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Poésie contemporaine
Corto : Creuse la vague
 Publié le 23/05/19  -  14 commentaires  -  809 caractères  -  318 lectures    Autres textes du même auteur

Fureur des éléments dans l'océan Indien.


Creuse la vague



Quand l'océan navigue jusqu'à l'horizon
Quand le ciel se gonfle pour effrayer les mers
La frontière des deux se transforme en tampon
Pour tenter d'éviter de trop brusques éclairs.

L'un et l'autre se dressent en attendant l'affront
Qu'il pressent, arrivant de chez son adversaire
Il prévoit que l'assaut laissera au plus prompt
L'avantage orgueilleux, même s'il est amer.

Amère sûrement cette lutte sera
Car ces deux ennemis s'observent furieux
Ils savent que jamais le soleil ne pourra
Embellir l'un des deux même en calmant les cieux.

Alarmé, l'horizon amoureux de couleur
Mécène généreux, chez qui l'astre solaire
Trouve abri chaque soir à notre grand bonheur
Se fait lourd et épais pour calmer cette guerre.


 
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   Anje   
4/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Contemporain.
Doit-on écrire "l'un et l'autre se dresse" ou "l'un et l'autre se dressent" ? Je vois plutôt le pluriel et la belle image d'une vague vent debout sous un ciel bombant le torse comme un boxeur.
L'inversion au vers 9 ne me paraît pas heureuse surtout après ce "amère" qui suit immédiatement un "amer".
Je n'ai pas trop vu le creux de la vague annoncé en titre.
J'ai le sentiment d'un poème inachevé, d'une copie rendue trop vite. Les images de ces quatrains gagneraient sans doute d'être remises au métier.
Anje en EL

   Donaldo75   
5/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème. La promesse de l'exergue est respectée; en tant que lecteur, je ressens bien cette lutte des éléments, je vois le tableau. J'ai un peu eu, cependant, l'impression de lire un poème issu d'un atelier d'écriture, du genre de ceux où les élèves doivent composer un poème, dans une forme précise, ici la poésie contemporaine, à partir du même tableau. Peut être que ce n'est pas le cas mais c'est mon impression, parce qu'une forme d'application transpire dans ce poème, un peu au détriment de la poésie elle-même.

J'ai quand même bien aimé, sachez le.

   Robot   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle vision de cette lutte des éléments. La force de cette opposition est bien retranscrite dans les quatrains.
Je me permets une suggestion a propos d'une expression qui me contrarie dans ma lecture. Plutôt que "la frontière des deux" écrire: - la frontière entre deux"


Que dire d'autres sinon que les images donnent un récit attrayant et réaliste.

   papipoete   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Corto
le temps est à l'orage au-dessus des flots, et bientôt une vague scélérate s'élèvera pour mieux s'élancer, et tout écraser sur son passage !
S'il y avait des arbres alentour, nulle doute qu'ils trembleraient de toutes leurs feuilles, sentant la terreur qui s'approche !
NB les deux géants qui se toisent, font penser aux boxeurs qui s'avancent sur le ring, et que le meilleur gagne !
au 6e vers, j'aurais préféré " qu'ils pressentent "
Le 2e vers est une image parlante !
dans la 3e strophe, " lutte/sera " inversion pour la rime, agacera les puristes !
Dans la dernière, j'aurais mis une virgule après " bonheur ", car l'on pourrait manquer de souffle depuis " généreux " !

   Davide   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Corto,

Voici donc, si je me souviens bien, la première publication en alexandrins de l'auteur.

Dans la lecture, j'ai été dérangé par ce "l'un et l'autre" à la deuxième strophe. Je ne comprends pas le pluriel de "se dressent" suivi d'un brusque retour au singulier : "qu'il pressent" et "il prévoit". A ma compréhension, c'est grammaticalement incorrect.
D'ordinaire, on connaît davantage le pluriel après cette locution, mais le singulier est tout aussi correct : "L'un et l'autre se dresse" me paraît mille fois plus judicieux.

Pour info, deux exemples apparaissant dans le Littré, parmi beaucoup d'autres :
« Je vois, sans me troubler, l'une et l'autre fortune ». [Régnier, Satires]
« Par le rapport des deux Testaments on prouve que l'un et l'autre est divin ». [Bossuet, Discours sur l'histoire universelle]

Quelques répétitions pardonnables : "ciel"/"cieux", "horizon", "deux", mais dommage pour "calmant" (v.12) / "calmer" (v.16) un peu redondante, surtout si proche.
D'ailleurs, je trouve un peu lourd l'emploi de "pour", et surtout de "même", d'autant plus qu'ils sont répétés tous les deux.

Pour finir sur ce qui m'a formellement gêné, je relèverai les deux premiers vers, dont la césure à l'hémistiche sur le "e" muet n'est pas bien jolie.

Cela dit, j'ai bien aimé ce poème pour les images qu'il véhicule, entre autres : cet "océan" qui "navigue", le "ciel [qui] se gonfle", "l'horizon amoureux de couleur", "mécène généreux".
La personnification du ciel et de la mer donne l'image d'un match sportif opposant deux adversaires, voire d'un combat entre Zeus et Poséidon ! Tout est joliment suggéré.

Même si l'on peut reprocher au poème un rythme parfois boiteux, ses hiatus et quelques rimes étonnantes (notamment une rime pauvre et une autre engageant consonance féminine et masculine), je ne peux que féliciter l'auteur pour cette publication en vers (très) réguliers.

Merci du partage,

Davide

   senglar   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Corto,


Oui je ne nie pas que cela ait une certaine allure, une certaine couleur. C'est très visuel, très pictural en somme.

Des choses me gênent cependant à mesure que je lis :
- "tampon" connoté 'autos tamponneuses' ou tissu ouateux qui risque l'essorage à se faufiler entre deux eaux.
- les singuliers "pressent" et "prévoit" m'apparaissent audacieux sinon licencieux à partir du moment où le poète écrit "L'un et l'autre". Mais bon ça produit un effet, alors comme c'est voulu...
- "amer" 'à mer'... repris par "Amère" toujours phonétiquement 'à mer'. Il est vrai qu'un océan est plus grand qu'une mer.
- Pourquoi serait-on heureux de voir disparaître le soleil ? Et puis les couchers de soleil ne sont-ils pas brefs dans l'Océan Indien s'il s'agit de cette raison-là.
- "...l'horizon...
...
...
Se fait lourd et épais..."
L'horizon est une ligne ou il n'est pas. il ne peut pas être flou.

Je pense que malgré mes notations critiques, que je ne pense pas relever d'un injuste pinaillage, on peut apprécier ou estimer ce poème qui ne m'a d'ailleurs pas laissé indifférent. J'ai dormi deux ans de suite à vingt mètres de l'Océan Indien. Ineffable souvenir !


Senglar

   Stephane   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour Corto,

Après plusieurs lectures, je trouve que le rythme de l'alexandrin qui - soit dit en passant - ne respecte pas les règles élémentaires de la prosodie, n'est pas du tout adapté au fond du poème.

Même après plusieurs relectures, je trouve certains vers maladroits, avec des renvois à la ligne disharmonieux, voire fautifs.

Exemple (seconde strophe) : après "adversaire", il fallait mettre un point ou, au minimum, un point-virgule.

Autre exemple (toujours à la seconde strophe) : je trouve qu'il y a une cassure entre "prompt" situé en fin de vers et "l'avantage" à l'entame du vers suivant.

Je ressens également, des rimes forcées et fautives qui ne sont là que pour la rime et qui me font grimacer (horizon/tampon ; mers/éclairs ; affront/prompt ; adversaire/amer), sans parler du "sera/pourra" qui dénotent une forme d'amateurisme.

Je préfère m'arrêter là pour ne pas en rajouter, n'ayant pas du tout aimé ce poème que je trouve bien amer.

Au plaisir de vous lire en libre car ce format vous va mieux...

Cordialement,

Stéphane

   hersen   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
à NOTRE grand bonheur. je me demande d'où vient ce notre, jusque-là, nous n'étions pas concernés, le ciel et l'océan jouaient leur bataille, c'était entre eux.

je vois beaucoup de maladresses dans ce poème, principalement des lourdeurs. peut-être la catégorie en est-elle responsable, il me semble qu'entre la métrique et les rimes, il y a du fastidieux;

Selon moi, il manque une liberté à ces éléments, je les trouve ici un peu figés.

la première strophe, si elle commençait bien, n'est pas convaincante : la frontière des deux se transforme en tampon. ce mot de tampon est malheureux, je crois, et la frontière des deux n'est pas vraiment poétique.
Pour tenter d'éviter : deux infinitifs ont du mal à créer une image, nous restons ici dans le domaine de la narration, et il n'y a pas d'envolée;
dans la deuxième strophe, je suis perplexe car ne trouve pas le sujet de "pressent" et "voit" que représente "il" ? (je suppose que c'est le ciel, mais il est si loin...(puisque le "et" de l'un et l'autre induit forcément un pluriel, et que "dressent" est correct, alors je suis un peu perdue;
je pense qu'il y avait possibilité, en tournant le poème autrement, d'éviter l'inversion "la lutte sera". à mon avis, elle ne correspond absolument pas au style de ce poème, on la remarque beaucoup trop.

En conclusion, Corto, ce poème ne me séduit pas beaucoup. je ne sens pas vraiment la colère des éléments, je ne me sens pas spécialement au milieu de ce déchaînement;

mais à te relire, bien sûr;

   Vincente   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien les deux premiers vers, originaux avec un regard sympathique. Ensuite, jusqu'à la fin de troisième strophe, j'ai trouvé que la poésie promise se dispersait un peu dans une tendance descriptive ; pourtant l'idée du propos est une bonne trouvaille en soi. Cette conflictualité toute effective entre les deux fluides collaborant dans l'univers marin, l'eau de mer et l'air, invite ici à une belle mise en perspective. Mais au cœur du poème, je l'ai trouvée un peu "rigide", la sensibilité "technique" y a le dessus à mes yeux.

La dernière strophe est ma préférée, avec cet "horizon amoureux de couleur" (très joli !) qui chaque soir abrite généreusement l'astre solaire. En plus, il sait se faire "lourd et épais pour calmer cette guerre". Séduisante fin.

   Hananke   
24/5/2019
Bonjour

2 évidences s'imposent à la lecture de ce texte :

1-vous êtes bien meilleur commentateur qu'auteur (du moins dans le contemporain).
2-vous êtes bien meilleur dans le libre( j'avais bien aimé votre poème sur l'arbre).

Que dire de ce texte malheureux où rien ou pas grand-chose
ne m'attire.
La poésie complètement absente, un vocabulaire aléatoire,

Bof, allez vous ne peinerez pas à faire mieux la prochaine fois.

   INGOA   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ma captation s'effrite, hélas, dès la première strophe, avec des vers maladroits du style : la frontière des deux se transforme en tampon pour tenter d'éviter de trop brusques éclairs.
Puis, juste après : L'un et l'autre se dressent en attendant l'affront qu'il pressent, arrivant de chez son adversaire… Grammaticalement parlant, cela paraît très confus et ne me parle pas.
Les strophes suivantes n'apportent pas leur lot de consolation en redressant la barre. Je ne trouve aucun équilibre poétique dans ce texte qui, à mon grand étonnement, a néanmoins pu franchir la barre de la parution.

   Cristale   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Oh cela peut arriver qu'un sujet qui le touche pousse son auteur à le présenter au public. Je comprends bien la fascination que procurent les tempêtes océanes et je conçois également la difficulté de reproduire les images et sons magistraux de cette marine déchaînée.
Le narrateur semble avoir tenté l'alexandrin maladroitement au détriment de l'expression poétique ce qui en fait un tableau aux couleurs et sonorités quelque peu faussées.

C'est dommage pour cette fois-ci mais j'encourage l'auteur à revenir avec un poème plus abouti, quelle que soit la forme.
Je me permets de mettre la notation qui correspond à mon ressenti tout en assurant l'auteur de mon respect en ajoutant que ce n'est pas le sujet du texte que je n'aime pas mais sa construction.

Cristale

   poldutor   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Corto

Beau thème que cette poésie ;
J’ai bien aimé l’opposition Ciel-Mer, avec pour arbitres, le Soleil et l’Horizon.

J’ai moins aimé la prosodie,tes alexandrins me paraissent boiteux par moment
« quand l’océan « navig »césure, 6 pieds – jusqu’à l’horizon » 5 pieds ou :
« quand l’océan « navigue » césure, 7 pieds - jusqu’à l’horizon » 5 pieds .

Par contre j’ai aimé l’anaphore ou plutôt le « rebond » : même s’il est amer--- ---amère sûrement...
Bien sûr je ne me prétends pas maître  « es alexandrins » ; ceci est un avis amical.

Cette poésie aurait mieux convenue en prose du fait de son thème.
Cordialement.

   sympa   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonsoir,

Que la prosodie ne soit pas parfaite, ce n'est pas trop grave, nous sommes en contemporain.
C'est la lecture de votre texte qui n'est pas aisée et qui me dérange
Quelques alexandrins bancals, maladroits ( vers 1, 2 et 5 __7/5 pour l'hémistique.)
Dommage, le fond aurait pu être intéressant si le traitement avait été mieux travaillé.


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