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Poésie classique
Beaufond : Sonnet maudit
 Publié le 08/09/17  -  16 commentaires  -  748 caractères  -  351 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet du recueil de poésie, en cours d'écriture, "Les danses noires".


Sonnet maudit



Le sommeil vient souvent en dernier réconfort
Aux âmes qui se noient dans l'eau de la souffrance ;
L'île qu'elles croient voir du fond de leur démence
A toujours le parfum d'un mirage qui dort.

Tu dirais le doux rêve invoqué par ton sort,
N'est-ce pas, mon malheur, n'est-ce pas, ma naissance ?
Moi, je n'ai jamais su m'en remettre au silence ;
Je ne dormirai pas, douleur, car je suis mort.

Et pourtant, je te touche, ô ma chère blessure !
Quand éclate le cri de ma dépouille impure,
Tu m'entends t'implorer, tu me sens, je le sais ;

Tu m'écoutes chanter de soif inassouvie,
En abjurant l'instant parfait de mon décès,
Car je n'ai pas parlé lorsque je fus en vie.


 
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   Donaldo75   
20/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

La forme est très respectée, avec une métrique conforme au genre annoncé. Le ton est très classique, à la limite de la surcharge mais sans jamais la passer. Le rythme n'est cependant pas toujours terrible, à l'instar de ces vers "L'île qu'elles croient voir du fond de leur démence" et "En abjurant l'instant parfait de mon décès," ce qui enlève du souffle à cette poésie sombre. Le champ lexical est uniforme, bien dans le ton, rien d'exotique.

   HadrienM   
28/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Commenté en E.L.

Une écriture réussie et équilibrée ; on oscille entre le récit et la contemplation métaphysique. Rien de très original, mais un certain style déployé parmi des vers réussis.

   Robot   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je dois dire que la seule technique ne me suffit pas.
Bien sûr, de ce point de vue c'est réussi, mais il me manque un souffle d'âme.

Tout est tellement bien cadré que l'émotion est étouffée dans ce sonnet tout a fait réussi dans sa forme.

   Ludi   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Beaufond,

J’avoue être perplexe sur le sens de ce texte. Il m’a semblé au premier quatrain entendre parler de folie.

Je n’ai rien compris au second quatrain ; je ne sais pas qui est le locuteur ni à qui il s’adresse (le Tu). J’ai beaucoup de mal avec la grammaire du premier vers : « Tu dirais le doux rêve invoqué par ton sort » ; pour moi ça plane dans l’enfumage, comme après un chichon de trop. Il n’est pas étonnant que le dernier vers soit un pastiche baudelairien : « Je ne dormirai pas, douleur, car je suis mort. »

Je prends donc le virage de la douleur avant d’entamer les tercets.
Dans le premier, je retrouve les oxymores chers à Baudelaire (Ô ma chère blessure – le cri de ma dépouille), je pense à peu près cerner la scène (prétentieux que je suis sans doute), un fou, peut-être juste un poète, qui implore sa douleur (de vivre ?) par un dialogue quelque peu incantatoire…

Le second tercet me met de nouveau la tête sous l’eau. Dans le classique, les ténèbres finissent par le renoncement du lecteur. Je ne comprends pas mieux le passé simple du dernier vers : « Car je n’ai pas parlé lorsque je fus en vie ». Dommage, car l’alexandrin laisse toute la place aux ombres, on peut y jouer avec les clairs-obscurs. Ici je n’ai trouvé ni interrupteur ni velux.

Beaucoup de mots finalement pour dire ce qui paraît indicible. Ce n’est pas mon jeu préféré.
Je reconnais tout de même une certaine aisance dans le rythme des alexandrins ; ne reste plus pour moi qu’à soulager un peu la densité de la charge. Pour gagner de l’altitude il est souvent recommandé de lâcher du lest.

Ludi
héritier collatéral des Montgolfier

   Anonyme   
8/9/2017
Bonjour,

C'est un doux babil un peu confus, pas déplaisant à l'oreille mais auquel je n'ai rien compris.

De ce fait je suis bien incapable de trancher entre le bon et le pas très bon.

A vous relire dans un texte peut-être moins évasif ?

   PIZZICATO   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ce qu'il me semble comprendre de ce texte (j'y vais sur la pointe des pieds) est que le narrateur est toumenté psychologiquement et que même le sommeil ne peut apaiser sa "douleur" ; seule la mort le pourra (?)

Ces mots mis en apostrophe : " malheur, naissance, douleur, blessure " perturbent la lecture, à mon avis.

" En abjurant l'instant parfait de mon décès " Là je bloque carrément.
Est-il possible d'abjurer (je prends ce verbe à son sens: renoncer, renier) l'instant du décès ?!

   Hananke   
9/9/2017
Bonjour Beaufond.

Au lieu de promouvoir à chaque fois par l'incipit votre recueil
en écriture, ce qui, soit dit en passant, dévoile l'anonymat,
vous auriez mieux fait de nous éclairer sur le sens exact de ce texte.

Un sonnet très Baudelairien, bien entendu.

Un très joli premier quatrain avec ce parfum d'un mirage qui dort
et qui est très compréhensible.

C'est par la suite que ça se gâte et l'on se perd dans les sentiers
d'une forêt dense, un peu comme le petit Poucet sauf qu'il nous
manque les petits cailloux blancs ou la mie de pain mangée
par les oiseaux (noirs).

Dommage, je persiste à penser que l'éclairage (même d'une chandelle) par une vraie présentation de ce sonnet nous aurait été
terriblement bénéfique, à nous pauvres lecteurs.

   Marite   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Indépendamment de la forme qui, au premier abord me semble correcte : rythme, alternance des rimes masculines et féminines, ce sonnet m'apparaît comme l'expression d'un regret si intense, si tumultueux, qu'il entretient une douleur dans ses premières manifestations.
" Car je n'ai pas parlé lorsque je fus en vie"
Ce dernier vers nous donne la clef pour comprendre ceux qui précèdent. Enfin, c'est ainsi que je le perçois.
La seule chose qui m'a gênée c'est l'expression : "ma dépouille impure" ... le summum de la dévalorisation qui ne fera qu'accentuer la souffrance. Des paroles qui ne peuvent être formulées que dans les premiers instants et les premiers jours qui suivent une perte affective et passionnelle irréparable.

   Provencao   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
"Moi, je n'ai jamais su m'en remettre au silence "
Ce vers m'a littéralement posée question, est-ce une réalité silencieuse qui vient , dans l’essence de votre vie? justifier le choix du silence.
J'en ai aimé votre recueillement, en complexe matrice de votre composition.
Des questions tout de même laissées sans réponses.

   papipoete   
9/9/2017
bonjour Beaufond,
Je lis des envolées de mots, comme sorties d'un cauchemar, que portent à la perfection vos alexandrins !
NB mais l'idée du poète m'est inconnue, et laisse sa puissance aux lecteurs qui l'auront assimilée .
Certains vers se détachent du lot, tel " je ne dormirai pas, douleur, car je suis mort "

   TheDreamer   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Pour beaucoup lorsqu'ils s'agit d'évoquer le néant de la vie, des choses et des êtres, Charles Baudelaire est l'unique phare. J'en sais un autre bien plus méconnu : Jean De Sponde.

"Faire dans le style de" ne me dérange pas à condition de le faire avec art. Ce qui est difficile à appréhender dans ce sonnet, c'est le fond en divers endroits, car, il est confus. L'auteur laisse le lecteur naviguer dans les eaux troubles de ses vers.

J'apprécie les deux vers qui ouvrent ce sonnet Peletier :

"Le sommeil vient souvent en dernier réconfort
Aux âmes qui se noient dans l'eau de la souffrance".

Ce 2nd vers me parait être non un alexandrin, mais, un dodécasyllabe du fait du verbe "noient" sur la césure et j'apprécie son emploi qui n'est pas si fréquent dans les sonnets publiés sur Oniris.

Dès le 4e vers, je rame pour saisir le sens de ce qui est dit :

"L'île qu'elles croient voir du fond de leur démence
A toujours le parfum d'un mirage qui dort".

L'auteur au vers 3 utilise un sens : la vision, puis, un autre : l'odorat au vers 4 brisant me semble-t-il l'élan qu'il avait créée.

"Tu dirais le doux rêve invoqué par ton sort" : je ne saisis pas le sens de ce vers. Comment un sort peut-il invoquer quoi que ce soit ?

"Moi, je n'ai jamais su m'en remettre au silence" : ce vers se heurte de manière évidente et contraire à l'ultime vers du poème : "Car je n'ai pas parlé lorsque je fus en vie". Au vers 7, l'auteur dit qu'il ne peut accepter de se taire et rester murer dans le silence et au vers 14, il affirme exactement le contraire : "... je n'ai pas parlé lorsque je fus en vie".

La logique en poésie est l'une des bases les plus importantes de la réussite d'un poème, si celle-ci est tronquée, c'est toute la construction de celui-ci qui s'écroule.

   FABIO   
11/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

certes il y"a de la technique , ça chante bien, il y'a du style.
Mais l'on commence avec des images aquatiques? puis on en ressort un peu circonspect avec ce TU qui change le ton et la douceur des premiers vers, et on reste avec des questionnements qui s'adressent a qui ? a quoi ?
Un manque d’émotion pour ma part.
Respect pour votre travail

   Marie-Ange   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Mise à part, un ou deux écrits, j'ai pratiquement tout lu
et relu, mais toujours ce pratiquement même constat,
vous avez une très belle plume, mais il n'est pas toujours
évident du tout de savoir ce que vous voulez nous faire
comprendre.

Là, encore je vous ai lu plusieurs jours de suite, et
je suis toujours dans le même "brouillard", rien de bien
précis ne m'est venu à l'esprit.

Je perçois de la tourmente par ces mots,
"Et pourtant, je te touche, ô ma chère blessure !"
mais elle n'arrive pas jusqu'à créer un quelconque ressenti,
perturbé par la phrase suivante :"Quand éclate le cri de ma dépouille impure,".

Je lis un très beau poème, qui me laisse de glace, hélas.
La distance est bien trop grande entre l'écrit et mon émotion.

Mais je vais finir par y arriver, alors à une prochaine fois.

   Proseuse   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Beaufond,

Je ne suis pas très douée pour commenter la poésie classique, j' ai souvent cette sensation que les émotions sont enfermées dans les contraintes , pourtant votre poèmes est bien écrit et tout à fait agréable à lire, mais là encore, il me manque , je ne sais pas .. de la vibration, une petite étincelle , un je ne sais pas trop quoi qui "libèrerai" ma lecture !
ceci dit, c' est vraiment très bien écrit Merci donc

   jfmoods   
14/9/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes, majoritairement masculines.

Le premier quatrain présente le contexte tragique qui va se déployer sur l'ensemble du poème (lexique du naufrage intime : "se noient", "l'eau de la souffrance", "L'île", "un mirage qui dort", litote : "en dernier réconfort", complément de lieu : "du fond de leur démence").

Le second quatrain met en scène le locuteur : c'est un spectre (assertion : "je suis mort"). Celui qui s'exprime depuis l'autre rive et signale la lourde hérédité dont sa présence est le fruit (lexique de la fatalité : "ton sort", "mon malheur", "ma naissance") ne saurait connaître le repos de la tombe (passé composé : "je n'ai jamais su m'en remettre au silence", futur : "Je ne dormirai pas").

Les deux tercets mettent en évidence son rôle, sa fonction. Face à l'écueil effroyable de l'histoire intime (apostrophe et oxymore : "ô ma chère blessure !"), au destin qu'accomplit en mourant le personnage tragique (subordonnée de temps : "Quand éclate le cri de ma dépouille impure"), le spectre, indissolublement lié au défunt (lexique des sensations : "touche", "entends", "sens", "écoutes"), recueille l'abyssale et muette détresse pour la rapporter aux vivants (verbes à l'infinitif : "implorer", "chanter de soif inassouvie", gérondif : "En abjurant l'instant parfait de mon décès", constat : "je n'ai pas parlé lorsque je fus en vie").

Merci pour ce partage !

   Queribus   
14/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai noté , tout d'abord, deux remarques (petites) en ce qui concerne la forme proprement dite:
-l'absence de consonnes d'appui dans la quasi totalité du poème notamment dans les deux premiers quatrains, même si vers la fin vous faites rimer vie et inassouvie,
-au deuxième vers le mot "noient", à l'hémistiche, aurait du être suivi d'une voyelle.
Ces deux remarques n'enlèvent rien à la beauté de votre écrit.

En ce qui concerne le fonds, bien que remarquablement écrit , dans un ton très baudelairien, j'ai trouvé l'ensemble un peu confus et marquant de clarté; plus de simplicité aurait été la bienvenue, me semble-t-il malgré de très belles images poétiques.

Bien à vous.


Oniris Copyright © 2007-2017