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Poésie libre
eskisse : L'invitation
 Publié le 08/05/20  -  8 commentaires  -  771 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

De ma fenêtre ouverte.


L'invitation



Un pépiement sourd d’une gouttière
Et d’un oiseau invisible
La haie frissonne dans la brise
Ses gros angles droits déposés dans le ciel
Heure de la sieste

Un soleil de plomb prend un siège près de moi
L’invitation est lancée
Début du bal des lézards sur la terrasse
Petites pattes étoilées en saccades
Je m’approche d’eux, pieds nus
Aucun ne s’effarouche
Peut-être parce que j’ai les yeux de Ponge

Le transat esseulé reçoit sa part d’ombre
Quelques nuages viennent de déposer leurs sacs de gris
Au beau milieu du bal
Je suis seule
Pas âme de saurien qui vive
Mon esprit va et vient sur le dais du ciel
En attendant la fracture d’une silhouette
Familière


 
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   cherbiacuespe   
17/4/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Une poésie libre mais trop hachée pour se sentir porté. Un caractère du poème qui aurait pu l'aider pour le recomposer et le transformer en une suite de Haïkus, A mon avis plus en adéquation avec cette composition. En effet, j'ai reçu ce texte comme une constellation de petits bout d'images en forme de puzzle qui ne m'a pas séduit en l'état. Du coup le fond m'est apparu confus. Désolé, dans cette forme, je ne suis pas fan de cette poésie.

   Provencao   
17/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Libre.

J'ai bien aimé cette invitation qui exige un éther éludé au temps présent, égrappée de la référence grâce aux "pépiement, a transat esseulé", ajustant les distances familières, épargnant ainsi l'absolu du vide.

Bon moment de détente...
Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Corto   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si le thème de ce poème est bien "L'invitation" il me semble que l'objectif n'est que partiellement atteint.

La mise en ambiance démarre bien avec les trois premiers vers descriptifs. Mais je trouve ensuite "Ses gros angles droits" très disgracieux.

La seconde strophe est agréable à ressentir jusqu'à cette allusion à Ponge plutôt étonnante.

Dans la dernière strophe j'ai plaisir à me glisser (comme un fantôme ?) aux côtés de celle qui pense "Je suis seule". Et l'attente pleine d'espoir mais de doute est bien formulée au final.

Un poème assez prenant donc, qui pourrait veiller à mieux captiver son lecteur.

Merci eskisse.

   papipoete   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour eskisse
occupation importante quand on a rangé outils ou plume, et que pour un moment on ne fait plus rien, allongé sur la terrasse.
l'horizon est celui du dessus de la haie, quand au sol s'invitent les as de la bronzette, les lézards se plantent là, et dégagent soudain comme un éclair...Mais les paupières lourdes, je me laisse aller à ma paresse...
NB le décor est planté pour ce repos de la guerrière, auquel la douceur du temps prête son invitation.
J'aime bien ces touches sur la toile " un soleil de plomb prend un siège près de moi ".... " quelques nuages viennent de déposer leurs sacs de gris "
Je ne suis pas coutumier de la sieste, ayant gardé le lit contre mon gré trop longtemps ( maintes interventions sur ma carcasse ), et comme mon père ( monsieur Pierre ) je ne trouverais pas le repos !

   Stephane   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo eskisse pour ce délicat poème, très reposant. Les mots sont posés avec finesse et le tout compose un tableau qui a su me séduire. C'est l'heure de la sieste, c'est calme sur le transat : tout ce que j'aime, merci.

Stéphane

   Vincente   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu la sensation assez étrange en achevant la lecture de ce poème d'une dichotomie dans l'écriture, comme si l'expression était celle d'un collectif de trois auteurs, chacun se prononçant avec la singularité de son point de vue, mais dont en final la fusion n'avait pu s'opérer tout-à-fait.
Le narrateur tout d'abord "décrit" ce qui lui arrive, comment il se sent dans ce temps intermédiaire ("Heure de la sieste"). L'auteur dans son geste poétique argue de sa langue joliment imagée l'événement évoqué. Et l'invité, ce "soleil" qui "plombe" l'atmosphère et impose une langueur monotone, à peine colorée "du bal des lézards", seul "mouvement scénique" avant celui des "quelques nuages [qui] viennent de déposer leurs sacs de gris".
Ces trois pans se sont avancés pour moi dans un bon accord, mais presque en parallèle ; c'est sûrement un avis très personnel qui, il me semble, vient de la conjonction de mon ressenti subjectivé par mon état de l'instant et d'une volonté de l'auteur peut-être pas assez aboutie.
Voilà comment je pourrais l'expliquer. Il me semble que la "légèreté" du moment évoqué ne se retrouve pas dans l'écriture alors que l'on sent la volonté de faire saillir le regard poétique évanescent. Je constate ainsi que la "construction" m'est apparue plus insistante que la poésie de l'instant en elle-même, pourtant bien effective. Un peu comme si, d'un beau collier de perles, je n'apercevais qu'un peu trop le fil qui les relie et le fermoir qui devrait être dissimulé derrière.

J'ai beaucoup aimé "les yeux de Ponge", mais pas trop le début du vers qui les introduit ("peut-être parce que j'ai…" est justement le genre de charnière qui sous couvert de vouloir signifier l'insouciance, par sa lourdeur brise la légèreté visée). De même, le vers "Heure de la sieste" est brutal, amené sèchement alors qu'il tente d'introduire la mollesse caractérisant ce moment. Dans la deuxième strophe, le style est un peu "télégraphique", il invite à une lecture prompte, trop vive dans l'atmosphère évoquée. Et puis autant je perçois l'intention "fracturante" de la chute dans les deux derniers vers, autant je lui regrette un minimum de souplesse formelle.
C'est par ces sensations, plutôt ténues d'ailleurs, qui se sont enchaînées que l'impression d'une dichotomie m'est apparue.
Je me demande si une première action ne suffirait pas à résoudre une grande part de cet effet néfaste, ce serait "d'amener" à une scansion plus lente en scindant les strophes en deux ou trois pour isoler chaque micro-séquence, laisser le temps d'aborder puis d'envisager la suite, car l'on est bien d'accord "ici" rien ne presse. Par exemple, un saut de ligne "neutre" après "invisible" et après "ciel", avec ainsi "Heure de la sieste" isolé (dans son temps suspendu !).
Ensuite, après "lancée" et après "pieds nus"… un temps d'attente pour constater "qu'aucun [lézard] ne s'effarouche". Et finalement un dernier temps de suspension après "leurs sacs de gris".

   Robot   
8/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve ici ce que j'attends d'une poésie libre.
Une inventivité dans l'observation, un véritable détachement de la composition classique aussi bien pour s'affranchir de la rime que pour adopter une métrique variable qui donne une vitalité au vers, chacun pour sa valeur propre. Bien sûr, il y a récit, mais pas identique à ce que serait une prose.

Une contrariété uniquement pour ces majuscules qui ne se justifient pas lorsque le vers ne débute pas la phrase.
Même si on se dispense de la ponctuation, ce qui n'est pas forcément judicieux pour la rythmique je crois que connaître où commence la phrase permet d'ajouter au cadencement du poème.

Un pépiement sourd d’une gouttière
et d’un oiseau invisible.
La haie frissonne dans la brise,
ses gros angles droits déposés dans le ciel.
Heure de la sieste !

   Pouet   
11/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Slt,

ah , Ponge et son "parti pris des choses"...

J'ai beaucoup aimé le poème au surréalisme "se fondant" au soleil du décor.

Les images sont "parlantes", on ressent la langueur, le "farniente" qui "fait beaucoup" pour l'âme, l'introspection et le partage.

Voilà, j'ai beaucoup aimé. Pourquoi? Et comment l'exliquer plus rationnellement? Comme une certaine "connivence d'écriture".
Bah, j'en saurien...


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