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Poésie néo-classique
Hiraeth : Catanabase
 Publié le 28/03/18  -  4 commentaires  -  636 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

Le titre est un néologisme, un mot-valise formé de catabase ("descente" en grec ; le terme désigne en particulier un topos littéraire, celui de la descente aux Enfers) et anabase, son contraire.
Je suis redevable au dernier vers du poème "Partir en fumée" de fugu, qui m'a bien inspiré.


Catanabase



Mes pieds dans le sommeil sont des arbres lointains,
Habitant de mon lit l’insondable séjour ;
Je les sens tournoyer à l’orée du matin,
Quand s’entend l’hallali onirique du jour.

Il neige dans mon corps des confettis de cendres,
Une fête secrète en délires féconde,
Aux vins amers et noirs ; sens monter et descendre
Le flot de mon regard traversant mille mondes.

Ce sont les bois obscurs et les dunes mouvantes
D’un pays très étrange où tout change et tout fuit,
Sauf les dernières fleurs de rêveries mourantes
Au fond de nos cerveaux dégrisés de la nuit !


 
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   Zoe-Pivers   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli premier vers qui nous ouvre les portes de la rêverie.
J'aime beaucoup les images de ces mots qui s'écrivent sur des lignes imaginaires.

Mes pieds - Mon lit - Mon corps - Mon regard - Nos cerveaux...
Une jolie façon de clore en passant du "je" au "nous"

Ceci n'est bien sûr, que ma vision, mes impressions.
Merci beaucoup
Zoé

   Sodapop   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'entrevois dans ce texte la perception du rêve, qui pour moi laisse place à une infinité de possibilités, une place à part entière au courant surréaliste; le rêve fait appel selon moi à l'évocation des sens, à la désincarnation du corps, la possibilité pour le lecteur de perdre pied, dans un imaginaire insondable. Je suis assez étonné ici que l'auteur est choisi de partir sur un poème au style néo-classique, le thème du rêve étant pour moi très propice à une versification libre.
C'est un ressenti très personnel, mais du coup je ne parviens pas réellement à accrocher, il y a pour moi un manque de cohérence dans le choix stylistique et du coup la rythmique trop conventionnelle et trop fixe en pâti grandement. Même si l'on n'est pas sur de la poésie purement classique, cela manque de folie et reste trop figé à mon sens, en tout cas trop convenu.
J'ai bien aimé par contre le choix du titre qui est un néologisme qui me semble très réussi, mais qui là aussi, ne m'a pas permit de m'approprier ce poème ou de m'offrir de grandes perspectives.
Ce poème m'a semblé trop personnel, ce qui est bien dommage car la plume est malgré tout très jolie.

   David   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour hiraeth,

Donc le titre n'a rien à voir avec les bases du katana... tant pis :) Le premier vers m'a aussitôt emporté, c'est un panorama qu'il annonce avec humour, une "folie des grandeurs" rafraichissante. J'ai compris que le poème parlait des bribes de rêves qui perdurent à l'éveil, c'est dit avec une verve qui me fait penser à ces conteurs un peu portés sur l'exagération, le boniment, sans d'autres enjeu que d'embellir le quotidien, bravo !

   hersen   
29/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette impression de survol de soi-même, de dédoublement qui offre toutes ces images d'un autre monde, de mille mondes.
Les deux derniers vers en donnent toute la dimension.

Merci de cette lecture !

ps Je suis cependant moins convaincue par le titre. Car j'avais Xénophon en tête :( il a fallu que je m'en débarrasse :) Mais c'est un détail, surtout que dans l'absolu, c'est pas mal trouvé.


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