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Poésie libre
Proseuse : C'est l'heure du « gris-pas-si-sûr »
 Publié le 23/09/21  -  10 commentaires  -  845 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

En Bretagne, il suffit d'avoir des couleurs plein les yeux pour colorier tous les gris !


C'est l'heure du « gris-pas-si-sûr »



Le petit frais du matin
Laisse un frisson de doute
Sur les heures chaudes à venir
Et le rêve ardent d'un bel été

L'espoir d'un soleil
Qui grandirait dans le ciel
Frôle la peau, parfume la pensée
Pourtant, là, tout de suite
La chair de poule picote un peu partout
Les bras blancs de l'aube

Dans les yeux bleus du vent
Les nuages se déchirent entre eux
Et traînent encore un peu
Un reste de nuit chante-laine
L'instant ne sait pas, ni moi non plus
Si dessous les courants d'air
Le jour bruinera de sueur
Ou plutôt de pluie ?

C'est l'heure où dans notre dos
S'articulent les humeurs du temps
– Un, deux, trois soleil… ou pas…
Sur l'ombre des murs de pierres
À tape-mains, à cloche-pied
Se jouent les incertitudes !


 
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   socque   
9/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les bras blancs de l'aube
les yeux bleus du vent
Je trouve maladroit de placer ces deux expressions dans deux vers consécutifs, même éléments de deux strophes différentes ; chacune d'elles est plutôt séduisante à mon avis, mais à elles deux, par une sorte d'accumulation, elles me laissent une impression burlesque.

Sinon, j'ai bien aimé cette incertitude du matin breton prêt à déboucher aussi bien sur la canicule que sur le gris frisquet. Très joli à mon avis :
Le jour bruinera de sueur
Ou plutôt de pluie ?
(D'autant que "l'instant" lui-même ne le sait pas !)

Je pense par ailleurs que votre poème est un petit peu trop long pour ce qu'il a à dire. Je ne repère pas en relisant de passage "inutile", il s'agit d'une impression diffuse. Un sujet que j'applaudis en tout cas.

   BlaseSaintLuc   
11/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
si je dis ,rouge, blanc voir même vert , on pense presque aussitôt au pays basque , largement plus humide que la dite bretagne et pourtant ,c'est le gris qui nous vient quand on parle de Breizh, au non, pas celui du ciel , celui de ses granites , qui parfois savent être roses !
donc oui c'est "gris-pas-si-sur" .
la plupart du temps ,le soleil est là , le vent aussi et la pluie "parfois "
les éléments du vivant en quelques sorte !
l'espoir fait vivre , alors vivons , vivifions , ah oui ,le texte , poétique,
inspirant , beau et lucide.

   Myo   
13/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a dans cet écrit un côté léger et naïf qui donne le sourire.
Un effet de la Bretagne sans doute, où comme en Belgique, la lumière est à l'intérieur.

De belles images, qui passent à cloche-pied, comme un enfant qui joue.

C'est très joli.

En EL Myo

   papipoete   
23/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Proseuse
Pas chaud ce matin, sera-ce pour aujourd'hui la belle journée, que j'espère ardemment bleue ?
Le ciel fait ce qu'il peut, et ses nuages semblent guère obéir à leur maître Eole en traînant des pieds ; mais serai-je entendue, et devrai-je me contenter d'un bouquet de rais plutôt qu'un astre complet ? Brillera, brillera pas ; " un deux trois soleil... "
NB cet été au bout de la France, envoya sa fraîcheur à ses antipodes jurassiens, et voilà qu'avec septembre l'automne semble faire la nique à juillet et août, nanti d'un temps à lézarder !
Un poème façon album illustré, où les frissons l'emportent avec cette chair de poule qui picote, et les nuages enfants terribles qui ne veulent pas en démordre !
J'aime particulièrement la seconde strophe, quand " la chair de poule picote les bras blancs de l'aube "

   Provencao   
24/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Dans les yeux bleus du vent
Les nuages se déchirent entre eux
Et traînent encore un peu
Un reste de nuit chante-laine
L'instant ne sait pas, ni moi non plus
Si dessous les courants d'air
Le jour bruinera de sueur
Ou plutôt de pluie ?"

Ma strophe préférée; où vous avez fort bien impulsé ces émotions, ces ondulations ces friselis du langage vrai qui portent ce petit frais du matin en un langage poétique.
Un poème restauré, du frisson qui se joue sur les incertitudes du temps qui va bien au-delà d’une seule projection esthétique...

Au plaisir de vous lire

Cordialement

   plumette   
24/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"L'instant ne sait pas, ni moi non plus
Si dessous les courants d'air
Le jour bruinera de sueur
Ou plutôt de pluie ?"

et ce ne sont pas les pictogrammes des services météo en ligne qui nous renseigneront mieux!

j'ai bien aimé cette balade dans l'incertitude matinale d'un ciel " gris pas-si-sûr" .
La baignade sera-t-elle possible aujourd'hui?
Allez, dans le panier à vélo, on mettra à la fois le ciré, le pull et le maillot !

un joli moment dépaysant qui me donne des envies de Bretagne.

   Robot   
24/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est le moment entre chien et loup ou, au réveil, on s'efforce à deviner le temps qui accompagnera la journée.
C'est le moment ou l'humeur hésite entre l'euphorie et la déception.
C'est l'incertitude de l'immédiat trompeur.

J'aime ces vers qui distille le doute et l'espoir.

   Proseuse   
24/9/2021

   EtienneNorvins   
25/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien
C'est la phrase placée en exergue qui a emporté mon adhésion à tout le poème - car même si le gris devait l'emporter, les couleurs seront dans les yeux !
J'aime beaucoup la nuit 'chante-laine' - et après lecture de votre commentaire en remerciement, ne regrette que le silence qui baigne toute la scène... Où sont les oiseaux ?
Merci pour ce moment partagé,
Respectueusement,

   Atom   
25/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien
C'est justement ça que j'aime en Bretagne -le gris-pas-si-sûr
(même si au fond le "gris" breton me plait en général)
Quand on a rien à (se) dire on parle souvent du temps qu'il fait et ce poème pourrait laisser croire qu'il en est ainsi mais je ne suis pas d'accord avec ça. La météo fait parti je crois des choses qui "parlent" à tout le monde dans le sens où de toute façon elle résonne en chacun de nous. (Je suis même persuadé que partout dans le monde, les gens qui n'ont rien à se raconter parlent du temps)
C'est comme ça, on n'y peut rien; nous sommes de toute façon reliés aux éléments. Mais je m'égare.

De bien belles images ici :
"l'espoir d'un soleil" / "parfume la pensée"
"les bras blancs de l'aube" et "les yeux bleus du vent"
J'aime par ailleurs l'idée des nuages se déchirant entre eux.

J'adhère cependant moins aux mots composés du poème.
"chante-laine" par ex ne veut rien dire pour moi.


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