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Poésie en prose
BlaseSaintLuc : Voyages d'écritures
 Publié le 14/05/18  -  8 commentaires  -  1352 caractères  -  133 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs de voyages.


Voyages d'écritures



Sur l'horizon des géants bercent le ciel, le vent décidément ne me quitte pas.

J'ai du mal à me défaire de ce fil qui me remue, obsédante pensée qui m'écrase le crâne.

Le blanc n'est pas ma couleur favorite.

Je croise trop de gens morts pour ne pas y penser.

Je rêve de bayous, de bourbon, de rhum, de cannelle.

D'un marais l'autre, pourquoi pas, tout plutôt que le néant.

Retrouver le ciel, le vrai, sentir son air, sa fraîcheur, ses nuages vagabonds.

Les oiseaux, les lièvres et les cerfs, tous me rendent visite quand je pérégrine au travers des chemins.

Je voudrais être un ermite et traverser le temps, je voudrais être le Juif errant.

Il y a carnaval dans ma tête.

S'il y en a qui dorment trop longtemps, moi je suis en veille permanente.

Je regarde le soleil en face, je me fonds au commun mais l'hiver est profond,

la pensée se gèle trop longtemps.

Un peu de sirop d'érable mélangé à du cognac et je me souviens de mon exil dans les

contrées profondes ou peut-être plus lisses d'un Québec fantasmé,

ou bien serait-ce Cuba et une odeur de tabac froid qui me remonte du cœur ?

Oui, j'aime voyager, c'est le seul élixir et je trempe à sa source à chaque occasion.


 
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   Queribus   
5/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé cette écriture moderne bien pensée avec de très belles images poétiques toutefois je me demande si cette disposition en interlignes était indispensable.

Le fonds est très classique mais habilement traité avec cette ode au voyage qui donne envie de partir avec vous.

Bien à vous.

   Donaldo75   
8/5/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je n'ai pas spécialement aimé ce texte où se télescopent toutes les caricatures du poète américain des années Jim Kerouac et Jim Harrison, sans l'authenticité du verbe et la crudité des images.

"Oui, j'aime voyager, c'est le seul elixir et je trempe à sa source à chaque occasion."
Moi aussi, en tant que lecteur, j'aime voyager, mais pas dans ces conditions, dans un car climatisé, avec un guide qui lit sagement son manuel à destination d'une audience de touristes japonais plus occupés à prendre des photos qu'à admirer le paysage.

   papipoete   
14/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour BlaseSaintLuc
( pas facile à écrire votre pseudo ! )
Pour votre première parution onirienne, vous nous prenez par la main et partons du ciel vers la terre, car là-haut trop de souvenirs gravés dans les nuages, pourraient vous inciter à ne pas re-descendre sur terre !
Un peu de cet élixir au sirop d'érable, et sans prendre votre baluchon, vous voici parti pour Québec, Cuba ...
Vos phrases toutes simples nous promènent, avec plus ou moins de bonheur " s'il y en a qui dorment trop longtemps, moi je suis en veille permanente " me plaît bien car s'applique à ma personne, qui ne sait pas appuyer sur STOP ou au moins PAUSE !
Au premier vers, ne fallut-il pas mettre une virgule après " horizon " ?

   Lulu   
14/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour BlaseSaintLuc,

Je vois bien votre démarche qui consiste à rendre compte de "voyages" divers, mais je trouve dommage que la forme soit hésitante. J'ai l'impression qu'on est entre la prose et les vers libres, avec notamment des retours à la ligne que j'ai pas toujours trouvés pertinents, comme ici, par exemple : "Je regarde le soleil en face, je me fonds au commun mais l'hiver est profond, / la pensée se gèle trop longtemps." Le fait d'avoir sauté des lignes entre les deux (mais je chipote) m'a interpellée, interrogée...

De même ici : "Un peu de sirop d'érable mélangé à du cognac et je me souviens de mon exil dans les / contrées profondes ou peut-être plus lisses d'un Québec fantasmé,..." Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi il y a ce retour à la ligne après l'article "les" pour rejeter "contrées profondes". Cela, en tout cas selon moi, ne met rien en valeur, ni les mots ni la musique des mots.

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début, du fait notamment de la première phrase, où j'aurais bien vu une virgule après "l'horizon". Sans cette virgule, et quand on découvre le texte, on se demande comment la proposition est construite. On lirait presque "Sur l'horizon des géants" comme une expression qui n'appellerait pas de verbe, avec "le ciel" pour sujet et donc "berce" en rapport... D'où ma confusion à la première lecture.

Cela dit, si tout le début ne m'a pas touchée, je l'ai été davantage à partir de ces mots : "Les oiseaux, les lièvres et les cerfs, tous me rendent visite quand je pérégrine au travers des chemins." Là, je trouve que c'est plus intéressant, car on sort du "je" pour porter son regard sur ce qui suscite l'émotion chez le narrateur. L'énumération renforce cette belle impression.

Bonne continuation.

   PIZZICATO   
14/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En première lecture ce texte ne m'a pas séduit et j'ai évité de commenter. Plus tard, je suis revenu et m'y suis attardé.
" J'ai du mal à me défaire de ce fil qui me remue, obsédante pensée qui m'écrase le crâne.
Le blanc n'est pas ma couleur favorite." J'ai cru percevoir la hantise de la page blanche.
Alors la solution est de rêver de voyages, de les écrire ; des " Voyages d'écritures ".

" Un peu de sirop d'érable mélangé à du cognac..." et voilà l'auteur parti pour " les contrées profondes ou le Québec, ou bien Cuba."

Ces voyages " fantasmés " - si c'est bien là l'idée de l'auteur - ont réussi après coup à me plaire.

   Eccar   
15/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Et bien, pour moi, tout cela ressemble à des photos tombées d'un sac et que l'auteur ramasse après ce zut obligé qu'il a dû faire ( forcément, cela se passe dans un hall d'attente en plein cœur d'un aéroport devant des centaines de voyageurs surpris, compatissants ou rigolards.) Il jette un œil sur ces images en même temps qu'il tente de les remettre en ordre, et voilà juste le fond de ses pensées qui arrive jusqu'à nous par ce texte, un chouia décousu, je dois dire.
Mais les images sont belles, certaines un peu délavées, et d'autres qui pourraient bien finir en carte postale, ou même en grand format sur un mur lambrissé ou blanc pour une expo.
Voilà, c'était mon petit délire matinal à la lecture de vos mots. Pourquoi des vers ? Je me pose encore la question. Mais était-ce vraiment votre choix ?
Bravo en tous cas pour ces quelques passages d'une errance de laquelle suinte parfois une certaine émotion.

   Marie-Ange   
16/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Le titre "Voyages d'écritures" était prometteur.
Un peu dommage, l'écrit n'est pas tout à fait à la hauteur de mon attente.

Je le trouve un peu "décousu", et certaines formulations me semblent maladroites " J'ai du mal à me défaire de ce fil qui me remue, obsédante pensée qui m'écrase le crâne.", (succession de qui") et puis "S'il y en a qui dorment trop longtemps, moi je suis en veille permanente." (ce s'il y) empêche la fluidité de la lecture.

Vos mots éparpillés n'arrivent pas plus que cela à me faire entrer dans ces "Voyages d'écritures", ils manquent de profondeur.

J'aurais voulu être captivé, emporté dans le dépaysement de ce moment de lecture, je suis resté sur ma faim.

   Cat   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour BlaseSaintLuc, (ouch ! Y'avait pas moyen de faire plus simple comme pseudo ?:))

Tu apportes une écriture nouvelle sur Oniris. Elle peut en surprendre certains par son côté prose-mine-de-rien.

Je me suis laissée déconcerter aussi par ce voyage en déambulations intimes, pour y revenir aujourd'hui, prête à en recueillir toutes les saveurs offertes.

Et c'est, ma foi, fort agréable. Sans compter que de mon bien en première appréciation, je passe à beaucoup, tant le voyage le mérite.

Merci pour les vapeurs exotiques où, sur l'horizon des géants, l'érable et le rhum le dispute à l'émotion rentrée.


Cat


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