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Chansons et Slams
leni : C'est faute à la maldonne
 Publié le 24/04/16  -  21 commentaires  -  1280 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

Cette chanson parle des gueux qui s’endorment sur le tard en caressant leur chien compagnon d’infortune…


C'est faute à la maldonne



Les gueux de Richepin galèrent comme avant
En les voyant passer quelques bourgeois s’étonnent
S’étonnent un point c’est tout et merde à la maldonne
Que la nuit t’encartonne à la barbe des gens

Trimbalant leur fourbi ils dorment sur le tard
En caressant leur chien compagnon d’infortune
Et là sur un trottoir en pénombre de lune
Leurs rêves escamotés tournent au cauchemar

Certains parlent entre eux de revers de médaille
D’autres ne parlent plus ils ont déjà tout dit
La Madone pour eux est une vieille canaille
Ils attendent toujours un bout de pain béni

Les gueux tirent parfois trop sur la pinardelle
C’est leur cache-misère c’est leur coupe-chagrin
Les soirs trop arrosés sont des soirs de querelle
Le bon Dieu comme on dit reconnaîtra les siens

Regardez ces oiseaux ce sont des oies sauvages
Quelques-unes épuisées se posent dans un champ
Les bourgeois ont compris c’est la fin d’un voyage
Qui formait un triangle et qui narguait le vent

Les gueux de Richepin galèrent comme avant
En les voyant passer quelques bourgeois s’étonnent
S’étonnent un point c’est tout et merde à la maldonne
Que la nuit t’encartonne à la barbe des gens


 
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   myndie   
6/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai retrouvé dans ce texte l'esprit de révolte indignée de Richepin, le rebelle en croisade contre les bourgeois. Mais il y a aussi du Brassens là-dedans, voire même du Renaud.
Que dire d'autre, sinon que j'aurais aimé que cela fût écrit au passé. Hélas, le thème est malheureusement toujours d'actualité (toujours plus même) et cette chanson est utile et bienvenue, comme le serait un cri lancé dans l'espoir d'éveiller les consciences.
Sur la forme, hormis le 8ème vers qui se prend un peu les pieds dans le tapis, c'est bien écrit, avec la rigueur qui sied à une prosodie stricte (rimes croisées, masculines/féminines..) et un style qui sied bien à la chanson: j'en reviens à Brassens et j'imagine bien une supplique égrenée sur fond de guitare acoustique.

Quelques belles images qui parlent à ma sensibilité :

"Regardez ces oiseaux ce sont des oies sauvages...
Les bourgeois ont compris c’est la fin d’un voyage
Qui formait un triangle et qui narguait le vent"
et
"Trimbalant leur fourbi ils dorment sur le tard
En caressant leur chien compagnon d’infortune"

Bravo à vous.

myndie

   Ioledane   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Du rythme, un vocabulaire riche et gouailleur, des jeux bien placés sur les mots et les sonorités ... Une amertume transcrite par de jolies formules telles que :
"Certains parlent entre eux de revers de médaille
D’autres ne parlent plus ils ont déjà tout dit
La Madone pour eux est une vieille canaille
Ils attendent toujours un bout de pain béni"

J'aurais juste préféré un autre mot que "fourbi" pour éviter ce disgracieux "fourbi ils".

Pour le reste, j'ai apprécié ce que j'ai lu et 'entendu', sur un sujet hélas toujours contemporain.

   Alexandre   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Gaston/leni... Ce poème arrive à point nommé à l'heure où quelques "bourgeois" du XVIème craignent d'avoir pour voisins les "gueux" des trottoirs parisiens ! Crime de lèse-majesté, pensez donc... Sans oublier la moins value de leurs biens ! Rien ne change...ou si peu et si lentement !
Bref, je ne referai pas le monde, toi non plus, mais tu auras par ces vers su traduire le mal-être de notre société où règnent en maitre l'indifférence et le "chacun pour soi" ! Tiens, j'en rajoute un peu...

"Les gueux, voyez Monsieur, c’est les encartonnés des trottoirs parisiens,
Des mecs qui n'ont plus rien et savent que demain sera pire que hier..."
Merci Gaston !

   Pimpette   
5/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
'maldonne" est un mot que je ne connaissais pas bien et que je trouve superbe...Plein de sens, simple et très français!

J'ai pensé parfois aux 'oiseaux de passage' de Brassens mais j'écorche peut-être le titre?

tes gueux sont pleins de poésie et je suis aglaémue comme souvent avec toi...
"Les gueux tirent parfois trop sur la pinardelle
C’est leur cache-misère c’est leur coupe-chagrin"

Ton vocabulaire riche, singulier, argotique à l'occasion, me fait oublier les tatata tatata...la poésie passe...

   PIZZICATO   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jamais de grandes envolées lyriques chez Leni ; mais des mots justes, précis, des images chargées de sens qui engagent à la réflexion.
Certes rien n'a sensiblement changé... " la maldonne" tient lieu ici d'antonyme à bourgeois.

   lala   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour leni,
Ce sont des vers réalistes sur l'actualité, celle d'hier et celle d'aujourd'hui, la misère étant loin d'être en régression, talonnée par la précarité, ce nouveau mot familier pour désigner ceux qui sont un peu moins pauvres que les pauvres.
Un chien, un carton, du vin et un bout de pain, tout est dit.
"un trottoir en pénombre de lune" des mots lourds et justes pour résumer cette situation.

   Robot   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai vu plus qu'une chansonnette dans ce texte. Un véritable poème contemporain sur un sujet contemporain clairement exposé. J'adore les vers métaphoriques:
Regardez ces oiseaux ce sont des oies sauvages
Quelques-unes épuisées se posent dans un champ

Par contre j'aurais écrits "les" rêves escamotés plutôt que "leurs" dont le R final se heurte au R de rêves

Moi aussi je pense à ces "bonnes gens" du XVIème (arrondissement mais peut-être sont ils aussi resté au XVIème siècle) qui refusent qu'on logent "les gueux" prés de leurs beaux appartements.



Un texte opportun et plaisant à lire

   funambule   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte d'hier et d'aujourd'hui, l'âpreté est là, un peu surannée cependant, il manque d'autres références argotiques, plus actuelles.

En dehors de ça (qui n'est pas rien), quelle puissance poétique, évocatrice, quelle finesse et justesse du propos... quelle empathie.

Alors voilà, le rôle il me semble lorsqu'on embrasse un tel sujet est qu'il soit identifiable par l'auditeur lamda, que le gars prenne directement une bonne claque dans la gueule... mais quelle écriture !

   MonsieurF   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une bien jolie chanson à la verve anarchisante, j'ai apprécié ma lecture.

On pourrait épiloguer des heures sur les gueux versus les bourgeois (qui sont surement les gueux d'un plus riche qu'eux), mais ça ne ferait rien avancer. alors, j'ai pris plaisir à lire cette chanson, que j'apprécierai d'écouter, et je trouve qu'il y a une belle utilisation de l'argot (à part "pinardelle" que je n'aime pas).

Joli travail Leni.

   Vincendix   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni,
Je m’attendais, comme habituellement avec vous, à entendre musique et paroles mais point de notes sur ce texte, du moins pour le moment !
Il se suffit peut-être à lui-même, exprimant dans ces quatrains une triste situation, difficile d’accepter qu’à notre époque, alors que certains vivent dans l’opulence, d’autres galèrent dans les rues de notre pays de l’Egalité et de la Fraternité. Je suis encore plus surpris de découvrir des « gueux » dans les rues d’une nation comme le Luxembourg où le niveau de vie moyen est bien plus élevé que « chez nous ».
Un très beau texte, sans excès de « pathos » avec des termes percutants comme « encartonne ».

   papipoete   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour leni ; les gueux, sur un trottoir, ou bien au sable d'un square, trimbalent leur fourbi ; posent là toutes leurs richesses, et autour d'une " pinardelle " qui passera de bouche en bouche, ils parleront très fort, en caressant leurs chiens .
Leurs crêtes tantôt rouges, tantôt bleues, et ces gros-mots à la Madone, offusqueront les bourgeois ( oh, est-ce possible ? ), mais cela n'empêchera pas les gueux, entre 2 rots, de refaire le monde ...
Un passage en particulier me plaît " D'autres ne parlent plus ils ont déjà tout dit
la Madone pour eux est une vieille canaille
Il attendent toujours un bout de pain béni "

   Anonyme   
24/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un poème tout à fait excellent. Je dis poème car pour moi ce texte est plus qu'un simple texte destiné à être mis en chanson, tant les vers sont travaillés. Le propos est juste et, sincèrement, je trouve votre poème extrêmement bon, tant par la maîtrise de l'écriture que l'atmosphère qu'il dégage.

Bravo à vous,

Wall-E

   troupi   
25/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Léni.

Je rentre ce matin pour tomber sur ton poème inspiré de Richepin, brillamment mis en chanson par Brassens, avec juste un zeste de Ferré, (compagnon d'infortune). Comme quoi les bons textes inspirent d'autres bons auteurs et tu as bien fait de suivre le chemin car ton poème est très agréable à lire comme toujours mais ici une mise en musique ne me manque pas, la lecture suffit.
Le premier vers annonce la couleur, malgré le temps rien ne change.
Et cette constatation est mise en valeur par le dernier quatrain identique au premier qui donne cette idée de mise en boucle incessante.
Pas très optimiste mais bien vu.

   Hananke   
25/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Que dire de plus lorsqu'on arrive en retard ?

Ce texte transpire l'ami Georges par tous les pores de ses vers :

Je pense qu'il n'est nul besoin d'insister outre mesure.

   emilia   
25/4/2016
Quand le poète se fait passeur d’indignation dans la longue lignée de Villon, Victor Hugo, Richepin…à Brassens, Brel, Ferré… pour défendre « les gueux » ces oiseaux de passage face aux « bourgeois » qui se complaisent dans l’ordre établi et ne sont capables que de « s’étonner » de leur misère, force est de constater que cette opposition perdure encore aujourd’hui et que rien n’a changé hélas… ; une chanson mise en perspective pour secouer les consciences et ouvrir la voie de la réflexion…

   Curwwod   
25/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup cette allusion transparente au superbe poème de Jean Richepin "Les oiseaux de passage", chanté d'ailleurs par Georges Brassens. Tu as un peu déplacé le propos d'origine en brossant un tableau sombre et digne de la vie précaire des sans abris, sans espoir, sans amour. Richepin parlait lui des anticonformistes, des révoltés, des "anarchistes", des bohèmes, et bien sûr les poètes rejetant la société bourgeoise étriquée qui les étouffait. Peu importe! c'est un texte grave et éloquent qui touche le coeur et l'esprit.
"D’autres ne parlent plus ils ont déjà tout dit..."

   Pieds-enVERS   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir leni

Retardataire mais pas pour autant sans manquer d'enthousiasme ( parce que super bien écrit ) à ce poème même si tout a été dit ou presque !

Et oui cette maldonne qui distribue mal les cartes à la naissance et qui fait que certains se trouvent du mauvais côté ( il y en a bcp trop d'ailleurs ) ou même encore revers de médaille , enfin les causes sont nombreuses sans doute ....mais c'est un fait encore et surtout au XXI siècle! Evidemment comme certains l'ont noté on pense de suite à Brassens
C'est dit et bien dit ....et ça titille et ça questionne et comme toi j'ai envie d'écrire en gros le mot de Cambronne!
A quand ...la chanson ?

Merci

   Pouet   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt Léni,

Un texte assez sobre qui fonctionne bien.

Le quatrième quatrain aura ma préférence. J'aime aussi particulièrement ce vers: "Que la nuit t’encartonne à la barbe des gens."

J'aime le sujet et le traitement me semble bien, sans grandiloquence ni pathos excessif.

Du bon travail, comme souvent.

Cordialement.

   Kodiak   
30/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime ce genre de textes qui contient des références culturelles qui me poussent à faire des recherches pour compléter ma culture indigente.

Jean Richepin, la chanson des gueux, je ne connaissais pas ! Voilà une lacune comblée grâce à ce cher Léni dont le style me plait toujours autant, surtout quand il n'abuse pas trop de certaines ficelles, ce qui est le cas ici.

J'apprécie aussi le fait que ce texte ne porte pas de jugement, ni sur les gueux ni même sur les bourgeois que beaucoup se complaisent à conchier alors même qu'ils en sont. Léni nous dit bien sûr que les bourgeois s'étonnent "un point c'est tout", on comprend qu'il y a quand même une petite pique là derrière mais dieu merci il nous épargne le sermon.

   bipol   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour leni

vraiment c'est la grande classe

je reviens juste ce matin

pour lire avec un énorme plaisir ta poésie

car c'est une vraie poésie néo-classique

c'est vrai que je ne suis pas un spécialiste en la matière

et ton style intemporel se reconnait entre tous

tu les aimes ces gueux ton humanisme est évident

j'ai adoré

   Chicopn34   
13/5/2016
Commentaire modéré

   bolderire   
19/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On ne refera pas le monde, mais si joliment dit pourquoi pas...un poème comme une toile, bravo!


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