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Policier/Noir/Thriller
veldar : Pour solde de tout compte
 Publié le 24/03/21  -  4 commentaires  -  16910 caractères  -  44 lectures    Autres textes du même auteur

Quand la vengeance a un goût d'irrévocable.


Pour solde de tout compte


Col de Petchékara, province Sud, Nouvelle-Calédonie.


C’est pour ce soir. La seule chose à redouter, c’est qu’une voiture les suive ou survienne au mauvais moment. Pour le reste, les dés sont jetés. Flancher, te dire qu’après rien ne sera plus pareil est inutile.


Penser à Elle.

Écouter la douleur qui ne s’est jamais tue.

Agir en conséquence.

C’est ça l’essentiel.


Écrase ta cigarette dans le cendrier – pas question de jeter le mégot dans les broussailles, il n’a pas plu depuis trois mois. Ralentis. N’éveille pas la curiosité. Éteins les phares, le bar n’est plus très loin. Passe devant sans te faire remarquer. Leur pick-up est garé sur l’esplanade entre une Jeep couverte de cette saloperie de poussière de nickel et une Twingo. La Jeep appartient à McGregor, le propriétaire du bar. Il loue des chambres. Aux touristes qui ne veulent pas quitter la Grande Terre sans en avoir fait le tour complet ou à des chasseurs lancés à la poursuite d’un cerf qui refuse de se laisser tuer. McGregor ne bougera pas sa voiture de là où il l’a garée avant demain, voire même le jour d’après si rien d’urgent ne le pousse à se rendre à Nouméa ou dans les environs.

Mais si la Twingo appartient à des touristes et que ceux-ci ont l’intention de franchir le col à la suite de ces salopards…


Essuie la sueur qui dégouline sur tes tempes. Oublie ta peur. Ne change rien à ce qui a été prévu. Dieu est là. Il sait. Si ses anges approuvent, la Twingo ne bougera pas avant demain.


Les phares font scintiller l’asphalte. Doucement. Ralentir. Prendre à gauche. Au bout de la piste cahoteuse, stopper le pick-up à l’abri des arbres.

Sous leur manteau de brume, les montagnes sont bleues. C’est tellement paisible et silencieux qu’on pourrait entendre craquer une branche à des kilomètres.

Dans le van, Sweet-Lili claque du sabot.


– Tout doux ma grande. Sois sage…


La lune a choisi son camp. Elle éclaire comme en plein jour. La porte du van ouverte, Sweet descend à reculons. Flatter son encolure, caresser sa joue et la gratter sous le menton, comme elle aime. La rassurer parce qu’elle n’est pas bête. Elle sent bien que quelque chose de pas ordinaire se prépare. C’est la fille de Lili, la jument qu’Elle montait quand c’est arrivé. Il te paraît normal de l’avoir choisie, elle, pour t’accompagner.

L’animal piaffe et son souffle fruité se transforme en vapeur. C’est vrai qu’il ne fait pas chaud. Il n’y a pas un souffle de vent. Tant mieux. Il ne faut pas qu’il se lève.

Sweet-Lili baisse la tête et cogne du naseau contre la poche de ta veste. Des quartiers de pomme y sont toujours planqués. Ce soir, c’est une entière, une belle rouge, savoureuse, que tu lui donnes à croquer.


Au loin, une chouette hulule. Elle aussi, elle chasse.

Sweet-Lili est harnachée. La laisser à sa gourmandise. En profiter pour contrôler une fois encore le contenu de la sacoche. La herse, la corde de trente mètres, une pelle, une torche, le briquet – dans ta poche – une boîte de cartouches et des clopes. Tout y est. Vérifier la Browning. L’enfiler dans le harnais de la selle.


– C’est pour ce soir, Sweet. Promis, tu ne vas pas regretter la balade.


Au pas, profiter des arbres et des buissons bordant la route principale, remonter la piste qui rejoint l’entrée du col. La nuit et le silence font résonner le pas tranquille de la jument. Une fois en vue de la pancarte indiquant les horaires à respecter pour les voitures arrivant aussi bien de Canala que de Thio, pousser Sweet-Lili au trot. Le col sinue entre les montagnes sur environ treize kilomètres. De six à dix-neuf heures, les automobilistes disposent alternativement de cinquante minutes pour le franchir. Un jour, tu as emprunté ce col et un 4x4 qui n’avait aucune raison de se trouver là à manquer te rentrer dedans. Vous avez pilé brusque tous les deux. Coincés, que vous étiez. Marche arrière impossible. À-pic de la montagne sur la gauche. Soixante mètres de ravin sur la droite. Le conducteur du 4x4 – un Kanak baraqué au crâne rasé – a poussé un cri de guerre qui a fait frémir la savane. Tu l’as vu s’élancer droit dans le précipice, te déborder par la droite, remonter en patinant des roues arrière dans un nuage de poussière et accrocher les roues motrices au rebord de la piste avant de se la réapproprier en hurlant de joie. À l’arrêt, encore sous le choc, tu as suivi des yeux le véhicule, moteur rugissant, tandis qu’il cahotait dans un nuage de poussière d’une ornière large comme un cratère à une autre.


Qu’un taré tel que celui-ci surgisse cette nuit…


S’ôter cette idée de la tête. Quitter la brousse et s’engager sur la route tortueuse. Au niveau du troisième virage en épingle, large d’un mètre soixante – tu l’as mesuré – avec d’un côté la montagne et ses courbes douces et de l’autre le ravin où pourrit depuis des lustres la carcasse d’un pick-up, tirer sur les rênes. Sweet-Lili n’apprécie pas. Tu l’apaises de la voix et d’une pression des mollets.


Soudain, le temps sent l’urgence.


Du calme !

Tu as répété autant de fois que nécessaire. Ta tête a tout filmé. Tout enregistré. Tu as compté. Les minutes. Ton souffle. Tes pas. Tu as répété, tout répété ad nauseam mais là, tout d’un coup… tu as un blanc. Un blanc tellement blanc que tu te sens à deux doigts de tout laisser tomber.

Pense à Elle.

Appelle son visage. Son rire.

Tu la vois ? Tu l’entends ?

Regarde comme tout reprend sens.


Guider Sweet-Lili vers un creux en surplomb de la route. L’attacher au tronc à l’écorce poudreuse d’un niaouli.

Et attendre.

Avec la grâce de Dieu – s’il approuve ? – la jument sera l’unique témoin de la scène et demain, quand tout aura été dit, tu n’auras qu’à la regarder pour sentir la paix du devoir accompli apaiser ta mauvaise conscience.


Arracher la sacoche de la selle et la lampe torche braquée sur le sol. Gagner la piste. Il y a trois semaines, tu as creusé une tranchée et marqué l’endroit d’un ruban rouge que tu n’as aucun mal à repérer. Il pendouille à une branche et a l’air de signaler quelque chose à qui le verrait… mais quoi, à vrai dire ?

Le passage des voitures et la poussière soulevée par les roues ont rempli le sillon qui s’étend d’un bord à l’autre de la voie toute cabossée mais le tranchant de la pelle a vite fait de le dégager. Y déposer la chaîne hérissée de pointes. Elles sont larges de cinq centimètres et hautes de quinze. C’est toi qui as fabriqué cette herse. Tu aimes travailler le métal. Tu en fais des sculptures que les mairies te rachètent. C’est un passe-temps qui te fait du bien parce qu’il te vide la tête.

Te bile pas.

Tout va bien se passer.


Quand la herse est en place, tasser avec de la terre et des cailloux.


Tu as les mains qui tremblent. Le cœur qui cogne comme un marteau contre tes tempes. La lune t’observe.


– C’est une cause juste, lui dis-tu.


Tu as longuement soupesé les options. Elles ont toutes abouti à la case procès puis prison. Avec au mieux une remise de peine. Au pire, un vulgaire sursis.

Rien qui ne te satisfasse. Te rembourse. Ou te rende justice.


Ramasser la pelle et la replier. Jeter un dernier coup d’œil à la chaîne. Dénouer le ruban rouge de la branche.

Ne rien laisser au hasard.


Rejoindre Sweet-Lili. Prendre la carabine et grimper en selle.


La nature exhale des milliers de parfums outre celui, piquant, humide, de la Diahot qui faute de pluie s’est amaigrie. Le sens-tu le doux parfum des manguiers ? Il y a aussi l’odeur – omniprésente sur la Grande Terre – des niaoulis. Un parfum goménolé qui te rappelle les mains de ta mère quand elle te frictionnait la poitrine. L’huile t’emplissait le nez. Faisait briller vos yeux. Elle te massait en souriant, heureuse de pouvoir faire quelque chose pour toi.


Pour le reste, c’est tout comme tu te l’imaginais. En mieux puisque la lune est de la partie. Elle fait scintiller la herse dont les crocs dépassent juste ce qu’il faut.

On s’en fout de ce reflet argenté qui brille dans la poussière.

Ils le remarqueront peut-être mais qu’importe puisqu’ils n’auront pas le temps de comprendre.


Les minutes s’étirent. Tu en es à ta troisième cigarette. Tu ranges chaque mégot dans la poche de ta veste – ne pas laisser d’indices – et il en file tellement, du temps, que tu te prends à douter. Est-ce qu’il s’est produit quelque chose qui a poussé ces minables à changer d’avis ? Cela a-t-il un rapport avec la Twingo ? Qu’est-ce qu’elle foutait devant le bar ? On serait vendredi, cela te questionnerait moins. Mais un mardi soir ? Ton cœur s’emballe. Tu te fais des films. Peut-être qu’au fond tu as envie qu’un grain de sable vienne enrayer la machine.

Repousse cette faiblesse.

Pense à Elle.

À ce qu’ils lui ont fait.

Tu vois ? Ça a du bon, la haine.


Ils viendront. Tu les as bien appâtés. Ils ont vu le cerf que tu as tiré la semaine dernière. Une bête de cent quatre-vingt-sept kilos. Un mâle d’une vingtaine d’années, ce qui est assez rare vu que sur cette île, la chasse est ouverte sans interruption.


– Et c’est où que tu l’as eu le bestiau déjà ? t’a demandé Jacob.


Dans le mille.


Tu as lu la convoitise dans leurs yeux. Et quand il y a deux jours tu as entendu dire qu’ils allaient tenter leur chance ce soir… tu te souviens de ce que tu as ressenti ?


Soudain, la brousse se met à vibrer. Un moteur. Pendant une fraction de seconde, une vision horrible te tord les entrailles. Tu pries. Tu pries pour que la voiture qui approche vite, bien trop vite, ne soit pas une Twingo.

Tu as tellement peur que tu ne sais plus quoi faire. Ta conscience t’ordonne de sauter de la selle et de te précipiter sur la route.

Arrache la chaîne ! Abandonne ! Abandonne !

Les secondes se percutent.

Bientôt, tu n’as plus le temps de rien.

Des phares balaient la savane. Éclairent les feuillages en contrechamp. La poussière soulevée par les roues s’illumine. Ça fait comme un baiser d’or et de brume sur la cime des arbres.

Dix secondes.

La jument s’agite et roule des yeux.

Tire sur le mors ! Réagis !


– Doux !!! Tout doux Sweet !!!


La voiture surgit à pleine vitesse.


IMPACT !


Les roues explosent. Le pick-up chasse. On dirait un buffle attaqué par un guépard. Sweet-Lili panique, hennit et lève les sabots. Tire sur les rênes ! Rétablis ton assise ! Le conducteur tente de redresser mais la piste est trop étroite. Les roues arrière crochent le bord du ravin. Là où la terre s’effrite. Le moteur rugit. Les roues motrices patinent. S’acharnent. En vain. Le pick-up chavire, glisse puis bascule cul par-dessus tête. Des branches cassent et leur écho résonne sous la voûte étoilée comme des coups de feu. Des arbres, trop jeunes pour résister au choc se brisent et s’envolent avant de retomber dans un nuage de poussière.


Maintenant tu sais.

Ces cris, cette fureur, ces craquements, cette terreur partagée, ces deux traits de lumière qui déclinent au fur et à mesure que le pick-up dégringole au fond du ravin en éclairant le ciel comme pour lui demander de l’aide… tout cela te poursuivra jusqu’à ta mort.


Le silence revenu, sauter à bas de la selle. Sacoche en bandoulière, arme à l’épaule, torche entre les dents, traverser la chaussée, attraper la longue corde et en nouer une extrémité au tronc d’un arbre. En rappel, te faufiler entre les broussailles et les ronces.


À un moment, ton pied heurte une masse molle. Stop. Oriente le faisceau de la torche vers la chose. Le corps est à moitié broyé et le visage méconnaissable. Celui-là a certainement cru que le salut était encore possible. Il a tenté de s’échapper mais le pick-up l’a rattrapé et écrabouillé au passage. Tu tends la main et la retire avant qu’elle ne touche son épaule. Rappelle-toi !

C’est le prix du péché.

Respire. Poursuis ta descente. En bas, tout en bas, la nuit parsème le véhicule de taches d’ombre. La moitié avant du pick-up s’est calée sur un rocher surplombant la rivière. Tu perçois le glouglou d’un mince filet d’eau ruisseler entre les galets.

Trois mois sans pluie… te murmures-tu.


Personne ne viendra éteindre l’incendie. C’est trop escarpé, trop difficile d’accès. On enverra peut-être un Canadair ou deux balancer du liquide retardant mais pour le reste…

Ça brûlera tant que ça brûlera.


Silence. Percé de cliquetis. De grincements. De plaintes…

Tu flanches. Tu revois le corps de ce type mort et tu as envie de gerber. Cette violence. Cette soif de vengeance. Tu ignorais qu’elles auraient cette saveur amère.

Respire. Lève les yeux, lâche la corde.

Pense à Elle.


De là où tu te trouves, tu ne vois plus la route. Trop d’arbres. Trop de buissons.

Tu recommences à douter. Et si tu laissais les choses poursuivre leur cours ? On les retrouvera… ou pas. D’ici à ce que ça arrive, ils seront morts. Oui. Mais si jamais un seul des trois s’en sortait ? Alors les gendarmes prendront le relai. Ils examineront le véhicule… les pneus déchirés par les dents de la herse et il est bien possible que tu te retrouves dans la merde.

Ce n’est pas ce que tu veux, n’est-ce pas ?


– Hey ! Hey ! Y a quelqu’un ? Au secours ! Venez m’aider !


Tu resserres plus fort la main sur ta carabine.

Tu ne flancheras plus. C’est trop tard, de toute façon.


S’approcher du pick-up. Tu l’aperçois, sur ta droite. Il est là, les quatre fers en l’air. Une pierre, un geste, une poussée du pied ou de la main pourrait le déséquilibrer et le faire s’écraser dans le lit de la rivière dix ou vingt mètres en contrebas.

La tôle grince. Comme si elle avait mal.

Les deux portières sont ouvertes.

Tu enregistres tous ces détails à ton insu. Tes yeux sont braqués sur Joss.

Regarde-le, ce porc : son ventre rempli de bibine est écrasé par le volant que les chocs consécutifs ont plié en deux.

Ça pue l’essence, la pisse, le vomi et la merde.

Tu t’approches. Les feuilles mortes craquent sous les semelles de tes bottes.


– À l’aide ! Sors-moi de là !


Ses yeux oscillent de droite à gauche, comme s’ils étaient incapables de se fixer sur un point précis.

Il panique à mort, crie :


– L’essence… Tu sens pas ? Ça va flamber ! Sors-moi de là !


Il n’a pas tort. Une étincelle et tout prendra feu. Tu sens l’odeur de ta propre peur effleurer ton nez.

Ne lâche rien !

La lampe torche entre les dents, tu t’approches, le canon de ta carabine pointé vers sa tête.

Joss et toi vous dévisagez. Ses yeux s’écarquillent.

Il vient de comprendre que tu n’es pas là pour lui porter secours.


– S’il te plaît ! gémit-il. S’il te plaît ! Fais pas ça !


Tu es assez près maintenant pour voir le corps avachi moitié sur le siège, moitié sur le sol côté passager. Tu le désignes du canon de ta Browning et, les dents serrées sur la torche, tu articules tant bien que mal :


– Ch’est qui ?

– Jacob… C’est Jacob.


Donc, le corps écrabouillé que tu as croisé un peu plus haut dans les broussailles était celui du Bègue.


– Il vit encore ?

– Sais pas… J’crois pas. Ça fait un moment que j’l’entends plus. S’il te plaît ! Sors-moi de là !


N’oublie pas que tu n’as pas l’intention de te servir de ta carabine. Il est hors de question que les flics – s’ils enquêtent, ce qui est peu probable – retrouvent une de tes balles dans la peau de ce connard. Mais l’envie est forte. Très forte. Tu te ressaisis et t’accroches à ton scénario. Tu craches la lampe torche par terre, à tes pieds. Tu veux pouvoir parler distinctement.

C’est important.


– Tu sais…


Tu dois t’arracher les mots de la gorge tant tu pètes de trouille :


– Tu sais pourquoi je suis là, hein ?


Du canon de l’arme, tu désignes le pick-up et le corps de Jacob :


– Je sais que c’est vous. Vous trois.


Joss ferme les yeux et se met à chialer. De vraies larmes mêlées de sang ruissèlent sur ses joues hérissées de poils grisâtres. Il lève vers toi des mains qui te jurent qu’il regrette. Ou que tu fais erreur.


– J’t’en prie… Fais pas ça… J’ferai tout ce qu’tu veux. J’irai m’dénoncer si c’est ça qu’tu veux. Je leur dirai tout c’que tu veux que j’leur dise. J’le jure !!! Mais faut qu’tu saches ! C’est pas moi. J’y étais pas ! C’est PAS moi j’te dis !!! C’est le Bègue et Jacob ! Moi, j’y étais PAS !!!


Ne l’écoute pas.

Tu sais qu’il ment. C’est la peur qui le fait parler. Rien d’autre.

Il MENT bordel !

Tu le sais.


Les doigts tremblants, tu sors le briquet tempête de ta poche. En fait claquer le couvercle avant de tourner la mollette et d’en agiter la flamme devant les yeux horrifiés de Joss.

Tu écartes les doigts pour qu’il le voie bien :


– Tu les reconnais ces initiales ?


Tu savoures les mouvements de ses yeux tandis qu’ils suivent le va-et-vient du briquet.


– Ce sont les tiennes. Je t’explique pour que tu meures pas comme t’as vécu. Tes potes sont morts et toi tu vas disparaître. Te bile pas : si les flics font bien leur boulot, ils viendront vous chercher par ici…


Tu recules de trois pas et tu ajoutes :


– Il est même possible qu’ils parviennent à identifier vos carcasses grâce à ce briquet.


 
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   socque   
6/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La fin claque ! Une bonne phrase de clôture. Sinon, j'ai vraiment apprécié cette histoire de vengeance somme toute classique, dirais-je, mais solidement campée, qui se déroule de manière implacable. Une mention pour l'ambiance nocturne, pour les descriptions à la fois claires et délicates ; un bémol conséquent, en revanche, pour ce que je perçois comme des longueurs dans la descente du vengeur dans le ravin. Là, j'ai le sentiment que vous faites durer le récit, savourez ce moment ultime, et je regrette cette rupture de rythme, j'ai le sentiment qu'elle nuit à l'efficacité générale de l'ensemble que je trouve quand même sacrément bien ficelé.

   Alfin   
16/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La singularité de ces phrases à l'infinitif et à l'impératif est saisissante.
cela rend la narration très palpable et vivante, cela donne une urgence et ajoute une tension importante. Le format court peut se prêter à cette forme que je n'ai jamais lue. Un beau texte et une belle trouvaille. Bravo à l'auteur

   plumette   
24/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
une forme très efficace pour ce texte haletant.
Vous nous faites partager les hésitations, les doutes de votre personnage, ses exhortations à ne pas flancher.

L'univers calédonien, que je ne connais pas, est rendu avec beaucoup de précisions et de sensibilité.
La présence de Sweet-Lili donne une sorte "d'humanité" à cette vengeance.

il n'est pas dit avec précision de quoi cet homme se venge et le lecteur peut imaginer l'horreur qui lui parle le plus. pour ma part, j'ai imaginé le viol collectif de la fille de cet homme, qui se serait suicidée ensuite.

une bonne histoire et le plaisir de vous lire encore j'espère!

   hersen   
28/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est une bonne histoire qui nous est présentée là, et telle quelle, elle réponds parfaitement au principe de la nouvelle, avec un arrière-fond glauque qui n'est pas dévoilé clairement, mais on devine aisément.

La narration convient fort bien, avec son rythme haché épousant la tension du narrateur qui tout au long de la préparation de son plan macabre se parle à lui-même.

J'ai un bémol, mais c'est subjectif : je ne suis pas sûre que la fin, avec l'identification possible par le briquet, ajoute quelque chose à la tension recherchée. Au contraire peut-être, elle ne laisse pas le lecteur dans l'incertitude, et c'est un peu ce que j'aurais aimé.
Mais je le répète, c'est perso.


merci de la lecture !

Edit : concernant ma dernière remarque : la fin choisie convient bien à la catégorie "policier". Peut-être que l'histoire préparait bien à une fin un peu plus "thriller"


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