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Poésie libre
Von-Lukner : Allant vers
 Publié le 28/07/17  -  7 commentaires  -  2191 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

Classique désir recroquevillé sur le bord du trottoir où les questions se posent plus vite que les pieds.


Allant vers



Il est sans doute minuit
moins ce qu'il manque
mais il manque toujours quelque chose
il suffit juste de trouver quelqu'un,
Je me bouscule et m'emporte
avant de tomber sur mon ombre
qui se fout de ma gueule
en devinant pourquoi,
dans la chambre à coucher
il y a deux tables de nuit
qui racontent deux histoires différentes
ou bien la même chose
mais avec des mots différents,
L'ampoule sanglote
l'aube est à voix basse
le hurlement de la nuit,
Comme elle suce encore son pouce
il ne me reste qu'un morceau de sa main
et ma libido mal strangulée,
par la fenêtre se jettent
des halos torves
à travers la robe de mariée
ou à travers ma camisole
tringlée de part en part
quoi qu'il en soit,
le dernier taxi
traîne de la banlieue meurtrie
plein son rétroviseur,
Un homme marche
et une femme vient à sa rencontre
pour lui signifier sa fuite,
Un autre homme accompagné d'autres hommes
tombe sous le charme
d'une avarie
ils en viennent aux mains
faute de pouvoir se souvenir
de ce que coûte ce genre d'oubli,
Dans les brumes qui longent
l'acide électrique la ville
des fantômes se masturbent
en pensant à eux en vie,
J'ai acheté une boite à chagrin
et une autre pour ranger mon hochet,
Quand la première a été assez grande
pour contenir l'autre
j'ai compris que j'avais assez grandi,
Et voilà le seul crime,
commis d'office,
Ta main l'a appris par cœur
ton cœur l'a pris par la main
un de nous deux était l'alibi
et l'autre le lieu du crime,
L'amour est un baiser interminable,
ton corps était le bénévole du mien
et mon corps la violence caritative
d'une supposition,
Un peu plus loin
la route se démêlait
de ses courbes cabrées
de ses poussières insolites
rongeant sur l'échine des collines
les cendre charnues
du crépuscule,
Mon sommeil narquois
provoquait mon rêve
sans lui donner signe de vie,
Mais comme l'infini n'avait pas de suite
J'ai décidé d'en finir…


 
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   BeL13ver   
6/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Évocation du suicide ? De la prostitution ? De la misère ? Je n'en sais rien. Mais le titre paraît indiquer la mort et la vie à l'envers.

Pour le contenu, je ne suis pas grand spécialiste de la poésie libre, mais ce poème donne l'impression d'être un peu trop écrit au fil de la plume. La ponctuation étrange empêche littéralement de respirer. Je n'ai pas vraiment été transporté par ces vers étranges. Il n'empêche que ce poème possède une musique poignante et forte.

Bref j'aime un peu ce poème, qui n'apporte pas grand chose, mais ne m'a pas fait perdre mon temps.

   Zoe-Pivers   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ho, ho ! Je reconnais cet univers
Cette plume à canon scié, pointée sur les 2 hémisphères de notre cerveau pour leur tirer les vers du nez. :)
J'adore le visuel très surprenant, les choses, les événements prennent vie dans un cadre sans angle mort, et avec une sensibilité particulière.
Merci Monsieur Von-Lukner
Amicalement,
Zoé

   Pouet   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bjr,

Un fort bon poème que voici. Les trois premiers vers mettent bien dans l'ambiance et j'avoue ne pas avoir été déçu par la suite. Ce texte m'a fait (un peu) penser à mon poème "L'heure de nuit" publié ici et comme j'aime bien ce que j'écris... :)

C'est assez singulier et les vers sont très bien tournés.

On (je) pense à une histoire de solitude, de folie. Une femme (battue?) qui trucide son mari. Le tout se terminant par le suicide de Madame. Ou l'inverse après tout, je n'ai vu aucun indice permettant de déterminer le sexe du narrateur. Y a bien la robe de mariée qui pendouille mais bon, pas réussi à réellement me convaincre que c'est une femme qui jacte même si cela me semble le plus probable..

J'ai aussi peut-être (sûrement) rien entravé du tout, parce que le titre "à l'envers", eh bien je n'ai pas bien capté à quoi il faisait référence...

Peu importe.

Je ne fais pas parti de ceux à qui on doit servir du sens prémâché au petit déjeuner...

Une histoire très gaie quoi qu'il en soit. ;)

J'ai totalement adhéré perso. Vraiment bien vu, une ambiance quoi, avec des métaphores qui me causent.

Minuscule bémol:

"le hurlement de la nuit" qui fait un peu "bateau" (comparé au reste s'entend) avec aussi "ils en viennent aux mains" ainsi que le dernier vers (que j'aurais aimé plus original) - expressions toute faites peut-être dispensables.

Mais je crois bien que ce sont les seules choses que j'ai pu relever, c'est dire si j'ai apprécié...

Allez je me fends d'un passionnément (avec une petite flèche vers le bas pour le petit bémol et parce que faut pas déconner... :) pour la singularité de l'ensemble, la tenue de l'écriture et surtout parce que j'en lis pas si souvent des textes comme ça ici.

Bravo à vous.

   papipoete   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Von-Lukner,
Comme un article en " une " du journal, le récit établit un fait divers, avec des photos de la chambre, de la rue et donne la température de ce sombre moment, jusqu'au bout du bout, où le héros décide d'en finir ...
NB je songe à un couple qui se défait ; puis à une prostituée et son client ; à un parent et son enfant ...
C'est très ambigü, et torturé comme la couleur de votre poème ! Je vais faire hurler les " libristes ", mais je redis qu'une meilleure ponctuation put éclairer davantage le lecteur .

   Marie-Ange   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Dès le début ce texte donne le ton de l’imprécision, de l'étrange,
de l'informe, par ces mots :"il est sans doute minuit moins ce qu'il manque".

Tout d'abord, j'ai cherché de la poésie dans tout ce qui m'était
raconté, et je n'en ai pas trouvé, rien de rien.

J'ai eu l'impression de lire les brides d'un "polar", c'est très glauque, la confusion est entretenue, attisée par chaque phrase, qui se succède l'une après l'autre, sans ponctuation, me privant ainsi de pouvoir mieux comprendre ce de quoi il en retourne.

C'est pour moi, trop un embrouillamini qui m'a rebuté.

   PIZZICATO   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bien qu'assez perplexe quant à mon interprétation à donner à ce texte, je dois dire que j'ai été séduit par des images intéressantes "
"il y a deux tables de nuit
qui racontent deux histoires différentes
ou bien la même chose
mais avec des mots différents,"
"et une femme vient à sa rencontre
pour lui signifier sa fuite "....

Mais d'autres, déroutantes : " Comme elle suce encore son pouce
il ne me reste qu'un morceau de sa main
et ma libido mal strangulée "

   Raoul   
29/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un regard halluciné sur ce qu'on existe et ce qu'on est.
J'aime l'imagier (copieux !) dans lequel l'auteur va puiser pour construire - tout en empilements "aléatoires" - ce qui fait la vie, les vies, l'amour, les (des)amours, la routine qui fait partir en live et à vélo - livreur de journaux intimes - dans les chemins de traverses. J'aime le rythme, du jazz qui commence fort puis s'époumone, ne s'avoue pas vaincu et reprend.
Une belle machine qui va du ressenti sans filtre - autre que celui du "dire" - au distancié soudain, avec plongée dans l'aquarium de la fenêtre où la vie va, un peu vaine, un peu débrayée.
J'ai pensé à la prose de Burroughs - en moins c(r)amé sordide- en lisant, peut être en raison de cet essais de tout saisir en même temps; ce qui se passe derrière l'intime, les jachères du cœur, derrière la cloison, chez le voisin, au cirque des enfants, dans la rue, la ville et ses terrains vagues, au soleil et à l'ombre… à Faulkner aussi, mais je ne sais pas pourquoi, je pense aux villes un peu mortes sous la chaleur étatsuniènes, aux motels, aux vieilles Ford alors que rien, dans le texte n'est explicite géographiquement…
Au passage, jolie trouvaille que ces boîtes qui grandissent pour "manger" les précédentes.
J'aime vraiment bien.
[Peut être qu'en prose, ça pourrait être encore plus fort]


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