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Poésie classique
Hananke : La Vérité
 Publié le 24/03/15  -  13 commentaires  -  731 caractères  -  315 lectures    Autres textes du même auteur

Le poète a dit la vérité,
Il doit être exécuté...

G. Béart


La Vérité



Les fauves sont lâchés ! Telle Blandine en pleurs
Il gît en solitaire au centre de l’arène :
Une horde sauvage à la fosse l’entraîne,
Les mêmes qui jadis le couvrirent de fleurs.

Car naissent des écrits qui réveillent les peurs,
Le poème est un arc et sa flèche soudaine
Utilise les mots pour crever la bedaine
Des potentats obscurs aux ukases trompeurs.

Il faut payer ! L’auteur ne devant que des choses
Approcher l’apparence, en face des hypnoses
Ne s‘endormit jamais, cherchant la Vérité,

Cette perle des nuits scintillant comme un phare ;
Mais le feu qui brûla l’espérance d’Icare
Consume les rêveurs épris de sa clarté.


 
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   pieralun   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

De bonnes et de moins bonnes choses dans ce texte.

Le premier quatrain:
l'image et la comparaison avec Blandine en pleurs, même si on peut l'imaginer exacte, plutôt que de m'inspirer de la pitié, m'a plutôt fait sourire par son côté enfantin.
J'aime assez le 4 eme vers.
une sincère amélioration après relecture

Le quatrain deux:
Je n'en comprends pas la construction grammaticale, le lien entre le premier vers et les trois autres.
Bon 2ème vers, en revanche, 3 et 4 ne font pas partie, pour moi, du domaine de la poésie,

De très bons tercets:
...ne devant que des choses approcher l'apparence: beaucoup aimé
....les trois vers de chute sont magnifiques et la métaphore exemplaire.

   Curwwod   
10/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très belle écriture sur le thème evidemment familier du poète voyant, sacrifié et incompris (l'Albatros entre autres...) De belles images, de belles métaphores, un souffle qui a quelque chose d'épique surtout dans le second quatrain, une chute qui élève à merveille le propos font la réussite de ce poème qui sait éviter le pompeux trop souvent inhérent à ce style poétique quand il est mal maîtrisé.

   Francis   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème qui prend une dimension particulière dans le contexte actuel.Dans l'arène, les aboiements des fauves étouffent les palpitations des mots. Battements d'ailes dans la nuit, la colombe qui cherche la clarté tombe sous les coups des hordes sauvages. Le silence des agneaux plonge le poète dans une grande solitude.

   Anonyme   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pauvre poète qui dit la vérité pour finir exécuté. Et oui, ses mots sont des flèches qu'il décoche en poème, tel un arc. Mais lorsqu'il en dit trop, ceux qui l'acclamaient jadis le montrent du doigt en le désignant coupable de tous les maux. Alors il doit payer !

   Michel64   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau sonnet.
J'ai beaucoup aimé :
"...la Vérité,
Cette perle des nuits scintillant comme un phare".

Par contre la phrase : "L’auteur ne devant que des choses
Approcher l’apparence" ne me paraît pas très bien construite.
Je crois qu'il aurait fallu écrire "L’auteur ne devant, des choses,
qu'approcher l’apparence".
"Les ukases trompeurs" Ce mot trompeur ne me paraît être là que pour la rime.

Mais globalement du beau travail.
Au plaisir de vous relire.

Michel

   Arielle   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette image du poète dont la vérité n'est pas toujours celle de ceux qui le lisent.
Vous évitez habilement la grandiloquence qui aurait pu ternir l'éclat de votre texte en y glissant le clin d'oeil à Blandine et l'esquisse de de ces potentats à la bedaine et aux ukases irréfutables. (plutôt jappeurs que trompeurs, non?)

Il me semble, mais c'est à vous d'en juger, qu'un présent aurait plus de force dans le onzième vers, le passé simple ne se justifiant vraiment que lorsque vous faites allusion à Icare :
"...L’auteur ne devant que des choses
Approcher l’apparence, en face des hypnoses
Ne s‘endormant jamais, cherche la Vérité,"

Plutôt que Blandine, je vois Saint Sébastien qui retournerait ses flèches à l'envoyeur ... L'albatros n'a pas dit son dernier mot !

   Anonyme   
24/3/2015
A mon goût, ce sonnet est ton meilleur poème publié sur ce site.
Fluide, bien écrit, bien versifié, avec des métaphores de bon aloi, il se lit avec jubilation.

Si dans nos contrées, il y a beau temps qu'on n'exécute plus les poètes, il n'en est pas de même dans ces pays où sévit la police religieuse.

Ce sonnet est donc un hommage d'actualité aux Mahmoud Darwich, Badr Chaker al-Sayyab et autres Abdel Wahab al-Bayati, qui subissent l'intolérance de « potentats obscurs aux ukases trompeurs »

Bravo Hananke et merci pour ce poème, hélas, d'une brûlante actualité (brûlante comme les flammes qui ont consumé les livres de poésie de la bibliothèque de Mossoul)

   Gemini   
24/3/2015
Cette majuscule donne une quête d'Absolu. Alors, on tombe sur cette frontière que partagent utopie (rêveur v14), mythe (des poètes maudits), poésie, et peut-être religiosité (j'avoue que je me sers de Blandine pour en arriver là, mais que faire d'autre avec un martyr ?)
J'admets que j'apprécie, parce qu'on n'est pas dans un pur symbolisme ou un pur lyrisme. Au lecteur de choisir. Merci.
J'ai aimé vos rimes arène / entraine, celle de bedaine qui n'était pas évidente et qui colle bien, à mon avis. Et l'hypnoses, au pluriel ! pour rimer avec choses - qu'on cherche souvent à marier avec roses. D'ailleurs le rejet, après choses est déstabilisateur à souhait. Bravo !
Ah! J'aurais mis Béard avec un T, et je dois dire que cette référence me parait malvenue, question qualité (j'ai peu de gout pour le bonhomme), avec ce très bon texte.

   papipoete   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke; dans notre beau pays, on peut décocher des mots irrévérencieux; insurrectionnels telles des flèches, en plein coeur de la cible visée sans craindre d'être roué. Voici quelques décennies, on censurait, on étouffait, on privait d'antenne le poète-chantant des paroles qui ne semblaient pas correct pour de trop sensibles oreilles. Aujourd'hui cela n'a plus cours, et l'expression est libre, trop libre parfois, quand des paroles, des mots souillent la mémoire des justes.
Cependant, Blandine existe encore (féminin ou masculin); s'être exprimée, avoir dénoncé, critiqué vaut qu'on sorte le fouet, les pierres, le sabre tranchant pour l'exécution du "grain de sable", au pays des dunes, des caisses de billets verts!
Votre sonnet semble écrit au temps de la splendeur romaine, alors qu'il évoque une actualité présente, pas si loin de chez nous; le 2e quatrain est ma strophe préférée.
Au 11e vers, pourquoi avoir conjugué " ne s'endormit " plutôt qu'au présent?

   PIZZICATO   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke.
Bonne réflexion sur la Vérité et l'impact qu'elle peut avoir. On l'accepte ou on la combat ; voire même on la fustige, sous la bannière de l'hypocrisie grandissante ...
Un superbe deuxième quatrain qui résume bien la situation.

   leni   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke
Un de vos plus beaux poèmes La vérité prend des risques quand elle sort du puits Le libre-examen et la tolérance deviennent des modes de pensée rares On meurt pour des idées Votre façon de l'exprimer sans hausser le ton est superbe et votre sonnet ne prendra jamais de rides Car malheureusement la domination restera toujours le but de certains

Les fauves sont lâchés ! Telle Blandine en pleurs
Il gît en solitaire au centre de l’arène :
Une horde sauvage à la fosse l’entraîne,
Les mêmes qui jadis le couvrirent de fleurs.


Magnifique !Tout est dit en quatre vers

Merci à vous pour ce moment de lecture Gardons la foi en certains hommes

Salut cordial à vous
Leni

   Anonyme   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke... Autant j'aime..."Le poème est un arc et sa flèche soudaine", autant la bedaine du vers suivant me semble un peu triviale mais, en ce qui me concerne, c'est le seul bémol à ce sonnet par ailleurs très bien tourné et tout à fait d'actualité...
Les écrivains, poètes et autres caricaturistes (poètes à leur manière) ont toujours payé et paient encore très cher cet amour de la Vérité afin que cette perle des nuits continue à briller...

Bravo et merci cher collègue !

   Cristale   
24/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

La lecture de ce sonnet est un véritable plaisir. Les alexandrins cheminent de façon parfaitement fluide.
Je m'interroge seulement sur la conjonction "car" qui débute le 5ème vers, je n'en comprends pas le sens.
J'aime particulièrement ces vers (entre-autres) du 1er quatrain :

"Une horde sauvage à la fosse l’entraîne,
Les mêmes qui jadis le couvrirent de fleurs."

ainsi que le 1er tercet :

"Il faut payer ! L’auteur ne devant que des choses
Approcher l’apparence, en face des hypnoses
Ne s‘endormit jamais, cherchant la Vérité, "

Ici, le poète s'exprime haut et fort et rien ni personne ne le fera taire. Je l'ai entendu et je l'applaudis.

Merci pour ce beau moment de lecture.

Bien cordialement à vous,
Cristale


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