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Poésie classique
David : Le savant fou
 Publié le 13/01/09  -  13 commentaires  -  883 caractères  -  268 lectures    Autres textes du même auteur

... de ne vouloir être qu'aveugle des yeux.


Le savant fou



De l’aveu d’un anglais :
La vue est une entaille où l’ombre et puis l’éclat,
Comme pris en tenaille, ont bien trop peu d’espace.
Elle reste entre gris, du clair au plus foncé,
Sans avoir entrepris…

Plus loin cette couleur,
Abolie et pareille à des sons inaudibles.
À fuir elle effraya sans les joindre deux bouts ;
L’un juste avant le blanc, et l’autre près du noir,
Était son faux-semblant.

Dans cet aveuglement,
Qui perdait le sommeil un peu comme un latin,
Vint une heure de veille, un bienfait pour un mal,
À trouver prodigieux la torture infinie
De se crever les yeux.

Je n’écris plus en noir,
Et je peux lire en braille un peu de ces limites,
Inaccessible entraille, où se retrouve en jeu
Le brin de vérité, la clef philosophale,
Elle est bien méritée.


 
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   Ephemere   
13/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai aimé le premier paragraphe et ensuite, je n'ai plus rien compris malgré plusieurs lectures.
Je dois être aveugle aux mots!
Ca coule bien et je préfère les suivre sans les apréhender vraiment. FMR

   Anonyme   
14/1/2009
là, j'ai du mal à comprendre pourquoi c'est de la poésie classique. David, toi qui es correcteur et accèdes aux arcanes du site, peux-tu m'expliques la règle qui régit ton écriture?

Pour le fond, je repasserai: peut-être que je ne suis pas encore bien réveillée...

   Anonyme   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Il me semble y avoir une faute dans une strophe qui ne trouve pas sa rime, même en redécoupant à l'hémistiche...

Plus loin cette couleur abolie et pareille
à des sons inaudibles à fuir elle effraya
sans les joindre deux bouts l'un juste avant le blanc
et l'autre près du noir était son faux-semblant

Pour le rets hermétique certes mais ça glisse, comme toujours...

   David   
14/1/2009
(Sallymara je ne suis pas correcteur mais onimodérateur, le pourquoi-c'est-en-classsique j'en parle en suivant le lien ci-dessous)

Pour l'hermétisme, je le conteste ici :

http://www.oniris.be/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=5351&post_id=59263#forumpost59263

Isfranco tu as raison, il y a un décalage malheureux, c'est à "pareille à... " que devait répondre "effraya".

   Anonyme   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Du point de vue "poétique" quelques tournures ont un poil écorché mes noneilles. Mais loin de moi l'idée de donner la leçon, le choix des vocables, des "expressions" est une chose très instincive et personnelle et on ne "choisit" pas toujours...
Et puis la poésie est bien sûr (banalité) au-delà des mots...
Alors revenons à nos chameaux, "les tournures écorcheuses de noneilles", des détails en fait...
"Où se retrouve en jeu", ici je pense que cela renvoie aux "limites" du vers précédent, toutefois j'ai trouvé ce vers un peu "incongru", comme ne "collant" pas forcément au reste, comme un petit goût d'évidence, un poil de facilité...
D'autres "évidences", volontaires j'en suis persuadé, comme " l'ombre et puis l'éclat" ou "du clair au plus foncé", et aussi "sons inaudibles", "faux-semblants" etc...
Ensuite j'ai pas compris le "qui perdait le sommeil un peu comme un latin", pas plus que "l'anglais" du début, que viennent faire les nationalités là dedans? Je vois pas le rapport mais j'dois pas être assez culturé pour le coup.
Mais j'ai aimé des trucs quand même et particulièrement "Je n'écris plus en noir/ Et je peux lire en braille", je l'aurai coupé ici perso, très belle image.
Ce savant fou à la recherche d'une "autre vision" et d'une illusoire vérité m'a touché dans sa démarche, bien sûr il demeure nébuleux pour ne pas nous effrayer...

   lotus   
14/1/2009
En lisant ton texte, je me suis posée beaucoup de questions; entre autre, concernant sa place en poésie classique...
Je suis donc allée lire ton post et la "lumière" fut!
Le fond ne m'a pas emballée mais la forme est travaillée et soignée. Je pense qu'il va me falloir plusieurs lectures afin d'apprécier vraiment ce texte à sa juste valeur.Car en parlant de ton style , on peut parler de" valeur". Je ne note pas mais je salue cet exercice de style d'une plume que j'apprécie particulièrement.

   marimay   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour David,
Comme j'ai lu les explications avant de commenter, je comprends la place de ton poème en classique. J'ai quand même cherché à me documenter: on semble appeler ce genre de rimes des rimes batelées.
Je comprends donc la forme.
Pour le fond, c'est plus délicat (l'Anglais, la clé philosophale). C'est pourtant avec plaisir que je lis ce que tu écris: c'est très souvent surprenant.

   Anonyme   
16/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Effondrant ces bigorneaux en forme de commentaire...

Rien que le travail mérite MOYEN, ensuite la recherche certes incertaine merite un + et puis la forme imposée merite encore un +.

Apres le reste ....

   Anonyme   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
On est ici bien sévère avec David qui est dextre comme à l'accoutumée pour dire et dire bien des choses inusitées. Je sors, personnellement, charmée par cette écriture inhabituelle. Je comprends toutefois la surprise ressentie par les autres lecteurs car ce type de poème n'est pas chose courante.

   kullab   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Moi j'ai aimé ce poème, très sombre, à la fois pour la forme originale et pour le fond.
Ca se lit bien, il y a du rythme, et une triste ambiance "monochrome".

   toutou   
18/1/2009
Surprenant ce poème au style remarquable! J'ai beaucoup apprécié bien que plusieurs lectures m'ont été nécessaires pour comprendre le fond. Résultat : que du plaisir!

   FIACRE   
4/2/2009
Voilà une lecture pas évidente. Se laisser porter par les images.
Je ne pousserai pas l'analyse donc, oeil au fil des mots.

   CharlesVerbaud   
31/10/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Un poème à mettre en catégorie "néo-classique"

il ne respecte pas l'alternance des rimes masculines / féminines
même si les vers sont blancs, ils doivent quand même respecter une structure par l'alternance

prodigi-eux diérèse

Et je n'ai rien compris.

Je réédite

Si, je viens de comprendre, il faut reconstituer les vers ?

De l’aveu d’un anglais : La vue est une entaille
où l’ombre et puis l’éclat,Comme pris en tenaille,
ont bien trop peu d’espace. Elle reste entre gris,
du clair au plus foncé, Sans avoir entrepris…

Plus loin cette couleur, Abolie et pareille
à des sons inaudibles. À fuir elle effray a
sans les joindre deux bouts ; L’un juste avant le blanc,
et l’autre près du noir, Était son faux-semblant.

Dans cet aveuglement, Qui perdait le sommeil
un peu comme un latin, Vint une heure de veille,
un bienfait pour un mal, À trouver prodigieux
la torture infinie De se crever les yeux.

Je n’écris plus en noir, Et je peux lire en braille
un peu de ces limites, Inaccessible entraille,
où se retrouve en jeu Le brin de vérité,
la clef philosophale, Elle est bien méritée.

Non, ce n'est toujours pas "classique"


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