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Poésie libre
Stephane : Supraville
 Publié le 01/06/22  -  13 commentaires  -  2300 caractères  -  132 lectures    Autres textes du même auteur


Supraville



Elle s’élève
Monstrueuse
Jusqu’au ciel
Ville tentaculaire
Aux jambes d’acier
Ornières extravasées
En artères purulentes
Qui jonchent les lacets
De franges biscornues
En un réseau fangeux
De gorges tubulaires
Que ceint la pluie

Elle s’élève
Perle adamantine
Sous un ciel étoilé
Brisant les harmoniques
Sur des berges intestines
Cascades de nacres
Entrelacées de voix
Rives centaurées de brun
Sur des corsages vernaculaires
En ourlets nébuleux
De tissus cellulaires
Sur un corps de métal

L’or noir au firmament
S’affirme en une suie
Le long de bras visqueux
Comme un torrent d’abîme
Sur les flancs constrictors
D’aqueducs au napalm
En un furieux repas
De tripes vomissantes
Les poutres équarries
Sur un corset de bruine
Dans les plis ombrageux
D’embrasements lunaires

Elle côtoie le pinacle
Aux nues peuplées d’orages
Tels les pans esseulés
D’aubes damasquinées
Aux commissures de bronze
Charriant des étincelles
De câbles engoncés
En ornements de fer
Itinéraires pavés
D’encablures abyssales
Mourant sur la margelle
D’un fossé inouï

Elle s’orne de méfaits
Dans l’essaim outragé
D’un rêve ascensionnel
Migrante exponentielle
D’estuaires et de cols
Sur les bras incendiaires
D’affluents cramoisis
Qui serpentent et s’enlacent
Dans le cœur palpitant
D’une engeance morbide
La dépouille nomade
De contrées titanesques

Elle borne l’horizon
De ceintures accablantes
Le corps dispensateur
De rivages endeuillés
Les parois scarifiées
De faisceaux magmatiques
Coulées vertigineuses
Aux confins de la nuit
Le port monumental
Projeté sur la toile
D’une œuvre scélérate
Sillonnant les abîmes

Sur les landes ombrageuses
L’arcature corrosive
Imprègne les arceaux
Sous un ciel en lambeaux
Aragne lambrissée
De goudron horrifique
Meute inassouvie
De loques carnassières
Les chairs ensanglantées
D’ouvrages méphitiques
S’offrent en un tombeau
De corps ensevelis


 
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   Vilmon   
12/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
J’ai l’impression que l’on décrit par images clichées photo une raffinerie de pétrole. Il y a des assemblages de mots qui sont intéressants et d’autres que je trouve plutôt incongrus, qui ne donnent pas de sens. Ce qui rend obscure le message véhiculé. J’ai eu l’impression d’une description du même sujet avec plusieurs variations sur la manière de l’exprimer. Ce qui rend le poème dense et lourd à absorber, le lecteur devient saturé, je crois.
Je suggère de retravailler le texte pour choisir les meilleurs passages pour raccourcir le texte et concentrer l’attention du lecteur.
Il y a de bons agencements de mots, mais il faut épurer pour conserver ceux qui transmettent le mieux le message.
Vilmon

   BlaseSaintLuc   
12/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Un peu indigeste, cette ville fourmillant de maux, plein de trouvaille, mais le plat si bien servi, se trouve pantagruélique, je crois que j'ai tout vomis.

   chVlu   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Plusieurs passages, à plusieurs jours d'intervalle. J'ai envie d'apprécier ce texte j'ai l'impression qu'il faut relever mes manches de lecteurs et que je vais trouver les codes qui va me permettre qu'il s'ouvre à moi.
Bin non rien à faire je m'y perds comme dans un labyrinthe.
J'essai de mettre des ponctuation ou des respiration au fil du sens...
je m"en sors pas ! Après 2 ou 3 vers me voilà perdu dans les membres de la, des, phrase, s gigognes.
Pour illustrer mon propos je vais prendre l'exemple de la première strophe :

Elle s’élève
Monstrueuse
Jusqu’au ciel **** jusque là tout va bien
Ville tentaculaire
Aux jambes d’acier
Ornières extravasées **** là déjà je commence a trébucher avec ces comparaisons accolées avec une structure de phrase qui ne me permet pas de coller puis promener un point qui me permettrait de passer en revue des sens différents. je commence d'être perdu
En artères purulentes ******le "en" il s'accroche à quoi ??? élève ? jambes ? ornières ? le tout ? mais bon ya rien qui m"emballe...alors pas lecture primaire ni de 2eme ou 3emem sens qui me parle..
Qui jonchent les lacets ****** qui ??? oups il faut encore raccrocher un wagon et j'ai pas de mode d'emploi
De franges biscornues
En un réseau fangeux
De gorges tubulaires
Que ceint la pluie **** ma lecture de proposition en cascade (une par vers) est un poil heurtée et je n'en trouve pas de fluide.

et j'ai ce genre de difficulté sur tout le texte .
donc je n'ai pu apprécier positivement ce texte,
une autre fois surement car je suis assez fan de poésie libre et d'audace de construction .

   Cyrill   
14/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
J’ai pensé à Norilsk, cité minière du nord Sibérien, pourrie d’entre les pourries et ancien goulag.
Le tableau que vous dressez est peut-être imaginaire mais il est saisissant. Un luxe de vocabulaire dans un registre à la fois sordide et fascinant. La ville est humaine car biologique telle que décrite avec jambes, vaisseaux, cœur, et humaine car œuvre de l’homme avec son pouvoir extrême de nuisance.
Un réel surréaliste, voilà ce que je lis ici, et je suis proprement fasciné. La longueur du poème permet de touiller là où ça fait mal, on se sent presque atteint dans sa chair, atteint dans son humanité.

   Donaldo75   
14/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème un peu long à mon goût mais riche autant dans les images que le champ lexical déploie une belle tonalité. Je reconnais l'auteur - je pense, on verra à la publication s'il passe le cap de la sélection - à ses thèmes favoris et à sa manière d'installer l'ambiance loin des polaroids éthérés de David Hamilton. Là, on est dans le dur, le terrien, l'urbain pas propre et presque en décadence avec une forme de dégénérescence biologique.

   Anonyme   
31/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Impossible d'apprécier ce poème par sa construction redondante et pénible de substantif+adjectif quasi systématique qui donne une allure d'énumération davantage qu'une œuvre poétique construite selon un fil directeur. Cela dit il y a quand même un travail notable.

Anna

   papipoete   
1/6/2022
bonjour Stephane
" Supraville ", n'évoque certes pas la " cité radieuse " de Le Corbuier, ou autre familistère où la vie serait idéale, avec : boulot, dodo, magasins, église et bistro rêvés par les grands capitaines industriels !
A vous lire attentivement, je ne vois rien qui me donne envie d'y vivre... ce serait compliqué !
NB certains lecteurs se délecteront ( comme à chacun de vos textes ) de vos adjectifs, superlatifs et autres mots alambiqués, pour lesquels votre esprit en met un coup ! " au secours Larousse ! "
Pour ne pas nuire au succès de votre parution, je m'abstiens de noter et m'en vais relire mon dernier poème... un peu plus près des pâquerettes !

   Eskisse   
1/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Stephane,

Ville en agonie qui crée une atmosphère de fin de monde, ville " monstrueuse" qui comme l' étymologie l'indique sonne comme un avertissement des dieux.
Ville pétrolière transfigurée, ville-araignée ou serpent, la symbolique est exploitée.
Pour moi, la forme du poème est en parfaite adéquation avec le thème : la litanie s'enfle et gonfle aussi monstrueusement que cette ville.
Un poème très travaillé où s'entremêlent les lexiques du corps et du vêtement ou du tissage.

J'ai aimé entre autres :
" Elle côtoie le pinacle
Aux nues peuplées d’orages
Tels les pans esseulés
D’aubes damasquinées
Aux commissures de bronze"

Vous relevez la gageure de faire du beau avec un sujet rendu repoussant.

   Ascar   
1/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je crois que votre texte aurait pu être éclaté entre plusieurs poèmes distincts pour rendre le propos plus digeste. Il y a de belles trouvailles et je ne doute pas du travail titanesque que coucher ces lignes vous a demandé.
J’ai beau le lire et le relire, je m’y noie avant la fin. Restent la qualité de l’écriture et un style bien trouvé.

   Myndie   
2/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Stéphane,

j'aime énormément le thème de la ville en poésie. Je trouve qu'il y a là un terreau fertile pour l'imagination, une source de fascination dans ce qu'elle peut avoir de beau, de dynamique, de monstrueux, de symbolique...
Mais ici, je vous avoue que j'ai eu du mal à vous suivre. On a évoqué un « luxe de vocabulaire ». C'est bien ça le problème à mon avis.
Certes, vos images sont riches et j'en retiens quelques unes qui m'ont bien plu :
«  Sur les bras incendiaires
D’affluents cramoisis
Qui serpentent et s’enlacent
Dans le cœur palpitant
D’une engeance morbide »

«  Le port monumental
Projeté sur la toile
D’une œuvre scélérate
Sillonnant les abîmes »

mais le pléthorique tue l'effet recherché, étouffe la poésie – et pourtant, c'est qu'elle en a des violences à cracher ! 
Les images se superposent les unes aux autres de manière abrupte et superficielle. De fait, votre discours et votre ressenti manquent d'épaisseur.
A force, cela en devient une diatribe contre un peu tout ; cela n'est pas dénué d'intérêt mais gagnerait beaucoup à être allégé, synthétisé.
Cela étant, la démarche est intéressante pourrait devenir un beau poème abouti si, je le répète, vous le délestiez un peu de sa démesure sémantique.

Myndie

   Stephane   
2/6/2022

   Polza   
2/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Votre poème m’a évoqué plusieurs choses. Dès les premiers mots, j’ai immédiatement pensé à l’arrivée de Bardamu à New York « Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. » D’ailleurs, « Aux confins de la nuit » m’a rappelé le voyage au bout…


Ensuite, je me suis dit que ce texte aurait aussi bien pu être une chanson du groupe Noir Désir.

J’ai ressenti comme une urgence tout au long de ma lecture, j’avançais tel un boxeur sur un ring allant toujours de l’avant, avec rage, sans avoir jamais le temps de reprendre son souffle.
La fin du récit m’a encore fait penser à New York, je me suis dit que ça aurait bien pu être les quelques secondes ayant suivi les attentats du 11 septembre 2001 avec ces corps ensevelis.

En tout cas, si tout cela ne m’a pas donné envie d’aller vivre dans cette Supraville, préférant l’air pur de ma campagne, je dis un grand passionnément pour l’ensemble, j’ai beaucoup aimé toutes les images, le vocabulaire soutenu et le rythme percutant, voire assommant, dans le bon sens du terme.
Un grand bravo et merci pour cette belle lecture.

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5/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
En première lecture j'ai trouvé l'ensemble bourratif, brouillon, pompeux voire... hideux.
Indigestion d'adjectifs plus ou moins listés.
Mais finalement, à travers cette Mégalopole plus ou moins fictive il y a avant tout cette idée de déliquescence, d'urbanisme outrancier et décadent; pour ne pas parler de pourrissement, des murs, des rues et des âmes.
J'aime l'idée mais pas la mise en forme.


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