Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
BeL13ver : Chaleur polaire [concours]
 Publié le 14/12/19  -  17 commentaires  -  1319 caractères  -  221 lectures    Autres textes du même auteur

Tableau périodique d'une humeur détraquée.


Chaleur polaire [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical à l’horizon du cœur,
Comme un oiseau de mort sur mon âme meurtrie,
Le mot d’un avenir qui reste mal écrit,
Exécrable touché d’une angoissante humeur.

Je semble un jour heureux et d’ombre cependant,
Je me laisse embarquer par cette âpre inconstance
De mon esprit follet sans cesse en transhumance,
Je sombre dans la nuit d’un jour trop trépidant.

Ils me disent souvent que je suis fou de vivre
À me laisser briser par l’étrange folie,
Sur deux pôles je pars dans un temps démoli
Par l’immédiat fourbu d’une panacée ivre.

Nord et sud, joyeux, triste, et pourtant presque humain,
Je m’éclate et j’explose en fusion de larmes !
(Je délire, dit-on, dans ce couvent de carmes
En blouse blanche.) Et moi, je vois comme une main

Qui prend quelque pilule au goût vide de l’heure,
Du temps qui passe enfin dans le froid de l’hosto,
Et je pense, honteux, m’être vu bien costaud
À penser m’exprimer de toutes les couleurs.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
27/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le propos est effectivement un peu détraqué et a beaucoup de mal à intégrer les deux contraintes du challenge qui m'apparaissent être tombées là "comme des cheveux dans le rata ".

Bien sûr, la métrique est respectée, tous les vers ont bien douze syllabes mais des rimes viennent altérer sans gravité la prosodie, ( on est en contemporain): "meurtrie/écrit, folie/démoli, heure/couleurs, hosto/costaud".

La technique est tout à fait respectable mais le sujet à mon avis un peu confus ne m'a pas vraiment enthousiasmé.

Mon appréciation sera donc mitigée et j'en suis désolé.

Merci pour la lecture

   Cristale   
30/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Boom ! Prends ça en plein coeur lectrice que tu es...Univers de douleurs parfois noires, parfois blanches que quelques macabres neurones imposent à leur victime.

Le "couvent de carmes en blouses blanches" (jolie trouvaille !) laisse imaginer un univers peu réjouissant.

"Je semble un jour heureux et d’ombre cependant,"

et moi devant mon écran je me dis que ce tableau pétri de contrastes ne me laisse pas indifférente.

Un peu plus travaillé, cela étant fort possible vu la nature des vers, des rimes, du rythme, j'aurais aimé d'autant plus ce poème dans une "camisole" classique.

Bravo et bonne chance pour le concours !

Cristale

   bipol   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

Cette maladie je la connais

pour moi c'est la bipolarité

j'ai été très impressionné ar votre poésie

qui développe bien notre douleur

j'ai aimé vos vers et vous souhaite bon courage

merci

   pieralun   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Le propos confus du « je » au minimum dépressif.
Ces propos ne concernent que mon avis qui n’est pas référence, mais sérieusement......
L’expression de la souffrance ou du mal être ne suffit pas à rendre un texte poétique, mais nous sommes en poesie.
« Je me laisse embarquer » ressemble à de la prose argotique.
«  je m’éclate et j’explose en fusion de larmes » !!!!?????
«  m’être vu bien costaud « !!!!!
Cependant vous avez le sens du rythme de l’alexandrin, exprimez ce que vous voulez mais choisissez vos mots en vous écartant du langage courant et de la prose.
Choisissez vos mots vous allez progresser.

   eskisse   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le vide vertical renvoie ici à une maladie : la bipolarité. Je trouve qu'elle est bien évoquée lorsque l 'auteur joue avec les constrastes : "Je semble un jour heureux et d'ombres cependant" et le lexique du mouvement : " insconstance" , "transhumance" .

Mais ensuite, l'évocation devient trop réaliste pour moi avec la mention de l'hôpital :" hosto" , "blouses blanches". J'aurais préféré que l'auteur reste sur la description de son ressenti. Bref la fin du poème me plaît bien moins que le début.

   sympa   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

En lisant votre poésie, un mot me vient à l'esprit : la bipolarité ou maniaco dépression .
Maladie moralement handicapante et que vous décrivez très bien :

Tantôt joyeux, tantôt triste et déprimé, le narrateur "jongle" avec ses émotions.

Très bel écrit dans l'ensemble et de très beaux alexandrins , fluides et agréables à la lecture malgré le sujet exposé.
Je ne parlerai pas de la forme, votre écrit étant publié en contemporain.

   BlaseSaintLuc   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le sujet totalement tourné vers son auteur, à oublié le contexte "concours" = "contraintes"


Ici, "Je semble un jour heureux et d’ombre cependant..."
Il faudrait sans doute une virgule après "je"

4eme strophe (difficile)

5eme strophe , le raccord aux couleurs se tire par les cheveux

Tout, le début du texte à sa poésie, malgré un thème choisi assez rude et pourtant bien décrit.

Bon ,l'abbé prieur vous attend pour la pilule de 18 h .
(clin d’œil humoristique et encouragements, bonne chance.)

   Davide   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème qui évoque la bipolarité avec beaucoup d'acuité, comme si le narrateur parlait depuis un promontoire, un détachement surprenant, encouragé par une lueur de lucidité à nous partager ses difficultés, ce qu'il endurait au quotidien.

J'ai beaucoup aimé la dépersonnalisation qui se devine et se ressent par-delà les opposés : qui suis-je ?
L'emploi du "Je semble", rare d'emploi, pourrait bien être une troisième personne (il), induisant une fracture d'avec son identité, de même qu'on le constate dans le passage suivant : "je vois comme une main / Qui prend quelque pilule au goût vide ".
Puis, le temps qui s'étire à l'infini, le vide qui ronge ("...me laisse embarquer", "Du temps qui passe...", "temps démoli"...), autant de notions qui donnent une réelle consistance au propos.

Une première strophe un feu confuse, dans la syntaxe comme dans les images, avec notamment cet "oiseau de mort" qui n'est pas très parlant.

J'ai bien mieux aimé la deuxième strophe, où les contrastes d'humeur s'exposent dans une écriture plus simple et plus lyrique :
"De mon esprit follet sans cesse en transhumance,
Je sombre dans la nuit d’un jour trop trépidant."

Surtout, j'ai beaucoup aimé les quatrième et cinquième strophes, les métaphores y sont plus évocatrices, vraiment drôles aussi, moins obscures que dans la strophe qui précède :

"Je m’éclate et j’explose en fusion de larmes !"
(j'aurais toutefois préféré "effusion" à la place de "fusion").

"(Je délire, dit-on, dans ce couvent de carmes
En blouse blanche.)..."

"Et je pense, honteux, m’être vu bien costaud
À penser m’exprimer de toutes les couleurs."

Un poème bavard, beaucoup même, maladroit parfois, mais tellement lucide et vrai qu'il ne m'a pas laissé indifférent. Touchant !

Edit : j'allais oublier la contrainte du concours... Eh bien, je ne trouve pas convaincante du tout la comparaison officiée par le premier ("Un vide vertical"), périlleuse au possible ! Le final, imagé, respecte mieux le ton décalé.

   CORRY   
14/12/2019
C'est bien écrit et décrit. Un mal qui gagne en amplitude. Sans doute celui du nouveau siècle.
Rien à critiquer ni à corriger. Un ensemble rationnel, sans compassion. Un constat.
Deuxième quatrain prenant, sublime. Si j'avais noté, j'aurais mis la note maximale. Bravo, Anonyme talentueux.

   papipoete   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour concurrent ( e)
" auprès de mon âme, il fait bon dormir un jour ; auprès de mon âme, il est si âpre de m'éveiller au matin..."
" ça va aller... vous allez prendre ce comprimé, et vous retrouverez le sourire !
- voilà comme ça !
- mais vous pleurez Milord ?
- ça va aller ! "
comme un paravent, l'humeur fait ce qu'il lui plaît d'un pôle à l'autre, le temps d'y penser, oublier et rire ou pleurer...
NB je subodore que l'auteur connait la " question ", et l'endroit où l'on soigne ce genre de " déboussolade "...( un couvent de carmes par contre me semble évoquer des temps anciens ? ) ce serait plutôt aujourd'hui " des blouses blanches comme la fumée de clopes qui s'en échappe !
" un vide vertical " pas vraiment, car l'on tombe dans le vide un moment et remonte en fusée l'instant d'après...
la seconde strophe n'a pas besoin d'un dessin pour nous dépeindre la pieuvre " bipolarité " !
l'avant-dernier vers me semble mesurer 11 pieds...

   Donaldo75   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J’ai trouvé que ce poème allait bien dans le cadre du concours ; il démarre vraiment fort mais faiblit malheureusement sur la fin. Concernant la forme, je n’ai pas de remarque particulière, il se lit de manière fluide. Sa tonalité est agréable également.

Bref, j’ai passé un bon moment de lecture.

Ce concours permet de lire des poèmes de qualité et je vais continuer ma phase de découverte.

   Vincente   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Donner une voix à notre planète pour qu'enfin chacun entende combien elle est malade, voilà une bien belle idée !

" L'humeur détraquée ", notre narrateur s'assimile depuis le " vide vertical à l'horizon du cœur " (formule inspirée), devenant un " jour heureux et d'ombre " " presque humain ", oui, le patient est perturbée, il ne semble plus très bien cerner là où il habite… Et nous humble lecteur, le suivons pour comprendre sa plainte égarée, ce n'est pas facile, rien n'est bien clair à part le trouble qui sourd à chaque vers.

J'aurais aimé que le jeu ne soit pas orienté principalement entre devinette et dénonciation, entre égarement et perturbation, dans une écriture intéressante. Si le but du poème est de nous mettre mal à l'aise, c'est plutôt réussi, mais peut-être pas pour la raison salvatrice envisagée, car l'on garde un gros doute sur l'intention narrative ; et ça pour faire dans l'efficace et la prise de conscience, je ne suis pas du tout sûr d'une pertinence… à moins que l'impertinence soit requise pour faire œuvre en contre-pied et que l'on reconsidère la question et le problème ; mais même cela reste à prouver !

   Eclaircie   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'avoue ne pas avoir été sensible aux trois premiers paragraphes, me disant : encore un texte sur la douleur où le narrateur se "vautre" dans cette douleur.
Mais les deux derniers paragraphes viennent balayer cette mauvaise impression.
Côté harmonie et musicalité, les trois premiers quatrains gagnent haut la main, les deux suivants avec tous ces "et" semblent plus laborieux, heurtent plus à la lecture.
J'ai beaucoup apprécié ces "deux pôles".
J'ai aimé le glissement du registre d'écriture, vraiment romantique au début, pour finir quasi familier.

Merci du partage.
Éclaircie

   plumette   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé le sujet de cette poésie contemporaine.
La deuxième strophe est ma préférée, elle m'est allée droit au coeur, alors que j'avais buté sur le " exécrable" de la première, ne sachant pas trop à quoi le relier. Est-ce l'avenir qui est envisagé comme exécrable par celui qui s'exprime ici?

La quatrième strophe romp le rythme, avec la parenthèse, c'est original et cela force l'attention comme avec cette main qui reste en suspends.

La rime hosto/costaud me contrarie un peu, peut-être parce qu'on change de niveau de langage ( familier)


Merci pour ce partage et bonne chance pour le concours!

   Michel64   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte poignant par la souffrance racontée.

Même s'il y a de beaux alexandrins qui viennent bien en bouche, je trouve que certains vers auraient gagnés à être mieux formulés, comme :
"Exécrable touché d’une angoissante humeur."
"Par l’immédiat fourbu d’une panacée ivre."
Une panacée ivre ?
J'ai aussi un peu de mal avec les enjambements de quatrain à quatrain qui rendent moins faciles la déclamation :

"Et moi, je vois comme une main

Qui prend quelque pilule au goût vide de l’heure,"

Mais,
de très beaux passages :

"Un vide vertical à l’horizon du cœur,
Comme un oiseau de mort sur mon âme meurtrie,
Le mot d’un avenir qui reste mal écrit,"

ainsi que tout le second quatrain,

mais aussi,

"Ils me disent souvent que je suis fou de vivre
À me laisser briser par l’étrange folie,
Sur deux pôles je pars dans un temps démoli"

Pour finir le dernier vers est un peu forcé par la contrainte du concours, il me semble.

Merci pour le partage

Michel64

Edit: un problème de copié/collé m'avait fait écrire deux fois la même chose, j'ai corrigé.

   Lariviere   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'avais déjà lu ce texte en espace lecture et je l'ai trouvé bon.

Sur le fond le traitement est à la fois pudique et expressif, profond et sans pleurniche excessive, un fond sensible, très aigre-doux...

Les images sont là pour exprimer toute cette sensibilité, cachées dans des détails quotidiens, couvent de carme ou hospitalier...

Le rythme du texte, avec cette première partie calme et une seconde plus exaltée, est complètement cohérent avec les intentions, mais j'avoue que je trouve meilleur le rendu de la seconde partie, celle plus rythmé, qui sonne plus juste, alors que la première partie est parfois à mes oreilles un peu trop artificielle...

Sinon les vers sont une belle réussite dans l'ensemble pour donner texture à cette véritable poésie.

Merci beaucoup pour cette lecture et bonne chance pour le concours !

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A mon avis ce texte exprime bien le ressenti des esprits bipolaires. C'est un bon poème, je lui donne l'appréciation beaucoup mais je regrette qu'il soit introduit et clôturé de manière un peu artificielle comme s'il avait fallu absolument intégrer les deux vers obligés du concours.

Retirer le vers de début et le vers de fin n'enlève rien au récit et ils me paraissent donc bien inutile.

(Commentaire déposé au moment de la publication anonyme)


Oniris Copyright © 2007-2020