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Poésie néo-classique
Hananke : Décembre
 Publié le 23/12/18  -  14 commentaires  -  763 caractères  -  318 lectures    Autres textes du même auteur

L'hiver est ma prison, mon exil, ma petite mort.


Décembre



Décembre me revient avec la robe noire
D'une nuit qui me tend plus vivement les bras,
L'aurore s'abandonne à la douceur des draps
Et la nature tourne une page d'histoire.

Bien que les jours encor vêtent des ciels d'ivoire,
Des éthers lumineux avant les débarras,
Que les automnes soient chatoyants ou ingrats,
La fuite de novembre annonce un purgatoire

Où je serai cloîtré comme un religieux
Avec une supplique : avril, un peu plus vieux,
L'attelage du temps promenant ses araires ;

Où me faudra songer à ces plaisirs des yeux
Qui prirent les échos des beautés temporaires
Pour servir d'espérance à l'hiver ennuyeux

Pendant mon long séjour aux loges funéraires...


 
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   Anje   
4/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Y aurait-il dans ce sonnet quinzain quelque erreur prosodique cachée ? Je ne crois pas. Je n'aurais donc pas plus à dire que j'ai aimé cette lecture. Mais, pour chipoter un peu, je me demande si un silence plus prononcé entre les deux derniers vers n'aurait pas été le bien venu.
Décembre sera féerique et glissant pour d'autres qui ne s'enfermeront pas dans une loge funéraire mais si vous y écrivez encore, on vous apportera sûrement du papier.
Merci de ce partage.
Anje en EL

   Miguel   
6/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis arrêté par ce qui m'apparaît comme un certain hermétisme ; des vers bien frappés, mélodieux dans l'ensemble, mais alors de quoi est-il question ? Au reste il y a un un hiatus à "ou ingrats".

   sympa   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
"Décembre me revient avec la robe noire
D'une nuit qui me tend plus vivement les bras,"
Ces deux premiers vers annoncent la couleur :
Mon ressenti , après lecture est qu'au mois de décembre, les journées sont courtes, la nuit tombe rapidement et oblige à rester "cloîtré" comme un religieux et se coucher tôt .
Le manque de luminosité , une baisse d'activités extérieures etc....sont les causes de déprime hivernale et vous l'avez fort bien exprimé.

   Stephane   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,

C'est un sonnet quinzain très réussi et je me suis régalé à le lire et le relire. Le hiatus au 7eme vers n'a pour moi aucune importance tant la mélodie (le rythme harmonieux) des vers est somptueux. L'atmosphère de décembre est retranscrite avec justesse et la description qui en est faite me parle tout particulièrement car je n'aime pas l'hiver, encore moins l'automne.

Le dernier vers est sans doute mon préféré, tant la relation entre décembre et ces "loges funéraires" où l'on reste cloîtré la plupart du temps chez nous est, une fois encore, très juste.

J'ai noté aussi un sonnet écrit en deux phrases seulement, dont la seconde ne comprend pas moins de 11 vers, ce qui est déjà une performance en soi. Bref, je ne m'étalerais pas plus sur ce sonnet (au risque de devenir redondant) qui est à mes yeux l'un des sonnets les plus beaux qu'il m'ait été donné de lire.

Cordialement,

Stéphane

   Donaldo75   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

J'ai beaucoup aimé ce poème. L'incipit avait déjà programmé mon cerveau pour une lecture par temps sombre, couvert, gris, et je n'ai pas été déçu du résultat. Je ne sais pas si tu fais lire tes poèmes à ton entourage; si c'est le cas, cela ne doit pas le rassurer parce que plus sombre que celui-ci c'est difficile à trouver.

Bravo !
Merci pour le tableau poétique.

Don

   leni   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour HANANKE
L'écriture est lisse et l'histoire est cyclique du moins chez ceux qui
connaissent les saisons Un Antillais n'y comprendrait rien ON est tous de quelque part

Décembre me revient avec la robe noire
D'une nuit qui me tend plus vivement les bras,
L'aurore s'abandonne à la douceur des draps
Et la nature tourne une page d'histoire.

le départ est donné robe noire et draps

après novembre c'est le purgatoire

Je serai cloitré

C'est une perception triste mais
personnelle

Je dis bravo pour la forme écrite Merci HANANKE Salut cordial Leni

   papipoete   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
bien que " les jours encor vêtent des ciels d'ivoire ", je fronce les paupières quand ce Décembre arrive avec sa robe noire ! Vivement Avril pour qu'à nouveau je sorte de ce cloître où cette saison m'enferme ! mais je serai plus vieux...
NB cette saison ne jouit pas, aux yeux du poète, des meilleurs atours, et chaque jour de l'hiver devrait alors mesurer 12 heures ?
Comme à son habitude, l'auteur trouve de riches images, pour enluminer son poème !
Vous avez sûrement proposé la forme " classique " ; je cherche la faute... ( peut-être au 7e vers, la césure à " soi/ent ? )

   PIZZICATO   
23/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Décembre me revient avec la robe noire
D'une nuit qui me tend plus vivement les bras "

" Que les automnes soient chatoyants ou ingrats,
La fuite de novembre annonce un purgatoire "

Pour ma part, la métaphore ne fait pas de doute.
Depuis la nuit des temps on associe l'hiver à l'ultime parcours de la vie.

Faut-il passer ce temps à regarder en arrière ?
" Où me faudra songer à ces plaisirs des yeux
Qui prirent les échos des beautés temporaires
Pour servir d'espérance à l'hiver ennuyeux
Pendant mon long séjour aux loges funéraires..."

Un texte sombre, certes, mais fort bien écrit.

   FrenchKiss   
30/12/2018
.

   Miguel   
24/12/2018
Commentaire modéré

   emilia   
24/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La saison hivernale qui semble endormie dans sa prison glacée s’apparente à un « purgatoire ennuyeux » pour le narrateur, une période de claustration qui ne s’achèvera qu’en avril à travers cette belle métaphore de « l’attelage du temps » et son cycle inéluctable évoquant rétrospectivement la dernière saison de la vie et sa future « loge funéraire »… ; un sentiment plutôt plombant et déprimant (avec cette « nuit qui me tend plus vivement les bras »…) et peut laisser supposer peut-être un vécu traumatisant en lien avec cette période, mais c’est un choix d’auteur parfaitement exprimé et donc à respecter…

   Castelmore   
24/12/2018
Bonjour Hananke,

Toujours votre maîtrise de la prosodie ! Avec de belles harmonies et quelques pépites :

« Que les automnes soient chatoyants ou ingrats,
La fuite de novembre annonce un purgatoire

L'attelage du temps promenant ses araires ;

Où me faudra songer à ces plaisirs des yeux
Qui prirent les échos des beautés temporaires
Pour servir d'espérance à l'hiver ennuyeux »

Comment mieux dire cet engourdissement nourri de beaux souvenirs...

Mais j’attends avril avec impatience...pour lire le réveil ...

   Cristale   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananké,
Un hiatus ou-in qui fait pourtant un joli pont entre les deux mots, une diérèse i-eux à la rime qui refuse le mariage avec les synérèses ieux et les portes de la catégorie classique se ferment même pour les auteurs les plus aguerris.
Ce qui n'empêche la qualité de la versification de ce sonnet quinzain empreint de ce qui se nomme "mélancolie saisonnière".
Le premier quatrain est mon préféré.
Ensuite la comparaison de l'approche de l'hiver avec un purgatoire et des loges funéraires me met en peine.
Décembre est presque fini, les jours rallongent, les camélias sont en fleur, avril n'est plus très loin.

   Vincendix   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Dans le calendrier, l’hiver est une saison comme les autres, avec ses inconvénients et ses avantages, mais il me semble que ce poème évoque plutôt la dernière phase de la vie « la nature tourne une page d’histoire » et surtout le dernier vers aux accents d’un requiem. Ainsi, je comprends mieux l’incipit et personnellement je ne vous suis pas. Il y a des rayons de soleil en hiver, de jolies nuits étoilées et puis bien d’autres agréments.
Ceci dit, comme d’habitude sous votre signature, le texte est bien écrit, c’est surtout ce que je retiens.
Bonne fin d’année
Vincent

   Queribus   
30/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai trouvé votre texte remarquablement écrit même si les puristes remarqueront ça et là quelques légères fautes de prosodie. Par contre, je lui ai également trouvé un côté pompeux dans certains vers et dans certains mots "la nature tourne une page d'histoire, encor(utilise-t-on encore ce mot en 2018) "des ciels d'ivoire" "des éthers lumineux", "attelage du printemps promenant ses araires,... mais j'avoue que tout cela sonne bien à l’oreille et témoigne sans doute d'un grand travail de recherche.

Je verrais bien votre écrit, réservé plutôt à une élite, disséqué dans une classe de littérature (c'est un compliment) mais il n'est pas fait, à mon humble avis, pour le grand public.

Bien à vous.


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