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Poésie en prose
janeR : En ces temps de guerre, un éclat peut blesser mon épaule
 Publié le 13/05/17  -  6 commentaires  -  2335 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Où il est question d'oiseaux féroces...


En ces temps de guerre, un éclat peut blesser mon épaule



J'ai peur de tous ces visages.

J'ai peur des becs retournés, biscornus, crochus, de ceux des mouettes blanches et capricieuses et capiteuses que je sais perceuses de fontanelles, fouilleuses d'orbites pour me dépecer mieux le cœur et m'embrouiller l'esprit au plus sûr de moi-même.
Ciel ! Que ne vous vis-je, ma sœur, qui me protégeait alors que je ne vois rien venir, sœur Anne, ma sœur Ode, sœur Aube, sinon des essaims de papillons pressés, enserrant mon cou et ma fragilité, tandis que je rêve d'eau de miel…
Avec qui volent géants papillons bleu sombre, ailes immensisées de nuit dans la nuit bleue, parfaitement domptée, parfaitement civilisés, ayant acquis dans leur limite parfaite de monstres – bienfaisants ? – le droit, et l'impérieux devoir, d'être et d'être de ma sécurité si floue, qui se veut rassurante et éternelle mais fuit, errante… Le tien, ailes en peau d'or, a plutôt la phosphorescence, peut-être suspecte, d'un air ambiant, constant et solaire. Avec des antennes à symphonies Bach-néennes, interrompues de rires d'ironie – Dur, dur –
Venez mes belles, mes belles épervanches, vos joues rondes-enfants caressées des vagues de cils mouvants pour des baisers-tendresse et satin, aux couleurs violettes et violentes des gorges d'oiseaux-nuits. S'arrondissent et en demandent encore et en redemandent. Le sol se resserre sous mes pas et vacille, le collier d'élytres se resserre à mon col et frissonne.
Que se repaissent vos visages vociférés par des siècles de hantise. Peur hideuse et figée, terreur de chienne impuissante face à l'océan béant et son glauque bercé, halètement de la terre vampirisée, vulcanisée, bullarisée, éternisée – déséternisée –
Je te hais, peur vomie des mille bouches agonisantes de mille loups-cerviers. Je te hais pour les terreurs ébauchées ou rageuses, les guerres éclatantes, la boucherie anarchique et la tuerie organisée, véritable saloperie. Je te vomis de ma bouche vivante et je te renie pour ma terre humanisée.



Le cri de l'épouvante enalarme l'univers et la cavale noire s'affaisse en son désert ; il est plus de cinq heures, Frédérico Garcia.


 
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   Brume   
13/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour JaneR

Franchement j'ai lu des textes de vous meilleurs que celui-ci.
Je trouve à votre prose tellement de défauts que je ne sais même pas par quoi commencer.

- ll y a un nombre incalculable de superlatifs; certains passages sont carrément grandiloquents.
- Les accords par exemple: à qui ou à quoi appartient "le tien ? Ou errante? au 3eme paragraphe. Leur sujet semble avoir été éloigné par les superlatifs appartenant à un autre nom.
- Il aurait été mieux d'aérer votre texte en mettant des espaces entre les paragraphes.

Je suis tellement déçue par la forme que je n'arrive pas à me concentrer sur le récit.

   papipoete   
13/5/2017
bonjour janeR,
Je lis toujours votre prose, ne la commente pas forcément, mais tente de le faire parfois !
Vous avez tellement peur dans votre texte, que cela m'épouvante de forcer mon esprit, à rester de marbre, ne pas trembler . Or, rien n'y fait et je sorts déboussolé de ce labyrinthe fantasmagorique !
J'espère une prochaine fois, marcher plus tranquillement sur vos pas, et vous dire que j'aimai vous lire .

   Marie-Ange   
14/5/2017
Je vous ai lu une première fois hier, j'ai laissé reposer, aujourd'hui une seconde lecture, pensant qu'un peu de recul m'apporterait un ressenti plus aisé.

Mais hélas, ma conclusion, toujours cette impression d'étouffement autant physique que moral, je suis asphyxié par l'oppression que vos mots imposent, ce trop de quelque chose m'a beaucoup dérangé, je ressens comme un surdosage dans ce phrasé. Il complique beaucoup ma compréhension et alourdit le poids de ma réflexion.

Je n'ai dans ce dédale de mots "fracassants", pas tenu la distance, et mon attente en ce titre "En ces temps de guerre, un éclat peut blesser mon épaule", me laisse sur le bord du chemin du partage.

   Raoul   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le problème, c'est qu'il (me) manque des clefs. Ou des serrures.
À la lecture, j'ai pensé au "Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une pomme grenade une seconde avant l’éveil" de Salvador Dali - pour la construction -, puis aux portraits en pied de Frida Kahlo… Et à "Cinco de la tarde" Fédérico Garcia Lorca n'était pas bien loin.
J'ai donc orienté ma lecture vers un exercice d'écriture automatique, mais/et ça ne m'a pas beaucoup éclairé.
D'habitude, je suis friand des jeux de langage, mais là, c'est trop téléphoné, et ça ne me donne pas accès à des sens cachés, à des glissades autre que sonores; les images se complaisent dans une noirceur/violence qui ne parviennent pas à me parler (… souvenirs d'Aurora de Michel Leiris).
… Une sortie sur le fascisme rampant "les loups sont entrés dans Paris", "Anne ma sœur Anne" ?
Et Aube, la fille de Breton ?
Trop précieux, trop abscons, trop codé pour moi, pas accroché.

   corbivan   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai bien aimé ce texte, pour son style assez percutant, ça sonne avec : la peur…la peur de quoi ? Peut-être (là je laisse libre cours à mon imagination… vu que je ne sais pas de quoi parle ce texte) d’être pris dans une nasse où la survie dépend, ou l’attaque va venir aussi, de ceux en qui on est censé placer notre confiance, notre destin.
Il y a une belle véhémence dans votre poème et des images saisissantes.
Je pense à la peur ambiante ou dit autrement contemporaine, peur des autres, peur de catastrophes annoncées, pressenties, inévitables, peur de ne pas survivre ainsi, de ne pas atteindre l’aube d’autres possibles, de possibles viables.
Comme s'il tait trop tard...passé 5 heures...?
À vous relire.

   Proseuse   
17/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour JaneR,

j' ai lu, il y a quelques jours votre texte en tentant d ' en comprendre le sens ... j' ai lu et n' ai pas compris, aujourd' hui, je relis en ne cherchant - rien- expérience que parfois je fais pour - désencombrer- ma pensée ou mon attente , et là, j' ai suivi votre plume dans une sorte de colère mêlée à la peur .. une plume qui n' explique pas , mais presque qui laisse les mots l' assaillir pour exprimer le ressenti du narrateur .. pas tout à fait une écriture automatique , mais pas loin, tout de même! Le texte du coup, est fort, percutant et ne laisse pas indifférent ! ( enfin c' est ainsi que je vous ai lu !)
Merci beaucoup pour ce partage


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