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Poésie libre
FabDo : La destination
 Publié le 21/12/17  -  11 commentaires  -  705 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

Nous la connaissons tous. Voici quelques mots que sa venue prochaine m’inspire.


La destination



J’y vais
Nous y allons tous
Le souffle court ou les voiles gonflées
Sur des sentiers battus, des chemins escarpés
Le pied nu
Ou la peau calleuse
Durs au mal, ou tendres brebis
Nous allons tous vers le répit
Il faudra porter le fardeau
Il faudra jouir sans entrave
Il faudra sortir du sommeil et s’y abandonner
De nouveau
Et la destination nous la connaissons tous.
On la fuit, on la craint
Et pourtant, elle est la délivrance
Elle est enfin l’errance libre et légère
Du néant.
Et j’y vais, droit devant
Pour guetter l’horizon
Je m’en remets, le cœur léger
Au sort,
Pour rencontrer la mort.


 
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   BeL13ver   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
D'où que l'on vienne, à chaque seconde, on se rapproche de la mort. Voilà ce que ce texte semble vouloir dire. L'auteur rappelle que tout homme est voué à la mort, ce, qu'il croie en Dieu, ou pas.
Le texte insiste, à mon sens, de manière un peu lourde, sur les conceptions diverses que l'homme a de la mort, même si l'harmonie est belle en général. La répétition des "il faudra" évoque l'idéologie et la religion, que l'auteur met ici sur le même plan.
On sait où l'auteur veut en venir, mais le texte est sans surprise. Être sans concession ne veut pas dire qu'il ne faut pas surprendre !
L'auteur semble d'ailleurs hésiter à savoir s'il doit écrire avec conviction, s'il doit être plus direct, ou bien, s'il doit rester discret. C'est dommage, car le texte en est bancal.

   Fowltus   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Cela manque cruellement de finesse.
C'est une suite de truismes énoncés que l'on lit à tour-d'oeil sur tous les sites.
Il manque vraiment de l'originalité pour traiter ce sujet, difficile, je le concède.
Fowltus en EL

   Arielle   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Le sujet n'est pas neuf et traité de cette manière : on y va tous et je vous suis, j'ai l'impression que l'auteur se contente d'enfoncer des portes ouvertes sans apporter une once de réflexion ni la moindre image neuve qui pourrait retenir l'attention du lecteur.
"Nous allons tous vers le répit
Il faudra porter le fardeau
Il faudra jouir sans entrave"
La mort est-elle un répit, un fardeau, une jouissance ? A trop insister sur l'universalité de la chose la démonstration devient floue, voire contradictoire. "On la fuit, on la craint" et deux vers plus loin "Elle est enfin l’errance libre et légère du néant"
Vous avez choisi un sujet difficile et ces quelques mots qu'il vous inspire ne sont que l'amorce d'une réflexion trop générale pour prétendre être un poème, à mon avis.

   Ananas   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Bonjour,

Belle trouvaille : durs au mal

et en ce qui me concerne, c'est à peu près tout.
Je vois une maitrise de la langue, mais pas de poétique. Du tout.
Le sujet est difficile, la réflexion s'appuie sur le fait d'y aller, tous de manière plus ou moins enjouée... ouais...
Lu, relu et rerelu, j'ai beaucoup de mal à trouver à votre oeuvre quelque chose que les folders des témoins de Jéhovah n'offriraient pas.

Bonne continuation.

   Marie-Ange   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
En lisant le titre "La destination", je m'attendais à un écrit
plus pertinent.

Hélas, je suis déçu, ce texte fait une approche maladroite, à tâtons, d'un sujet, j'en conviens difficile. Ce n'est que l'ébauche aléatoire d'un questionnement, où se mêle un peu tout et pas grand chose.

Les "il faudra", répétitifs, ne me suggèrent pas vraiment d'explication probante.

Où est, la poésie dans tout cela, c'est la grande absente.

Le fond comme la forme, ne présente pas trop d'intérêt.
L'idée est là, mais l'ensemble serait à reprendre, avec un
peu plus d'arguments perspicaces.

   Marite   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce texte m'apparaît davantage comme l'amorce d'une réflexion plutôt qu'un écrit poétique. Le titre éveille la curiosité mais, ensuite nous nous retrouvons face à une réalité exprimée sans fard et c'est, je crois ce qui dérange ... pour avoir vécu dans un environnement où la mort, considérée comme le départ vers un monde invisible, n'était pas esquivée comme elle l'est dans notre société moderne actuelle, je comprends cette réflexion que je trouve très "saine" psychologiquement.

   sourdes   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour FabDo
il faut du courage pour traiter de la mort.
Il vous faut du courage pour la considérer comme une destination et non pas comme une étape dans un destin -selon ce que j'ai compris.
Peut-être avez-vous une prescience de quelque chose que vous voulez anticiper?
"Et j'y vais, droit devant
Pour guetter l'horizon"
Le poème est dépouillé avec très peu de figures de style pour donner sans doute l'impression de nudité, de dénuement préalable.
Il ne me communique pas d'émotion; il est tout en retenu ce qui ne me permet pas de vous rejoindre en vérité.
Le crescendo dans la longueur des vers avant retombée, constituant des strophes fictives, donne une impression de respiration qui convient bien à l'observation du souffle jusqu'à la chute dernière.

   PIZZICATO   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Sempiternel sujet en poésie, donc difficile à traiter sans tomber dans le déjà lu, et ce texte n'échappe pas au piège.
Je retiens un seul vers " Elle est enfin l’errance libre et légère
Du néant ".

Le dernier vers n'était pas insdispensable pour que le lecteur comprît...

   papipoete   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Fabdo
Comme disait Jean d'O, à peine sommes-nous nés que le compte-à-rebours est déclenché ; aussi, allons-nous vers la mort assurément !
NB en fait, on y va de manière différente et pas forcément abattu, dégoûté de la vie ; et le dernier voyage peut être délivrance, comme il peut être une étape les yeux fermés .
Mais votre future errance est bien illustrée, et vos cartes postales ne me déplaisent pas !

   Gouelan   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un voyage dont chacun connaît la destination.
Un poème qui interroge sur le sens de la vie.
Il est optimiste en rendant la destination légère. Peut-être que quand le voyage a été long et pas toujours agréable, l'envie nous vient de poser les valises.

   jfmoods   
22/12/2017
La traversée de l'existence, expérience collective (gradation : "J’y vais / Nous y allons", anaphore : "tous"), se fait selon des modalités propres à nos tempéraments respectifs (alternatives : "Le souffle court ou les voiles gonflées", "Le pied nu / Ou la peau calleuse", "Durs au mal, ou tendres brebis").

Nos vies se construisent et s'étiolent sur la répétition mécanique des jours ("sortir du sommeil et s’y abandonner"), sur l'effort et l'usure progressive des corps et des esprits (énumération : "des sentiers battus, des chemins escarpés", forme infinitive : "porter le fardeau"), sur la sollicitation permanente des sens propre à notre société consumériste ("Il faut jouir sans entrave").

Là où tant d'autres se cabrent devant la fatalité (gradation assortie d'un pronom personnel assurant une mise à distance : "On la fuit, on la craint"), le poète ne saurait concevoir l'outre-tombe autrement qu'avec soulagement (groupes nominaux : "le répit", "la délivrance", "l’errance libre et légère / Du néant", adverbe : "enfin") et assurance (pronom anaphorique : "la destination nous la connaissons", complément de lieu : "j'y vais, droit devant", métonymie : "le coeur léger"). Passer de l'autre côté de la vie est encore une aventure (compléments de but : "Pour guetter l’horizon", "Pour rencontrer la mort").

Merci pour ce partage !


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