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Poésie classique
Beaufond : La chute d'un ange
 Publié le 17/01/14  -  10 commentaires  -  721 caractères  -  379 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet du recueil de poésie en cours d'écriture, "Les danses noires".


La chute d'un ange



Quelquefois, le tonnerre à la nuit se mélange,
Et la foudre révèle un être curieux ;
Un esprit transparaît sous le ciel furieux,
Quittant le paradis pour visiter la fange.

Je n'oublierai jamais la chute de cet ange
Que des éclairs filaient dans l'air impérieux ;
Je le vis m'observer d'un œil mystérieux
Dont les reflets rendaient une lumière étrange.

Je le sentais en moi sous forme de vapeur,
Il chantait par mes mains, larmoyait dans mon cœur
Et tendait ma mémoire à la prime des grâces.

Nous voyageâmes loin du flux de l'univers,
Jusqu'à ce qu'il me dît, ainsi, les ailes basses :
Prends mon âme, mortel, parfumes-en tes vers !


 
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   Hananke   
18/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Poème classique à la prosodie respectée bien que :
J'aurais mis deux points après curieux.
Les diérèses à la rime ne sont pas des plus belles.

Sur le poème lui-même :

Quelque peu mystérieux, quel est cet être révélé
par la foudre ?

Et tendait ma mémoire à la prime des grâces.
Ce vers également me rend perplexe !

Au final un poème dont je peine à pénétrer le sens.

J'ai modifié mon commentaire car l'imparfait du subjonctif
est effectivement bien placé.

Bien à vous.

Hananké

   Anonyme   
17/1/2014
Bonjour Beaufond

Il convient de se méfier des rimes léonines. Surtout lorsqu'elles comportent une diérèse.
En s'imposant à l'attention, elles peuvent parasiter un poème. C'est le cas aux vers 3, 4, 6 et 7.

Au tercets, on se recentre enfin sur le sujet, dont on ne peut pas dire qu'il manque d'originalité.
A mi chemin entre le fantasque et la métaphysique.

Merci

   Marite   
17/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Ma foi ce sonnet, étrange au premier abord, mais bien agréable à lire me fait un peu sourire. Pas pour le thème évoqué, mais parce qu'il semble que cet écrit me rappelle un autre, récent, traitant de l'âme ...
Ces vers me font penser à une expérience vécue par le narrateur lors d'un orage. Frappé par la foudre, il a dû perdre connaissance et c'est à ce moment qu'il s'en est allé faire un petit tour au-delà des perceptions habituelles en compagnie d'un être curieux escorté par les éclairs.

   Anonyme   
17/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Beaufond. La forme classique est respectée mais, je rejoins tizef, les rimes léonines des vers 2, 3, 6 et 7 alourdissent le texte.
Autant les diérèses passent bien dans certains cas, autant ici je les trouve mal venues.
Le thème ? C'est sans doute cela la véritable poésie que je ne saurai jamais écrire. Un monde étrange, un être tout aussi étrange né d'un orage et un voyage loin du flux de l'univers.
En le qualifiant de fange, vous n'êtes pas très charitable vis à vis de notre monde... Un poil excessif peut-être, quoi que...
Pas non plus bien compris la prime des grâces et il me semble que les ailes basses sont surtout là pour la rime.
Merci pour cette lecture parfumée si j'en crois le dernier vers.

   Miguel   
18/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Beau poème, un peu onirique, un peu surréaliste, où la muse se fait ange ... On a parlé de ses faiblesses ; j'y ajouterai le "ainsi" du vers 13, lourde cheville. En revanche l'imparfait du subjonctif "dît" est tout â fait à sa place car il dépend de ce qui le précède et non de ce qui le suit (des paroles rapportées, indépendantes du récit).

   senglar   
19/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Beaufond,


Je trouve beaucoup d'allure à ce sonnet, vous dites qu'il fait partie d'un recueil : je pense qu'il serait intéressant de le situer (Incipit, Numérotation, Contexte). Sans doute de l'Heroïc Fantasy. Mais faute d'information je ne peux voir ici que l'image de Satan, l'ange de lumière jeté dans l'abîme alors qu'on est probablement dans la mythologie nordique.

J'ai beaucoup aimé l'image des "ailes basses", admirable condensé de noirceur (à mon sens), inusitée à ma connaissance, originale, géniale.

Brabant :)))

   Ioledane   
20/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce sonnet est plutôt bien écrit, néanmoins j’ai trouvé cette vision de l’ange déchu un peu trop caricaturale. Dans les deux quatrains, donc en peu de vers, l’auteur insiste beaucoup sur l’étrangeté : « curieux », « mystérieux », « étrange ». L’esprit en question vient « visiter la fange », contraste appuyé (un peu trop ?) avec le paradis. Et l’ange offre généreusement son âme au mortel pour embellir ses vers – n’y aurait-il pas mieux à faire justement dans cette « fange » ?

« Je n’oublierai jamais » me paraît une formule un peu plate pour ce poème.

Les tercets me laissent perplexe : la vapeur, le chant par les mains, le larmoiement par le cœur, « tendant ma mémoire à la prime des grâces » (vers que je n’ai pas du tout compris), un voyage loin du flux de l’univers (c’est-à-dire ?).

« Les ailes basses », l’image pourrait être jolie mais je ne vois pas ce qu’elle vient faire là. « Ainsi » tombe de manière assez artificielle, j’aurais plutôt vu un adjectif ici.

Bref, c’est plutôt bien fait (ce n'est jamais chose facile d'écrire un sonnet), mais je n’ai pas été transportée.

   Anonyme   
16/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Des lectures répétitives voulues, qui se font sans trouver d'écueils.

Un poème très bien écrit, où chacun, chacune trouvera l'interprétation de sa convenance, tout est possible, avec un texte qui laisse la porte ouverte, par son jeu d'écriture accessible.

J'ai ressenti comme une certaine fragilité, émouvante, c'est là l'imaginaire inspiration créative, sensible de l'auteur qui transparaît.

Je retiendrai cette strophe, qui à elle résume fort bien l'écrit :

" Je le sentais en moi sous forme de vapeur,
Il chantait par mes mains, larmoyait dans mon cœur
Et tendait ma mémoire à la prime des grâces. "

   Cristale   
24/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Cette EMI ainsi racontée n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. J'en aime les images et si les rimes "ange" sont assez attendues et banales, elles s'adaptent parfaitement à l'histoire absolument touchante.

La mélancolie s'exprime dans les diérèses et je trouve cela plutôt joli dans ce contexte onirique qui ressemble à du vécu tout en lui donnant un air "à l'ancienne" et solennelle, comme j'aime...

Un sujet difficile à retranscrire tant , dans ces moments là, est ténu le fil qui sépare la vie de la mort. Ici c'est joliment et intelligemment exprimé.

Un poème qui mériterait plus de reconnaissance, la plume de l'auteur également d'après ce que j'en ai lu.
Bravo et merci.
Cristale

   jfmoods   
3/3/2017
Ce sonnet en alexandrins est constitué de rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Écrit au présent de vérité générale, appuyé par deux diérèses à la rime, le premier quatrain relate l'expérience rare (adverbe de fréquence : "quelquefois") et mystique (jeu de gradation des verbes : "se mélange", "révèle", "transparaît", aspect de l'apparition : "un être curieux", "Un esprit") d'une rencontre à la tonalité fantastique (circonstances météorologiques particulièrement impressionnantes : "le tonnerre", "la nuit", "la foudre", "ciel furieux"). L'abandon, par la créature, d'un ciel éminemment valorisé ("le paradis") pour une terre fortement dépréciée ("la fange") suggère déjà la visée élective du poème.

Le choc de cette rencontre a été considérable pour le locuteur (négation catégorique : "Je n'oublierai jamais", aspect vertigineux de l'évocation : "la chute", contexte spectaculaire : "des éclairs filaient dans l'air impérieux"). La créature est enfin nommée ("cet ange"). Un double regard se signale dont l'intensité est bien différente ("Je le vis m'observer"). L'Autre plonge dans votre âme mais demeure indéchiffrable (métonymie : "d'un œil mystérieux / Dont les reflets rendaient une lumière étrange").

Le premier tercet entame un lent processus d'imprégnation ("Je le sentais en moi sous forme de vapeur"). Un rythme ternaire enveloppe ensuite un mouvement affolant d'appropriation qui, par le jeu des métonymies, prépare le terreau de l'inspiration poétique ("Il chantait par mes mains, larmoyait dans mon cœur / Et tendait ma mémoire à la prime des grâces.").

Dès lors, par l'envol métaphorique à dos d'ange, une exploration du domaine intérieur ("loin du flux de l'univers") s'effectue, du décollage ("Nous voyageâmes") à l'atterrissage ("les ailes basses"). La forme impérative ("Prends", "parfumes-en") ouvre alors au poète ("tes vers"), par la libéralité absolue du don (métonymie : "mon âme"), le vaste et sensuel champ de l'inspiration.

Merci pour ce partage !


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