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Poésie libre
Harvester : Jardins
 Publié le 24/07/20  -  14 commentaires  -  330 caractères  -  299 lectures    Autres textes du même auteur


Jardins



Jardins palissés
épissures de raphia
souple coudrier

Feuillages froissés
l’enfant fébrile s’étonne
de sa paume emplie

Lumière d’automne
les brumes tôt dissipées
sur les jupons clairs

Verges assouplies
près des étangs de narcisses
aimiez-vous l'été ?


 
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   Eclaircie   
4/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un ensemble de quatre haïku, délicats, visuels.
Pourquoi évoquer les narcisses qui fleurissent très tôt au printemps ? Pour son ambivalence avec la mythologie ?

J'aime beaucoup la question finale, ouverture sur l'humain, sur le jardin aussi.
L'esprit de "zénitude" règne sur cet ensemble.

Merci du partage,
Éclaircie

   socque   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis revenue sur cette suite de haïkus qui m'avaient laissé une impression plaisante mais sur lesquels je ne savais trop quoi dire. La forme me semble très appropriée au sujet, à ces brèves notations qui finissent par évoquer par petites touches un ensemble.

Ce que j'aime bien, c'est que, malgré les quatre haïkus, je ne lis pas d'évocation directe des quatre saisons. C'est plus subtil, plus évanescent : la matérialité des plantes, la lumière... Et puis ce dernier mot, "été", en forme de regret, de temps passé. Habile !

La qualification de l'enfant, "fébrile", me laisse incertaine : d'un côté elle renforce l'ambiance d'inquiétude devant la fuite du temps, de l'autre elle est peut-être justement trop appuyée et rompt cette subtilité qui m'attire. Ça se discute.

EDIT : Le commentaire de Davide m'éclaire complètement sur l'enfant "fébrile" à la "paume remplie" ! Ah, qu'en termes délicats ces choses-là sont dites...

   Donaldo75   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une bonne série de haïkus. Je ne suis pas fan du genre, surtout enchaînés les uns derrière les autres mais je reconnais que l’ensemble passe bien le barrage critique de mes petites cellules grises bardées de rouge. Aucun des quatre ne se détache des autres, même si j’aime le point d’interrogation de fin, une forme de clôture poétique qui ponctue l’adhésion du lecteur, en l’occurrence ma pomme, à un ensemble propre et net, indéniablement poétique.

   Hananke   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

J'aime bien la poésie libérée même si je suis incapable d'en écrire.
Mais je trouve ce poème vraiment succinct avec ses quelques vers
jetés à l'emporte pièce.
Surtout que les vers alignés n'ont, me semble-t-il, aucun rapport entre eux :
Feuillage froissée, l'enfant fébrile (pourquoi, mon Dieu, fébrile)
on peut penser de sa paume emplie de feuilles froissées ??
Pourquoi les brumes tôt dissipées sur les jupons clairs ??
Des étangs de narcisse ?? Nénuphars, peut-être, mais pourquoi
(encore) de narcisses ??

Voilà le genre de textes qui pourrait être très beau s'il était plus
développé mais là, on a vraiment le sentiment de sauter
du coq à l'âne avec, souvent, des vers qui n'ont rien à voir entre eux.

Peut mieux faire, certainement.

   Annick   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Harvester,

Je lis souvent des haïkus pour en percer le mystère évanescent mais je n'en écris pas car je trouve que c'est "un exercice" difficile.

Le premier vers évoque une nature disciplinée par la main de l'homme. Jolie image que celle "des jardins palissés".

Le second nous montre une plante transformée lorsque les fibres de raphia sont tordues entre elles. Le mot épissure me fait penser au mot épis.
J'associe "Souple coudrier" à l'arbre magique, la baguette du sourcier (sorcier).

Dans le second haïku, j'aime beaucoup l'image de l'enfant qui s'étonne. Je le visualise dans toute la pureté de sa découverte. N'est-ce pas le propre de l'enfance que de s'étonner !

Dans le troisième, le narrateur parle de saison avec un jeu de lumière et d'ombres.

Dans le dernier "les verges assouplies" semblent faire référence aux narcisses sur leur tiges souples et par ricochet aux baguettes de "souple coudrier" citées dans le premier haïku.
"Des étangs de narcisses" m'évoquent Narcisse et son reflet dans l'eau.

La question finale résonne comme la nostalgie d'un temps révolu.
Le narrateur, après cette évocation toute champêtre (champ lexical axé sur la nature), s'adresse à celle ou celui qui partage avec lui ses souvenirs :

"aimiez-vous l'été ?"

J'ai aimé ces vers délicats aux mots choisis, et aux allitérations musicales en "s", "f", "m", ces suggestions fugitives, comme une mosaïque d'impressions : on peut y voir ce qui nous ressemble.

   Melorane   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,
Quatre jolis haïkus bien écrit. Je ne suis pas une grande fan de ce format que je trouve un peu trop court.
Cependant les vôtres respirent le calme et la quiétude.
Ma préférence va pour le premier, mais les autres sont tout aussi réussis.
Melorane

   papipoete   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Harvester
Voici l'exemple concret de la difficulté d'une poésie point " classique " !
Ecrire un haïku, dont l'épaisseur n'est pas proportionnelle à la valeur des mots ; je ne suis pas " taïshi, ni zenifiant " mais j'aime bien ces tercets, que l'esprit doit articuler plutôt que la corde vocale !
NB y'a rien à comprendre dirait l'autre ; y'a qu'à prononcer du fond du coeur et songer... et à cet exercice, la dernière strophe est celle qui coule la plus mélodieuse.
Les 5/7/5 sont parfaits ; juste une remarque ( l'on m'apprit que lors d'un poème à forme fixe, il était bon d'écrire son nom sous le titre
Jardins
( haïkus )

   Davide   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Harvester,

Subtile évocation des premiers émois sexuels, tout en implicite et en fausse pudeur. J'ai bien aimé l'écriture finement ciselée sur le rythme des haïkus, le ton contemplatif comme invoquant des fragments de mémoire lointaine, l'omniprésence de la nature qui se fait l'écrin du souvenir, et l’apostrophe pleine d'humour au lecteur en point final. Audacieux.

   Lebarde   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour
Une forme poétique que j’ai du mal à appréhender et à comprendre donc à apprécier, mais vous n’êtes pas responsable!
La première strophe est pour moi la plus évocatrice et la plus poétique

« Jardins palissés
épissures de raphia
souple coudrier »

Pour les autres je décroche un peu tant sur le sens que sur les mots choisis. Il est vrai que je ne comprends pas tout!
« ...l'enfant fébrile s'étonne???
de sa paume emplie »!!

Les narcisses sont des fleurs qui s'épanouissent près des étangs mais essentiellement au printemps.
Liberté que je pardonne volontiers au poète, c’est tellement plus facile au lecteur que je suis de relever ces petits détails sans importance.

Désolé
Cordialement
Lebarde qui essaie de s’ouvrir à tout mais ...

   Luz   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Harvester,

Quatre très beaux haïkus, tout en délicatesse. Plus que cela, ils forment un poème au creux d'un jardin, avec, on imagine, des demoiselles, un pommier peut-être, et des étangs. Un grand jardin où semble aussi frissonner une pointe d'érotisme, dans un tableau de la fin du dix-neuvième siècle, au bord de l'eau. Je ressens ce poème ainsi.
Bravo.

Luz

   LazyS_Moor   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Harvester,

N'étant pas habitué aux haïkus, j'en découvre la métrique, et la manière de leur faire prendre vie. Des lectures multiples m'ont permis d'en apprécier le fond en plus de la forme.

Une errance automnale aux teintes feutrées bien agréables, et à l'ambiance relaxante, au sortir regretté de la saison estivale.

Merci pour ce partage, et au plaisir de vous lire.

   hersen   
24/7/2020
Pour moi, un haïku ne devrait jamais faire partie d'un ensemble, il doit parler à lui tout seul, suffire à ce que je n'aie pas envie de lire plus, mon attention, mes sens, ayant été sollicité suffisamment.

Mais je sais qu'en occident, c'est fréquent, et de plus en plus. Je le déplore pour ma part, car immanquablement, un haïku parmi d'autres sera plus "éteint".
le sens ne peut pas suivre une direction donnée par d'autres haïkus.

les quatre présentés ici sont bons, ce n'est pas la question que je mets en avant. 'enfin, un peu quand même, il est important qu'ils soient bons :)

Ceci est donc mon avis général sur des suites de haïkus, mais n'engage que moi !

Merci en tout cas de cette lecture.

ps : la notation ici ne serait pas pertinente, je m'en abstiens.

   Atom   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je ne sais pas trop quoi penser de ce poème qui me fait plus penser à une succession de haïkus.
Dans la première strophe, je ne comprends pas les épissures de raphia. Une épissure étant plutôt un terme maritime, non ?
La deuxième strophe dans sa délicate simplicité a quelque chose de clairement plus touchant.
La troisième strophe elle aussi me laisse un peu dans les brumes.
Quant à la quatrième, je ne comprends pas non plus l'image - étangs de narcisses. Faut-il y voir une référence à l'étang de Narcisse ?
Ce qui me gène avant tout c'est que je ne sais pas si je dois établir un lien ou pas entre ces strophes (haïkus ?)et les lire dans leur ensemble.
Est-il finalement question du jardin émotionnel d'un homme aux quatre saisons de sa vie ? Je ne sais pas.

   Yannblev   
25/7/2020
Bonjour Harvester

Loin du Fuji-Yama le haÏku est un art toujours difficile à mettre en œuvre, ceux-ci me semblent vraiment réussis tant dans la forme bien sûr (ce n’est pas le plus compliqué) que dans l’esprit, ce qui demande beaucoup « d’introspection » et de travail pour la mettre sensiblement en exergue et la partager.

Je ne sais pas si près de ce mont Fuji il est d’usage, ou simplement toléré, d’appareiller quatre haïkus pour graver un poème mais sous ma latitude présente je m’en fiche un peu… puisque cet assemblage est à mon entendement un réel plaisir.

Merci du moment.


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