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Poésie libre
Ananas : Héros chez moi, mon amour
 Publié le 08/08/17  -  12 commentaires  -  1147 caractères  -  401 lectures    Autres textes du même auteur

“Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.” J.M.G. Le Clézio / L’extase matérielle


Héros chez moi, mon amour



Je te regarde par tes fenêtres

Fonctionnaire par obligation

Des gens dorment dans ton sommeil
Globule vert
Abcès sédentaire
Œuvres de génie

Construire des châteaux d’eau
Les pieds sur les nuages
Voir passer les brumes
Protides, glucides, livides

Photographies d’un œil inculte
Dépôts de vains
Entre le brin d’air et la tombe
Rétine de tes écrits

Journée de l’infâme
Travaux d’intérêts conjugaux
Érection allergique
Capote glacière
Échangismes internationaux
Sexualité écologique
Prostitution européenne
Rembourrage légal
Accouchement sous péritonite

Poids du mercure

Bombe lâche

Combats de radiateurs

Faire la guerre sur des avions en papier
Conserver ses momies dans des scaphandres

Regarder sauter les dauphins
Par-dessus les miradors
Se porter volontaire
Ne pas être désigné

Vacances
Lentilles françaises
Océan authentique

Courbe épileptique
Le printemps prend source en hiver


 
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   Anonyme   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Commenté en El

J'aime beaucoup le dernier vers

"Le printemps prend source en hiver"

Pour tout ce qui précède je suis cet œil inculte évoqué par le poète; je ne comprends pas véritablement l'enjeu de ce texte et je le regrette

   Pouet   
27/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Un texte assez cynique que j'ai aimé lire, beaucoup.

De très bons jeux sur les mots, par exemple: "Dépôts de vain" ou "Travaux d'intérêts conjugaux" mais il y en a bien d'autres...

L'écriture est fort intéressante ma foi, ça fourmille.

Le texte est sans concession, le trait est peut-être trop forcé à moins que cela ne s'appelle le réalisme...

Un flou très clair.

Rien à dire de très constructif sinon, que pour moi, c'est très bon.

Pouet

   papipoete   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Ananas,
Un texte dont je ne cherche pas à connaître le sens, peut-être d'ailleurs
n'en n'a-t-il pas ?
De regarder son Amour ce héros, l'auteure égrène des pensées détournées, ( travaux d'intérêts conjugaux / se porter volontaire ne pas être désigné / le printemps prend source en hiver )
La vision de " ce héros chez vous " provoque des impressions spectaculaires !

   MonsieurF   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

La chute est, je dois le dire, assez géniale, parce qu'elle arrive avec une sorte de simplicité évidente à la fin d'un poème complexe. Les images se bousculent, parfois un peu trop pour moi ("Journée de l’infâme
(...)
Accouchement sous péritonite").
J'ai particulièrement apprécié le "Photographies d’un œil inculte" parce qu'il me renvoi à mon domaine de prédilection.
Bref, je suis plutôt conquis, au delà des choses que j'ai pointé du doigt.

   Oslow   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas
A l'instar du premier commentateur de ce texte, j'ai beaucoup aimé le dernier vers.
La plupart des autres images sont très bien trouvées également - imaginatives.
Seulement, pour cette fois, le texte me laisse sur le bas-côté de mon envie. J'aurais aimé, j'aurais voulu...
Mais j'ai surtout eu l'impression de lire de la prise de note poétique.
Dans le cadre d'un ensemble, cela pourrait me plaire. Mais un texte seul et isolé ne parvient pas à franchir mes réticences.

Au plaisir de vous relire, néanmoins !

   Anomel   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Peut-être l'humour présent dans le poème le relève, et nous pousse à le lire jusqu'à la fin.

Dès le titre, l'on comprend bien que le poète se complaira à faire des jeux de mots - plus ou moins réussis - Hiroshima ---> Héros chez moi...

Le reste du poème est une logorrhée qui semble surréaliste et dadaïste sur les bords. D'ailleurs les jeux de mots et les rapprochements auxquels procède l'auteur s'apparentent vaguement aux jeux surréalistes. Même l'onirisme y est présent "Des gens dorment dans ton sommeil". Les différents vers semblent un collage dadaïste, où des vers pris à droite à gauche sont couchés sur la même feuille.

   Louison   
8/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas eu plaisir à lire ce texte. L'impression que l'auteur égrène les perles de collègiens, comme j'en ai vu quelquefois.

Seul le dernier vers m'a semblé empli de poésie et m'a charmée.

Je reviendrai sur ce poème afin de peut-être en trouver la clé.

   zorglub12   
9/8/2017
Commentaire modéré

   Anonyme   
9/8/2017
Bonjour Ananas,

Je suis un pu partagée pour ce poème, il contient des élans magnifiques à mes yeux et d'autres vraiment trop faciles voire convenus.
Bien sûr je n'ai qu'une jeune culture du surréalisme, du dadaïsme, du "nonsensique" et peut être trop partielle, mais :
"Dépots de vains
Rembourrage légal"
notamment je trouve ça comme impact poétique assez bof bof.
La première beaucoup trop facile et la seconde qui ne me parle pas du tout, alors que toutes tes bribes au long de ce poème si on les lit, les dit, les répète font toujours venir un sens déguisé (tu me diras ce que tu signifiais là)

Ensuite le premier vers est de mon avis même si c'est volontaire assez malhabile. On verrait plutôt :
Je te regarde par les fenêtres, ok, ça ne veut pas dire la même chose tout à fait, mais ta manière de l'écrire peut sembler une erreur grammaticale et enlève de la crédibilité au poème entier.

Ce texte pour me plaire à 100% mériterait une petite reprise ou 2, un petit passage sur le métier à poémer.

Les plus pour moi :

L'inventivité, la créativité, l'abandon dans l'abandon des règles habituelles.

Et tant il m'est plus facile de te dire ce que j'aime le moins, plutôt que détailler ce que j'aime le plus, je stoppe mon com ici, peut-être y reviendrai-je, un matin.

Bravo, bravo et merci.

   Lariviere   
9/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ananas,

J'ai bien aimé ce texte.

Sur le fond, j'y vois le grand bordel mondialisé dans lequel nous sommes, nous, pauvres individus, dilués, lessivés dans la masse vorace des choses, qu'elles soient sujets ou objets, peuplant "machinalement" et sans plus d'ordre que dans un magasin de brocante, notre triste routine au royaume du quotidien. Quotidien, dit raffiné, civilisé, mais le plus souvent dans les gestes de tous les jours vidé de sa texture magique et de sa féerie, toutes deux sacrifiées car pensées superflu par nos sociétés occidentales, qui garderont j'en suis sur toujours une longueur d'avance pour guider l'espèce, d'abord vers le dégoût profond d'elle même et le désenchantement programmé du monde, puis jusqu'à l'apocalypse, nucléaire, chimique, bactériologique, météorologique, biblique ou autre... La féerie, pourtant, s'avère essentielle, voire vitale. Comme disaient déjà les muses de l'hélicon à l'Aède inspiré, l'être humain est un "ventre" car à la différence des Dieux, il se nourrit de matière, mais il a aussi un besoin intense de spiritualité. D'où le besoin du poète de recycler le prosaïque de nos vies pour en faire quelque chose d'assimilable par l'esprit.

Je vois effectivement dans ce texte des éléments à priori sans queue ni tête se répondre sur la forme, dans un espèce de listing assez laid. Comme sur l'ensemble, ce texte parle de la condition humaine et de sa vrai misère (la spirituelle), je trouve ça assez normal, au niveau esthétique, de ne pas se laisser piéger par la beauté, mais bel et bien de rester dans le registre de la laideur, pour exprimer le thème et la perception du poète de cette laideur.

Sur la forme donc, j'ai compris je pense les intentions. Je ne me prononce même pas sur l'aspect technique (dadaïste, surréaliste, etc...) qui restera toujours la prise (de parole) facile de ceux qui n'ont pas grande subtilité et sensibilité de lecture pour pouvoir malgré tout, dire quelque chose, de creux, de non constructif, d'idiot souvent, de méchant même, parfois...

Oui, c'est un texte de forme surréaliste... et alors ?...

Je ne pense pas que l'intérêt de la lecture s'arrête à ce constat. Je précise d'ailleurs que la plupart des choses qui se font actuellement en poétique, si tant est que ce soit dans l'air du temps, a largement intégré et assimilé le procédé surréaliste, de pensée et d'écriture, car c'est celui qui correspond tout simplement à nos états d'esprit modernes.

D'ailleurs, si je vois tout à fait comment on peut encore écrire "beau" (le Parnasse est éternel...) actuellement avec d'autres formes ou courant, je ne ne vois pas du tout comment on peut écrire vrai, poétiquement parlant, dans un autre registre, désormais.

Mais passons, c'est mon point de vue, chacun peut commenter ici, et c'est bien. De l'âne bâté qui se croit autorisé à parler sans rien savoir et sans aucune initiation à l'histoire de la littérature (Wikipédia, n'est pas une initiation...) au public plus érudit, ce qui j'imagine, est un peu perçu comme péjoratif désormais (avant, ca devait attirer le respect au contraire), car c'est bien connu, tous les avis se valent à valeur égale... Et puis, tout est subjectif, n'est ce pas ?... je dois bien être l'âne bâté de quelques uns, moi aussi et peu m'importe... ;)

J'ai bien aimé la construction binaire de ce texte. Je me demande si la découpe ne serait pas à revoir pour casser l'atonicité et l'aspect listing trop appuyé qui se dégage du rythme et des images à la lecture et qui peuvent détourner le lecteur du but du texte.

Les images sont voulues singulières et éparpillées, détournées de notre réalité quotidienne et réunies "par la force des choses" pour en faire un ailleurs, un état d'âme, un ressenti poétique cohérent, mais très désabusé, il me semble.

En ce sens, le texte fonctionne. L'atmosphère est présente et les émotions aussi.

La première partie me semble meilleure que la seconde. L'aspect listing ne prend pas le pas sur les impressions de lecture.

La strophe centrale, la plus longue, à partir de "journée de l'infame", serait à revoir d'après moi. Ici, l'aspect listing est trop prononcé. Il faudrait revoir les images tout en gardant le sens de celle-ci. Peut être aussi certainement, casser cette grosse strophe et en faire une découpe, et pourquoi pas, en profiter pour une relance de rythme ?...

Les strophes suivantes me gênent là encore dans leurs énumérations d'actions marqués par ses début de vers avec ses verbes à l'infinitif qui rendent le tout trop rigide, ce qui est voulu mais qui en l'état, couplé avec ses détournements sémantiques "d'expression", se confond parfois avec une impression d'artificialité à la lecture.

Les quelques derniers vers et les vers de fin, sont très bons. Ils apportent la petite touche, la lueur d'espoir dans cette vision pessimiste du déroulé mécanique de nos existences.

En espérant que ce commentaire puisse aider l'auteur(e) dans sa démarche d'écriture, je lui souhaite une bonne continuation.

ps : rhaaa, les incipits... ;)

   Ananas   
9/8/2017

   Robot   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans être spécialiste du surréalisme, je dirais que ce que j'ai trouvé de plaisant ce sont des jeux de mots qui n'ont rien de hasardeux ou d'artificiel, qui s'accordent bien entre eux. C'est une belle poésie où l'étrangeté des expressions donnent une singularité au récit qui s'oralise assez bien.
J'ai moins aimé le passage depuis faire la guerre jusqu'à désigné. Mais tout le reste m'a plu et j'ai apprécié la fin.

   Donaldo75   
11/8/2017
Bonjour Ananas,

Cette fois-ci, exceptionnellement, je ne mettrai pas d'appréciation parce que je n'arrive pas à me faire une idée.

On dirait vraiment un collage, à la manière de Braque en peinture, parfois très bien vu, d'autres fois sentant le raccord de travers, le bout de colle qui dépasse.

Certaines images m'ont bien plu, comme "Combats de radiateurs", d'autres, nombreuses, m'ont paru faciles et même pas déjantées (ce qui aurait pu expliquer).

Pourtant, à la quatrième lecture, je reste mitigé. Pour paraphraser Charles de Gaulle quand il parlait d'André Malraux, ce poème est brumeux, avec quelques éclaircies.


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