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Humour/Détente
alifanfaron : La tirette de fermeture Éclair jaune
 Publié le 17/06/11  -  15 commentaires  -  9678 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

Lors d'un concours destiné à lancer de jeunes publicitaires, le personnage principal, "invité exceptionnel" du jury, erre dans l'après-soirée, au milieu d'un cocktail. Ce texte satirique utilise les mêmes armes que la pub pour arriver à ses fins : stéréotypes, ellipses, messages subliminaux, etc.


La tirette de fermeture Éclair jaune


Ce soir, j’ai voté pour un mec qui avait une tirette de fermeture Éclair jaune dans l’oreille. Sans déconner, une tirette de fermeture Éclair jaune dans l’oreille ! J’avais déjà vu des types avec des piques, genre lance de cavalerie, ou même des écarteurs qui font des trous gros comme une pièce de deux euros, mais une tirette de fermeture Éclair, jamais ! Ça m’a fait un choc. Je me suis dit : « Merde alors, ça ferait un bon début d’histoire ça... »


Lille, théâtre Sébastopol, salle VIP.


Je suis aux Étoiles de la pub, un concours organisé par une école de commerce destiné à lancer « les publicitaires de demain ». En raison de quelques relations douteuses et d’une profonde méconnaissance de ce qu’allait être la soirée, je me suis retrouvé à faire partie du jury en tant qu’invité « exceptionnel ». Pour autant, je déteste la pub. Et plus encore les publicitaires.


[...]


Autour de moi, que des filles superbes en tenue de gala ou petit tailleur. Tchin, tchin, tintements de verres, rires forcés, brouhaha de conversations, tout y est. Ambiance buffet. En périphérie des robes et des paillettes, des serveurs distribuent des petits fours, des toasts et des coupes de champagne à tour de bras. Quelques hôtesses les accompagnent et vont de groupe en groupe s’assurer que les sponsors en ont pour leur argent. Leurs sourires faussement naturels tranchent avec l’attitude glaciale des serveurs, fatigués et envieux. Comme je les comprends : les plateaux se vident avant même que d’être remplis. Les gens n’ont pas assez de leurs deux mains pour tout tenir et certains font discrètement des stocks dans des assiettes vides laissées sur les tables. C’est la Grande Bouffe de Marco Ferreri, le sexe et la folie en moins.


Qu’est-ce que je fous là ? En jean-tee-shirt, je regarde ma paire de grolles éventrées en me prenant une coupe de champagne. Je crois que tout le monde s’accorde pour trouver ma tenue un brin décalée mais toujours in - c’est du moins ce que me dit une jolie blonde : « Tu es in ! ». Étourdi par la valse des serveurs, je m’éloigne un peu de la cohue. Par la fenêtre, j’aperçois un homme qui tangue sur le trottoir. Une bouteille à la main, il ne semble pas en reste : après quelques pas laborieux, il s’affale sur le bitume. « Pauvres, riches, même combat », évoque un type à ma gauche, le regard perdu dans le vague. Grand, élancé, bien habillé, jeune et plutôt bel homme, c’est l’incarnation de la réussite. Avec une tête de fin du monde, il poursuit : « Il faut boire pour oublier que nous ne sommes rien. ». « Sans doute », que je lui réponds, avant de replonger dans la fosse avec une envie de vomir ses bons sentiments. C’est ce à quoi je songe - vomir - quand une charmante hôtesse m’offre une nouvelle coupe de champagne.


[...]


- Quand je chante sur scène, je ne mets pas mes lentilles de contact, tu vois. Parce que je suis hyper stressée comme fille.

- Vraiment ?

- Ouais. Et comme ça, je ne vois pas le public et je peux donner tout ce que j’ai.

- Et ça marche ?

- Pas mal.

- Dis, tu reprends une coupe ?

- Oui.


- Coupez, ça ne va pas là ! Je n’ai pas ce que je veux. Tu peux reprendre ta dernière réplique ?

- Mon "oui" ?

- Oui.

- Ok.

- Avec plus de conviction s’il te plaît. Attention, premier dialogue, deuxième, action !


- Oui.


[...]


C’est une jolie nana qui me parle. Je n’ai aucune idée de qui elle est, ni comment la conversation a débuté. J’ignore jusqu’à son prénom. N’empêche qu’elle est vraiment canon. Et rafraîchissante. Cette fille est un jus de fruit.


On parle de son médecin ensuite. Enfin, elle parle de son médecin. Un salaud de pervers paraît-il. Moi, je continue de m’enfiler des coupes de champagne. Il est 23 h passées, je n’ai rien mangé hormis quelques amuse-gueules et je commence à prendre la tangente.


- Ça ne te dirait pas qu’on parte d’ici ? qu’elle me fait. J’ai faim et je connais un restaurant pas loin.

- Un restaurant ? Il est 23 h !

- Il est ouvert toute la nuit.

- Très bien. Ne bouge pas, je vais nous chercher deux dernières coupes.


Je pars au milieu de la foule, la fends de long en large et parviens à attraper une petite hôtesse qui tient un plateau rempli de verres. De dos, elle est comme toutes les autres filles de cette soirée : superbe. Quand j’arrive à sa hauteur, elle se retourne et aperçoit le badge « Jury » qui pend à mon cou. Immédiatement, son visage se métamorphose en un sourire abject. Ses yeux deviennent sourire, sa bouche devient sourire, son nez devient sourire. Même ses oreilles deviennent sourire. Elle me regarde avec de grands yeux étincelants. J’ai l’impression qu’elle veut me manger.


- Je n’ai pas pris de douche depuis deux jours, je suis extrêmement poilu et il y a plein d’autres trucs bien meilleurs que moi à manger ici.

- Je vous demande pardon ?

- Hé, arrêtez de me regarder comme ça bordel ! C’est malsain. Vous me foutez les jetons.

- Vous allez bien monsieur ?


Elle ne sourit plus du tout.


- Non. Donnez-moi une coupe et ça ira mieux.


Ses yeux descendent de mon visage à mon badge. Inquisitrice, elle me demande :


- Vous représentez quelle société du jury déjà ?

- Aucune, je suis un imposteur. Un espion du gouvernement venu surveiller de près les soi-disant Étoiles de la pub. Foutaises tout ça. Propagande. Société de consommation. Gromgromgrom. Donnez-moi deux coupes en fait.


La fille est déconcertée. Elle hésite quant à l’attitude à adopter. La présence de mon badge « Jury » autour du cou la fait quand même douter un peu je crois. On reste un moment à se dévisager, sans rien dire. Ambiance électrique. Des éclairs virevoltent dans l’air. Soudain, l’alcool me monte à la tête : je jette un coup d’œil à droite, à gauche et comme personne ne nous observe, je siffle les deux coupes d’une traite. Du champagne me coule le long du menton. L’hôtesse fait une moue de dégoût.


- Ha bah voilà ! Vous êtes nettement plus jolie quand vous tirez la gueule, mademoiselle !


Avant que l’affaire vire au scandale, je décampe sans demander mes restes. J’me sens à deux coupes de l’ébriété que j’aime. Celle qui me fera prendre de la distance avec toutes ces jolies filles que je ne pourrais jamais me faire. Je reprends deux verres et file rejoindre ma jolie blonde qui ne met pas de lentilles de contact quand elle monte sur scène.


- Qu’est-ce t’as foutu ?

- Je ne sais plus. Je commence à être saoul. Tu veux une coupe ?


Elle soupire.


- Non, je veux rentrer.


Je pose les verres, prends son manteau, lui colle sur les épaules, bois les deux coupes quand elle se retourne et m’apprête à la suivre quand un type m’arrête. Je tourne la tête.


- Qu’est-ce tu veux ? que je lui demande sèchement.


Grisonnant, petit, la soixantaine passée, si ça dégénère, je pense que je peux m’en sortir facilement.


- Je... je voulais juste vous remercier d’être venu.

- Ah... Ok. On se connaît ?

- Pas exactement. Je sais qui vous êtes. J’ai lu quelques-unes de vos nouvelles. Sur votre blog.

- Ah.

- Avez-vous déjà pensé à publier ?

- Tous les après-midis quand je décuve.

- Hum hum. Tenez, je vous laisse ma carte. Si un de ces jours vous restez sobre assez longtemps, venez me voir.


Je prends sa carte. Éditions Alpha.


- J’y manquerai pas.

- Au revoir.

- Au revoir.


Le type me tend une main molle que je secoue comme un milk-shake. Après quoi, je rejoins ma blonde qui s’impatiente.


- C’est la dernière fois que je t’attends.

- Je suis saoul, c’est pas de ma faute. Et puis il y a tous ces types qui m’arrêtent quand je marche.

- Je ne veux pas le savoir. On va à mon restaurant ?


En sortant, je passe devant un miroir et ne me reconnais pas. Ce n’est clairement pas mon visage qui se reflète dans la glace. Une goutte de sueur me coule le long du dos.


Dehors il fait très froid. On marche doucement.


- T’as vraiment voté pour le mec qui avait une tirette de fermeture Éclair jaune dans l’oreille ?

- Comment tu le sais ?

- Tu me l’as dit.

- Je n’en ai pas le souvenir.

- Tu es pénible, soupire-t-elle en levant ses yeux au ciel.


Pourquoi j’ai l’impression qu’elle m’engueule comme le ferait ma femme... si jamais j’ai un jour une femme. C’est déstabilisant. Qui plus est, j’ai beau faire des efforts, je ne me souviens pas d’avoir évoqué à un quelconque moment cette histoire de tirette de fermeture Éclair. Ni avec elle, ni avec personne. Si ce n’est avec vous, dans l’incipit. Mais ce n’est pas vous qui lui en avez parlé, n’est-ce pas ?


- J’ai voté pour lui parce que son spot était de loin le plus pourri.

- Et les autres jurés, ils ont voté pour lui aussi ?

- Oui. Mais eux ils l’ont vraiment trouvé génial. Dis, tu ne veux pas qu’on aille directement chez moi ?

- Je ne sais pas... J’ai très faim. Et sinon, tu dois connaître pas mal de monde dans la pub pour être juré de ce concours, non ?


Je la regarde de biais. Ses yeux brillent d’un éclat que je n’avais pas soupçonné jusqu’alors. Ils puent l’intéressement. Tiens, la marche et le froid combinés me font retrouver le sens du discernement.


- Oui, plein. Je connais plein de gens effectivement. Dans la pub. Plein plein plein.


Elle glisse son bras sous le mien et pose sa tête sur mon épaule.


Après, je ne me souviens plus de rien. Quand je me suis réveillé, mon radio-réveil indiquait 3 h 54. La blonde dormait dans mon lit. Nue. J’étais pour ma part assis devant l’écran de mon ordinateur, nu également, et l’histoire que vous venez de lire était écrite. En taille de police 24. J’ai dit : « Merde alors, ça ferait une bonne fin d’histoire ça. ». J’ai réduit la taille des lettres, éteint mon ordinateur, et j’ai rejoint la blonde sous les draps.


 
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   socque   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je me suis plutôt ennuyée. Le genre "tribulations d'un branleur", pour tenir la route, doit pétiller par une écriture au cordeau, doit apporter la surprise, l'"explosion en bouche", comme qu'on dit. Là, non, je trouve le champagne éventé... Trop de bouteilles ouvertes à la fois sans doute. Les dialogues manquent de relief à mon goût, et je suis d'accord avec le narrateur sur un point : si la nénette ne le croyait pas "quelque chose" dans la pub, il ne l'aurait sûrement pas séduite par son esprit.
Quant à la scène avec la serveuse... C'est cool, hein, de s'amuser dans une soirée à mettre mal à l'aise des gens qui, de par leur position subalterne, ne peuvent rien répondre ? Là, pour moi, le narrateur est proprement imbuvable.

"je siffle les deux coupes d’une traite. (...)

Je pose les verres, prends son manteau, lui colle sur les épaules, bois les deux coupes quand elle se retourne" : pas logique, je trouve, ou alors il y a trop d'ellipses

   Pascal31   
7/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Eh bien, il est pas mal du tout, ce texte...
Quand j'ai lu la conclusion, je me suis dit qu'il avait peut-être vraiment été écrit par un auteur en état d'ébriété tant le propos est déjanté (de plus, il y a par-ci par là quelques coquilles qui n'ont pas été gommées !), mais la lecture est agréable et ce genre d'humour corrosif me plaît bien.
J'ai un peu tiqué sur l'aparté aux lecteurs ("Si ce n’est avec vous, dans l’incipit. Mais ce n’est pas vous qui lui en avez parlé, n’est-ce pas ?"), mais rien de bien grave, cette courte nouvelle m'a fait passer un bon moment.

   Jagger   
8/6/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
En lisant le récit, le personnage de Jean Dujardin dans "99.-" c'est tout de suite imposé à moi.

Le personnage, à mon goût, est assez antipathique: Vulgaire, irrévérencieux, irrespectueux et autocentriste (égoïste, quoi). Est-ce le but de l'auteur?

L'humour est plutôt sur le long de récit. On ne vise pas les fourires ciblés mais plutôt le sourir constant.

Personnellement, j'ai l'impression que certaines scènes ont été mises parce qu'elles sont amusantes, sans trop tenir compte de la cohérence ou de l'intérêt de celles-ci (je pense à la scène avec la serveuse, notamment). Dommage car ça m'a quelque peu sortit du texte qui a pourtant un ton sympathique.

La satyre n'est peut-être pas assez poussée. On s'amuse de certain passage, mais les travers des autres ( et il devrait y en avoir dans ces situations) sont juste effleurés.

En bref, le style est correcte, pas trop d'abu de ce langage trop parlé qui lasse à la longue, l'histoire est amusante mais pourrait l'être beaucoup plus, je pense (plus irrévérencieux, décalé). Pour ça, le texte est un peu passé à côté et ne me chavire pas totalement.

Bonne continuation

   Anonyme   
13/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte sympathiquement rafraichissant! C'est drôle sans en faire des tonnes, c'est pile poil la bonne longueur, plus je me serais ennuyé.

Un bémol tout de même: la fin est quand même vraiment en deçà. Je ne vois pas bien l'utilité de raconter le type qui se lève à 3h54 etc...J'aurai arrêté à dans mon lit.nue.

Pas plus. Là ça gâche un peu le plaisir parce que cette fin est fade, plate.

Bref, un franchement bon texte tout de même!

   widjet   
17/6/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une nouvelle gentiment barrée de la part de l’auteur à qui l’on doit de mémoire le titre de la nouvelle la plus longue (« Toute ma vie, je me souviendrai de cet après-midi où mon grand-père m’emmena me promener sur le port »).

J’ai trouvé l’écriture fluide, coulante (j’allais dire nonchalante à l’image de son héros, donc bien vu) et qui fuse par moments (bonne idée que d’avoir fait des dialogues très courts, d’ailleurs !) ; bref tout ça est bien plus convaincant que dans les précédents opus de l’auteur). Le personnage du pique-assiette du genre tête à claque est bien campé, un brin caustique (faut dire que j’aime bien qu’on se foute de la gueule des publicitaires, ces gars qui se la jouent ché-bran dans ces soirées « in » avec son lot de pétasses etc.…).

L’histoire, bah, elle m’est passée au-dessus (c’est un peu fourre-tout on dirait une petite mise en abyme sur la Création artistique) et finalement il ne se passe pas grand-chose (en revanche ça picole sévère) mais cela ne m’a pas ennuyé. Pas bien compris, non plus, le côté mis en scène (« coupez »…).

Ayant, je l’avoue, quelques réticences au départ, (sa « valse tzigane » m’avait drôlement refroidi), j’ai finalement trouvé le texte globalement agréable. Allez, j’encourage !

W

   Anonyme   
22/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime bien le premier paragraphe, ça engage à continuer l'histoire.
Certaines phrases sont parlantes, très visuelles, on s'y croirait : "Tchin, tchin, tintements de verres, rires forcés, brouhaha de conversations, tout y est."

De bonnes trouvailles : "Cette fille est un jus de fruit." Miam, on a envie de déguster ...
Une autre : "Même ses oreilles deviennent sourire." Ouarf, elle est bonne celle-là !

Le dialogue avec la fille en question intervient juste à propos, redonne du punch (pas du ponch) à un apéro qui risquait de s'enliser dans l'ennui.

Très judicieuse cette prise à partie du lecteur qui ne s'y attendait pas, et qui commençait à avoir lui aussi la tête qui tourne à imaginer ces flots de champagne : "Si ce n’est avec vous, dans l’incipit. Mais ce n’est pas vous qui lui en avez parlé, n’est-ce pas ?"

La chute de rein de la blonde est excellente, pardon, je voulais dire la chute de fin. On le savait, dans la pub tout finit au plumard.

Beaucoup d'humour, un style alerte, agréable, et une façon d'interpeller le lecteur qui me plait beaucoup. Il n'y a que la satire du monde publicitaire que j'ai trouvé un peu légère, finalement pas si féroce que ça. J'aurais bien vu une charge plus appuyée.

   toc-art   
17/6/2011
bonjour,

j'ai lu donc je laisse un témoignage de mon passage parce que je suis toujours étonné du ratio lecture/commentaire mais très franchement, je ne sais pas quoi vous dire. Si, peut-être que tout cela manque tout simplement, à mon sens, d'ambition. Mais le narrateur est content, il a écrit un début et une fin d'histoire qu'il trouve super. ça en fait au moins un.

c'est dommage parce que ça n'est pas mal écrit, mais c'est tellement vide que... pfff quoi.

bonne continuation.

   Anonyme   
18/6/2011
Une histoire originale, bien racontée, qui démarre sur un point fort ce qui invite à la lecture.
Des petits détails cependant : impression que l'auteur cherche le style à donner à ce texte.
C'est à la fois très soutenu : "avant que d'être remplis" (les plateaux) et juste après, une histoire de grolles.
Ca dépote !
Pareil pour le "tu es in" ; vu le ton général, je verrais mieux un "t'es in".
J'aime beaucoup l'humour de l'ensemble (en particulier le passage où le narrateur rencontre toute-en-dent, c'est vrai qu'à moi aussi elle m'aurait fait peur...) Mais parfois, du fait de ces hésitations entre un style et un autre, l'écriture manque de punch (ha ha ha...)
Vous avez voulu peaufiner votre texte, et ce faisant, lui avez ôté l'opportunité de s'exprimer de lui-même.
Je ne sais pas si parler au lecteur (au sujet de l'incipit, et à la fin) pour la continuité de la nouvelle est une bonne chose. Si on la relit plusieurs fois, ce que j'ai fait, ça lui donne un goût d'apprêté, de retravaillé alors que l'histoire tend à dire qu'une fois dessaoulé, l'auteur a eu la révélation de voir son texte écrit noir sur blanc.
J'aime bien l'idée, mais ces deux petites phrases la sabotent.

   beth   
22/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Bien, j'ai vu, j'ai lu, je commente. Je suppose que le texte est sans prétentions? Alors c'est réussi, ni drôle, ni caustique, ni satirique, ni vraiment plaisant. Pour ce qui est des ellipses: les 2 coupes de champagnes? Le message subliminal? La fermeture éclair? La coupe ? Stéréotypes : les blondes et les rapports hommes femmes ?
Rien n’est cadré dans ce texte. Pour moi, texte sans intérêt même si j’ai réussi à lire jusqu’au bout en cherchant un petit quelque chose, quand même! que je n'ai pas trouvé.
Petite correction de lecteur: Les plateaux se vident avant même que d’être emplis/ Les plateaux se vident avant même d’être emplis.

   antares77   
27/6/2011
Mais c'est n'importe quoi ce texte !!
Mais j'ai adoré, c'est bien écrit, avec des vrais trouvailles, des opposés qui sonnent bien.
Merci pour le petit moment de délires éthyliques que j'ai bien apprécie.

   zenobi   
29/6/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce n'est pas désagréable à lire, mais il manque un peu de sel ou de surprise pour tenir davantage le lecteur. Je n'ai rien contre les histoires plates, les tranches de vie, mais il me semble que, dans ce cas, le style doit porter le récit.
De plus, certains clichés sont un peu agaçants, et le personnage médiocrement sympathique.

   alifanfaron   
29/6/2011
J'ai éclairci quelques éléments dans un sujet de forum. Si le coeur vous en dit: http://www.oniris.be/forum/a-propos-de-la-tirette-de-fermeture-eclair-jaune-t14044s0.html

   littlej   
30/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Deux choses que je voudrais préciser d'abord :

1) Je n'ai pas lu le forum dédié au texte,

2) Je suis de plus en plus allérgique aux critiques faites aux publicités. Je comprends tout à fait que ça puisse rebuter - je n'aime pas ça non plus -, mais il n'empêche que les mécanismes publicitaires sont quand même évidents pour 90 % de la population aujourd'hui, grâce, notamment, comme je le disais, aux nombreuses critiques qui leur sont faites. Donc, voilà, ce commentaire sera assez teinté de subjectivité ; je suis parti avec des aprioris négatifs dès ma lecture du résumé.

Ceci dit, il reste que la nouvelle, d'après moi, ne convainc guère du point de vue du style.

D'abord, tu précises que ton texte use de messages subliminaux ; si tu pouvais me les indiquer, ce serait sympa. Mais ce qui est intéressant, et assez étourdissant, c'est l'effet miroir, qui crée une mise en abyme plutôt insaisissable.

J'aime bien quand l'auteur joue avec le lecteur - on hésite entre une histoire en "direct", spontanée, un texte déjà écrit (bien qu'il y ait de ce côté là quelques incohérences) et une histoire scénarisée pour la pub -, mais l'écriture, quant à elle, ne me réjouit pas.

La raison ? Le manque de trouvailles, c'est un peu terne, avec l'usage ici d'une expression toute faite : "en ont pour leur argent', qui ne va pas dans un texte littéraire. Et puis, c'est pas drôle. J'ai trouvé le narrateur trop banal (c'est fait sans doute exprès, mas bon..), les dialogues sans grand intérêt. Bref, je n'ai vraiment pas aimé le traitement.

Quelques trucs :
- "ma jolie blonde qui ne met pas de lentilles de contact quand elle monte sur scène." Lourd.
" soupire-t-elle en levant ses yeux au ciel." les yeux c'est mieux.
- "Ils puent l’intéressement." Le mot "intéressement" est moche, je trouve.

Et sur le fond, je vais revenir sur ce que je disais en préambule, c'est que c'est du vu et du revu, ce texte. ça semble même être - si c'est le cas, c'est réussi - une parodie de parodie : les nanas, les mecs, le cadre, etc. Pour une satire (le terme est trop fort), je trouve ça plutôt raté, à cause de ce manque de finesse. Et d'ailleurs tu remarqueras que les publicitaires cherchent maintenant à contourner ce genre de critiques (conformisme, société de consommation), preuve que les idées présentées dans ce texte sont loin d'être révolutionnaires.

Enfin je n'ai pas compris cette histoire de fermeture Eclair dans l'oreille, qui semble avoir une place importante dans le récit : surréalisme ?

Merci pour cette lecture néanmoins.

j

   Menvussa   
3/7/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Alors que dire... Je n'ai pas vu d'intérêt au texte que je trouve très brouillon.


- Coupez, ça ne va pas là ! Je n’ai pas ce que je veux. Tu peux reprendre ta dernière réplique ?
- Mon "oui" ?
- Oui.
- Ok.
- Avec plus de conviction s’il te plaît. Attention, premier dialogue, deuxième, action !

Là, c’est le pompon. Quel est donc le sens de cette intervention ?

Désolé, c’est tout ce que je trouve à dire, on ne va tout de même pas décompter les coupes de champagne et les jolis petits culs.

   alvinabec   
20/7/2011
Texte sympathique, fluide. On ne sait au juste où l'auteur veut nous emmener au-delà de l'apparence. Ce serait peut-être comme un compte-rendu un peu onirique d'un chroniqueur ou l'envolée d'un correspondant local à l'enthousiasme modéré.
Et puis 'jolie blonde', 'charmante hôtesse' est-ce du second degré?
A vous lire mieux...


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