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Chansons et Slams
leni : Je vois les gens de ma fenêtre
 Publié le 19/04/12  -  17 commentaires  -  1416 caractères  -  341 lectures    Autres textes du même auteur

Chanson.
Regard sur le monde d'un quasi-centenaire.


Je vois les gens de ma fenêtre



Paroles : Gaston Ligny
Musique et Chant : Éric Lenoir

http://www.aht.li/2799711/10_Piste_10_14.mp3

Je vois les gens de ma fenêtre,
Mon chat persan sur les genoux.
Je vois les gens de ma fenêtre,
Hier peut-être c’était vous.

La ville est calme, il fait dimanche,
La rue s’éveille, il fait matin.
Je vois une robe pervenche
Au bras d’une veste de lin.
Où vont-ils ? Je me le demande.
Je ne les vois plus maintenant,
Ils partent aux îl’ Anglo-Normand’
Ou bien aux îles Sous-le-Vent.

Sept jours plus tard, il fait dimanche,
La rue s’éveille, il fait matin.
Je n’vois pas la robe pervenche
Au bras de la veste de lin.
Où sont-ils ? Je me le demande.
Ils sont partis, je m’en doutais.
Ils sont aux îl’ Anglo-Normand’,
La mer est calme à Guernesey.

Six mois plus tard, il fait dimanche,
La rue s’éveille, il fait matin.
Revoici la robe pervenche
Sous le bras de la veste en lin.
Ils rentrent des Anglo-Normand’,
J’en étais sûr qu’ils reviendraient.
Et que le bon Dieu les entend’,
C’est mieux ici qu’à Guernesey.

Je vois les gens de ma fenêtre
Et j’aurai mes cent ans demain.
Je m’endors avec des peut-être,
Parfois même avec beaucoup moins.


 
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   Arielle   
20/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Elle est vraiment touchante cette petite chanson sur le temps qui passe par les yeux d'un vieil homme comme on en voyait tant derrière les rideaux d'autrefois avant qu'on ne les parque en EHPAD.

"Il fait dimanche, il fait matin" comme il fait beau ou il fait froid lorsque soi-même on ne fait plus rien.
"Hier peut-être c'était vous" ... ou lui, qui rêve encore aux îles Anglo-Normandes et y construit sa petite histoire.

"Je m’endors avec des peut-être,
Parfois même avec beaucoup moins."

Il y a infiniment de dignité et de tendresse lucide dans ces derniers mots. Respect !

   Anonyme   
19/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien votre petite musique de la nostalgie. Je suppose que le rythme doit très bien fonctionner en chanson.

Il y a probablement un peu moins d'originalité poétique que dans "Histoire de fous" par exemple, mais ce texte plein de mélancolie déroule l'histoire simple et universelle d'une vie arrêtée qui contemple probablement son passé à travers la fenêtre.
Un départ, une absence, un retour; le cycle se termine par un ordre des choses immuable et rassurant. Des images banales qui concentrent à elles seules les meilleurs moments de ce parcours, et puis ce chat dont la respiration lui donne probablement le sentiment de sa propre vie.
D'autres auraient pu trouver un final moins heureux, au lieu de :

- Revoici la robe pervenche
Sous le bras de la veste en lin.

remplacer par :

- Revoici la robe pervenche
Sans le bras de la veste en lin.

Une autre manière de fermer la boucle.
Vous êtes un incorrigible optimiste.

Cordialement
Ludi

   brabant   
19/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour leni,


Très poétique ce petit vieux qui se fait son cinéma. ça a une allure de frais en même temps que de désuet, un cachet d'innocence surannée et bienveillante, en même temps qu'un cachet de vie. Un cachet de rêve. Où l'on suggère, où l'on ne salit pas.

J'aime beaucoup
"Je vois une robe pervenche
Au bras d'une veste de lin"
En route pour les îles Anglo-Normandes ou bien les îles Sous-le-Vent ! Nous savons aussi que c'est un voyage pour Cythère !
"Au bras... Au bras... Sous le bras..."

Merci pour cet enchantement ! Ce temps des cartes postales...

   Alexandre   
19/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour leni... En chanson je ne sais pas ce que ça peut rendre mais en poésie ça a de la gueule. Certes le sujet n'est pas neuf mais y-a-t-il encore des sujets non déflorés ? J'aime bien ce coup d’œil de l'ancien, ou de l'ancienne, au travers de sa fenêtre, le chat sur les genoux. Je retiens, entre autres, les vers qui suivent, ô combien poétiques :

-La ville est calme, il fait dimanche,
La rue s’éveille, il fait matin.
Je vois une robe pervenche
Au bras d’une veste de lin.

Je souhaite un bon anniversaire à la (ou le) presque centenaire et bonne continuation à l'auteur...

   merseger   
20/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,

J'ai aimé l'atmosphère contemplative qui empreint votre poème, son vocabulaire simple mais non exempt de trouvailles pleines de charme mélancolique : "il fait dimanche, il fait matin..., les raccourcis :" une robe pervenche au bras d'une veste de lin" comme si la vue brouillée et les yeux humides du vieillard ne pouvaient distinguer que ces taches colorées. J'ai aimé cette passivité du spectateur qui " voit, se demande, s'en doute, est sûr et s'endort". Il reste là des jours et des mois, son chat sur les genoux, sa vie est toute intérieure et intellectuelle : c'est le pur esprit qui contemple le monde avec amusement et peut-être un peu de nostalgie. La musique des vers est douce et ronronnante comme ce chat, symbole d'un monde clos, paisible et restreint à son expression la plus intime, comme la fin d'une vie dont le vieil homme n'est plus que le spectateur passif acceptant de devoir s'en retirer.

Merci.
Mes amitiés

   Charivari   
19/4/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Ça, c'est vraiment une ritournelle, je veux dire un texte de chanson cyclique qui progresse lentement, à coups de répétitions. Brel était très fort pour les écrire, les paroles de ce type, avec Zangra, Madeleine ou les flamandes, et ici, la technique est menée de main de maître . La forme s'accorde magnifiquement avec le fond, pour souligner la routine de ce vieil homme. Au final, c'est un texte extrêmement pudique et poétique. bravo.

Seul bémol pour moi : le dernier couplet, qui n'est pas aussi fluide que les autres. (en fait c'est surtout ce "parfois même" qui m'a un peu gêné)

   aldenor   
19/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de naturel et de spontanéité dans ce poème. Des tournures inattendues : « il fait matin » ou « fait dimanche », « je m’endors avec des peut-être »… Et puis cette image du centenaire à sa fenêtre, cette lenteur de six mois passés dirait-on sans bouger. Enfin, cette sagesse, ces gens qui s’agitent, qui vont qui viennent, et finiront par se rendre à l’évidence, on est mieux ici, avec son chat persan sur les genoux…

   nombrilc   
20/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
"Je m’endors avec des peut-être,
Parfois même avec beaucoup moins."

J'adore cette fin de texte car elle réalise bien l'ensemble du poème, qui à la décence de l'humilité et qui termine par des mots qu'il l'éclaire.

et de ce fait la lecture offre une compréhension par un flash de la fin du texte.

Merci.

   pieralun   
22/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo Leni,

Le mieux construit de tous tes textes à mon avis; beaucoup de rythme pas de cassure, de l'esthétique également.
L'évocation est excellente; on perçoit le rythme lent de ce vieillard que l'on imagine, avec cette seule occupation, le nez à la fenêtre.
" Il fait "....... une belle trouvaille

   funambule   
23/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle performance que ce texte très poétique qui est cependant sans aucune ambiguïté une chanson. L'idée aurait pu tomber "à plat" selon ce qui se passait au-delà de cette fenêtre... non seulement il y a "la vie" mais au détour de chaque mots de ce quasi centenaire, c'est le regard qui compte, cette "distorsion nostalgique" de "celui qui fut" et attends "de ne plus être" en exprimant cependant cet amour de la vie, l'envie d'encore un peu de lumière pour éclairer encore le souvenir. Le choix périlleux de passer par le particulier en situant par des lieux est un défi relevé et réussi que j'applaudis sans aucune réserve; et pour le risque, et pour le résultat. La construction (techniquement) enfin, me convainc totalement. Presque une carte postale... mais de celles qui sentent le vieux livre et laissent imaginer les belles histoires d'un autre temps.

   Anonyme   
15/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Avec des mots simples vous avez su transmettre une ambiance de quiétude, celle du temps et de la vie qui passent... De ce vieil homme qui, en spectateur, regarde passer ses jours, sa vie derrière sa fenêtre ... mais son imagination reste vivante... et galope encore avec les idées de voyages vers les îles..
Oui, vraiment, j'aime beaucoup votre poème. Merci.

   Anonyme   
4/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe tableau peint avec des mots, des images. Ce vieil homme qui, pour passer le temps qui lui reste, ne se lasse pas de regarder la vie qui passe, sans tristesse, et même se prend à lui inventer des histoires.
Très beau texte, Leni.

   Pimpette   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mon Leni

J'arrive après tout le monde et je manque de mots!
Parcontre j'ai la larme à l'oeil comme souvent!

çutété bien dommage de rater celui là!!!

Je mets un TB pour me démarquer de la foule...Ahahahaha

"La ville est calme, il fait dimanche,
La rue s’éveille, il fait matin.
Je vois une robe pervenche
Au bras d’une veste de lin.!"

Moi ça me chavire tant de simplicité tendre...la vie comme j'aime...

Hélas!
Il me faudrait un MP3 pour avoir la musique
J'adore le texte bien entendu!

   bipol   
20/2/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Les vers de Leni marquent le tempo du temps qui reste à vivre à cet homme au soir de sa vie

Il voit ces instants qui s'en vont du bord de sa fenêtre

Caméra subjective qui nous montre une partie du plan de ce couple

Et il nous fait entrer dans l'imaginaire de ce vieillard

Très beau texte Leni le tempo et la musique sont là...

   fugace   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Qu'il est beau ce temps qui passe avec quiètude, sans acrimonie.
Une grande paix intérieure chez ce centenaire lucide:"Je m'endors avec des peut-être, parfois avec beaucoup moins".
Sérénité absolue de celui qui sait que sa vie est finissante et continue à la regarder avec tendresse. Pour lui le temps n'est plus comptabilisé, chaque image est un évènement; qu'importe qui et quand:"Hier peut-être c'était vous".
C'est aussi une vie par procuration: voir les autres et voyager dans sa tête. Et ça aussi c'est vivre et rester riche: tant qu'on sait rêver et imaginer, rien n'est fini.
C'est mon ressenti de ce très beau poème.

   PIZZICATO   
5/1/2016
Le Temps qui court, ici matérialisé par un couple passant sous le regard de cet homme à sa fenêtre, qui voit en même temps se succéder "ses" années . Malgré ce, la nostalgie ne prend pas place dans ce beau texte.
Si la musique choisie est intéressante et la voix de Eric toujours superbe, j'aime moins la récurrence de la ligne mélodique sur l'ensemble de la partition ; de même que ce passage sifflé perd de son originalité à force de suivre systématiquement chaque strophe.
Mais cela reste une belle chanson.

   Marie-Ange   
18/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
AH ! que c'est chouette, la belle histoire que vous nous contez là, je vous image bien à la fenêtre, cela ne m'étonne pas, il ne peut en être autrement vous êtes un observateur à l'affût d'un tout, d'un rien, un vrai poète ...


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