimé, c'est l'essentiel.

   Tadiou   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
(Lu et commenté en EL)

Bon, je m’attendais à la chute. Le narrateur béatifiait trop pour qu’il n’y ait pas un furieux retour de manivelle.

C’est écrit de manière simple, limpide et fluide; mais je dirais « journalistique », comme un compte-rendu d’un séminaire : c’est que je ressens.

On reste à la surface. Une litanie de plaintes, souvent avec mauvaise foi ; mais surtout sans nuances ; alors ça va, on a compris, mais du coup cela fait un peu artificiel et un peu ennuyeux.

Et on ne sait rien de ce couple. Pourquoi est-il comme ça, ce narrateur ? Et surtout comment est sa femme ? (un fantôme aux abonnés absents !!!) Donc on entre trop peu dans les personnages pour que je puisse y croire.

Et pourquoi Leila réagit-elle ainsi ? Même si je m’en doutais (littérairement). On sait très peu sur elle.

Au final je dirais qu’il y a trop peu de corps, trop peu d’humain, pour que je puisse me sentir concerné et pénétrer dans le récit.

A vous relire.

Tadiou

   plumette   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
je n'ai pas pu m'attacher à ce personnage que je trouve peu incarné.
la nouvelle n'est pas très longue mais elle est cependant trop longue à mon goût pour ce qu'elle développe.

on ne sait rien de précis de cet homme, si ce n'est son raz le bol d'une vie de famille dont il a été peu à peu éjecté ( dont il s'est éjecté?) et sa rencontre avec une jeune fille qui devient sa maitresse et avec laquelle il s'imagine une vie nouvelle.

tout cela m'a semblé très très caricatural. je m'attendais à ce genre de chute si bien qu'il ma semblé que, dans l'esprit de l'auteur,l'idée de la chute avait même peut-être précédée le récit.

je n'ai pas trouvé non plus à l'écriture un relief particulier.

Cette nouvelle pourrait sûrement être améliorée si elle faisait plus de place à la vie réelle des personnages avec des détails et des anecdotes. Cela manque "d'effets de réel" pour le dire autrement! on aurait pu connaître par exemple le prénom de l'épouse, le prénom du narrateur, son métier, la ville dans laquelle il habite, là où il pense se rendre avec Leïla... etc...

désolée

plumette

je reviens sur mon commentaire laissé en EL car je remarque que certains autres lecteurs ont bien relevé le prénom du narrateur, qui m'avait échappé! lecture inattentive ou personnage trop stéréotypé pour accrocher? deux interprétation possible et peut-être une part de vérité dans les deux.

   Marite   
17/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Cette nouvelle est l'illustration de cette citation (ou proverbe ...) " On sait ce que l'on quitte mais on ne sait pas ce que l'on trouvera " surtout arrivé à un certain âge.
Aussi peut-être que Roger n'a pas été assez ferme et attentif à la fois dans son attitude d'homme, responsable de sa famille. Il a beaucoup "donné" semble-t-il mais, en silence, comme une obligation et non pour partager des plaisirs. Occupé à ressasser ses rancoeurs il ne s'est pas impliqué dans l'éducation de ses enfants. Pas étonnant qu'il ait envie de fuir surtout qu' une nouvelle chance s'offre à lui mais voilà, il a dû conserver la même attitude, imaginer sans échanger vraiment avec sa nouvelle conquête et, comme une bulle de savon son rêve éclate ...

   Acratopege   
18/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé votre manière de manipuler les clichés: les hommes sont veules, de mauvaise foi, lâches, naïfs, et les femmes méprisantes et impitoyables! Votre récit mérite quelques retouches de style, mais il tient la route. Le passage sur le "petit tas de vêtements" me paraît le plus faible, mais c'est toujours ma femme qui s'occupe de la lessive...
Vous vous êtes bien débrouillée dans la peau d'un homme. On s'y croirait. Ils n'ont pas d'égal pour passer d'une cercle infernal à un autre! Errrare humanum est, perseverare diabolicum.
Merci pour ce bon moment de lecture.

   Louison   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une histoire cousue de fil blanc et pleine de clichés. Leila je l'ai sentie arriver avec ses gros sabots...

Je trouve que le narrateur nous guide trop, on devine tout de suite ce qui va se passer, surtout quand Roger nous dit qu'il a vidé ses comptes.
Pauvre Roger qui ne se remet jamais en question! Le billet accroché sur la porte est un peu facile. L'histoire se lit agréablement, c'est le point positif pour moi.

Bon mais finalement, en demi teinte, l'enfer c'est nous-même, à force d'aveuglement, n'est-ce pas?

   Cat   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai eu mal au cœur pour Leïla. Ouf ! Elle a compris à temps où se trouvait son salut.

Roger est ma foi, assez antipathique. Toujours à se plaindre de sa vie, comme si ce n’était pas lui qui se l’était construite. En plus, il est tellement aveugle qu’il est prêt à imposer sa présence de vieux, à une jeune femme qui lui est juste reconnaissante. Sans même tenir compte de ses véritables sentiments à elle.

L’écriture, ma foi fluide et agréable, nous promène dans son univers pas très joyeux.

En tant qu’elle, vous vous êtes bien mise dans la peau d’un lui peu reluisant.
C’est crédible.

Merci pour le moment de lecture.

A vous découvrir bientôt.


Cat

   Thimul   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé.
Les paroles de cinquantenaire aigri qui en veut à tout le monde parce qu'il a l'impression d'être passé à côté de sa vie, et qui est incapable de se remettre en question ne sont à mon avis pas si caricaturales que ça.
Evidemment ça rend le personnage pas franchemment sympathique et un peu plus de nuance aurait donné de l'épaisseur à cette nouvelle mais je trouve l'essai plutôt réussi.
Merci pour cette lecture.

   vb   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,
j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Elle sent le vécu. De ce point de vue, le passage de "Toujours à me reprocher..." à "...une fois en haut ?" m'a paru le plus savoureux. Tout ca ressemble à une tranche de vie sans exagération ni fioriture. Il m'a semblé cependant que le narrateur était un peu trop caricatural. Ne se pose-t-il jamais de question sur la possible réalisation de ses projets? Il dit "l'enfer c'est les autres" mais exclut Leila du monde des autres. Une étude psychologique du narrateur, de ses doutes, des questions qu'il se pose, m'a manqué. Ne pas sentir son coeur qui bat m'a empêché de bien m'imprégner de son caractère.
L'ensemble devient dès lors un peu plat et c'est dommage.

   Damy   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Et que va-t-il faire maintenant ? Réintégrer l'enfer originel ou se décider à vivre seul dans le studio pou ériger enfin son paradis ?
Ce texte pose la question du désamour parce que l'on attend de la reconnaissance. Et si l'on n'attendait rien de l'amour, sinon le recevoir quand on vous le donne ?
Le thème de "l'enfer c'est les autres" est ici en effet bien développé, mais j'aurais aimé y trouver une philosophie plutôt qu'une simple relation de faits.

   Anonyme   
15/9/2017
"Ce qui n'intéresse que moi n'intéresse personne" André Malraux

Et pourtant, voilà un propos universel qui loin de m'interroger sur le désamour me conduit tout droit chez Barthes et les Fragments du discours amoureux. Preuve en est avec ce récit court que les histoires d'amour on se les fabrique aussi, faisant l'autre à l'image du prince ou de la princesse.

Démon de midi ? J'aurais préféré un autre point de vue, du cynisme, de la hauteur, je sais qu'il me sera répondu que ce protagoniste n'en a pas. C'est vrai. Mais quand même.

   Alcirion   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Les idées scénaristiques sont bonnes, la chute tombe bien.

Au-delà, le personnage apparaît résolument et définitivement mauvais, lâche et de mauvaise foi. Ses états d'âme sont des clichés alors qu'il aurait été sans doute plus intéressant de s'intéresser à son sentiment de culpabilité, ses doutes...
Là, on est dans une sorte de crise de la quarantaine qui sonne un peu comme un lieu commun.

Mais l'écriture se tient et le fin est surprenante, donc impression mitigé également.

   placebo   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Quelques remarques que j'ai bien aimées sur le linge ou la séparation entre acte et procréation dans la tête - des hommes se reconnaîtront sans doute :)
Dès le début je le sens mal pour le narrateur, pas très surpris par la fin. Pourquoi sa femme est devenue ainsi, c'est encore flou pour moi.
"Et, il y a Leïla, et, elle m’attend." un peu trop de virgules ?

Bonne continuation,
placebo

   SQUEEN   
10/10/2017

   Ananas   
11/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Squeen,

J'ai lu ton forum avant de commenter.

Je rejoins assez l'avis général concernant la ponctuation, le trop est l'ennemi du bien, on se sent obligé de respirer où tu ponctues, et on est au bord de l'hyperventilation au second paragraphe.

Je relève aussi pas mal de maladresses qui me coupent en lecture :
- Le retour de autres dans le premier paragraphe me gène énormément, je le trouve surjoué, surfait, manquant de naturel et alourdissant le propos assez inutilement. Il en va de même pour le retour d'accueil/accueillante dans la rencontre avec Leila.
- ... ma femme est totalement indifférente à ma personne !
Cette tournure rend le propos totalement superficiel. On dirait un étudiant bourré qui prend un ton guindé pour dire qu'elle le regarde pas. Si encore son langage partait dans ce sens avant, ... mais c'est pas le cas.
- etc.

Le manque de réalisme ou en tout cas de recul du narrateur m'impressionne. Non seulement il n'est pas capable de préparer son départ (enfin je veux dire on peut tout plaquer comme ça mais on check son point de repli avant au minimum), mais en plus il se fourvoie complètement sur les intentions de Leila, et pour finir, il l'a tellement mise en confiance qu'en recevant le chèque elle se barre.
Ouais.

Dommage, parce que l'idée est bonne à la base je pense, ce sentiment de béatitude... et puis je sais pas... je crois pas à la psychologie du narrateur qui me semble souffrir d'une jolie petite perversion narcissique ou un truc du genre, mais qui ne va pas au bout de son truc.

Le style fait beaucoup aussi en ce qui me concerne, et l'abus de ponctuation, sur mon appréciation de ta nouvelle.
Avec mes excuses, j'aurais aimé aimer.

Au plaisir !

   EMYLIE   
23/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve cette histoire très drôle et bien sûr qu'on la voit venir la chute, tous sauf lui...le pauvre "l'enfer c'est vraiment les autres !" Lui il ne demandait qu'une seconde chance. J'rigole mais justement c'est que j'ai eu le sourire tout au long de ma lecture attendant de voir jusqu'où il allait....ben sur un papier déserté, pas de pitié pour les gros beaufs...


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