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Poésie libre
jude-anne : Chantons l'hymne à la joie
 Publié le 17/07/18  -  8 commentaires  -  894 caractères  -  151 lectures    Autres textes du même auteur

Quand on ferme les yeux sur l’innommable...


Chantons l'hymne à la joie



Toujours sur les écrans,
Jouent les petits enfants
Sur des amas de ruines
Aux relents putréfiés
De leur père.

Chantons l’hymne à la joie

Sur le sable brûlant
Admire le couchant
Qui de l’autre côté
S’échoue chatoyant
Dans un lac de sang.

Chantons l’hymne à la joie

Joie des sauts dans les vagues
Qui au petit matin
Rapportent sur le rivage
Le corps inanimé
De tout petit bébé.

Chantons l’hymne à la joie

Déni du souvenir.
Pas si loin le temps
De tes grands-parents
Sur les gravats courant
Dans la fumée des camps.

Chantons l’hymne à la joie

Mélodie susurrée,
Souffle d’un vent léger,
Cris des hommes égorgés,
Pleurs des femmes humiliées,
Couverte par tes chants.

Chantons l’hymne à la joie.


 
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   MonsieurF   
2/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'aime pas ce texte, parce qu'il est manichéen.
c'est plutôt bien écrit, fluide, et bien rythmé. Rien qui ne gêne la lecture en tout cas.
Mais le propos est quand même bougrement facile: d'un côté la méchante UE symbolisée par l'hymne à la joie, de l'autre les pauvres migrants. Comme si le monde ne devait se diviser qu'en deux catégories: les gentils et les méchants. Je ne crois pas que l'UE ferme les yeux sur ce drame, mais plutôt qu'elle doit composer avec quelque chose qui n'était absolument pas prévu, par exemple.
Bref, même si la poésie peut dénoncer, doit le faire, elle doit éviter les fourre tout généraux, je pense.
Désolé de ne pas être convaincu.
Bref

   Eclaircie   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème engagé assez percutant.

Quelques détails ont retenu mon attention.
"Sur le sable brûlant
Admire le couchant"
L'impératif du verbe admirer surprend car tout le poème ne semble pas s'adresser à un interlocuteur, sauf avec ce terme "admire". sauf aussi dans le paragraphes suivant avec le passage "tes grands-parents".
Un petit manque de cohérence dans l'ensemble, mêlant les formes personnelles et impersonnelles sans que le lecteur ne comprenne pourquoi.

Globalement, j'ai bien aimé ce contraste entre les couplets et le refrain. L'homme est capable du meilleur mais plus encore du pire, vous l'exprimez bien.

Bonne continuation,
Éclaircie

Édit du 18.07.2018
À la lumière de ce sujet :http://www.oniris.be/forum/merci-pour-chantons-l-hymne-a-la-joie-t25945s0.html#forumpost346814
je passe changer mon appréciation, initialement "un peu moins" elle passe à "bien".

Très bonne continuation, Jude-Anne

   PIZZICATO   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Antagonisme un peu poussé entre le beau et " l'innomnable " de situations, ici, assez orientées.

Certes la réalité est là, mais je n'adhère pas tout à fait à la façon de présenter les choses.
D'un côté la souffrance, de l'autre le bonheur, la joie de vivre, avec une allure d'indifférence.

Les images sont bien choisies pour être percutantes.

   papipoete   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour jude-anne
" toujours sur les écrans, jouent les petits enfants, sur des amas de ruines, aux relents putréfiés, de leur père //chantons l'hymne à la joie ! " tout est dit d'emblée !
Sur ce thème, vous construisez votre poème, avec des briques " coups de poing ", qui font mal !
Je partage la douleur de vos vers, mais n'adhère pas à votre réflexion, qui laisse à penser que nous, peuples en paix, sommes sourds à cette horreur ! Des associations humanitaires se mobilisent, corps et âmes pour panser ces plaies et apaiser ces souffrances !
Nos politiques se bougent pour influer sur les tyrans ( jamais assez j'en conviens )
Durant la dernière guerre mondiale, le " peuple " ne savait pas ce qui se passait derrière des barbelés où " Arbeit macht frei ", mais les " maîtres du monde d'alors " savaient comment ces gens en " pyjama rayés " prenaient leurs douches ... et laissaient faire le Führer " !
Non, nous ne nous fichons pas de ces bébés, que la mer vient recracher sur des plages de sable fin !
Cela étant dit, je reconnais à votre écriture une évidente qualité et ne noterai qu'elle !

   lucilius   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Surenchérir sur un évènement notoirement médiatisé n'a, pour moi, aucun sens ni aucune valeur si cette surenchère n'apporte son lot d'éléments inédits, n'offre aucun regard nouveau et s'appuie sur un hymne européen que Beethoven n'aurait peut-être pas appelé alors la 9ème symphonie.

Et puis, faire l'amalgame entre les déportés et les migrants est d'une maladresse qui ne peut que nuire à l'ensemble.

Cette partition n'est pas dans le ton. Peut-être n'avez-vous pas puisé assez d'authenticité et de spontanéité pour pouvoir l'écrire.

   Donaldo75   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour jude-anne,

Je pourrais te reprocher de coller à l'actualité, d'en tirer parti avec une symbolique miroir qu'est l'hymne à la joie, de décoiffer Ludwig, j'en passe et des meilleures.


Eh bien, que nenni !

J'ai aimé ce mélange.
La réalité existe et elle n'est pas toujours belle à voir; poétiser sur les fleurs et les petits oiseaux, en alexandrins bien coupés à l'hémistiche, avec des machins élidés et des trucs rimés dans le bon ordre, ce n'est pas uniquement ça la poésie.

"Chantons l’hymne à la joie"

Et Ludwig je m'en fous.
Il a servi de symbole à un régime d'arriérés élu par des bas du front et promu par des opportunistes, sous les regards apeurés de bien-pensants qui croyaient que sacrifier quelques principes permettait d'éviter une guerre qui a finalement eu lieu.

"Toujours sur les écrans,
Jouent les petits enfants
Sur des amas de ruines
Aux relents putréfiés
De leur père."

Dès ces cinq vers, tout est dit; la couleur est annoncée et elle n'est pas sortie d'un arc-en-ciel.

"Mélodie susurrée,
Souffle d’un vent léger,
Cris des hommes égorgés,
Pleurs des femmes humiliées,
Couverte par tes chants."

C'est fort !
Bravo.

Don

   jude-anne   
18/7/2018

   bipol   
20/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Jude

j'ai beaucoup aimé peut-être à cause de ma sensibilité

vous rapprochez les époques et vous avez raison

RIEN NE CHANGE

nous pourrions même dire que d'une certaine manière

CA S’AGGRAVE

la société est sans cœur même certains poètes

et cela me dévaste

ce poème est

NÉCESSAIRE

Merci Anne


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