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Sentimental/Romanesque
MissNode : Retourner au rêve [concours]
 Publié le 27/11/13  -  14 commentaires  -  7206 caractères  -  96 lectures    Autres textes du même auteur

Ballade philosophique par une narratrice un tantinet fleur bleue.


Retourner au rêve [concours]


Ce texte est une participation au concours n°16 : Haïbun à thème (informations sur ce concours).



Préambule


Enfant, j'ai rêvé de cette bambouseraie qui m'offrit un voyage hors du temps courant où l'ennui aspire mon corps dans des sables mornes et mouvants.


Adolescente taquinant l'alexandrin, j'ai rêvé de ce coin de bureau devant la baie ouverte depuis l'étage sur le verger de Dauphine*… et on dirait que je serais écrivain.


Plus tard, j'ai rêvé d'un domicile situé ni tout à fait hors d'un village, ni au cœur, non isolé mais entouré par quelques foyers respectueux comme moi d'une extrême indépendance, en même temps qu'une attentive solidarité.


Pour finir j'ai rêvé de cette maison enveloppante, qui tient mi de la grotte, l'antre, mi de la roulotte, le chalet, selon qu'on s'y installe de plain-pied devant la cheminée ou à l'étage entre les poutres et le plancher.


Réveil avant l'aube

Magie de la nuit en fuite

Vertige inconnu


Je retourne à ce frémissant moment du réveil matinal – c'est ce qu'on dit, alors qu'il fait encore nuit noire au départ de chez nous (on a chuchoté entre nous au petit déjeuner, on a chuchoté en sortant dans la rue).

Dans la nuit, sur le trajet, une clarté a repoussé les étoiles et le ciel a viré au bleu roi à notre arrivée devant l'école. Ombres floues des voitures qui se garent, des parents qui font furtivement traverser leurs enfants dans la brume. La lueur rouge des feux de position – dégoulinante dans l'humidité nocturne – concurrence celle des lampadaires, qui pleut sa luminescence sur mes yeux picotant de sommeil.

Oh cette exaltation nouvelle ! Être d'une aventure jamais connue : loin de ma maison, loin de « mon pays », à trois heures d'autobus (une première !). Destination la bambouseraie Prafrance, à 160 km de mon sud phocéen, par les routes nationales de l'époque.


La bascule vers le vrai vertige de l'inconnu ce sont les trois marches pour entrer dans l'autobus.

Passée la première furieuse surexcitation d'enfant dans ce nouvel espace à fauteuils-camouflages, la routine routière agit en même temps que le contrecoup de la montée d'adrénaline devant la nouveauté : je m'endors la tête collée à la vitre, soubresautant avec elle au gré des ornières.


Longtemps après, il me semble, une agitation de fond me réveille.

La première chose que je vois en soulevant la paupière est cet énorme rocher, cette falaise à peau d'éléphant qui plonge, plissée, dans la rivière verte.

Chez moi, la mer est bleue et les rochers n'ont pas de peau, ce sont des os, des os blancs comme le crâne des éléphants morts au soleil du désert. Aussi, c'est une curiosité ces plissures à peau grise qui forment « la porte des Cévennes ».


L'émoi provient de l'erreur d'aiguillage du chauffeur qui nous a véhiculés rive droite, alors que notre forêt de destination est implantée rive gauche. Mais il trouve où faire demi-tour, et nous voici à nouveau piaillant d'excitation, dans la file d'attente de la billetterie.


Puis l'inconnu s'est avancé vers nous, ou est-ce que c'est nous qui avons plongé dans ce royaume vert ?


Trésor de verdure

Cathédrale végétale

La bambouseraie


Il y a soudain cette matière, ce bois-sans-être-du-bois, surgissant pourtant de terre sous de tendres pousses, ce lisse, ce vert, ce cannelé, presque tressé sur certaines espèces, ces hauteurs démesurées et la légèreté, la légèreté rehaussée par les ondulations et le frou-froutage des feuilles.


Alors d'allée en allée, ces changements imperceptibles d'ambiances, des plus jeunes espèces aux plus âgées, des plus fines au plus démesurées, me portent comme dans le charme irréel d'un rêve ; l'ambiance est cotonneuse parce que caressante, enveloppante parce que nous cheminons sous une voûte de bambous.


Puis l'atmosphère s'ouvre et s'agrémente de sonorités d'eaux et petites cascades : une chaleur douce plane autour des mares de lotus et autres nénuphars, qui tracent des sentiers courbes jusqu'au jardin des plantes, aux températures tropicales et splendeurs végétales.


Plus tard, le village sur pilotis fera rêver l'enfant que je suis, tout de bambous construit, tout intégré aux futaies qui entourent cette clairière.

De-ci de-là dans les forêts de bambous : des arbres monstrueux, aux mille racines, aux mille branches, aux fleurs inventées d'un tableau naïf.


Je me souviens que j'ai pleuré quand nous avons réintégré les fauteuils-camouflages de l'autobus, sur le chemin qui retournait vers ma maison… Pour la première fois, elle me faisait l'effet d'être la « maison de mes parents » car mon chez-moi, j'étais en train de le quitter à peine rencontré – ce pays des bambous –, et je m'en éloignais.


Vous, ruines, là-haut !

Votre appel silencieux

Crie depuis l'enfance


Bien plus tard, devenue adulte, il me fallut retourner au Sud, au soleil où j'ai grandi. L'occasion d'un emploi en Cévennes précipita nos recherches d'habitation – en vain.


Si bien qu'un jour, par jeu pour me distraire de mon dépit, je me présentai devant la page blanche, non la plume aux doigts mais munie cette fois d'une mine. Une pointe pour dessiner le domicile de mon rêve, et aussi pour décider, ressentir, ce qui s'accorderait avec qui je suis : dans le village ou en dehors ? Isolé, avec voisinage ?


Aujourd'hui je regarde depuis ma maisonnette sous la glycine les deux lieux les plus chers et les plus marquants que j'aie habités après mon arrivée dans les collines cévenoles.


Je regarde et je vois : le grand mas isolé entouré de son hameau de ruines. Il était perché sur la colline, inaccessible et voyant loin : par temps clair jusqu'à la mer. Les voisins étaient les fantômes des maquisards réfugiés là durant la dernière guerre, ou… des camisards** revenus hanter les lieux malheureux de leur embuscade.


Je vois aussi : ma maison d'aujourd'hui, dans son hameau à flanc de colline, aux avant-postes du village, dans un nid de vergers et forêts de chênes. Les voisins partagent avec moi le goût de l'indépendance et le sens de la solidarité.


Je regarde et je vois que je suis retournée vivre dans le dessin de mon rêve, lorsque je cherchais mon domicile il y a quinze ans d'ici : je n'imaginais pas mon lieu de vie dans le village ou isolé, et je l'avais donc dessiné dans ce qui pouvait passer pour un quartier extérieur ou un hameau, en prise directe avec la nature.


Mais…

Surtout je vois

que je suis retournée

au pays des bambous.




(*) Dauphine : variété de châtaignes http://www.causses-cevennes.com/flore/chataignes/varietes-chataignes-marrons-cevennes.htm#Dauphine

(**) Camisards : résistants protestants français contre l'oppression catholique, dans la région des Cévennes au début du XVIIIe siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Camisard


__________________________________________

Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
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   socque   
27/11/2013
Je suis plutôt embêtée. J'ai trouvé les descriptions de paysage d'une beauté envoûtante ! La falaise avec sa peau d'éléphant (superbe et si juste, si expressif), le départ au tout petit matin, la bambouseraie bien sûr...

... Et j'ai détesté, mais vraiment détesté les phrases sur l'éveil de l'écrivain, les raisons d'habiter ci ou là, les considérations sur l'isolement et la solidarité ; tout cela me paraît chargé d'une afféterie, d'une prétention qui m'est difficilement supportable. La phrase symbolique de ce que je n'aime pas dans ce texte : "on dirait que je serais écrivain". Comme lectrice, quand je lis cela, je me dis que j'ai un cas d'école de fausse modestie narrative. Mon avis, bien sûr, l'impression que j'ai ; rien d'autre.

Et donc, je suis bien embêtée. S'il n'y avait que cela dans votre récit, je ne commenterais pas et puis voilà. Je déteste cette manière pour un auteur de mettre en scène un "je" auteur, de raconter les mouvements de l'âme de ce "je" auteur. Cela me fait ressentir le même agacement que lorsqu'une vague relation me parle d'elle, de sa vie dont je n'ai que faire, au lieu de s'intéresser à moi ou au contraire de me faire "sortir de moi" en me racontant une histoire... Mais après tout c'est mon problème, et je ne vais pas gâcher votre plaisir pour le plaisir.
Mais il y a ces phrases superbes, dignes des grands, pour décrire un paysage, un événement, ces moments bluffants quand la narratrice s'intéresse à ce qui se passe en dehors d'elle, et je m'en voudrais de ne pas dire à quel point votre style me paraît beau et intense à ces moments.

J'évalue parce que c'est obligatoire en Espace Lecture, mais retirerai mon évaluation si le texte est publié.

   Jano   
13/11/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
"hors du temps courant". "Hors du temps" aurait suffit.

Dès mon entame de lecture, je tombe sur plusieurs maladresses qui me font croire que votre style n'est pas encore bien affirmé. Quelques exemples :
"devant la baie ouverte depuis l'étage "
"qui tient mi de la grotte, l'antre, mi de la roulotte, le chalet,"
"la routine routière"

Je connais la bambouseraie d'Anduze et je comprends votre émoi d'enfance, c'est en effet un endroit où se dégage une ambiance particulière. Vous la retranscrivez assez bien, de même que la nostalgie qui s'ensuit. Malheureusement, votre écriture qui reste approximative ne permet pas à ce texte de s'élever plus que ça, de rendre des émotions fortes et intimes. Tout ceci finalement est bien banal.

Les haïkus sont plutôt réussis hormis ce vers qui compte six syllabes et non pas sept : "Votre appel silencieux"

   Acratopege   
13/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très beau texte, au lyrisme pas du tout bêtifiant qui contraste, dans la première partie, avec le prosaïsme d'une excursion en autobus. La bambouseraie comme concrétion des lieux rêvés pour y vivre, j'ai beaucoup aimé. Je crois bien que j'ai visité celle dont vous parlez si bien, et j'en garde un souvenir que votre texte a enrichi. Je mettrais un seul bémol à votre texte: la surabondance d'adjectifs gêne un peu, comme si le sol de la forêt de bambous n'était pas nu mais encombré de broussaille.

   costic   
27/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai beaucoup aimé l’évocation de ce voyage, la trace qu’il a laissée dans la mémoire semble essentielle. L’écriture est particulièrement sensible et efficace lorsqu’il s’agit de l’évocation de la nature. J’aime tout spécialement les perceptions sensitives riches dans lesquelles on se sent impliqué: « cette falaise à peau d'éléphant, les rochers qui n'ont pas de peau, cette matière, ce bois-sans-être-du-bois, les sonorités d'eaux… »

La description du départ, à l’aube me semble aussi très précise, sensible, et sait nous ramener à des souvenirs très évocateurs. Ce voyage marque la fin de l’enfance et symbolise très bien le passage dans l’âge adulte, le basculement dans l’avenir.
L’idée « d’intégrer » un dessin imaginé dans le passé me semble intéressante et aurait sans doute prendre plus d’importance.
Les haïkus s’intègrent parfaitement au récit. J’aime tout particulièrement le premier :
Réveil avant l'aube
Magie de la nuit en fuite
Vertige inconnu

Le récit me semblerait cependant plus efficace s’il entrait directement dans l’évocation du départ. Toute l’introduction nous perd un peu et on ne comprend pas vraiment de quoi il s’agit, ce qui enlève un peu de force à l’ensemble.

   Margone_Muse   
27/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Sur les trois haïkus, je préfère de loin les deux premiers. Le dernier est un peu obscur je trouve, moins évocateur...

Pour le reste, il y a de bons passages avec cette description du "pays des bambous" plus ou moins suggestive qui active l'imaginaire (à part peut être ce mot, frou-frouter que je ne trouve pas très élégant).
Pareil pour la scène devant l'école (cette phrase, par exemple, est très bien trouvée : "La lueur rouge des feux de position - dégoulinante dans l'humidité nocturne - concurrence celle des lampadaires, qui pleut sa luminescence sur mes yeux picotant de sommeil". Et j'ai aimé la comparaison des falaises avec la peau d'éléphant versus "simplement des os" pour illustrer le gris et le blanc, c'est très enfantin et cadre bien avec la narration de ce souvenir d'enfant justement.
L'écriture est simple et douce, elle colle bien à l'ambiance du texte.

Mes deux principales critiques iront d'une part à la difficulté de compréhension de la fin (la partie après le dernier haïku) où j'ai du mal à me représenter visuellement de quoi fait mention la narratrice (où elle est ; où elle regarde ; qu'est-ce qu'elle regarde...) ; d'autre part à la transition entre le préambule et la partie après le premier haïku qui manque un tout petit peu de clarté : j'ai d'abord pensé que c'était une adulte qui amenait sa fille à l'école et non qu'on était dans les souvenirs de l'enfant (c'est seulement quand j'ai lu la ligne sur le bus que j'ai compris et que je me suis remise dans les bonnes chaussures pour continuer ma route).

Malgré ces deux légères incompréhensions, il n'en reste pas moins qu'il se dégage de l'ensemble du haïbun de la délicatesse et une certaine poésie. C'est doux, posé, ça appelle au rêve.

Bravo pour cette contribution au concours :)
(et l'organisation, évidemment ^^)

Margone

   Bidis   
28/11/2013
Malgré la très grande joliesse du style, je n’ai pas du tout accroché à ce texte qui me raconte trop les impressions du narrateur que pour laisser place aux miennes. Seul le passage dans la bambouseraie, où l’atmosphère extrêmement bien rendue et plaisante emporte tout, me retient un moment.
Je ne sais pas comment évaluer, aussi je m’abstiens.

   senglar   
28/11/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour MissNode,


Cette nouvelle me semble répondre pile au concours.

J'ai été transporté (sensation d'avoir volé) à la lecture de ce texte d'une écriture pleine de grâce. D'une certaine façon j'ai pensé à Lamartine. Elégiaque.

La bambouseraie est ici magnifiée (bien plus que sur Wiki où je suis allé me promener), nostalgique mais immanente, et délétère. Omniprésente.

Les haïbuns sont de toute beauté. "Vous, ruines, là-haut !" est une apostrophe digne du romantisme lamartinien.

Le tout est d'une admirable clarté. Et fluide.

Sensible sans pleurnicherie. Sans fadeur. Séduisant. Vaporeux. On ne dissèque pas une magie. Texte d'atmosphère.

Je l'ai respiré.

:)

Senglar-Brabant

   MissNode   
28/11/2013

   Anonyme   
29/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est tout à fait ce qu'on peut attendre d'un haïbun. C'est poétique, porté sur la nature, les sentiments.

Peut-être l'opus le plus en phase avec les exigence du concours. Je retrouve un peu de l'art japonais, les haïku ne sont pas ajoutés, ils font vraiment partie du texte.

   wancyrs   
30/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Miss

Raconter l'envoûtement est assez difficile, car on le vit plus que autre chose. Tu racontes bien cet envoûtement, et ce premier rendez-vous dans ce coin de pays qui sera ton coin de pays pour toujours.

J'aime bien cette danse entre narration et poésie, cet enchevêtrement de style qui sert le fond de l'histoire. J'ai eu le vertige à force de danser, et j'ai cru déceler comme une fébrilité, une espèce de non-continuité dans le déroulement de la narration, mais comme je le dis, c'est sans doute le vertige d'avoir un peu trop dansé...

Je croyais qu'il n'y avait de bambouseraies qu'en Afrique ou en Asie ; me voilà bien renseigné.

Bonne continuation, Miss

PS : La première phrase est un peu lourde, comme quelqu'un te l'a sûrement déjà dit, et ce sont des choses à éviter dans l'entame d'un texte.

Wan

   Perle-Hingaud   
2/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour MissNode,
Le thème du retour sur soi-même se lie bien avec ce souvenir intime de bambouseraie, laquelle a un petit parfum d’orient qui boucle avec le thème !
L’écriture est poétique, la découverte de ce lieu envoutant bien racontée. Peut-être l’épisode d’erreur d’aiguillage du bus est-il inutile ?
J’ai moins aimé le préambule comme le retour sur la vie de l’écrivain. En fait, la description de la bambouseraie aurait suffit à mon plaisir.
Merci pour cette lecture !

   toc-art   
2/12/2013
Bonjour,

je me rends compte que je suis de plus en plus hermétique à la poésie, j'ai beau essayer, non, vraiment, je reste totalement en dehors, il y a là quelque chose de trop précieux pour moi, mais ce n'est bien sûr qu'un goût très personnel.

à vrai dire, j'ai décroché dès la première phrase parce que la concordance des temps me gêne. elle n'est sans doute pas fautive puisqu'elle a franchi les fourches caudines de la correction mais ma lecture se heurte invariablement au présent du troisième verbe qui fait d'un élément de l'enfance qqchose d'actuel. On ajoute à cela le "adolescente taquinant l'alexandrin" et le "on dirait que je serais écrivain" et me voilà perdu bien plus encore qu'au plus profond d'une bambouseraie.

Pour donner à mon commentaire un (tout) petit aspect constructif, je me permets juste de relever cette phrase :

"Puis l'inconnu s'est avancé vers nous, ou est-ce que c'est nous qui avons plongé dans ce royaume vert ?" / "ou est-ce nous qui avons plongé" serait peut-être plus léger.

Bonne continuation.

   aldenor   
7/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Une écriture qui coule facilement ; on dirait celle d’un journal personnel, spontanée, sans fioritures, mais fine et délicate. J’ai beaucoup aimé certains passages :
« La bascule vers le vrai vertige de l'inconnu ce sont les trois marches pour entrer dans l'autobus. »
« ... falaise à peau d'éléphant qui plonge, plissée, dans la rivière verte. [...]
Chez moi, la mer est bleue et les rochers n'ont pas de peau, ce sont des os, des os blancs comme le crâne des éléphants morts au soleil du désert. »
Par contre, la construction, les idées, m’ont paru un peu brouillonnes. La seule bambouseraie me suffisait : la promenade d’enfance et un retour pour vivre sur les lieux plus tard dans la vie. Mais viennent s’y greffer des précisions sur le fait d’écrire, sur l’emplacement du domicile ; tout à coup il est question d’un dessin...
J’ai eu du mal à me former de l’ensemble une image cohérente.

   placebo   
13/12/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je croyais avoir lu le texte sans l'avoir commenté mais maintenant je doute : la bambouseraie m'aurait marqué.

Cet endroit semble connu, je vais faire quelques recherches :) Il y a un très bon potentiel pour rendre une atmosphère, le passage du temps, etc. Écriture délicate ? Oui, bien sûr ; je suis ressorti du texte avant d'avoir le temps d'y rentrer en fait, c'était un peu trop léger pour moi. Je trouve que la dernière partie ressemble à une "conclusion" sans arriver à conclure cependant.

Après, je me sens fatigué et pas particulièrement bien luné, donc il faut modérer mes propos ^^ Il y a des efforts et des réussites (la bambouseraie en elle-même) mais je manque d'éléments plus "tangibles".

Bonne continuation,
placebo


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