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Chansons et Slams
leni : J'entends des voix
 Publié le 29/05/13  -  19 commentaires  -  2079 caractères  -  292 lectures    Autres textes du même auteur

Quand vous parlez de fous cela ne veut rien dire.


J'entends des voix



Paroles Gaston Ligny
Musique et chant Yves Alba

http://www.aht.li/2799842/Jentends_des_voix1.mp3

Toutes les voix que j’entends viennent de l’au-delà
Pour me dire fais ceci ou ne fais pas cela.
Au pavillon Van Gogh des hommes en blanc s’étonnent
De m’entendre souvent parler à la Madone.
Je porte la ceinture de la miséricorde,
J’apprivoise la chance avec ce bout de corde
Cadeau de mon voisin qui a raté son coup
Lorsqu’il voulut se pendre pour une rien du tout.

La nuit quand mon voisin en fin de cauchemar
Se réveille et me parle de son Amazonie,
J’en veux aux piranhas qui empoisonnent sa vie,
J’en veux à ses crocos et à ses léopards.
Quand ils voient mes tableaux les hommes en blanc s’étonnent.
Je peins des piranhas à côté d’la Madone.
Je peins des léopards avec une corde au cou
Et mon voisin qui pleure qui pleure une rien du tout

On brisera nos chaînes frère de camisole
Pour aller si tu veux jusqu’en Terre de Feu.
On se fera la belle frère de camisole
Pour aller au pays des grands papillons bleus.
Moi je ne suis plus rien qu’une espèce de zombie.
Au pavillon Van Gogh, j’écoute l’Amazonie.
Si un jour je deviens un peintre de renom
Un pavillon pourrait pourrait porter mon nom.

Quand vous parlez de fous cela ne veut rien dire
Je connais des poètes qui étaient fous à lier.
Ils buvaient de l’absinthe nous aimons les relire
Et si l’envie nous prend nous pourrons les chanter.
Frère de camisole, je te prends pour modèle !
J’attendrai que ton rire vole un jour en éclats
Pour peindre la plus belle de toutes mes aquarelles.
Mon chevalet t’attend au pied d’un acacia.

On va briser nos chaînes frère de camisole
Pour aller si tu veux jusqu’en Terre de Feu.
On va se faire la belle frère de camisole
Pour aller au pays des grands papillons bleus.



 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Ioledane   
16/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
« Quand vous parlez de fous cela ne veut rien dire … » Un texte poignant, sur ce pavillon Van Gogh et ce peintre aux voix, avec son voisin suicidaire.

Comme d’habitude j’ai lu sans écouter, préférant m’en référer à mon propre imaginaire ; le rythme me plaît, le style beaucoup, l’émotion est là sans se dire.

Seul un léger détail m’a dérangée : l’absence de concordance des temps dans « Cadeau de mon voisin qui a raté son coup / Lorsqu’il voulut se pendre pour une rien du tout » (et le passé simple ne me semble pas avoir sa place dans ce récit).

   Pimpette   
31/5/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"Frère de camisole, je te prends pour modèle !
J’attendrai que ton rire vole un jour en éclats
Pour peindre la plus belle de toutes mes aquarelles.
Mon chevalet t’attend au pied d’un acacia."

Comment ne pas refaire un saut ici pour ce texte et cette musique totalement réussis....totalement émouvants!
Alba et Leni, ce sont des grands...et en plus des amis de première bourre!

Si vous m'envoyez un MP3, je tente une video!

Par ici la bonne soupe pour
mon Leni:

http://www.youtube.com/watch?v=QIYiqRJXmUk&
feature=youtu.be
Mes amitiés au passage!

   troupi   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore une fois c'est super, hein, mais ce n'est pas une surprise.

J'ai d'abord lu avant d'écouter, il m'a semblé que le texte seul était plus puissant. Peut-être à cause des alexandrins parlés qui sont plus difficiles à mettre en musique que des octosyllabes ?
Peut-être que des images particulières de la vie de ce peintre me touchent plus quand je ne suis pas distrait par la musique qui l'accompagne ? Peut-être la musique d’Yves est-elle trop sage ou entrainante pour accompagner la vie de Van-gogh ?
C'est probablement juste mon ressenti car j'ai tenté de lire à voix haute et il me semble qu'une lecture âpre, triste, colle bien au texte.
En bref une chanson intéressante mais aussi un poème empreint de forts sentiments.
D'une pierre deux coups. Bravo à tous les deux.

   brabant   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Léni,


Et une réussite de plus, une !... avec pour Saint Patron Van Gogh et la Madone comme Dame Patronnesse, et pour ancêtres les Saints Poètes buveurs d'absinthe sous le signe de l'étoile ; j'achète le tableau bien sûr où un grand papillon bleu s'enivre de miel d'acacia en attendant que l'étoile ne déboule avec sa trompette pour nous rendre tous maboules !

Mais si, je suis Jeanne d'Arc !

Lol


Merci Yves et Léni :)))

   LeopoldPartisan   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Là j'adore...
J'ai pas écouté la chanson, étant parfois assez rétif à un certain style de chanson à texte.
Donc j'ai seulement lu et j'ai été transporté dans une autre dimenssion. Dans un rêve où la folie est la simple conscience que l'enfermement peut être banni par la pensée. Sacrée évasion.
Merci

   fugace   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Quand vous parlez des fous cela ne veut rien dire".
Séduisant tableau de la folie, mais quelle folie?
Normal que les hommes en blanc ne comprennent pas un autre monde que le leur, bien organisé, classifié, normalisé...
Il n'y aurait donc qu'une minorité pour voir, dire, peindre, chanter le pays des grands papillons bleus? Alors je prends mon billet pour le voyage en Terre de Feu.
J'ai un ressenti très profond de cette "peinture": l'incompréhension de la minorité qui exprime autre chose que le banal, le "normal", et se fait ainsi clouer au pilori de la folie.

   bipol   
8/6/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Exceptionnel rock des déjantés

T'as raison Léni les fous ne sont pas tous fous

Il y a toi l'artiste et ton alter ego

Vous menez une vie de patachon au pavillon bleu

A côté de celui de Vincent et d'autres encore

Une magnifique chanson sur un magnifique texte de dingue

Bravo à vous

   Anonyme   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dis-moi Leni, t’es pas un peu fou de parler d’absinthe, dont je bois une tasse tous les matins ?
Ça va pas, la tête, d’évoquer dans la même chanson Baudelaire et Van Gogh, qui sont pour simplifier, mon poète et mon peintre préférés ? Bon, ça va, t’as l’air d’être pote avec eux aussi. Pour la peine je te colle un Exceptionnel en espérant que tu t’en feras un collier de plumes. De toute façon il fallait bien que je me décide à le sortir un jour ou l’autre. Je crois en toi depuis le premier truc que j’ai lu. Et dire qu’il y en a qui payent pour écouter des chansons ! N’importe quoi !
Ne me déçois jamais ou je me flingue à l’absinthe ! Allez, Hic…, santé !
P…, mais où tu vas chercher toutes ces histoires ?

Bon, je vais juste citer deux vers que j’aurais bien voulu écrire en alexandrins chansonniers (je donne beaucoup dans l’alexandrin, en ce moment !) :
- « Pour peindre la plus belle de toutes mes aquarelles.
Mon chevalet t’attend au pied d’un acacia. » Je viens de dire ça à une nana que j’essaie de pécho : elle est comme une folle, j’ai rdv avec elle. Merci Leni/Meetic !

J’ai d’autres vers à toi au coffre, mais je peux plus gérer plusieurs nanas à la fois.
Salut Leni, je résilie tout de suite Meetic pour aller chez toi.
Le bonjour à Yves, toujours aussi impeccable.

Ludi

   Rathur   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le déroulé du texte fonctionne, le fil narratif est enjoué et très imagé, mais cependant une impression de mollesse et de longueur inutile transparait ! L'interprétation poussive n'arrange rien.

Il manque les mots ardents et l'innovation. J'écoute puis je lis là, une chanson et un texte de plus.

   Anonyme   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni... Une fois encore tu fais l'unanimité et ça n'est pas volé... Tu nous fais entrer en musique dans un monde dont le commun des mortels se détourne pour ne pas le voir tel qu'il est, et pourtant... Beaucoup d'humanité transpire de ce texte alors que l'Humanité en général l'ignore superbement...
C'est le sentiment qu'il me reste après l'avoir lu et écouté la très belle interprétation de notre ami Yves.
Bravo à tous les deux en attendant la suite d'une série qui ne déçoit jamais...

Edit... Unanimité ou presque, je n'avais point lu le commentaire précédent !

   alvinabec   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour leni,
Comme d'autres je n'ai pas écouter, me laissant porter par le texte brut.
C'est juste, enlevé, rapide, un très joli rythme et du mouvement qui rendent le sujet optimiste.
Seul petit bémol, le vers 'qd Vous parlez de fous...' cette adresse à l'autre gêne mon plaisir.
A vous lire...

   Mona79   
29/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"J’attendrai que ton rire vole un jour en éclats"
A l'écoute de cette chanson, je ris avec les fous que nous sommes, des fous heureux de célébrer tes mots, des mots qui font rêver, pleurer, chanter... au choix de l'heure et du moment. Bravo Léni, tu nous enchanteras toujours.

   funambule   
30/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Excellent blues de Yves (Alba) qui empoigne le sujet à bras le corps et extirpe la moelle de ce texte avec une indéniable jubilation et lui accorde (par le fait) vie. Comme quoi, l'interprétation reste une donnée capitale, à travers le ressenti et la sensibilité de l'interprète... de celui qui est aussi compositeur (ici et en l’occurrence).

Nous écrivons tous des textes de chansons (enfin sur Oniris pas tous)... avec cet espoir larvé. J'en ai vu tant "Gâchés"... quand d'autres étaient "sauvés" qu'ici est l'occasion de souligner ce "miracle" qui reste l'exception pour les unijambistes (nous auteurs de chansons) que nous sommes.

Pour parler du texte "à plat" (ou presque) il est toujours (avec Leni) mené de main de maître... même si au vu du sujet j'eusse aimé voir l'auteur "en rupture" par rapport à lui-même; moins scolaire, moins classique (les alexandrins?)... plus débridé somme toute. Mais la matière est là... et il suffit (avec le talent de l'auteur) que l’interprète "respire" le truc pour transcender l'ensemble.

Autant se laisser embarquer...

   Pouet   
31/5/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un petit air à la "vol au-dessus d'un nid de coucou" ma foi bien sympathique.
Peut-être un petit bémol pour le "pourrait pourrait" qui ne semble être là que pour combler quelques orteils.
Sinon j'aime le thème et la simplicité de l'expression. On ne tombe pas dans le pathos, c'est presque léger, contraste avec le thème difficile.
Merci et bravo.

   Arielle   
2/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci Leni pour cette vision très poétique de la "folie" qui suit sa propre logique inaccessible aux hommes en blanc.

Il y a dans ce texte une chaleur, une confiance en l'avenir qui m'emportent avec ses personnages en dépit du scepticisme que leur état devrait, raisonnablement, m'inspirer.
C'est sans doute la force des vrais poètes de pouvoir ainsi nous embarquer dans leur monde même quand on le sait invraisemblable.

   Charivari   
5/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Leni.
Désolé pour Yves, mais j'ai été un peu déçu par la mise en musique. Très peu original, à mon avis il y avait beaucoup mieux à faire sure ce texte, et puis surtout, le blues, ça swingue mieux avec une vraie batterie... Enfin, c'est bien chanté, quand même.

Quant au texte, j'ai bien aimé, même si ça ne me parait pas le meilleur texte de toi. Manque un peuy de profondeur, par rapport au sujet. Ceci dit, c'est très bien structuré, avec ce "p(r)endre pour une rien du tout", qui revient, à défaut de refrain, par exemple. Au niveau du fond, c'est poétique, et même, assez humoristique, ce qui, vu le sujet, me parait un angle d'attaque très intéressant.

   David   
11/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Leni,

Un texte qui change en vieil indien devant Jack Nicholson, comme dans vol au dessus d'un nid de coucou. Il doit y avoir d'autres références peut-être pour cette histoire de fous qui veulent s’enfuir de leur asile, en tout cas, c'est très chantant et sans impressions de longueur, les mots n'en font pas trop, malgré le thème :)

   leni   
30/9/2015
noomiz en faillite a supprimé notre lien d'écoute
voici un nouveau lien qui fonctionne

http://www.aht.li/2741525/Jentends_des_voix1.mp3

Merci Mrci MRS les MODERATEURS
leni PIZZICATO

   Anonyme   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Sous cet air entrainant, tonique, qui pourrait sembler à contre courant, se dévoilent des mots bien forts, un cri fracassant pour parler de ces "frères de camisole", tout que cela m'implique, mais aussi m'intrigue, faisant davantage résonner cet écrit, par son amplitude, "la folie" n'est peut-être pas toujours là où on pense qu'elle est, il y a des apparences bien trompeuses, et ce monde là est un monde différent c'est tout, qui faut essayer d'apprivoiser. Merci pour cet écrit, qui m'est très parlant.


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