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Chansons et Slams
leni : Nelly la blanche caille
 Publié le 10/09/12  -  10 commentaires  -  1652 caractères  -  160 lectures    Autres textes du même auteur

Nelly tient le haut du pavé.


Nelly la blanche caille



Musique et chant : Yves Alba

http://www.aht.li/2800287/Nelly-blanche-caille.mp3


Premier brouillon d’amour dans cet hôtel de passe
Ce brouillon le taraude encore vingt ans plus tard
Nelly la blanche caille avait brisé la glace
Ce souvenir d’amour est l’enfant du hasard
Ça fait plus de vingt ans vingt ans il se souvient
De la taille de guêpe et du galbe des seins
Des p’tits sourires en coin de Nelly blanche caille
Pendant qu’un cinq à sept brûlait son feu de paille

Quand le septième ciel redescend l’escalier
De cet hôtel de passe il fume une gauloise
Là des ombres chinoises se faufilent et se croisent
Nelly la blanche caille tient le haut du pavé
La tout’ première fille on ne l’oublie jamais
Qu’elle soit peau de vache souriante ou chagrin
La tout’ première fille on ne l’oublie jamais
Qu’elle soit jeune pucelle ou qu’elle soit catin

Nelly a déridé les déserts de silences
Des puceaux malhabiles dans leurs petits souliers
Parlant l’esperanto sur le ton confidence
Sa peau faisait le reste Demain je reviendrai
Je reviendrai te voir pour faire l’amour Nelly
L’amour esperanto dans cet hôtel boui-boui
Tu m’appell’ras petit avec plein de tendresse
Tu m’appell’ras petit avec plein de tendresse

Premier brouillon d’amour dans cet hôtel de passe
Ce brouillon le taraude encore vingt ans plus tard
Nelly la blanche caille avait brisé la glace
Ce souvenir d’amour est l’enfant du hasard


 
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   Pimpette   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un peu la première fille qu'on a pris dans ses bras de Tonton Georges...mais ce n'est pas un défaut...au contraire...
La musique est tout à fait compatible avec le sujet et le tout me plait beaucoup.

"Quand le septième ciel redescend l’escalier
De cet hôtel de passe il fume une gauloise
Là des ombres chinoises se faufilent et se croisent
Nelly la blanche caille tient le haut du pavé
La tout’ première fille on ne l’oublie jamais
Qu’elle soit peau de vache souriante ou chagrin

Je relis ce matin où Nelly est publiée et je trouve cet envoi encore meilleur...je garde ma notation première pour ne pas risquer un copinage intempestif avec Leni dont j'aime profondément l'inspiration et l'écriture!!!

La tout’ première fille on ne l’oublie jamais
Qu’elle soit jeune pucelle ou qu’elle soit "

Il faudrait peut-être qqs guillemets?

   Anonyme   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Peu à peu Leni enregistre son album. Alors, comme dans tout album, il y a les chansons qu'on préfère, et puis les autres, celles qu'on écoute avec plaisir mais auxquelles on ne fera pas forcément référence quand on pensera à l'auteur quelques années plus tard.

Ici Leni nous raconte une belle histoire, mais elle me semble moins intemporelle que d'autres. L'idée d'avoir choisi un surnom comme " Nelly la blanche caille " et l'emploi du terme " catin " figent un peu l'héroïne dans un contexte d'avant-guerre.

Du coup le texte se vieillit tout seul, alors que beaucoup de vers sont d'un registre plus moderne :

- " Pendant qu’un cinq à sept brûlait son feu de paille "
- " Quand le septième ciel redescend l’escalier "
- " Nelly a déridé les déserts de silences "
- " Sa peau faisait le reste Demain je reviendrai "

Reste que le ton est bien celui de l'artiste, qui nous gratifie toujours d'images très personnelles. Mais pour ma part je le préfère dans un registre plus moderne.

Cordialement
Ludi

   Tankipass   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien le côté rétro, même si du coup ça isole le texte dans un contexte là la chose est bien rendu, on visualise bien le bordel, les volutes bleues de la gauloise. La musique ajoute la touche de nostalgie qu'on devine dans le texte, même si elle n'est peut-être pas suffisamment explicitée.

   brabant   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Léni,


J'aime l'ambiguïté de ce "haut du pavé"...

Beaucoup de poésie dans ce texte et peut-être plus encore dans son interprétation où le chanteur fait preuve d'une grande sensibilité.

"Quand le septième ciel redescend l'escalier
De cet hôtel de passe il fume une gauloise"
J'aime !

Bon ! Ben !
Je ne suis pas certain que ma première expérience ait été placée sous le signe de Terpsichore.
En fait de "blanche caille" j'ai eu droit à un perdreau... et pas un perdreau de l'année ! Et sa bouche ! C'était un four de boulanger... "Que d'eau ! Que d'eau !"

Heureux homme !

lol

"... Demain je reviendrai", on ne revient jamais à partir du moment où l'on sait... et c'est heureux ! Après... on n'a plus besoin d'hôtel.

Impair et passe !

:D

   TheDreamer   
10/9/2012
Précisez peut-être que le titre est emprunté, le prénom excepté à une chanson de Georges Brassens "Les amours d'antan" :

"...
Margot, la blanche caille et Fanchon la cousette,
Pas la moindre noblesse, excusez moi du peu
...".

   Anonyme   
10/9/2012
Toujours ces mots surprises que l'on cueille comme des fruits nouveaux. Toujours cette atmosphère si personnelle qui fait de chaque thème un univers à redécouvrir. Et derrière cela, la fragilité de cette voix mélancolique qui tendrement se souvient, hésite puis interprète des instants qu'il faut faire renaître, de peur qu'on ne les oublie :

C'est pas si fréquent, faut donc le dire :sacré talent !

   Anonyme   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut leni... J'ai lu, relu, écouté puis réécouté avant de taper ce commentaire. C'est bien, tant pour les paroles, musique qu'interprétation mais ça n'a pas, à mon avis, le même impact que certains de tes textes précédents, Mon ami ou les crocos pour n'en citer que deux...
Le thème, mille fois traîté, n'est pas, il est vrai, très original mais on trouve toutefois dans cette chanson quelques expressions intéressantes et peu communes comme : Petit brouillon d'amour, Pendant qu’un cinq à sept brûlait son feu de paille, l'amour esperanto, etc.
J'aime moins la blanche caille, déjà vu par ailleurs, mais c'est tout à fait personnel.
Un bon texte dans l'ensemble mais on a déjà vu meilleur chez toi...

   Charivari   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Leni.
J'ai trouvé ce texte splendide. A la fois léger et lourd, tragicomique, avec une grosse grosse atmosphère qui se dégage dès les premiers vers, et de jolis jeux de mots, "enfant du hasard", "quand le septième ciel redescend l'escalier", et le double sens du "haut du pavé". L'ambiance du texte écrit fait penser aux chansons réalistes d'avant guerre, mais paf, l'interprétation est une bossa, et ce n'est pas pour me déplaire, car c'est un style musical doux-amer, entraînant et nonchalant à la fois, comme le texte. Le chant est excellent et la mélodie fonctionne très bien (même si j'aurais préféré une vraie percussion, mais enfin, on ne peut pas tout avoir)

   funambule   
11/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui fleure bon ce temps où les choses étaient (n'en déplaise à l'auteur) si différentes (époque qui est aussi la mienne je précise). Je m'imaginais presque dans la digression (ou l’entame) d'un polar, mélangeant intime et désinvolture. De superbes trouvailles qui ont le talent de ne pas s'enfermer et d'ouvrir sur des références plus notoires. Le mélange est très équilibré et très accessible... et puis ce talent de conteur en rime qui nous "voyage" qui ne se dément jamais. Le mise en "bossa" de Yves Alba "internationalise" les mots, leur donne une résonance plus large. J'aurais aimé cependant un brin d'appui supplémentaire dans l'interprétation même si le coulé du phrasé correspond à la musique choisie (et composée). L'auteur aura su en tout cas s'arrêter pile à l'endroit où commence la liberté d'imaginer de celui qui reçoit les mots... et cette justesse est rare (même si sans doute indispensable en chanson). Bravo pour le coeur et la maîtrise.

   Anonyme   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je commence à voir se profiler une belle palette de thèmes, aux couleurs variées, au fil de mes écoutes, le plaisir va grandissant, je ne regrette nullement ma venue ici, il y a des rencontres à ne pas manquer, lorsque le hasard se fait généreux, bravo encore à vous deux.


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