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Poésie néo-classique
Hananke : La vigne-vierge
 Publié le 04/04/14  -  10 commentaires  -  840 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

On ressent le printemps jusque dans nos artères.


La vigne-vierge



Un fleuve grimpe sur le mur
Entre les yeux, miroirs d’azur,
Du crépi puise le délice ;
La veine riche d’un flux vert
À peine éclose de l’hiver
Aux tuiles monte le calice.

Naissant comme une floraison
Indéfectible à la saison,
De cette force vient la feuille :
Petit bout tendre des amours
De la Nature et des beaux jours
Sur la falaise qui l’accueille.

Bouillonnement habituel
Se révélant sensoriel
Par un étrange mimétisme,
Cet élan fort du végétal
Lui venant du terreau natal
Je le ressens dans l’organisme.

Et des attraits sont les témoins
Que je me sens trente ans de moins
Quand le printemps, qui me submerge
Comme les flots d’un tsunami,
Réveille mon corps endormi
Et fait dresser… la vigne-vierge.


 
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   jamesbebeart   
24/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau texte où la musique s'invite souvent. Je relève quelques jolies trouvailles : "Du crépi puise le délice" ; "La veine riche d'un flux vert" ; "De cette force vient la feuille".

   merseger   
24/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très jolie musicalité qui réjouit l'oreille et souligne à merveille ce flux d'amour qui monte dans la nature, sans excepter les hommes et les femmes dont le sang bouillonne au gré des saisons. L'écriture est très belle et entretient avec bonheur ce flou artistique qui fait glisser habilement le sens du texte vers cette conclusion d'un érotisme discret.

   leni   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke Au fond c'est triste de vivre où il n'y a pas de descente et de montée de sève Je vois de ma fenêtre un superbe cerisier tout blanc il est tellement grand qu'il murit ses cerises pour les oiseaux Je vous reçois au plus sensible Votre poème est imagé et sonore je l'ai lu plusieurs fois à haute voix Je cite au passage:"Petit bout tendre des amours" "Que je me sens trente ans de moins"
Et votre finale...discrète ... c'est une performance de traiter ce sujet
de manière originale Bravo et Merci
Salut cordial
Leni

   RB   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vert de printemps, le plus tendre... Ce texte l'est dans sa couleur et ce qu'il évoque. Beaucoup de belles images, je relèverai, en sus de celles déjà citées, le fleuve, surprenant début, "accrocheur", la falaise qui accueille.

Juste le "tsunami"... me paraît un peu trop violent par rapport au sujet...question de sensibilité sans nul doute...

   Anonyme   
4/4/2014
Salut Hananke

Ce poème est un régal pour l’œil, pour l'oreille et plus si affinité.

On y ressent la montée de la sève, dans les plantes et chez le narrateur.

Le dernier vers laisse à penser que chez ce dernier, ce n'est pas seulement la sève qui monte. Il suffirait d'un lapsus au dernier mot, comme oublier le i par exemple, pour sortir des clous de la bienséance.
Et c'est tout à fait jubilatoire.

Merci Hananke, et bravo

   Robot   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe cette composition en huit pieds. J'ai adoré la transition du quatrième sizain qui amène le suivant avec toute sa subtilité langagière. Un bel ouvrage où pour moi tout est à prendre et à garder.
Vous faites ici la preuve que le néo-classique n'est pas une sous catégorie du classique mais un style à part entière qui lorsqu'il est bien conduit produit d'excellentes œuvres.

   Anonyme   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke. Un poème très bien tourné avec quelques trouvailles sympa, une cure de jouvence à base de végétaux... Tout à fait dans l'air du temps !
Quant au vers de chute qui nous fait craindre le pire... jusqu'à la césure, il vient clore avec humour et bonheur cette lecture fort agréable. Merci !

   senglar   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Hananke,


Audacieux... Peut-être - par mesure conservatoire ou de précaution - conviendrait-il de saupoudrer ce terreau de bromure à l'approche du printemps pour prévenir une inflorescence envahissante possiblement syncopale et de manière à ce que cette vigne-vierge reste cantonnée à un rôle uniquement décoratif c'est-à-dire non analogique. lol

La métaphore m'a semblé ici excessive :)

Ben oui quoi !

brabant

   Miguel   
4/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème plein de charme, de sensibilité, avec juste ce qu'il faut d'humour pour que cela reste poétique et que la délicatesse ne soit pas froissée. De belles images, le rythme alerte de l'octo et la mélodie des sonorités, et voilà un petit moment de plaisir, poétique donc bien innocent.

   pieralun   
5/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique !! à mon sens
En me premier lieu je trouve le choix de l'octosyllabe parfait pour un réveil de la nature, et j'ai ressenti dans ces vers la fraîcheur d'un souffle printanier.
Je suis admiratif de la réussite octosyllabique, et cette forme de vers me semble plus difficile à harmoniser q'un bon alexandrin.
De très belles envolées poétiques qui côtoient par endroits la préciosité sans jamais y tomber et c'est un excellent point.
Rythme et musicalité presque parfaits dans le poème, hormis la délicate " qui me submerge comme les flots d'un tsunami " où je ressens une rupture du rythme ainsi que l'arrivée d'une image qui, à mon sens, n'est pas en adéquation avec le poème.
Mais tout rentre dans l'ordre immédiatement avec les 2 vers de chute, aussi beaux dans les sonorités que dans l'évocation.
Une belle réussite.


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