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Chansons et Slams
leni : Dis-moi mon ami
 Publié le 09/04/18  -  14 commentaires  -  1897 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

Dis-moi mon ami le temps qu'il fait à vie qui passe.


Dis-moi mon ami



https://www.aht.li/3199132/dis-moi10.mp3
Paroles : Gaston Ligny leni
Musique et interprétation : Yves Alba PIZZICATO


Dis-moi mon ami mon ami

Le temps qu’il fait à vie qui passe

À marée haute ou marée basse

Le temps qu’il fait dans tes soucis

Hier ami tu m’avais dit

Il pleut sur mes quatre jeudis

Mon ciel trop bas s’est mis en perce

Il pleure à verse il pleure à verse



Tu as voulu changer de vie

Tu es parti en Utopie

Et là tu attendais Godot

Y avait de quoi se foutre à l’eau

Et tu regrettais nos bordées

Au temps de nos quatre cents coups

Nous habitions la Roche aux fées

Dans la calanque des vents fous



Nous sommes riches du passé

Rappelle-toi la Tonquinoise

Son souvenir parfois me croise

Décoiffé par les alizés

Je veux te revoir mon ami

Nous sommes du même bateau

Et je te dis à très bientôt

Pour rêver des quatre jeudis



À l’entrée de la Roche aux fées

Je t’attendais tu es venu

Tu m’as dit à la dérobée

À l’âge d’or je n’y crois plus

Tu m’as dit j’ai perdu mon temps

À gueuler gueuler des slogans

C’était au pied des barricades

C’était avec les camarades



Le vent souffle sur les calanques

La mer roule des moutons blancs

Et quelques joueurs de pétanque

Baisent Fanny de temps en temps

Nous terminons notre parlotte

Malgré ce vent de sept Beaufort

Nous pêchons à la palangrotte

Les girelles de l’âge d’or


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Louison   
22/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vous m'avez enchantée avec cette nostalgie amicale.

Une belle composition de ces instants passés, de ce temps qui avance.

Pendant ma lecture, je me suis retrouvée avec vous, et sur les barricades et dans les calanques.

   Robot   
9/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni,

Quand j'ai découvert ce texte en avant publication je me suis dit immédiatement voilà un texte de chanson de grande qualité. La première strophe m'a engagé à poursuivre lorsque j'ai lu ce beau passage qui fixe la tonalité de la partie poétique:
"Dis-moi mon ami mon ami
Le temps qu’il fait à vie qui passe
À marée haute ou marée basse
Le temps qu’il fait dans tes soucis"

Quant à la partie mélodique que je maîtrise peu, une voix vraiment en adéquation avec ce qu'expriment les paroles. Super Yves.

Beaucoup apprécié.

"Rappelle-toi la Tonquinoise
Son souvenir parfois me croise
Décoiffé par les alizés"

ainsi que la strophe finale.

   Hananke   
9/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Encore une musique qui s'accorde bien avec le texte même si cette fois
je trouve l'ensemble un peu tristounet, mais c'est peut-être voulu.
J'aime bien la référence à Marseille et ses environs, à Pagnol,
à toute la Provence.
La troisième strophe est ma préférée avec ce Décoiffé par les alizés.

Au final, texte et musique nostalgique.

   Anonyme   
9/4/2018
Salut les artistes associés ! Par les temps qui courent un peu de gaieté n'aurait pas été de refus mais il n'en est rien... Gris c'est gris que ça soit dans le texte de leni ou dans l'interprétation d'Yves qui retranscrit parfaitement l'ambiance...

Ce n'est pas un reproche mais... Tant pis pour nous, on rigolera plus tard.

Bonne continuation !

   papipoete   
9/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour leni
je pensais tellement à toi mon ami, qu'il fallait absolument que l'on se revoit , toi qui savais transformer la guigne en gigue à danser de joie ! Tu es retombé sur terre après avoir tant rêvé et te voilà ici, et mes yeux sèchent peu à peu ; << tu te rappelles dis, du temps des barricades apprentis gavroches ; tu te rappelles dis ? - Allez viens taper quelques boules et parler de la tonquinoise ! >>
NB encore une fois, je me demande si Charleroi n'est pas en territoire français, à voir comment le poète évoque les calanques et Fanny ! Un texte qui fait trembler paupières et vaciller les battements du coeur ! L'Amitié n'est pas un vain mot sous la plume de notre grand auteur, et les derniers vers voudraient chevroter dans ma bouche, s'il me fallut les déclamer !
PIZZICATO n'est pas étranger au charme de ce poème, qui déclamé avec cette voix prenante, donne une belle profondeur à cet échange d'ami à ami !
bravo à tous-deux !
PS comme dit Alexandre, on ne rigole guère en ce moment ; papipoète et " ses larmes qui ne coulent plus " et leni avec " son ciel en perce " ; oh Dany Boone, t'es là ?

   bipol   
9/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Salut à vous deux

Avec l'habillage d'Yves

on se sent vraiment dans l'ambiance de Pagnol

j'ai adoré ton texte toujours aussi poétique

vraiment Yves a bien déclamé tes vers

quelle réussite bravo

   Pouet   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Je ne sais pas pourquoi le texte me dit quelque chose.

En tout cas j'aime beaucoup. C'est "déclamé" plutôt que chanté, pourquoi pas, cela renforce la "triste" émotion qui en découle.

Quelques très belles idées comme:

"Le temps qu’il fait à vie qui passe

Le temps qu’il fait dans tes soucis"


Profond, émouvant.

Très bon.

   Anonyme   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je ne suis pas un grand fan des textes déclamés, il y a eu une première fois, voici la seconde. Vos mots m'accrochent, me bouleversent, me troublent. Ils sont si vrais.

"Dis-moi mon ami" "Le temps qu'il fait dans tes soucis", "Il pleure à verse il pleure à verse"...

Je pourrais citer tous vos propos, car j'aime beaucoup ce langage exprimé à brûle pourpoint, sans ambages, sans emphases.

Il n'y a que l'amitié pour ouvrir un tel discours si fort, si puissant avec autant de tendresse, de délicatesse.

Il est impossible de rester de marbre. Vous m'avez emporté dans un flot émotionnel intense ...

Magnifique composition, tant par les mots que par l'interprétation, tout à l'accent du vrai insondable, celui bien rare de ceux qui ne parlent qu'avec le cœur.

Un grand merci à vous deux pour cette remarquable œuvre.

   Francois   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici une bien agréable chanson, qui se laisse écouter et lire avec bonheur.

De très belles trouvailles :
"Il pleut sur mes quatre jeudis
Mon ciel trop bas s’est mis en perce
Il pleure à verse il pleure à verse"

Ou encore:
"Tu as voulu changer de vie
Tu es parti en Utopie
Et là tu attendais Godot"

Cet hymne à l'amitié est une belle réussite, qui chante longtemps et doucement à l'oreille...

   troupi   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut les amis.

J'étais absent depuis quelques jours et je trouve votre poème déclamé qui raconte cette histoire d'amitié. Ça fait du bien, même si l'histoire est teintée de gris quelquefois, mais le gris ça fait partie de l'existence.
J'ai trouvé beaucoup de belles tournures dans ce poème, originales mais je ne les citerai pas toutes, il y en a trop.
Tu m'as ramené dans ces calanques, paysage magnifique, où je me suis souvent promené. Entre Marseille et Cassis c'est un des plus beaux endroits de Provence, si en plus il y a la pétanque et les girelles c'est le bonheur.
A bientôt les amis.

   Queribus   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

De la très belle ouvrage comme d'habitude avec des dizaines de superbes images poétiques; "le temps qu'il fait à vie qui passe", "le temps qu'il fait dans tes soucis", "Il pleure à verse il pleure à verse", tu es parti en utopie et là tu attendais Godot" mais on ne va pas toutes les citer sinon demain on y est encore.

Le fonds lui parle du temps passé et des souvenirs de jeunesse, le tout accompagné de nostalgie; le seul reproche qu'on pourrait vous faire, c'est un peu l'ambiance morose du texte (la morosité ne manque pas par les temps qui courent).

À quand un texte plus marrant (après tout vous parlez de la Provence)? Allez, c'est pour le prochain coup

Bien à vous et bravo

   Cat   
13/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je sais ce qui m'emballe à chaque fois, Leni, c'est la sincérité qu'il y a dans tes textes.

Je t'envie de savoir la mettre en scène avec un tel talent. Les mots, les images coulent, pétillant comme sait l'être l'amitié dans une semaine des quatre jeudis.

Bravo à toi, bravo à Pizz'Yves. Une belle association, encore une fois !

A te relire


Cat

   Louis   
14/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Avec l’ami, on parle de tout et de rien, du temps qu’il fait sur la vie, de la météo d’une existence, et la chanson demande : « Dis-moi mon ami mon ami / le temps qu’il fait à vie qui passe ».

La question s’adresse à l’ami, or un ami est une sorte d’alter ego, un autre soi-même (« Nous sommes du même bateau »), et l’on sent bien que cette interrogation sur le temps qu’il fait dans la vie de l’ami est une réflexion sur sa propre vie. Dans l’amitié, l’autre est celui en lequel on se reconnaît comme en un miroir ; l’autre reflète dans l’extériorité sa propre existence intérieure.

L’ami renvoie l’image d’un temps gris, il pleut sur la vie, il pleure sur sa vie : « il pleure à verse il pleure à verse ». Le lundi n’est pas au soleil, pas plus que les autres jours, pourtant tous des jeudis.

Pourquoi cette grisaille ? Pourquoi cette dépression dans l’atmosphère de sa vie ?

L’ami était parti en « Utopie ». Dans cette île de nulle part où règne un paradis, un monde meilleur que celui dans lequel on vit, un monde plus beau, plus juste et plus humain, un monde meilleur que celui d’aujourd’hui. Utopie se situait dans le futur, grand idéal qui devait advenir, grand et beau rêve qui devait se réaliser dans le cours de l’histoire. C’était un grand soleil qui brillait dans l’avenir, un grand astre en mesure d’illuminer le présent.

Déception ! L’avenir radieux s’est fait attendre, «et là tu attendais Godot ». Vainement attendu, comme Godot, il n’est jamais advenu. L’horizon s’est assombri. Le soleil de l’avenir peu à peu s’est éteint.
Ce sont toujours les lendemains qui chantent, et toujours le présent déchante.
Nous vivons le temps gris de la déception, la grisaille de la désillusion et du désenchantement. « À l’âge d’or je n’y crois plus / Tu m’as dit j’ai perdu mon temps / À gueuler gueuler des slogans / C’était au pied des barricades / C’était avec les camarades. »

Si le radieux avenir est mort, si le présent est au désenchantement, il reste le passé : « Nous sommes riches du passé ».
« Rappelle-toi… », rappelle-toi…
Le passé n’est pas mort, il n’est pas absent. Si le présent est désenchanté, le passé offre encore quelques enchantements : «Nous habitions la Roche aux fées / Dans la calanque des vents fous ».
Pas de nostalgie, triste regret d’un temps qui n’est plus, mais un rapport au passé sans douleur du manque, par ce que Proust désignait, dans la dernière partie de la Recherche du temps perdu comme « Temps retrouvé », un passé intégré au présent, ou un présent comme durée élargie, dilatée jusqu’à l’inclusion de la dimension du passé. « Son souvenir parfois me croise », celui de la jolie « Tonquinoise », souvenir agréable que l’on peut se remémorer au présent avec plaisir.

Ainsi l’ « âge d’or » n’est plus dans le futur utopique, mais dans les plaisirs du présent dilaté à la dimension du passé ; il est dans la richesse de ce passé toujours disponible, dans la mer des souvenirs, et c’est pourquoi, avec l’ami, « Nous pêchons à la palangrotte / Les girelles de l’âge d’or ».

Merci leni, merci pizzicato pour la musique et la belle interprétation de la chanson.

   Eki   
12/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'étais dans le bateau chahuté par la houle nostalgique.
J'écoutais la chanson du marin, chant d'amitié où souvenirs, joies et peines s'unissent.
Le coeur est comme la mer, tantôt à marée haute, tantôt à marée basse et nous tanguons sur ce temps de quatre saisons.

Eki décoiffée par les alizés


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