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Poésie contemporaine
David : Marie Gouy
 Publié le 13/01/19  -  16 commentaires  -  946 caractères  -  238 lectures    Autres textes du même auteur

MRG.


Marie Gouy






aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,Mon ami, dans mon cœur, je condamne
aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,ce décès du rêve en essaim. Ne
aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,prends pas froid ! Si ton âme est indemne
aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,alors rien ne finit en automne !
aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,Et tapi ton amour tel le lumne
aacouve encor sous les eaux de notre hymnemonamimMon ami,couve encor sous les eaux de notre hymne.


 
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   Gemini   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Beaucoup de mystères dans ce texte. L'exergue pourrait être politique, ou un message codé, ou plus simplement les initiales du titre ; mais alors pourquoi un exergue ? Le titre doit être le nom d'une personne proche (une femme sans doute bien que "ami" au vers 1 soit au masculin). Le texte semble donc être publiquement adressé à quelqu'un en particulier.

Les problèmes de ponctuation gênent la compréhension de la dernière phrase. On aurait dû lire : Et tapi, ton amour, tel(le) le (ou la) lumne, couve encor....etc. (je ne sais pas si on peut féminiser ainsi cet oiseau, mais c’est bien possible. Or, dans ce cas, telle doit être au féminin). Pour revenir à cette phrase, l'absence de virgules laisse croire que « tapi » doit être conjugué à l’impératif..
La volonté de faire de l’ennéasyllabe (amateur de Verlaine ?) oblige a du contre-rejet peu académique: vers2.
Les particularités de l’oiseau n’étant pas très communes, l’image d’un(e) lumne couvant sous les eaux d’un hymne ne m’est pas apparue.
La lecture intérieure en italique (mon coeur tapi sous les eaux) me paraît un procédé peu subtil dans la mesure où le ou les mots sont piochés un peu n’importe où dans les vers. On trouve beaucoup d’exercices où ces mots apparaissent à la rime ou à l'hémistiche, ce qui est, avouons-le, beaucoup plus intéressant.
Ce message personnel en format de "billet" ne m’a pas convaincu.

   Stephane   
26/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

Un poème à une strophe aux vers très épurés. Les mots en italique donnent : "Mon coeur rêve tapi sous les eaux".

Les vers se terminent par une rime unique, sauf pour "essaim ne", mais peut-être, dans quelque obscur langage, peut-on prononcer "essaimne", dans ce cas la rime est bonne. En tout cas, la terminaison est identique et nous pouvons déjà dire que ce poème très succinct mais très dense a été pensé et travaillé en amont.

Je ne connais pas de "Marie Gouy" et le mot "lumne" reste aussi un mystère, même s'il sonne bien.

Un poème plus complexe qu'il n'y paraît, donc, et qui cache certainement d'autres mystères, que j'aimerais bien éclaircir.

Cordialement,

Stéphane

   Miguel   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Cette sorte d'exercice oulipien semble ne se justifier que par sa forme. C'est un peu laborieux et on ne sent guère de souffle, comme si l'essentiel avait été de trouver des mots en "mne". Désolé.

Miguel

   Robot   
30/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je dépose en com en lecture et je reviendrai peut-être compléter mon avis aprés publication.

J'apprécie pour sa réalisation originale et pour le message caché. Il y a plus que la forme, le fond est également présent. C'est un billet assez moderne dans la manière et expressif dans le contenu.

La (ou le) Lumne étant un oiseau aquatique nordique, je pense que ça correspond bien au lien avec le dernier vers: Tel l'oiseau nordique, ton amour couve encore sous les eaux. L'argument n'est pas gratuit, il est logique.

Mais qui est Marie Gouy ?

   hersen   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il se dégage de ce texte quelque chose de très doux, un lien très fort.

"...si ton âme est indemne
alors rien ne finit en automne"

par delà ce décès, du rêve, de quelqu'un, de quelqu'un qui aurait appris le rêve au narrateur, ou un espoir que la séparation ne soit qu'illusoire, et pourtant bien réelle ,

Ce poème me fait l'effet d'un amour inconditionnel.

Certains mots sans doute ont un sens caché pour le lecteur, mais il réussissent cette magie d'accompagner sans qu'il soit si dommage de ne comprendre pas absolument, intellectuellement.

J'ai beaucoup aimé lire ce poème, merci !

   David   
13/1/2019
Quelques mots par ici

   papipoete   
13/1/2019
bonjour David
J'écrivais au " mètre " il fut un temps, et l'on m'incita vivement à ne pas m'étendre, pour ne rien dire...
Aujourd'hui, quand je parviens à retenir la fougue de ma plume, j'en suis content !
En 6 vers, l'auteur nous fait une démonstration, avec Marie Gouy que quelques mots peuvent en dire long, sur je suppose une être cher disparu ; dont l'âme semble murmurer régulièrement, qu'elle est toujours là, juste à côté de ce trou où ne pas trébucher, dans l'ombre alors qu'une épreuve guette...
Je songe à la Maîtresse d'Ecole, dont l'auteur put être épris ? mais ce n'est que mon avis...
Mais autant le " succint " de l'écriture m'impressionne, autant sa teneur me laisse dubitatif.

   Cristale   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Mon coeur rêve tapi sous les eaux"

La fête des conscrits, jeunes gens d'une vingtaine d'année, ici en 1955, journée immortalisée par une photo chez les commerçants, sur les bulletins municipaux. Où est Marie Gouy sur la photo ?

Histoire d'amour inachevée, deux êtres séparés par la vie et le temps, la mort ?
- non je n'ai rien oublié -

Des vers mystérieux d'un auteur dont les mots disent habituellement les choses telles qu'il les voit et les ressent. Pourquoi irai-je chercher le sens caché qui n'existe pas ?

Joli travail sur les rimes : amne, aimne, emne, omne, umne, ymne

Je note l'originalité de la poésie.


Edit : je prends connaissance des explications de l'auteur après avoir écrit mon commentaire.

   PIZZICATO   
13/1/2019
Poème esotérique s'il en est, qui a pris corps après que jai lu l'explication que vous nous avez dévoilée.

" Si ton âme est indemne
alors rien ne finit en automne ! " J'ai aimé cette image.

   TheDreamer   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème assez hermétique contenant caché entre les mots, écrit en italique, un message : "mon coeur rêve tapi sous les eaux !"

La forme est celle du sizain mais uniquement sur une seule rime : "mne". Étrange choix comme si l'auteur voulait marteler par ce diphtongue "ne"quelque chose qui n'est plus, quelque chose de l'absence.

Au vers 5, un mot m'a intrigué : "lumne", je suis allé chercher sa définition pour apprendre qu'il s'agissait d'un oiseau aquatique.

Merci.

   Ioledane   
13/1/2019
"Mon cœur rêve, tapi sous les eaux" : joli.
Je ne connaissais pas le lumne, qui me semble amené ici pour l'exercice plus que pour la poésie.
J'avoue ne pas du tout comprendre le lien entre la photo, le texte et le titre.
Pas facile de mettre une évaluation dans ces conditions - je préfère m'abstenir.

EDIT : merci pour l'explication. Effectivement c'est mieux avec quelques clés de compréhension. Du coup l'exercice prend une autre dimension - une idée originale pour cet hommage.

   Lulu   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour David,

Je suis contente de lire ces mots de cette photo que j'avais repérée dans vos publications sur le site… Le poème est beau, dense et émouvant.

Dans un premier temps, je me suis demandée pourquoi certains mots étaient en italiques… puis d'autres commentateurs m'ont aiguillée.

J'ai surtout été touchée par cette émotion qui court et commence via l'expression de quelques signes, comme l'adjectif possessif de "Mon ami" qui nous plonge, d'office, dans une relation intime, et qui est confortée par ce qui suit : "dans mon coeur"...

J'ai beaucoup aimé cette expression ; celle du "rêve en essaim". Puis, ce bel impératif, tout empli d'attention : "Ne prends pas froid !"

Je n'avais pas lu vos premiers commentaires en forum au moment de ma première lecture, et j'avais ressenti une vive émotion du fait de cet ami, confident, qui découvrait les sentiments évoqués, au même titre que les lecteurs que nous sommes.

La photo a situé une époque avec cette nostalgie et ce côté authentique qui ne peut qu'abonder dans le sens de l'expression des sentiments exprimés dans le poème.

Le côté court m'avait surprise avant de lire, mais la densité est telle et l'émotion si forte, que l'on comprend que l'essentiel est là, dit et secret en même temps.

Puis, j'ai lu, ce que je n'aurais peut-être pas dû faire, vos éclaircissements en forum… J'y ai découvert qui est évoquée sous le nom de Marie Gouy. Je n'en suis que plus touchée, car si l'on écrit parfois, comme c'est le cas, ici, pour le jeu des mots et de leur musicalité, il y a plus…

Je ne savais pas non plus ce que pouvait signifier le mot "lumne"... L'oiseau, pour moi, est un emblème typique de ce qui peut, dans la nature, être poétique… J'ai donc doublement apprécié cette évocation et cette découverte.

J'ai juste trouvé dommage l'emploi de la négation "Ne" en fin de vers, au départ, à la première lecture que j'avais faite de votre poème, mais en relecture, tout est fluide, y compris ce "Ne" rejeté en fin de vers, puisqu'il ouvre un impératif de taille : Ne / Prends pas froid…", exprimant presque comme une hésitation, en étant cependant relayé par une attention fort touchante et bavarde, au sens noble du terme.

Pour tout cela, merci !

   BlaseSaintLuc   
13/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Si vous désirez réserver ce site à de la poésie élitiste dites le d’emblée dans votre page d’accueil et n'en parlons plus !

C'est un peu comme l'art contemporain, s'il faut le manuel d'explication avec ...

Au risque de me faire " modérer, je balance un grand coup de pied dans la fourmilière, ce n’est pas que ce soit moche si l'on cherche un peu, l'effort intellectuel ne fait de mal à personne, mais tout de même !
Je pourrais écrire genre "amour, je me souviens " et sans doute que des gens trouveraient ça formidable .

Une photo noir et blanc , quelques mots perdus dans les tréfonds du dictionnaire , je laisse l'oie du nord couvée son hymne !

Passé, c'est instant de mauvaise humeur, je dirais qu'il y a un fond.

   jfmoods   
13/1/2019
I) Un poème résolument oulipien

1) À l'envers des consonnes

Le titre ("Marie Gouy") et l'entête (MRG) fournissent la clé d'interprétation formelle du poème : la palette des voyelles (respectivement : a, i, e, o, u, y) va se trouver redistribuée à la rime.

2) Sous l'égide des chiffres

Le poème est construit sous le haut patronage du 3 (nombre de lettres de l'entête, découpe ternaire de la plupart des vers), du 6 (sizain, voyelles), et du 9 (nombre de lettres du titre, ennéasyllabes).

II) Une réflexion sur la création poétique

1) Un jeu de mise en abyme

Le message qui se révèle à l'intérieur du texte ("Mon coeur rêve tapi sous les eaux") met en exergue un secret, ce monde intérieur que le poète arpente pour en faire doucement émerger (MRG) le texte.

2) L'indéfectible fiancée

Soldat appelé sous les drapeaux de l'écriture, il a le support inconditionnel d'une femme passionnée : sa muse, figure tutélaire douce et bienveillante ("Mon ami", "dans mon cœur", "ton amour", "notre hymne").

Merci pour ce partage !

   Eki   
14/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème mystérieux...qui titille ma curiosité.

L'image fait parler vos mots et transmet l'émotion pure,
une présence absence qui s'éloigne dans la paix.

Puis il y a ce vers très beau...

Si ton âme est indemne
alors rien ne finit en automne !

   Raoul   
16/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,
Joli message, comme une langue intime et privée, à la mystérieuse Marie Gouy, avec aussi une adresse en filigrane. Un poème très personnel.
Sensible au jeu de l'esprit que les mots et sons font entre eux, au risque de rester hors du message qui se dévoile pour mieux se cacher.
Un vrai texte littéraire.


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